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Clare Louise

Balloons

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Décidemment, la capitale de l’Europe ne se contente plus d’attirer des technocrates venus des quatre coins de l’Union ; elle héberge également de jeunes folksingers talentueuses. Ainsi, cette année, après avoir accueilli la Toulousaine Scarlett O’Hanna, c’est au tour de la Bretonne Claire Girardeau, aka Clare Louise, d’y enregistrer son album. Et « Balloons » constitue le second de la Bruxelloise d’adoption.

Dix morceaux en 36 minutes, c’est le temps qu’il lui a fallu pour nous faire (re)découvrir son univers. Contrairement à son opus précédent, Clare Louise, flanquée de quatre musiciens, a décidé d’enrichir son folk d’une instrumentation délicate et variée. Ainsi, des cuivres, des cordes et même des bruitages électroniques sont venus étoffer sa musique, lui procurant ainsi une dimension lyrique. Sa voix communiquant la sensibilité nécessaire à l’ensemble.

Grâce a ce deuxième opus plus abouti, Clare Louise s’inscrit dans la droite lignée d’artistes comme Angel Olsen ou Joanna Newsom.

Elle se produira ce 11 août dans le cadre du Brussels Summer Festival

 

Clare Louise

Castles In The Air

Écrit par

‘Tout ce qui brille n’est pas or’. Tiens, pourquoi les apparences peuvent être trompeuses, lorsqu’on évoque Clare Louise ? Elle a une jolie voix, ses mélodies sont à la fois entraînantes, douces, subtiles et légèrement folk et quoique vivant à Bruxelles, elle n’incarne pas pour autant une nouvelle découverte belge, quoique…

Née entre Normandie et Bretagne, mais exilée dans notre capitale pour terminer son cursus scolaire, Claire Girardeau décide, diplôme en poche, d’y rester pour tenter de percer dans son domaine de prédilection, la chanson folk. Baignée lors de son Erasmus par les rythmes irlandais, c’est tout naturellement qu’elle se rapproche du chant traditionnel et du folklore celtes.

Un premier Ep plus que confidentiel ne la décourage pas. Et bien aidée cette fois par Marc Huygens (ex-Venus), elle réussit à enregistrer douze titres sur ce premier album. Bénéficiant de la collaboration de ses fidèles acolytes Charlotte Danhier au violoncelle et Cédric Van Caillie à la guitare, mais aussi d’un petit coup de pouce de quelques invités, dont Tuur Florizoone, Françoise Vidick (JOY) et Mathieu Catala (Balimurphy), notre Belge d’adoption atteint son objectif. Il en résulte une première œuvre intime, fragile, raffinée.

Portées par une voix pure et somptueuse, haut-perchée et profonde, ses douze chansons sont autant de compositions intemporelles, tantôt emplies de simplicité, tantôt minutieusement arrangées.

La réussite est au rendez-vous. Les guitares et le violoncelle, se partagent seuls le pouvoir de véhiculer ces mélodies délicates.

Premier véritable essai gentiment transformé pour ‘notre’ adoptée, longuement bercée par les guitares des Dylan, Neil Young et autre Joni Mitchell qu’écoutaient ses parents dans les brumes qui cachent parfois le Mont Saint-Michel.

 

Clare & The Reasons

Arrow

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Presque deux années se sont écoulées depuis la sortie du premier album de Clare & The Reasons, « The Movies ». Un premier essai qui avait obtenu d’excellentes critiques. Pour la circonstance, Clare avait reçu le concours de son époux et du compositeur français Olivier Manchon ainsi que de la formation The Reasons. Un opus qui avait surtout marqué les esprits par le timbre vocal doux et suave de la New-Yorkaise, ainsi que par les arrangements particulièrement réussis. Un bémol : l’absence de folie. Ce qui au fil de l’écoute se traduisait en un ennui poli.

« Arrow » constitue donc le second elpee de C.&T.R. Le timbre vocal de Clare Muldar est toujours aussi exquis. Les arrangements sont à nouveau impeccables. Si les cordes acoustiques (NDR : particulièrement envoûtantes tout au long de « You getting me ») et les accords de piano dominent l’instrumentation, la diversité des climats déjoue le piège de la morosité. On a même droit à des cuivres sur la cover du « That’s All » de Genesis. Le spectre de Joanna Newsom plane parfois. A cause du côté baroque des compos. Mais en plus cool et surtout en plus printanier. Clare interprète également une plage dans la langue de Molière (NDR : serait-ce un clin d’œil adressé à son mari ?) Véritable hymne à la capitale de la France, « Perdu à Paris » baigne dans une expression sonore qui aurait pu servir de fil conducteur à une chanson de Jacques Brel. « Melifera » libère une certaine forme d’allégresse ; mais elle aurait pu se muer en grâce si cette compo avait été enrichie de chœurs. Néanmoins, cet elpee s’avère de toute bonne facture. Léger, ensoleillé, il répand des effluves printaniers auxquelles on aspirait depuis de longs mois. 

 

Clare & The Reasons

The Movie

Écrit par

Bande sonore idéale pour un roman de James Ellroy (L.A. Confidential, Le Dahlia Noir, etc.), la musique de Clare & the Reasons évoque l’Amérique de l’entre deux-guerres. Le crash de 1929 n’est pas loin et cet album nous rappelle cruellement la crise économique actuelle.

Au sein de cette formation, on retrouve Clare Muldaur. Cette Américaine n’est pas née de la dernière pluie, puisqu’elle est la fille de Geoff Muldaur, compositeur mythique, notamment responsable du thème non moins mythique du « Brazil » de Terry Gilliam. Une ascendance pratique et sur mesure en guise de porte d’entrée dans le monde fermé de la musique new-yorkaise. Son père l’a également influencée durablement en lui faisant découvrir celle des années 30, dès son plus jeune âge. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cet aspect rétro est parfaitement répercuté tout au long des compos de cet elpee. Clare reconnaît d’ailleurs souvent Bessie Smith (chanteuse de blues des années 20) comme influence majeure. L’éducation musicale de Mrs Muldaur est néanmoins fort classique. Elle a fréquenté le Conservatoire de Boston et puis opéré une étude approfondie du jazz. C’est aussi lors de son apprentissage qu’elle fait une rencontre primordiale pour la suite de sa carrière tant musicale que sentimentale. Celle du compositeur et musicien français Olivier Manchon. Les deux artistes se marient quelques temps plus tard à New-York où ils rencontreront les futurs membres de The Reasons. Cette histoire proche du conte de fées ne s’arrête pourtant pas en si bon chemin. Car pour concocter « The Movie », Clare a reçu le concours de Van Dyke Park, devenu le partenaire indispensable de Brian Wilson à la composition (NDR : sur « Smile » dernièrement ») et du petit génie de la pop actuelle, Sufjan Stevens (NDR : il apporte son concours au très beau « Nothing/Nowhere »). On a connu pire comme début !

Premier elpee du combo, « The Movie » réunit toutes les conditions pour accoucher d’une œuvre parfaite. Mais quel est le véritable résultat ? Côté arrangements, le travail est impeccable. Digne d’Andrew Bird. Les instruments sont bien en place. La voix douce et caressante de Clare est parfaitement maîtrisée, rappelant même celle de Nina Persson des Cardigans. Et il faut admettre qu’une bonne moitié des chansons sont très réussies. En particulier « Pluto », morceau qui ouvre le cd et la très belle reprise du « Everybody want to rule the world » des Tears For Fears. Mais à force de gommer les aspérités, les compos deviennent lisses. Trop lisses. Et privées de ce petit grain de folie, les pop songs légèrement teintées de jazz finissent par devenir ennuyeuses. Dommage, car cet exercice de style ne manque pas de charme. Un charme également reflété par la pochette illustrant une Clare déguisée en G.I. yankee. D’époque, bien sûr. Un peu comme si Clare revendiquait l’héritage de Judith Garland…

 

Clarence ‘Gatemouth’ Brown

BlackJack

Écrit par

Gatemouth est un ‘touche à tout’ génial. " BlackJack" date cependant de 1978! Ce n’est sans doute pas le meilleur de Clarence, mais son intérêt réside, sans doute, dans la panoplie de styles qu’il réunit. Il s'attaque avec le même bonheur au blues, au jazz, à la country ou au zydeco.

L'entrée en matière "Here am I" (Me voici) est un blues d'une richesse sans limite. Tous les instruments sont parfaitement en place et sont joués d'une manière tellement créatrice. Et on pense tout particulièrement à la pedal steel de Don Buzard. D'ailleurs, ce "BlackJack" est un album qui laisse la part belle au country. La pedal steel se lie à la flûte de Bobby Campo pour attaquer l’instrumental country swing, "Tippin' in". Nous avons droit à Clarence le violoniste sur le superbe "Song for Renee". Etalant la joie de vivre cajun sur "When my blue moon turns to cold again". Clarence l'harmoniciste, plus rare de nos jours, très animal sur "Street corner". Clarence le guitariste bien sûr. Toujours aussi prodigieux lorsqu’il étale sa vitesse d'exécution sur le très jazzy "Pressure cooker". Et enfin, Clarence le mandoliniste, très cowboy, sur "Take me back to Tulsa". Sur la plage titulaire, il nous démontre pourquoi on l’avait tant comparé au grand T-Bone Walker ; mais il y injecte tant de sa personnalité qu'on lui baisse le chapeau sans réserve. Question dextérité, il ne doit rien à personne, ses échanges avec Don Buzard et Bobby Campo (trompette) sur ""Honey Boy" s’élèvent à un très haut niveau.