Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Bill Callahan

Le miroir de Bill Callahan…

Écrit par

Pour enregistrer son nouvel opus, « YTI⅃AƎЯ », Bill Callahan a reçu le concours de son fidèle collaborateur Matt Kinsey à la guitare, Emmett Kelly à la basse et aux chœurs, Sarah Ann Phillips au piano et aux chœurs, ainsi que Jim White à la batterie.

Bill a déclaré, à ce sujet : ‘Je voulais faire un disque qui aborde ou reflète le climat actuel. J'avais l'impression qu'il était nécessaire de réveiller les gens - réveiller leur amour, leur gentillesse, leur colère, réveiller n'importe quoi en eux. Faire fonctionner leurs sens à nouveau. Je suppose qu'il y avait déjà beaucoup de colère ! Mais nous avions besoin d'une meilleure colère. Pour sortir de cet état hypnagogique. La rage hypnagogique. Une rage dissociée qui détruit la communauté et ne laisse que l'individu se dévorer lui-même au lieu de nourrir les autres. Nous sommes nés pour nourrir les autres. Nous avons le lait, les seins. Nous avons le langage, les langues. Nous avons la musique, les oreilles. Tout ça pour nourrir... À l'époque, j'avais l'impression que nous sortions de quelque chose, que nous nous en libérions. J'ai donc imaginé des chansons qu'il serait logique de présenter à un public à ce moment crucial, celui où l'on s'aventure, où tout peut basculer. Une réintroduction aux bases de la vie. De l'interaction humaine. Face à face. Une nouvelle vision claire. Une nouvelle voie. Qui n'est probablement qu'une ancienne voie que nous avons abandonnée quelque part en nous retirant dans notre existence gangrénée par les écrans et aveugle. Parfois, on oublie les choses les plus fondamentales. Les plus grandes choses ! Et il suffit d'un petit coup de pouce pour remettre votre tête sur les rails. Je voulais des sons et des mots qui vous fassent ressentir quelque chose et qui vous soulèvent. Mais d'abord, j'avais besoin de créer des liens, de faire le vide…’

« YTI⅃AƎЯ » paraîtra ce 14 octobre.

https://www.dragcity.com/artists/bill-callahan

 

Deb Callahan

Sweet soul

Écrit par

Chanteuse de blues et de soul, Deb Callahan nous vient de Philadelphie. Elle parcourt les routes depuis la fin des nineties. Son premier elpee, "If the blues had wings", est paru en 2002. Elle est alors comparée à la célèbre chanteuse/guitariste Bonnie Raitt.

"Sweet Soul" constitue déjà son cinquième opus, un disque réalisé au studio Ultratone de Los Angeles, sous la houlette du bassiste et producteur notoire, Tony Braunagel. Pour la circonstance, elle avait entraîné son fidèle guitariste, Allen James. Les autres participants ont été choisis parmi la crème des musiciens de studio de la Cité des Anges. Des musiciens qui ont régulièrement tourné et enregistré pour des artistes comme Bonnie Raitt, Etta James et Taj Mahal. Deb dédicace son album à son jeune fils de 4 ans, Elijah!

"Big Love" ouvre la plaque. L’ambiance est cool, décontractée. Très expressive et soutenue par des chœurs engagés, la voix de Deb est excellente, très expressive. L’ambiance est pourtant cool. La section rythmique est solide. L'orgue Hammond de Mike Finnigan chaleureux. Allen James opère déjà une première sortie sur les cordes. "I keep things burning" adopte un schéma semblable. La slide de Johnny Lee Schell introduit le saignant "Shackin up", une des meilleures plages de l’opus. Finnigan siège derrière le piano pour l’indolent "I am family", une ballade séduisante que chante classieusement Deb, face aux répliques vocales de la Texane Teresa James. Sculptée dans la soul, "Sweet feeling" est une chanson écrite à l'origine par Candi Staton, une spécialiste du style. La voix de Miss Callahan devient autoritaire sur "Born to love you", un R&B imprimé sur un mid tempo, alors que l’orgue et les chœurs apportent une coloration gospel. Bien que tout en retenue, la gratte de James prend un envol remarqué. Dansant, "Seven states away" est une autre plage soul. Surprise, Deb reprend une chanson de Tom Waits, "Way down in the hole" (NDR : elle figure sur "Franks wild years", un elpee gravé en 1987). Sa version est particulièrement réussie. Braunagel aux drums et Reggie McBride à la basse assurent une excellente assise rythmique. Et Jimmy Powers en profite pour souffler dans son harmo. Allen James et Mike Finnigan paraissent très en verve sur leur instrument. Superbe ballade lente, "Step back" véhicule des accents solennels, une plage caractérisée par l’intensité vocale de Deb. Roots, "You don't know your mind" est signé par les Louisianais David Egan et Buddy Flett. Et au sein de ce climat décontracté, James se réserve une bonne sortie. Un riff rythmique puissant prélude "Crazy 'bout you baby", une compo issue de la plume de Sonny Boy Williamson. Très rythmée, elle figurait au répertoire d'Ike et Tina Turner. Dépouillé, "Slow as molasses, sweet as honey" est un remarquable blues lent. Un instant de bonheur magnifié par l'orgue Hammond, le piano et les cordes limpides d'Allen. De toute bonne facture, cet LP s’achève par le "I been hoodood" de Dr John. Nous sommes alors plongés dans une atmosphère néo-orléanaise. Indispensables, les percus sont bien à l’avant-plan. L’orgue adopte un profil rythmique, la gratte est torturée, pendant que Teresa, Mike et Deb chantent à l’unisson. Et on soulignera encore le brillant travail de Braunagel à la mise en forme…

 

Leyla McCalla

Vari-Colored songs

Écrit par

Leyla McCalla est une jeune femme à la peau colorée. Elle est née à New York de parents d'origine haïtienne. Elle joue du violoncelle, depuis qu'elle est haute comme trois pommes. C’est son instrument de prédilection. En 2012, elle s’est établie à la Nouvelle Orléans. Elle y arpente les rues du vieux quartier français pour d’abord y interpréter des œuvres de Bach avant d’opter pour la musique créole et caribéenne, courants apparus bien avant le zydeco. Elle a participé à la tournée de la jeune formation Carolina Chocolate Drops. Elle vient d'enregistrer son premier album, un opus au cours duquel elle a mis en musique des textes de son poète favori, Langstone Hughes. Ce qui explique le sous-titre de cet elpee, "A tribute to Langston Hughes". Lors des sessions, elle a reçu le concours de quelques musicos, dont deux membres des Chocolate Drops, Rhiannon Giddens et Hubby Jenkins.

La sonorité magique, grave et puissante du violoncelle introduit "Heart of gold", une entrée en matière fort originale. La voix de Leyla est claire, douce et expressive. Et la pedal steel de Tom Pryor traverse cette ouverture comme un rayon de soleil. "When I can see the valley" trempe dans le folk, une jolie compo chantée en toute sobriété, au cours de laquelle elle affiche son jeu tellement créatif et subtil à l’aide de son archet. Nous sommes à la Nouvelle Orléans, ville multiculturelle, où tout est susceptible de se mélanger. Les langages, par exemple. Ainsi, Leyla interprète le divertissant "Mesi Bondye" (NDR : comprenez ‘Merci mon Dieu’) armée de son banjo ténor. La musique est introspective. Dignité et passion alimentent son inspiration. Elle pose la voix sur "Girl", en contant la vie enchanteresse d'une jeune fille. Le violoncelle dicte les lignes de basse et (NDR : sans doute par la technique du re-recording) y égrène des notes de ténor banjo, alors que la mystérieuse pedal steel vient balayer le décor sonore ! Leyla est seule pour attaquer "Kamensa w fè?", une ballade traditionnelle haïtienne. "Too blue" s'inscrit parfaitement dans l’esprit de la grande ville louisianaise, un bel hommage à la rencontre entre le jazz et le blues, illustré par la cadence du banjo en rythme et les interventions impeccables à la gratte de Luke Winslow-King, un autre immigré qui s’est installé à la Nouvelle-Orléans. Caractérisé par la présence de deux voix féminines, en l’occurrence celles de Leyla et Rhiannon Giddens, "Mamman Mwen" nous plonge une nouvelle fois dans le folklore. Matt Rhody se réserve le violon sur "Love again blues", un blues proche du bluegrass. Miss McCalla et ses amis des Carolina Chocolate Drops conjuguent leurs voix tout au long de l’amusant "Rose Marie". "Latibonit" transpire des accents latins. Les vocaux sont nerveux. Complexes, les rythmes émanent de la rencontre entre le violoncelle, le banjo et les fragiles percussions. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Changing time", une plage au cours de laquelle on retrouve la voix passionnée de Leyla, son banjo ténor et la pedal steel de Tom Pryor.

 

Bill Callahan

Sometimes I Wish We Were An Eagle

Écrit par

Que ce soit sous le patronyme de Smog, (Smog) ou son propre nom, la musique proposée par le chanteur/compositeur Bill Callahan est mélancolique. Portée par sa voix caverneuse et empreinte d’émotion, elle est reconnaissable entre mille. Certains n’ont d’ailleurs pas hésité à tracer un parallèle entre son style et celui de Leonard Cohen. A cause du baryton profond des deux artistes, bien sûr. Mais l’univers sonore de Bill Callahan est bien personnel et en constante évolution. Une mue qu’il a entamée en 2000 sur « Dongs of Sevotion » et continue à opérer lentement, album après album.

Plus classique et classieux que son étonnamment enjoué et instrumenté prédécesseur « Woke On A Whaleheart », « Sometimes I Wish We Were An Eagle » est probablement l’aboutissement de ce que cet artiste a pu concocter à ce jour. Sa musique est de moins en moins expérimentale et donc fatalement de plus en plus accessible. En outre, la production de ce disque est particulièrement raffinée. Résultat des courses : Bill devrait encore élargir son audience. Les structures sont toujours aussi simples ; mais le Texan d’adoption délaisse quelque peu la répétition systématique caractéristique de ses œuvres précédentes. A la croisée des chemins balisés par Lou Reed, Johnny Cash, Bonnie ‘Prince’ Billy et Lambchop, Bill Callahan place la barre relativement haut ! En crooner folk par excellence… Deux grandes chansons se détachent cependant de l’ensemble. Tout d’abord la belle et mélodieuse « The Wind And The Doves ». Ensuite « Too Many Birds », caractérisée par son (trop) plein d’émotion. L’instrumentation dépouillée se concentre surtout sur la caisse claire, la guitare acoustique, les violons et le piano ; même si la voix reste maîtresse de l’ensemble. Bill Callahan n’a d’ailleurs jamais aussi bien chanté ! Sa lente mais marquante mutation est-elle due à sa rencontre avec Joanna Newsom ?

Parvenant à conjuguer la sensibilité dispensée sur ses œuvres précédentes et la limpidité mélodique de ses toutes dernières, il atteint ici une maturité susceptible de le propulser dans la galaxie des grands songwriters américains. A plus de 40 ans, Bill Callahan a probablement atteint un équilibre idéal dans son écriture ; une situation qui devrait augurer de nouvelles petites merveilles…  

Calla

Collisions

Écrit par

Encore un groupe issu de New York. Responsable de quatre albums à ce jour, il a connu toute une série de changements de line up depuis sa fondation, c'est-à-dire depuis 1997. Finalement, la formation est aujourd’hui réduite à un trio. « Collisions » constitue déjà son quatrième opus. Un disque pour lequel le groupe a reçu le concours de Chris Zane (Televised) à la production et surtout de Victor van Vught (Nick Cave, PJ Harvey) au mixing. Découpé en 11 titres, « Collisions » évolue au sein d’un univers sonore tout à tour cosmique, psychédélique ou noisy. Le spectre de My Bloody Valentine n’est jamais très loin, même si les mélodies pop prennent le plus souvent une forme hymnique. A l’instar du superbe « It dawned on me », plage balayée de cordes de guitare bringuebalantes, cristallines, et raffinée par des harmonies vocales limpides, qui aurait pu relever du répertoire des Byrds voire de Teenage Fan Club. Ou mélancolique. Une mélancolie douce, ténébreuse, infusée par les vocaux caressants d’Aurelio Valle, dont le timbre, sis quelque part entre celui de Conor Oberst et d’Elliott Smith, semble chuchoter au creux de votre oreille. Ce qui n’empêche pas le band d’explorer d’autres formes musicales. Et je pense tout particulièrement à l’atmosphérique, presque trip hop, « Pulverized », au cinématique « Stumble », ou au final « Oveshadowed », profilé sur un crescendo épique. Mais la quintessence de cette œuvre est atteinte sur les morceaux qui libèrent l’adrénaline la plus pure, la plus sauvage. « Swagger » en est probablement le plus bel exemple ; mais également le tribal « Testify » ou encore le capricieux et luxuriant « So far, so what ». Un bien bel album !