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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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Chilly Gonzales

The Unspeakable Chilly Gonzales

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Chilly Gonzales, jamais à court d’idées, revient moins d’un an après la sortie de l’album-concept au résultat mitigé, « Ivory Tower ». Pour la circonstance, le délire du Canadien est autrement plus fun que son escapade précédente. Pas de long métrage pour accompagner cette nouvelle galette, mais un orchestre. Car Jason Beck, alias Gonzales, propose le premier album de rap entièrement orchestral de l’histoire ! The Roots se sont d’ailleurs presque immédiatement emparés du concept en annonçant que le successeur de « Undun », leur nouvelle galette, surferait sur cette vague. Gonzo retourne donc à ce qu’il fait de mieux sur ce « The Unpeakable Chilly Gonzales » : surprendre l’auditeur.

Les trompettes chevaleresques de « Supervillain Music », les percussions et le refrain entêtant de « Party On My Mind », les cordes cinématographiques de « Different Kind Of Prostitute » sont autant d’éléments intrigants qui font de cette galette l’une des plus intéressantes de l’année. « Shut Up And Play The Piano », clin d’œil à son excellent « Piano Solo », referme sublimement la galette. Pour arriver à un tel résultat Chilly Gonzales s’est payé les services de… son frangin, le compositeur Christophe Beck (responsable notamment des B.O. de Buffy The Vampire Slayer, Very Bad Trip, Percy Jackson, etc.) ainsi que de son amie de toujours, Leslie Feist, qui a, pour l’occasion, endossé le rôle de coach vocal ! Le résultat : neuf morceaux solides, entre rap et musique de film. Un mariage de genres qui ne devrait laisser personne indifférent, à commencer par les fans de Gonzo. A quand l’opérette électro ?

 

Chilly Gonzales

The Unspeakable Genius

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Il n’est pas idéal d’assister à deux concerts, en autant de soirées d’affilée ; car lorsque le spectacle parvient à me transporter, il me faut plus de 24h pour le digérer… Et ce sera le cas pour l’Unspeakable Chilly Gonzales programmé à la Volksbühne. Etait-ce de la musique contemporaine ? Un one-man show ? Une leçon d’éthique ? Ce que j’ai retenu, c’est que je ne me suis pas emmerdée une seconde. Le concert était ultra sold-out ; mais on a récupéré des cartes de ‘désistement’ après 3/4h d’attente à la caisse. D’un seul coup, 10 places se sont libérées (NDR : oui, je sais, j’aurais dû m’y prendre plus tôt ; et pareil pour les Foo Fighters).

L’homme est mégalomane : il se déclare légèrement dictateur à l’égard du Fuck Luck Orchestra (sic) qu’il ‘paie pour qu’ils fassent ce qu’il dit’.

L’homme est humble : en pantoufles et peignoir, comme à son habitude, il aspire avant tout à se décarcasser ostensiblement pour le public. Dans son interview sur Motor FM le lendemain, il expliquait que seuls les vrais artistes sont ceux chez qui on sent les années-misères, le vrai ‘job alimentaire’ de musicien de studio/d’ambiance/prof derrière eux, qui ont acquis assez d’humilité pour ne pas jouer les invincibles ‘même pas mal quand je joue’ une fois sur la scène du succès. Chilly Gonzales transpire, postillonne, s’obstine et s’essouffle. Il a parfois le profil du pianiste dans ‘Shine’.

L’homme est génial : il définit le musical genius comme la simple faculté d’entendre des choses et de les rejouer. Cela ne signifie pas le talent. Mais avant tout, l’unspeakable genius de Gonzales procède de l’invention d’un langage musical drôle et compréhensible qui demeure dans la finesse. Un piano s’exprime. Des incises au semblant improvisé donnent l’impression qu’il nous parle à tous, et pas seulement dans un jargon destiné aux musicos, même dans son trip extatique.

L’homme est un poète : il a peut-être pensé que les gens l’écouteraient plus que ne le liraient et a intégré ses poèmes, voire son pamphlet, dans sa musique. Résultat : du rap blanc qui ne parle ni de misère, ni de fric, ni de sexe et baston, mais résonne tel un article de Slate. Pourquoi le rap ? Parce que ‘si vous n’aimez pas le rap d’aujourd’hui, vous n’aimez pas aujourd’hui’.

L’homme souhaite vivre dans son temps: ‘I want to be a man of my time with my old-fashioned skills. (…) Find a way in. Find your way in’. Le pianiste tambourine de la pédale et va dans les cordes, mais accuse les musiciens classiques contemporains d’avoir tué la musique classique et se met à jouer n’importe quoi, ‘What I’m playin’ is bullshit, you know, just make the face so as to make it credible’.

L’homme est capitaliste : ‘Vous savez, ceux qui aiment ce que je fais achèteront mes disques et viendront à mes concerts, c’est comme ça que ça marche, je suis capitaliste’. ‘I’m a lot of things, but a left-wing singer songwriter I’m not.’

L’homme est arrogant, atypique, légèrement démoniaque, et complètement barge…

(Organisation Volksbühne)

Chilly Gonzales

Ivory Tower

Écrit par

« Ivory Tower » est bien plus qu’un simple album. La septième œuvre de Gonzales est en fait la supposée bande-son du long métrage éponyme d’Adam Traynor (Puppetmastaz), mettant en scène le musicien et ses proches amis Feist, Peaches et Tiga. ‘Supposée’ car enregistrée bien avant le tournage du film. Produit par Boys Noize, « Ivory Tower » met à nouveau en exergue le talent indéniable du Canadien au piano. D’ailleurs, qui ne se souvient pas du gracieux « Solo Piano » publié en 2004 ? Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de jolies compositions épurées mais d’une œuvre pop aux accents très électroniques.

Mais que ceux qui s’attendent à des beats pompiers en lisant le nom du producteur du nouveau projet de Gonzales soient prévenus. « Ivory Tower » évolue à des années-lumière des productions habituelles de Boys Noize, même si sa patte est des plus évidentes sur certains morceaux (« Smothered Mate », « Never Stop »). Jason ‘Chilly Gonzales’ Beck, entré l’an dernier dans le livre des records, après avoir accordé un concert marathon de 27 heures, propose ici un disque en dents de scie, dont seule une bonne moitié conserve une certaine raison d’être, en dehors du long-métrage (« Knight Moves », « Smothered Mate », « I Am Europe », « Never Stop » et « You Can Dance »).  

Chilly Gonzales

Z

‘Gonzo, Gonzooo/De la pointe de son micro, il signe un Z/Qui veut dire Zozooo !’ : tel un bourreau (bourru ?) des cœurs à cheval sur les bonnes manières musicales, le Canado-Berlinois Gonzales revient à la charge, avec non pas un album, ni un best of, mais les deux à la fois ! Que des classiques ! Mais des classiques chahutés, débraillés, hululés par un pseudo-Sinatra à la braguette ouverte, au torse poilu (poilant !) et à la langue bien pendue. Gonzales s'amuse comme un fou en nous refourguant ses vieux tubes Bontempi, les saupoudrant de synthés, de mambo et d'invités sexy, de Peaches à Taylor Savvy (des copains de label). En intro, une flûte de pan synthétique nous plonge dans le kitsch le plus tordu. La suite est du même tonneau : funk robotique (l'inédit " Soft Shoe Snoozin' " rehaussé par la présence de Princess Superstar), électronicabaret, rap mou, bossa (super)nova (" Let's groove again ") et ballades suintantes (le beau " Why don't you disappear "). Mais la vraie surprise, c'est ce profil bas sur certains titres (" Starlight ") : Chilly Gonzales abandonne alors son poil à gratter et ses tics de showman imprévisible, tombe le masque et plus la chemise. Epatant ! A la fin, il chante même en compagnie de Guesch Patti, un slow mouillé dont eux seuls ont le secret (" Dans tes yeux ", reprise du " Shameless Eyes " de l'album " Presidential Suite "). " Gonzo, Gonzo, Gonzo/Oh, tiens-la bien ! ". Clap clap clap. Merci Chilly pour cette petite sauterie.