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Charlotte Gainsbourg

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Charlotte Gainsbourg appartient à cette catégorie d’artistes qui soit parvenue à vivre à travers l’ombre de leurs parents.

Fille de l’union entre l’homme à la tête de chou et Jane Birkin, elle s’impose depuis les années 2000, grâce à la crème de la crème du moment.

On se souviendra notamment du très hypnotique « 5:55 », produit par le duo electro Air, en 2006, pile poil deux décennies après avoir publié « Charlotte for Ever », premier album de la chanteuse composé par le paternel ; un opus qui recèle le sulfureux « Lemon Incest » (paru aussi une première fois, en 1984, sur « Love on the Beat »).

Sans oublier « IRM », pour lequel elle avait reçu le concours de Beck, un opus gravé trois années plus tard. Tout comme pour « Stage Whisper ». Tombé dans les bacs, fin 2011, ce double elpee réunissait 11 anciens titres en version ‘live’ et 8 originaux.

Miss G. n’avait osé jusqu’alors se frotter à la langue de Verlaine, préférant s’assurer dans une zone de confort, en empruntant la langue de maman.

Changement de direction ici, puisque la majorité des compositions sont interprétées en français. Hormis les refrains, en anglais.

Ce mélange idiomatique communique une touche très ‘frenchy’ aux compos et reflète l’audace à laquelle se sont livrés les géniteurs de ce disque.

Enregistré à New York, ce bébé d’une série que l’on espère encore longue a été mis en forme majoritairement par un DJ, compositeur et producteur parisien, répondant au nom de SebastiAn.

Le poulain de l’écurie électro Ed Banger est ainsi parvenu à réinventer un genre en lui apportant autant de chaleur que de délicatesse. Si certains producteurs se seraient contentés d’appauvrir le format des compos en leur injectant une forme froide et industrielle, sa patte très caractéristique confère à l’ensemble un univers très aérien.  En outre, elles adoptent également une vision organique grâce au concours de Vincent Taeger (Poni Hoax) et du multi-instrumentiste Emile Sornin (Forever Pavot).

En parcourant les onze plages, l’auditeur navigue entre deux eaux, tantôt empreintes d’une nostalgie profonde dans laquelle on aime se napper. A l’instar de « Dans vos airs » et « Les crocodiles ». Ou se révèlent nettement plus dansantes, comme « Sylvie Says » ou de « Deadly Valentine ».

Puissant, l’opus laisse planer l’ombre du padre « Lying With You » ou de sa sœur, « Kate », disparue tragiquement en 2013…

Cerise sur le gâteau, sa petite Alice s’y colle au détour d’une plage cachée dans laquelle elle s’amuse véritablement à pousser la chansonnette sur l'air de « Twinkle Little Star ».

Bref, Dame Gainsbourg parle avec justesse et sincérité dans une œuvre intimiste et déchirante et nous réserve là le plus joli cadeau de toute sa carrière.

Charlotte Gainsbourg

Stage whisper

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L’année 2011 a été bien remplie pour Charlotte Gainsbourg. Elle a en effet accouché de son troisième enfant, ainsi que de ce double album, intitulé « Stage Whisper ».

Cet opus réunit 11 enregistrements live et 8 nouveaux titres studio, dont 4 écrits par Beck. Un Beck que l’on retrouve à la production, tout comme Noah & the Whale, The Villagers ou encore Connan Mockasin.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix toujours imparfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Pour le reste, cette partie ‘studio’ semble provenir de chutes de bandes, abandonnées lors d’une session d’enregistrement. De quoi satisfaire les fans, mais pas vraiment en rameuter de nouveaux. Pas de quoi non plus remonter sa cote de popularité dans les critiques, qui ont tendance à la délaisser au profit d’autres artistes issues de l’Hexagone.

Le live est bien plus intéressant et surtout diversifié. Depuis l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, au plus intimiste « Just like heaven », en passant par un « Heaven can wait » plus allègre que sa version studio.

C’est d’ailleurs de ses enregistrements en public que nous est donc venue la bonne surprise. Elle qui  fuyait la foule comme la peste ou semblait si angoissée lors de ses rares passages TV, nous épaterait presque par moment.

Et si à l’image de feu son père, son chant n’est jamais impeccable, Charlotte semble tout comme ‘Gainsbarre’ perfectionniste. Peut-être qu’un jour, elle parviendra à conquérir sa France…

 

Charlotte Gainsbourg

Terrible angels (Ep)

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C’est ce 7 novembre que sortira le double album de Charlotte Gainsbourg, « Stage Whisper (Live & inédits) ». Un opus très attendu par les fans puisqu’il réunira 11 enregistrements live et 7 inédits studio (dont 4 écrits par Beck).

Histoire de nous faire patienter, Because Music publie donc cet Ep découpé en 4 titres et enrichi de 2 vidéo-clips.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix qui n’est toujours pas (et ne le sera sans doute jamais, mais celle de feu son père ne l’était pas davantage) parfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Et l’intérêt de cet Ep procède aussi de la présence de 2 titres immortalisés en public. Soit l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, et le plus intimiste « Just like heaven ».

Deux pistes qui démontrent une nouvelle fois, qu’à l’instar de Gainsbarre, Charlotte est toujours parvenue à bien s’entourer.

 

Charlotte Gainsbourg

Pari gagné !

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C’est après avoir publié « IRM », son troisième album, composé par le génial bidouilleur californien Beck Hanson, que Charlotte a enfin décidé de monter sur les planches, exercice de style qu’elle redoutait tout particulièrement. Loin de la pression parisienne, la fille de Jane et Serge a rôdé son set aux Etats-Unis, lors d’une petite quinzaine de dates, en avril dernier. Son concert lillois n’est que le quatrième de sa première tournée française, entamée le 14 juin ; elle se produisait la veille, à Bruxelles. Et pas de première partie pour ce spectacle programmé à l’Aéronef.

20h15 précise, les lumières de la salle s’éteignent. Suivis par ses cinq musiciens, la sylphide Charlotte fait son apparition. Elle s’excuse presque de déranger l’assistance, et entame son set par le titre maître de son denier opus. Son timbre vocal est certes fragile, mais il s’intègre parfaitement à l’ensemble, porté par une section rythmique de haute volée. Le band fait montre d’une grande cohésion ; l’aspect dépouillé et sobre du light show ajoutant à la magie, d’entrée de jeu. Si au cours des quatre ou cinq premiers morceaux, la voix de Charlotte semble se fondre dans le collectif, c’est à partir de « Heaven can wait », son nouveau single, que son timbre va prendre toute son expression. Une perception confirmée par le plus rock « Trick Pony » ainsi que « The song that we sing », extrait du précédent opus « 5.55 », paru en 2007 (NDR : sous la houlette du duo versaillais Air). Passé ce moment plus enlevé, la belle se réapproprie le « Just like a woman » de Bob Dylan, une adaptation tout en délicatesse, quelle accorde juchée sur un tabouret.

« IRM », dont la plupart des compos servent d’ossature au tracklisting, reprend ensuite ses droits, avant de laisser place à la première reprise, tant attendue, ‘du meilleur, du plus grand, du plus beau’, comme elle se plait à qualifier son père… Mais pas évident d’opérer un choix dans l’immense répertoire de Gainsbourg. Elle s’attaque donc à « L’hôtel particulier », un extrait de « L’histoire de Melody Nelson », édité en 1971. Sous-estimé à sa sortie, cet elpee est devenu culte depuis. Une œuvre qui nous démontre combien l’homme à tête de chou était en avance sur son temps et puis son art à transcender les genres. Composé il y a près de 40 ans, ce morceau d’une modernité étonnante est magnifié par sa fille et ses cinq musiciens, alors, en véritable état de grâce. On ne pouvait rêver plus bel hommage. La boucle semble donc bouclée. Bien qu’en plein apprentissage de la scène, la belle peut-être fière de l’honneur qu’elle vient de faire à ses parents (« L’histoire de Melody Nelson », sur lequel Jane Birkin chante, a également été porté à l’écran).

Le spectacle se clôture, de façon magistrale, par un festif « Couleur café » repris en chœur par la foule. L’air de ne pas y toucher –tout au long des 90 minutes qui ont passé trop vite– ‘la Gainsbourg’ a parfois flirté avec le sublime. Conquis, le public lui a réservé une ovation bien méritée qui s’est même prolongé bien longtemps après que les lumières ne soient rallumées…

A l’âge de 38 ans, Charlotte Gainsbourg a merveilleusement réussi l’épreuve de la scène. Un pari qui n’était pas gagné d’avance. En outre, elle dispose encore d’une belle marge de progression. Ce qui augure du meilleur encore, pour la suite.  

La manière dont elle mène sa barque suscite le respect. Et pour cause, non seulement ses choix de carrière, tant cinématographiques que musicaux, sont judicieux. En outre, elle est toujours parvenue à s’entourer de collaborateurs compétents (NDR : le Gainbarre pour "Charlotte For Ever" en 86, Air, Jarvis Cocker et Neil Hannon pour "5.55" en 2008, Beck pour "IRM" en 2009). De quoi démontrer, s’il le fallait encore, qu’elle n’est pas que la fille DE… mais aussi une artiste complète. En osant l’exercice du ‘live’, elle vient d’accomplir une étape importante dans sa carrière, pourtant déjà bien remplie.

Charlotte accomplit actuellement une tournée européenne, qui passe, bien sûr par la France ; mais qui reviendra également par la Belgique, puisqu’elle se produira lors du festival des Ardentes de Liège, ce 10 juillet…

 

Charlotte Gainsbourg

5:55

Écrit par

Evoquer Charlotte sans effleurer la mémoire de Serge n’est pas chose évidente. Charlotte Gainsbourg est donc bien la fille de son père. Mais certainement pas une fille à papa. Capable de se débrouiller seule, Charlotte sait s’entourer. Pour son retour à la musique, elle a donc choisi de s’oublier dans les mélodies de Nicolas Godin et Benoît Dunckel (les artisans de Air), de chanter les textes de Jarvis Cocker (Pulp) ou de Neil Hannon (The Divine Comedy). Aux manettes, l’incontournable Nigel Godrich fait des merveilles. Epaulée par de telles pointures, Charlotte ne pouvait manquer son rendez-vous, l’heure fatidique : « 5:55 ».

Près de vingt ans après « Charlotte Forever », les premiers mots de la chanteuse sont fredonnés en français (« 5:55 »). Une exception pour confirmer la règle : « Tel que tu es » mis à part, le reste du disque s’égraine dans la langue de Shakespeare. La deuxième chanson, intitulée « AF 607105 », évoque les aléas d’un voyage en avion. L’album peut enfin décoller. Lentement, d’un ton mélancolique, Charlotte pose son timbre sur une couette sonore aérienne, atmosphérique. Nonchalante, elle abandonne ce filet de voix aux étoiles, à la nuit. « The songs that we sing », premier single de ce recueil nocturne, relance le rythme de l’album. En fin de parcours, Charlotte se laisse aller au gré de « Morning song », hymne oedipien, seul titre du disque écrit de ses mains. « 5:55 ». Il se fait tard. Demain est un autre soir. Ne l’oublions jamais. Et Charlotte chantera... Forever.