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Clara Luciani

La transfusion de Clara Luciani…

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Après le succès de ses deux premiers albums "Sainte Victoire" en 2018 et "Coeur" en 2022, quadruple platine chacun, Clara Luciani est de retour avec son troisième album "Mon sang".

C’est un crépuscule et une aube : c’est une nouvelle naissance. Un disque vital, ample, au cours duquel elle confirme autant qu’elle renouvelle son talent. "Mon sang", représente l'élégance de ses racines Madone ; un ensemble de classiques instantanés qui place la famille au centre, et nous invite à la tendresse.

Un opus dont la généalogie musicale est à chercher du côté de la pop haut de gamme et généreuse des Beatles, de Lana del Rey ou de Françoise Hardy. Une musique qui emprunte au passé et regarde vers l’avenir, pour dire les liens - familiaux, amicaux, amoureux - qui nous unissent. En bref, une profonde collusion entre la mélancolie et la vitalité, pour nous convier à faire danser nos souvenirs, nos héritages et nos chagrins. Un disque qui touche au cœur de chacun comme ces paysages de plaines agités par le vent, toujours neufs et pourtant ancestraux.

"Mon sang" est en écoute ici

 

 

Clara Luciani

Clara Luciani autocentrée…

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Après le succès de ses deux premiers albums, quadruple platine chacun, Clara Luciani est de retour avec « Tout pour moi ».

Ce premier extrait aux sonorités pop, généreuses et dansantes est une véritable ode à la passion qui dévore.

Il donne le ton à ce troisième album à paraître le 15 novembre : une suite de classiques instantanés, qui place l’amour au centre et nous invite à nous plonger dans nos souvenirs, nos héritages et nos chagrins. Un crépuscule et une aube : une nouvelle naissance.

Le clip est à découvrir ici

Clara Luciani

Mon prochain album sera peut-être gothique...

Qui ne connaît pas Clara Luciani ? Son hit incontournable, “La Grenade”, l'a rendue célèbre en 2019. On sait moins que cette chanteuse française, originaire de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, a obtenu son premier succès radiophonique, en Belgique, bien avant de percer en France. Elle a tenu à rappeler ce lien spécial avec notre pays lors de la conférence de presse, qui s'est tenue à Spa le 23 juillet dernier.

Tête d’affiche de la dernière journée des Francofolies, Clara Luciani a clôturé en beauté le festival en offrant un concert aux accents disco. Une consécration pour l’artiste, qui avait foulé les planches de la petite scène Proximus lors de la dernière édition des 'Francos', il y a 3 ans. ‘Je suis très heureuse d'être de retour ici et c'est symbolique pour moi de pouvoir jouer sur la grande scène ! Pour marquer le coup, je propose une version solaire, dansante et festive de mon répertoire’, explique-t-elle lors de la conférence de presse.

Surfant sur la vague d'un succès phénoménal, la chanteuse garde pourtant la tête froide. ‘Je suis d'une nature très anxieuse. Donc, je regarde ce succès avec lucidité en me disant que c'est vertigineux. J'essaie d'en profiter un maximum mais en gardant à l'esprit que tout peut s'arrêter à tout moment. Là, par exemple, on vient de m'apprendre que j’allais accorder un 3ème concert à Forest-National. C'est hallucinant, ce qui m'arrive. J'ai fêté mes 30 ans il y a 10 jours et je voudrais pouvoir retourner dans le passé pour aller rassurer la petite fille timide que j'étais à l'époque et lui dire : 'Regarde les belles choses que tu vas faire avant même d'avoir 30 ans'. Et surtout, j'ai l'impression de ne pas avoir dû faire de sacrifices pour arriver là où je suis. J'ai eu la chance de tomber sur des gens qui ont parié sur moi à des moments où ma musique ne semblait pas promise à un très grand succès. Par exemple, mon premier Ep (NDR : 'Monstre d'Amour', sorti en 2017) était vraiment très sombre. C'était ma période gothique ! Et bien, il y a quand même des gens qui ont parié sur ça. Ensuite, mon univers a évolué mais personne n'a jamais essayé de m'influencer dans un sens ou dans l'autre. Et heureusement, le public m'a suivie dans mon évolution’…

Très éclectique, Clara Luciani possède des goûts musicaux très larges. ‘Je suis très fidèle en musique. Il n'y a pas une semaine sans que j'écoute les Beatles. Sinon, parmi les sorties récentes, j'aime beaucoup November Ultra (NDR : une chanteuse parisienne à la voix très douce) et surtout Feu ! Chatterton (NDR : Feu ! Chatterton, qui a d'ailleurs mis... le feu aux Francos le vendredi soir).

En évoquant son prochain opus, le troisième, Clara Luciani avoue qu'elle ne sait pas encore quelle direction elle empruntera. ‘Je ne me suis pas encore posé la question. En tout cas, je vais m'éloigner un peu des sonorités 'disco'. Quand j'ai abordé ce style musical, il y avait quelque chose d'aventureux à faire ça, c'était un peu à contre-courant. Aujourd'hui, c'est un peu devenu une mode et moi, la mode, ça m'agace un peu. Donc, j'irai peut-être vers quelque chose de plus intemporel, de plus essentiel. Mon 2ème album avait été écrit dans le mouvement, au fil des voyages, mais là, j'ai besoin de solitude. Je pense que je vais m'isoler dans le sud de la France, dans un endroit qui me reconnecte à mon enfance. Ce sera peut-être un retour à une tonalité plus gothique. Je vais ressortir mon sombrero noir et ma canne ! Tout est possible...’

Au moment de la clôture, les Francofolies affichent un bilan plus mitigé que les autres années. Quelque 130 000 festivaliers ont répondu présents, ce qui représente une baisse de 10% par rapport à 2019. Les raisons de ce léger recul sont multiples : l’affiche très belge, la concurrence entre les festivals, le contexte post-covid et l'explosion du coût de la vie. Les 'Francos' restent néanmoins un festival unique de par l'atmosphère de convivialité qui y règne. Parmi les grands moments, les concerts les plus cités sont ceux de Typh Barrow, Juicy, Peet, Glauque, Charles et Feu ! Chatterton. Nous ajouterons une mention spéciale pour Mélanie Isaac, qui a séduit les spectateurs de la petite scène Bonsai grâce à sa chanson française élégante et racée.

Clara Luciani se produira dans le cadre du festival des Solidarités, à Namur, le 27 août, à Forest National le 25 novembre et en janvier 2023.

Pour plus d'infos sur les Francofolies de Spa, c'est ici

 

 

Clara Luciani

Cœur

Écrit par

Si la « Grenade », qu’elle prenait plaisir à cacher sous les seins, avait marqué les esprits tant par sa (fausse) légèreté, que par la musicalité, l’audace et le manque de pudeur, les battements de son « Cœur » risquent de devenir carrément… explosifs.

Après un premier opus récompensé de deux Victoires de la Musique, Clara Luciani est de retour, non plus comme militante, mais plutôt à travers toutes les facettes de l’Amour, fil rouge décomplexé de son nouvel essai.

Trois années après gravé « Sainte-Victoire » et sa pléiade de chansons radiophoniques (« La baie », « Nue »), celle qui a poussé la chansonnette chez La Femme exploite, sous ce nouveau format, une palette de sentiments joyeusement colorés.

Alors que le titre éponyme et plage d’ouverture s’amorce sur des… chœurs, très vite la direction artistique se confirme et se consolide : basse percutante et synthés dignes du début des 80s. Sans oublier cette voix grave (à la garçonne) si singulière.

La Martégale (donc Provençale), jadis complexée par sa taille et son physique (« J’sais pas plaire »), assume aujourd’hui pleinement son engagement féminin/féministe, en s’autorisant des textes plus personnels et introspectifs qui relatent ses déboires amoureux.

Croquant la vie à pleines dents, elle s’ouvre et (re)définit les contours de l’universalité des épreuves de l’existence, même si sa musique adopte une trame disco dansante.

Femme fragile et/ou femme forte, elle demeure, cependant, très pragmatique. Elle sait ainsi aussi bien s’amuser de la passion des premiers jours (« Tout le monde (sauf toi) »), que de s’inquiéter de la dégradation d’une relation ou encore du drame de la séparation (« Le reste »). Le tout en libérant un groove pétillant qui fait passer la pilule beaucoup moins amèrement.

Enfin, Luciani tente à nouveau un duo audacieux, puisque à l’instar de « Qu’est-ce que tu es beau » partagé en compagnie de Philippe Katerine sur l’elpee précédent, c’est Julien Doré qui s’y risque sur « Sad et Slow », une plage vintage imprimée sur un down tempo gentillet…

Bref, un disque lourd de péripéties, mais chargé d’espoir. Lumineux aussi, mais comme lors d’une nuit d’été. Celui en tout cas d’une femme plus sereine et en phase avec son temps et son époque…

Clara Luciani

Créative et aussi capable de surprendre, sans s’étendre…

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Si le mois de mars est marqué par les prémices printanières, soufflant le froid polaire ou le chaud méditerranéen, le spectacle qui se déroule aujourd’hui, dans l’enceinte du Théâtre du Manège de Mons, est quant à lui brûlant d’intérêt.

RIVE, binôme sexué bruxellois et Clara Luciani, artiste en vogue outre-Quiévrain, sont programmés au sein de cette structure dont le nom a été choisi en souvenir de l’ancien manège militaire de Léopold, car c’était son emplacement, avant qu’il ne soit bombardé en 1944.

Les lieux sont très tôt pris d’assaut, puisque le concert a été décrété sold out rapidement. Si les uns ont un premier essai tombé fraîchement dans les bacs depuis hier seulement, la seconde a déjà acquis une belle notoriété grâce à son tube « La grenade », martelé fréquemment sur les ondes radiophoniques généralistes.

A 19 heures pétantes, à peine la lune vient d’y dévoiler sa robe blanche et nacrée, que le duo monte sur les planches. Elle, au piano, à la gratte électrique et au chant. Lui, se charge des fûts et des claviers.

Formé en 2015, RIVE (s’) impose un style électro-pop enjoué. Face au succès critique et populaire, un premier Ep, « Vermillon », voit le jour seulement deux années plus tard. Deux titres seront traduits en clips, « Vogue » et « Justice », des vidéos à l’expression graphique hautement léchée que l’on doit à l’équipe du Temple Caché.

C’est un par « Soleil » rayonnant que nos hôtes d’un soir embrasent leur tour de chant. Juliette martèle l’ivoire avec conviction et détermination. Son grain de voix éthéré, chaud, passionné et sensuel suscite le désir et en devient même émouvant.

La frappe de Kévin sur les peaux est d’une amplitude rare, comme s’il était très habité. Il vit d’une intensité rare son univers. Sa rythmique hautement précise devient vite entêtante et enveloppe les compositions avec acharnement.

« Fauve » emboîte le pas et nous dévoile une vision de l’amour et des rapports charnels très contemporains, la demoiselle assumant, semble-t-il à merveille cette nouvelle féminité.

Les thématiques sont plurielles et contemplatives de la société moderne. Les textes sont ciselés. Ils ont du coffre et de la puissance tout en offrant une proposition narrative très intéressante. Il y a à la fois du vécu et un soupçon de virginité.

Qu’elle soit due à une phase de sommeil artificiel ou encore à l’ivresse incontrôlée, « Narcose » plonge l’assemblée, complètement happée par le show, dans une forme d’envoûtement, préambule au lâcher-prise…

Alors que les premières gammes de « Vogue » sont reproduites à la gratte, un problème de retour son oblige le drummer à stopper net dans sa progression. La maîtresse des lieux se défendra pudiquement en s’excusant presque pour ces aléas du direct et de reprendre de plus belle le premier morceau qui a propulsé médiatiquement le duo. Un incident très vite oublié…

Alors que la métaphorique boréale lumineuse devient alors de plus en plus discrète, l’auditoire semble subjugué. La « Nuit » se pose enfin dans un crépuscule reposant par un quatre mains au piano mémorable en guise de dessert, annonçant une inéluctable fin…

Une prestation unanimement appréciée qui est parvenue à condenser un florilège d’émotions : on a ri, pleuré, dansé, dans une existence perceptive. Bref, on a vécu, tout simplement le temps d’une trentaine de minutes (voir les photos ici)

Sur le coup de 20 heures, en fond de scène, des vitraux estampillés ‘CL’, joliment animés par les lights, apparaissent. De l’aveu même de Clara Luciani, ces dessins seraient tout droit sortis de son imaginaire lorsqu’elle était seule dans sa chambre.

Après un spoken word saisissant en voix ‘off’, « On ne meurt pas d’amour » ouvre les hostilités, la ligne de basse accentuant encore les doutes et les fêlures de cette composition.

Véritable guerrière des temps modernes, elle enchaîne par « Comme toi », avant de prendre une petite pause et signaler au public qu’il s’agit de sa troisième date belge. Faut-il la croire sur parole lorsqu’elle scande tout comme César que les Belges sont les meilleurs ?

Elle aime aussi les chansons qui ont un prénom. ‘Quelqu’un s’appelle Eddy dans la salle ?’ demande-t-elle innocemment. Manifestement, les heureux élus ne sont pas légion. Peu importe, « Eddy » pointe quand même le bout de son nez sous un air groovy et parvient vite à faire oublier cette emphase…

Qu’on lui jette « Les fleurs », mais lorsqu’elle se met « Nue », Miss Luciani se dévoile constamment dans cette « Drôle d’époque ». Celle vers laquelle, nous jetons tous, un jour, un regard désabusé dans le rétroviseur de nos vies.

Quelque part entre rock ciselé et pop mélancolique, la Marseillaise d’origine ne s’improvise pas ; elle bouscule les conventions et défend ses idéaux en signant le combat d’une femme qui peine à trouver sa (juste) place, face à l’opprobre masculine…

Sa voix grave et chaude, souvent comparée à la regrettée Nico (NDR : une véritable icône du rock qui assurait les vocaux sur le premier elpee du Velvet Underground) ou à Françoise Hardy, affiche une identité vocale unique.

L’univers qui la hante surprend et nous offre une belle palette de sentiments, tantôt graveleux, tantôt atmosphériques. Ceux qu’elle admet bien vouloir partager le temps d’un soir avant que sa vulnérabilité la rattrape insidieusement. Il y a chez cette femme une dualité constante entre vouloir changer les choses et s’y complaire malgré elle…

Grâce à son refrain imparable, intime et puissant ‘Sous mon sein, la grenade’, la « Grenade », titre phare et explosif, résonne par son hymne révolutionnaire avant de voir disparaître l’artiste. Qui reviendra quand même pour accorder un double rappel.

« La dernière fois » sera l’occasion de tester les capacités oratoires des aficionados tel un laboratoire humain grandeur nature.

Sa version personnelle de « Blue Jeans » de Lana Del Rey, réinterprétée dans la langue de Voltaire, rappelle combien la jeune femme parvient, dans un registre plus doux et éthéré, à émouvoir encore davantage.

Autre reprise, celle de « The Bay », un tube signé par la clique à Joseph Mount (Metronomy), montre à quel point la Française est créative et aussi capable de surprendre, sans s’étendre…

Finalement, deux styles, des émotions parallèles et un combat unique ! Une belle bouffée d’oxygène…

Setlist RIVE : Soleil, Fauve, Justice, Narcose, Vogue, Nuit.

Setlist Clara Luciani : Intro - On ne meurt pas d’amour - Comme toi - A crever - Bovary - Eddy - Les fleurs - Nue - Mon ombre - Drôle d’époque - Dors - Monstre d’amour - Emmanuelle - Cette chanson - La baie - La grenade
Rappel : Folle - La dernière fois - Jean bleu

(Organisation : Mars)