Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Chantal Acda

The Sparkle In Our Flaws

Écrit par

Auteur/compositeur/interprète, Chantal Acda est issu du Nord de la Belgique. Outre sa carrière solo, elle milite également chez Marble Sounds et Isbells.

Pour enregistrer ce second opus, elle a reçu le concours d’Eric Thielemans aux drums, de Niels van Heertum aux cuivres, de Gaetan Vandewoude (Isbells) à la guitare et d’Alan Gevaert (dEUS, Trixie Whitley) à la basse. Mais également de Nils Frahm, Peter Broderick et Shahzad Ismaily, pour la mise en forme.

A travers la douceur de sa musique, Chantal nous invite à vivre un voyage visionnaire. Un périple orchestré par le jazz et le folk. Et il s’étale sur plus de 6’30 dès « Homes », un morceau ciselé par les cordes semi-acoustiques. Mélancolique, contemplatif, « Everything And Everyone » est balayé par des sonorités de clochettes, de violoncelle et de violons, mais également enrobé de chœurs limpides. Une compo propice à l’évasion de l’âme…

Un zeste de cuivres, des accords de banjo et une sèche alimentent « Games », une plage qui baigne au sein d’une atmosphère feutrée et paisible. Chantal égrène ses arpèges tout au long de « The Sparke In Our Flaws », tout en tissant sa voix cotonneuse, comme une dentellière…

De subtiles percus soulignent « Up And Down ». Enigmatique, « Minor Places » nous entraîne du côté des fjords norvégiens. Et l’opus de s’achever par « Still We Guess », une splendide berceuse…

Chantal Acda se produira aux Chambres d'O à Ostende, ce 31 janvier 2016.

 

Natalie Merchant

Leave your sleep

Écrit par

Peu nombreux sont ceux pour qui le nom de Natalie Merchant n’évoque l’once d’un style ; la dame est pourtant sur scène depuis longtemps. Elle a accompli ses tout débuts au sein des 10,000 Maniacs, il y a 30 ans... En 1995, elle quitte son groupe et s’impose modestement en tant qu’artiste solo. Notoire pour sa prose sentimentale et son indépendance créative, la chanteuse poursuit sur la même voie, en publiant aujourd’hui “Leave your sleep” ; mais elle a peut-être poussé la réflexion un peu trop loin.

En alignant des titres prometteurs de spiritualité, Natalie Merchant explique que sa collection de chansons est le fruit des conversations entretenues avec sa fille au cours des six premières années de sa vie, toutes illustrées par des poèmes anglo-saxons des siècles derniers, sélectionnés soigneusement (elle mettra 5 ans). On entre alors dans un univers allégorique où les histoires de marins, d’animaux et de cirques ambulants se chevauchent lors de récits sucrés de princesses et de gitans, de sorcières et de géants.

Dans une instrumentation générale de ‘folk américain’ et ‘folklore européen’ à majorité acoustique, les fables sont contées au moyen de genres musicaux bien identifiables : outre son début celtique tout en cornemuse irlandaise et violon ‘de rue’, qui nous fait retomber au niveau des Corrs (« Nursery Rhyme of Innocence and Experience »), l’album recèle quelques jolies ballades (« The Man in the Wilderness »), mais trahit aussi des influences tziganes (« The Dancing Bear »), country bluegrass (« Calico Pie », « Adventures of Isabel »), accès de pur blues (« The Janitor’s Boy », « Bleezer’s Ice-Cream ») et de reggae (« Topsyturvey World »), pour finir sur une musique cinématographique violoneuse (« Spring and Fall : to a Young child »).

En gros, beaucoup d’effets de style et des textes empruntés pour peu d’originalité. La voix veloutée et nasillarde dans les aigus n’offre, vu sa modeste tessiture, pas plus de reflet que l’ensemble. Et pourtant, parmi la dizaine de collaborateurs sollicités pour participer à la confection du disque (NDR : une procédure identique que pour ses albums précédents), n’ont été choisis que celle est ceux dont l’expertise était avérée. Le ton général folk aux touches fiddle n’est pas ce qui existe de plus excitant et ne bénéficie malheureusement pas non plus d’un effort d’actualisation thématique ou musicale. L’album puise son mérite dans la poésie et les symboles, car l’approche y est plus textuelle et conceptuelle que musicale.

 

Wolfchant

Determined Damnation

Écrit par

Les différences entre le Pagan, le Viking ou le Folk Metal sont parfois un peu trop subtiles pour votre serviteur. Surtout quand on n’a pas décroché un master en mythologie nordique. D’après sa bio, Wolfchant joue du Pagan Metal. Croyons-le sur parole !

« Determined Damnation » est donc la troisième offrande aux dieux païens de ces cousins germains des Vikings. Musicalement, il n’y a pas grand-chose de nouveau ni d’original. Wolfchant dispense un metal épique aux mélodies influencées par le folklore nordique tel que le pratiquait déjà les Suédois de Mithotyn et de Thyrfing, il y a plus de dix ans. Les vocaux en allemand et en anglais sont typés Black Metal et rappellent un peu Abbath d’Immortal ou Gunther Thijs d’Ancient Rites.

L’ensemble n’est pas désagréable à écouter, mais sonne un peu daté. On aurait aimé que quelques instruments folkloriques traditionnels viennent insuffler un peu de vie dans le jeu de quilles ; comme c’est le cas chez leurs compatriotes de Menhir, les Finlandais de Finntroll et Korpiklaani ou encore les Suisses d’Eluveitie. 

 

Natalie Merchant

Motherland

Écrit par

Pour enregistrer son troisième album solo, Natalie Merchant a reçu le concours de T Bone Burnette (Wallflowers) à la coproduction. Une première, au cours de sa carrière en solitaire ! Et il faut reconnaître qu'il y a apporté sa griffe personnelle. Pas pour la musique, les arrangements ou les orchestrations. Non, paradoxalement, il s'est concentré sur la voix de Natalie. Pour lui conférer des inflexions glacées, crépusculaires et gutturales. Etonnant lorsqu'on sait que son timbre est plutôt miel et sucre. Une métamorphose qui lui permet de se frotter avec beaucoup de bonheur, au blues, au bluesgrass, au r&b et même au gospel. Mavis Staples est ainsi venu donner de la voix sur " Saint Judas " et " Build a levee ". Et puis d'aborder, sans le moindre complexe, la world music. A l'instar du reggae arabisant " This house is on fire ". L'opus recèle également l'une ou l'autre ballade plus intimiste, minimaliste, parfois légèrement électrifiée, dont un superbe titre ténébreux, hispanisant, au cours duquel elle murmure quelques mots dans la langue de Cervantès ; une chanson qui me rappelle quelque part le " Manhole " de Grace Slick. Seul l'alerte " Tell yourself " renoue avec l'acoustique ensoleillée du défunt 10.000 Maniacs. Une œuvre bourrée de charme et de délicatesse, dont le style lyrique, intimiste et poétique reflète les images des brumes automnales…

 

Natalie Merchant

Tigerlily (réédtion)

Réédition du premier album solo de l'ex-chanteuse de 10 000 Maniacs. L'intérêt de cette deuxième sortie procède de la présence des lyrics dans le booklet, lyrics notamment traduits dans la langue de Voltaire. Et puis surtout d'un bonus track de 5 titres. Un remixe de "Jealousy" et quatre covers enregistrées "live", dont une adaptation personnalisée du célèbre "Sympathy for the devil" des Stones. Maintenant si la voix glaciale, monochrome de Natalie collait à la perfection au style des Maniacs, en solo la faiblesse de l'accompagnement musical asphyxie progressivement ce que nous considérions au départ comme d'excellentes dispositions vocales.

 

Natalie Merchant

Tigerlily

Premier album solo pour l'ex-chanteuse/compositrice du défunt 10 000 Maniacs, formation new-yorkaise responsable de six albums en une décennie. Un split consécutif à une crise d'inspiration qui devenait de plus en plus aiguë ; et ce nonobstant l'émouvant chant du cygne immortalisé au cours de leur prestation accordée ‘unplugged’ sur MTV. Malheureusement, on ne peut pas dire que la nouvelle orientation de Natalie soit enthousiasmante. Elle semble même avoir définitivement abandonné son folk pop à coloration new wave pour embrasser un soft soul ennuyeux et insipide. Reste la voix fragile, pure, monochrome de Natalie, mais qui n'est que trop rarement mise en valeur dans un contexte aussi désertique. Alors pourquoi prêcher pour sa chapelle?