Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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CARM

37d03d

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CARM, c’est le projet de CJ Camerieri. Trompettiste et corniste, il est surtout connu pour son rôle de musicien de studio. Il a ainsi et notamment participé aux sessions d’enregistrement d’albums de Paul Simon, Bon Iver et Sufjan Stevens. Et dans le même esprit, il a également cofondé YMusic, un ensemble de musique de chambre qui a déjà décroché quelques prix. A force de collaborations, il s’est forgé un fameux cercle d’amis. Dont certains sont venus l’épauler pour concocter ce « 37d03d ». Et tout d’abord Sufjan Stevens sur « Song of trouble » une plage d’entrée qui donne le ton à cet elpee : il sera généreusement cuivré ! Que ce soit à travers, les orchestrations ou les interventions de Camerieri à la trompette ou au cor d’harmonie. Mais également et circonstanciellement, le concours d’un tromboniste, d’un saxophoniste, d’un second trompettiste et autres préposés aux instruments à vent, 

Justin Vernon (Bon Iver) contribue à deux pistes. Il se charge des synthés tout au long de « Slantwise », un titre qui vire parfois au free jazz. Puis se réserve le micro sur le gracieux « Land », une compo au sein de laquelle on ressent bien le lyrisme emblématique de Vernon.

Georgia Hubley et Ira Kaplan (Yo la Tengo) murmurent tout au long de l’atmosphérique et cotonneux « Already gone ».

Mouse on Mars est préposé aux beats sur l’expérimental « Scarcely out », une plage issue d’un crossover étrange entre acid house, garage UK, breakbeats instrumentaux, free jazz et bruitages de jeux vidéo. Shara Nova (My Brightest Diamond), pose une voix de plus en plus échantillonnée au fil de « Tapp », un morceau truffé de bruitages et de pulsations.

Le producteur et Dj techno Dustin Zahn sculpte « Nowhere » dans la techno minimale, une piste qui s’ouvre à une bande sonore de western spaghetti, mais s’autorise, une nouvelle fois, une envolée dans le free jazz.

Bref, une œuvre originale au cours de laquelle ce sont les cuivres et non les voix qui mènent la barque…

Carmen Maria Vega

Santa Maria

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Née en 1984, dans la capitale du Guatemala, Carmen Maria Vega a grandi à Lyon. Elle nous propose son quatrième opus studio, « Santa Maria ». Eponyme, son premier est paru en 2009. Un elpee sur lequel figurait le single « La Menteuse ». Intitulé « Du chaos naissent les étoiles », le deuxième est sorti en 2012. Et constitué de reprises, le troisième, baptisé « Fais-Moi Mal, Boris ! », date de 2014 ; un disque au cours duquel elle rend hommage à Boris Vian.

Tout au long de ce nouvel LP, Carmen nous livre des émotions fortes liées à son parcours de vie d’enfant adoptée, originaire du Guatemala. Carmen évoque la recherche personnelle de ses racines, les membres d’une famille qu’elle a retrouvés et les terribles injustices liées au trafic d’enfants dont elle a été victime...

L’album réunit 12 titres. Très personnels. Elle qui a souffert de ce trafic d’enfants, avant d’être adoptée. Et pourtant ils ont été écrits par des auteurs différents. Pour ce nouvel essai, elle a ainsi notamment reçu le concours de Zaza Fournier, Baptiste W. Hamon et Alma Forrer. La voix est bouleversante. Déjantée, la poésie des mots est alimentée par une passion torride.

« Santa Maria » ouvre la plaque. L’artiste narre sa quête d’apaisement intérieur et se réfère au long périple qui l’a conduite du Guatemala à la France. Un titre introspectif sur lequel la chanteuse se laisse aller et se libère du poids de sa jeunesse. Elle y affiche l’insolence de Catherine Ringer.

Spasmodique, « Aigre-Doux » est une compo signée par Jean Felzine (Mustang).

Paru en single, avant la sortie de ce long playing, « Le Grand Secret » est issu de la plume un peu folle et poétique de Mathias Malzieu (Dionysos). Elle y est en recherche permanente de son identité. Et notamment biologique. Comme sur « Amériques Latrines », une plage délicatement soulignée par les ivoires, et dont les textes relèvent de David Assaraf.

« La Fille De Feu » a tout perdu de l’autre côté de l’Atlantique. Mais elle veut rester positive, malgré tout…

Petite comptine, « Tout ce qui finit in fine » joue sur les mots.

Plutôt jolie et atmosphérique, sa voix parcourt allègrement le rock sautillant « Jettadore ». Et elle y injecte une fameuse dose d’énergie, sur le plus nerveux encore, vitaminé, voire pêchu, « Trans », avant d’entrer en duel avec la guitare…

C’est « Bradé » comme le dimanche. Alors elle déclame ses lyrics…

Plus paisible, « L’Honneur » véhicule des mots assez crus. Ils sont issus de la plume de Matthieu Côte. Ceux de « J’ai Tout Aimé De Toi » sont de Zaza Fournier. Et la musique baigne au sein d’un même climat.

« Ultra Vega », c’est le nom de son nouveau spectacle prévu pour sa tournée 2017. Les lyrics ont été rédigés par Kim Giani, qui prête également sa plume à Mathias Malzieu.

Mount Carmel

Get Pure

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Mount Carmel ne nous invite pas à grimper sur la montagne biblique située en Israël, Mais à savourer son troisième opus. Fondé en 2010 à Colombus, dans l'Ohio, ce power trio américain réunit les frères Reed. Matthew au chant et à la guitare, Patrick à la basse. Un line up complété par le drummer, James McCain qui a remplacé récemment Kevin Skubak. Leur patronyme serait inspiré du lieu de naissance de cette fratrie : l'hôpital Mount Carmel de Colombus! Les deux premiers elpees étaient parus chez Siltbreeze, "Mount Carmel" dès 2010 et "Real woman" en 2012.

Publié sur Alive Naturalsound, "Get pure" a été enregistré au Suma Recordings de Cleveland et mixé au Ghetto Recorders de Detroit par Jim Diamond (NDR : notamment responsable de la mise en forme d’un album des White Stripes). L’esprit blues/rock est intact. Ces jeunes musicos ont été plongés, dès leur naissance, dans ce style insulaire réminiscent de la fin des 60s et du début 70s. Notamment celui que pratiquaient The Cream, Free et Humble Pie. Vous devriez ainsi vous faire une petite idée de la musique concoctée par le trio.

La machine à remonter le temps nous replonge donc quatre décennies en arrière. "Gold" ouvre l’opus. Une compo qui baigne dans l’ambiance du Cream, même si McCain ne possède pas la puissance de feu d’un Ginger Baker. "Back on it" est imprimé sur un tempo rapide. La section rythmique, bien soudée. La voix de Matthew, légèrement écorchée. "Back on it" trahit l’influence majeure de Mount Carmel : le Free. A cause des riffs blues rock dramatiques et de la manière de chanter, proche de celle de Paul Rogers, malgré un peu moins de puissance naturelle. "Whisper" me rappelle un des tous premiers groupes de hard rock californien, Blue Cheer, un combo sont sa version enflammée de "Summertime blues" avait récolté un énorme succès. Les deux plages suivantes nous invitent à pénétrer dans l’univers d'Humble Pie lorsque le pouvoir était partagé entre Steve Marriott et Peter Frampton. Tout d'abord "No pot to piss". A cause de cette succession de rythmiques adoptée par la guitare et surtout la voix empruntée à Frampton. Puis "Swallow me up", plus hard dans le style. Instrumental "Bridge to nowhere" constitue un exercice de style. Il sert également d’interlude avant de passer à la suite des événements. "One more morning" opère un retour à la formule instituée par le Free. Caractérisée par une sortie de cordes bien sentie, cette piste recèle son lot de dérapages contrôlés. Dans un climat similaire, "Will I" libère des sonorités de guitare bourrées de feeling. En écoutant "Hanging on", j’ai dû quelque peu me creuser les méninges. Faut dire que des groupes anglais susceptibles de composer une telle compo, à l’époque, il y en avait des tonnes. Parfois de très bons, quoique obscurs, comme Leafhound. Et cette piste me rappelle finalement ce band britannique! "Fear me now" lorgne de nouveau vers The Cream. La tension dramatique y est entretenue par la lourdeur du riff. Tout comme le final, "Yeah you mama". Cependant, Matthew ne possède ni la force, ni l'élégance vocale de Jack Bruce. Un long playing à conseiller à celles et ceux qui n’ont ceux qui n'ont pas vécu cette grande époque! Même si Mount Carmel n’a pas encore acquis la notoriété des Black Crowes voire des Black Keys!

 

Carmen Villain

Sleeper

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Ex-star des podiums de mode, Carmen Hillestad (NDR : c’est son véritable nom), n’a bien entendu rien d’un vilain petit canard.

Masquant son joli minois sous un tas de poils hirsutes, pour illustrer la pochette de son premier album, cette Américaine exilée à Londres peut aujourd’hui se consacrer à sa passion.

La démarche (sic !) n’est pas anodine et suggère qu’on s’attarde sur la musique en faisant fi de son physique de mannequin.

Du reste « Sleeper » recommande plutôt de s’attarder sur les coulisses sombres de la psyché de cette Mexicano-norvégienne (une dualité de tempérament qui fait surface dès la première écoute) plutôt que sur les strasses et paillettes qui aveugleraient notre jugement.

Le sombre « Obedience » résume à lui seul l’esprit de cet elpee qui fonctionne au feeling et à l’envie.

L’envie d’une jeune femme qui a écouté Sonic Youth et Royal Trux pendant que certaines de ses condisciples se rêvaient starlettes de cinéma.

Ambiances sombres et sensuelles (« Make A Shell », délicieusement noir comme une veuve énigmatique), pour un premier essai vraiment réussi.

Elle aborde pour thèmes la recherche perpétuelle de nouvelles sensations ou encore les tentatives d’évasion d’un monde qui ne la satisfait pas.

On pense à Jessica Bailiff, Ema et Bikini Kill avant d’oublier toute référence et de s’abandonner à l’univers personnel de Carmen.

Un premier pas décisif en dehors du tapis rouge.

 


 

Mount Carmel

Real women

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Mount Carmel (Mont Carmel) est une montagne, mais également le nom de plusieurs localités aux States, dont une est située dans l’Ohio. C’est aussi un patronyme choisi par un groupe issu de Colombus, au sein de cet Etat. Le line de base réunit les frères Reed et le très jeune Kevin Skubak aux drums. Chez les frangins, Patrick se réserve la basse et Matthew, le chant ainsi que la guitare. La formation avait publié un premier opus éponyme en 2010. Leur style ? Basique, essentiellement influencé par le blues boom insulaire de la fin des sixties. Le trio cite d’ailleurs comme influences majeures, The Cream, Free et Humble Pie. Mais celle qui me semble la plus marquante est certainement puisée chez le Free, un combo au sein duquel militait un chanteur remarquable, Paul Rodgers, et un gratteur de génie, trop tôt disparu, Paul Kossoff.

"Swaggs" nous replonge en 1969. On a l’impression d’être à nouveau porté par cette vague de blues qui avait alors déferlé sur l'Angleterre, lorsqu’elle manifestait de subtils accents hard rock. On pense immédiatement au Free. A cause de ces riffs de gratte, dignes de Kossoff, même si Matt ne possède pas sa sensibilité d’écorché vif, et puis de sa voix, tellement proche de Rodgers. "Real women" est de la même trempe. Omniprésentes, les sonorités de la six cordes sont cependant plus grasses. La voix rauque de Matt est à nouveau hantée par celle de Rodgers sur "Oh Louisa", mais elle hausse quelque peu le ton. La guitare est alors chargée de reverb. Un seul titre véritablement blues, "Be somebody", une compo limpide, dépouillée, réminiscente d’une époque au cours de laquelle des tas de jeunes groupes du style foisonnaient. Et ici, je pense tout particulièrement à Bakerloo, une petite formation anglaise, drivée par le chanteur/guitariste Dave Clempson, qui allait rejoindre un peu plus tard, Humble Pie. Nostalgie quand tu nous tiens… Quand le groupe décide de tester sa puissance de feu, il affronte alors d’autres démons du passé. Dont Mountain, sur "Choose wisely" et "Don't make me evil". Et le résultat est excellent! Blue Cheer, également, un trio yankee qui avait revisité judicieusement le classique d'Eddie Cochran, "Summertime blues". Cette référence est manifeste sur "Hear me now". En fin de parcours, Mount Carmel se révèle même parfois plus Free que nature. Encore que sur "Rooftop" et "Lullaby", les interventions de guitare rappellent plutôt Alvin Lee, quand il militait chez Ten Years After.

 

Carmen Miranda

Original Recordings 1930-1950

Écrit par
Carmen Miranda est la première artiste brésilienne à avoir conquis un public international. Ses travaux musicaux, exécutés entre 1930 à 1950, sont ici compilés et résument son évolution artistique. Depuis la période brésilienne (en gros de 1930 à 1939) jusqu’à l’hollywoodienne, au cours de laquelle Carmen tourna une dizaine de films aux titres pour le moins évocateurs : « Week-End in Havana » ou encore « That Night in Rio ». L’époque brésilienne est caractérisée par une simplicité de bon aloi. Les guitares, les flûtes et les percus s’y taillent la part du lion dans un style qui prélude la musique brésilienne moderne. L’américaine se révèle plus clinquante et évoque l’exotisme bon marché en vigueur dans le cinéma américain d’alors. Entendre Carmen Miranda chanter « Week-End in Havana » fait à peu près le même effet que Dean Martin qui s’époumone sur « Arrivederci Roma »… C’est d’ailleurs cette compromission artistique qui perdra la chanteuse, puisque son public brésilien finira par la bouder, lui reprochant de s’être trop américanisée… Reste quelques chouettes chansons, qui plairont surtout à ceux qui ont craqué sur les disques calypso de Robert Mitchum.

Carmel

World´s gone Crazy

On ne peut pas dire que la musique de Carmel soit particulièrement originale. Soignée, certainement. Un mélange de reggae, de rythm 'n blues, de jazz, de blues et de folk latino qui lui a permis de cartonner dans les charts en 1983 avec "Bad day" et "More more more". Mais un style qui correspond davantage à la programmation de la bande FM. La formation en est aujourd'hui à son septième album, qu'elle produit en compagnie de Julian Mendelshon (Level 42, Associates, Pet Shop Boys). Mais sur les dix titres, hormis le ‘sadien’, climatique "Jacqueline" et "Save our world from drowning", élégamment enrobé d'orchestrations symphoniques, ce "World's gone crazy" n'a strictement rien de crazy...