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Chris Mills

The Silver Line

Écrit par

La première chanson passe plutôt mal la rampe. La mélodie se veut rock, elle est mièvre. On pense même être en présence d'un accompagnement pour séries américaines de type "Ally Mac Beal" ! Certes, ce n'est pas désagréable à l'oreille ; juste un peu…"facile" à écouter. Par contre, la voix de Chris Mills est absolument remarquable et se détache vraiment de l'ensemble…quelque peu raté. Hormis de très belles balades - et je pense tout particulièrement à "I could not stand to see you", dont l'intro me rappelle étrangement "Imagine" de John Lennon -, Chris Mills parvient trop rarement à nous séduire. Des cuivres interviennent là où il n'en fallait pas. Les fragments enlevés tiennent plus de la country moderne que du rock pur et dur. Et lorsque c'est le cas, on imagine davantage le rock acrobatique des années 60 que les écoutes individualisées des années 2000. Bien sûr, le cinquième album de l'Américain reste agréable et parvient à alterner compos enjouées et titres paisibles. Chris Mills emprunte même des inflexions vocales rauques sur le très joli "Lullaby", aux accords de guitare plutôt réussis. En finale, "Don't be crushed" affiche la nostalgie des slows de Georges Michael. Les arrangements synthétiques y sont même signés David Nagler ; mais malheureusement la chanson s'achève par des envolées de violons et de cuivres qui me font un peu grimacer. Nonobstant ses très jolies balades, "The Silver Line" n'est donc pas le meilleur album de Chris Mills. Un disque d'honnête facture qui n'accorde, qu'à de trop rares moments, l'occasion de vibrer...

Chris Mills

Kiss it goodbye

Écrit par

Chris Mills reconnaît pour influences majeures David Bowie, Bian Eno, Phil Spector, mais surtout Lou Reed et Bob Dylan. Le premier parce qu'il partage une même fascination pour New York. Le second parce que ses racines musicales sont profondément ancrées dans le folk et la country. Etonnant, lorsqu'on sait que cet artiste vit à Chicago. Encore qu'au cours de son enfance, il a souvent changé de domicile. Emigrant du Maryland au Colorado, en passant par l'Allemagne de l'Ouest et la Virginie.

" Kiss it goodbye " constitue son deuxième album solo. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il a reçu le concours d'une véritable armada de collaborateurs, pour l'enregistrer. Et pas des moindres, puisqu'on y retrouve notamment Kari Mc Glinnen (The Diskes, Kelly Hogan), Ryan Hembrey (Pinetop Seven, Edith Frost), le violoncelliste Fred Longberg-Holm, les vocalistes Deanna Varagona (Lambchop), Nora O'Connor (The Blacks) et Kelly Hogan (Jodie Grind, Rock*a*Teens) ; ainsi que Brian Deck (Wheat) et John Langford (Waco Bros) à la production. Sans oublier les inévitables musiciens de studio, préposés, pour la circonstance, à la pedal steel, au dobro, à la mandoline ou au violon.

Multi-instrumentiste et chanteur, Chris possède également une très belle plume. Ce qui lui permet de tremper les lyrics de ses chansons dans un humour particulièrement subtil. Pas pour rien qu'il soit féru de littérature, et que ses auteurs préférés répondent au nom de Raymond Carver, Gabriel Garcia Marquez ou Bolgakov. Malheureusement, malgré toutes ces excellentes dispositions, les mélodies pourtant agréables, sont beaucoup trop accrochées à des valeurs traditionnelles, lorsqu'elles ne virent pas à la pop mélancolique. Ainsi, hormis le punkcore " All you ever do ", on a parfois l'impression de revivre un épisode du début des seventies, qui avait valu aux Byrds, Flying Burrito Brothers ou autre Poco, de voir pâlir leur étoile…