La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Comets On Fire

Avatar

Ils parlent ‘une espèce de langage ésotérique, un langage familial, une géométrie sémantique dans laquelle la distance la plus courte entre deux points est un cercle complet’ (J.D. Salinger). Les Comets On Fire jouent du rock fractal et délétère, en prise directe avec la fin des sixties et ses relents acid : au contact de leur musique proto-psychédélique s’altère rapidement notre esprit, se dilatent joyeusement nos synapses. Castaneda, es-tu là ? En plein solo barbiturique (« Dogwood Rust »), un homme-lézard fait crisser ses cordes vocales : les boules (même pas Quiès), qui tournent au-dessus de nos têtes comme autant de visions d’un nirvana cosmique. Plus loin des décharges électriques tentent de nous faire voir le septième ciel : l’escalier, en colimaçon, n’en finit pas de monter. C’est quasi la nausée (« Jaybird »). Sommes-nous en plein Eden chimique, version Las Vegas Parano ? « The Swallow’s Eye » déroule son prog rock fumant entre King Crimson et Hawkwind, puis l’Echoplex prend le relais et transforme les guitares en démons dissonants : c’est le Dead période Dali, les Stooges maîtres ès peyotl (« Holy Teeth », « Sour Smoke »). Ben Chasny de Six Organs of Admittance calme le jeu et tente d’inoculer son venin country-blues (confer Crazy Horse, Allman Brothers Band, voire Dr. John) à ceux qui sont toujours vivants (« Lucifer’s Memory »), mais il n’y a rien à faire : tout le monde est défoncé. La prochaine fois, faudra prévoir des camisoles.

Comets On Fire

Blue cathedral

Écrit par
Ladies and gentlemen, fasten your seatbells... Pour ceux qui auraient raté les seventies à papa-cools (NDLR : babacools ?), à vos crayons, séance de rattrapage. La voûte de la cathédrale remplie de fumée bleue l’atteste, et ici pas question de patchoulis, le voyage sera enfumé ou ne le sera pas... Hé oui, aujourd’hui encore des jeunes gens bien habillés ouvrent les portes de la perception. Au berceau, biberonné au Pink Floyd et Hawkwind, aux Stooges et autre MC5, nos jeunes éphèbes traversent le grunge en ne retenant que Mudhoney. Ce 3ème album, celui de la maturité dirons-nous, en fout plein les espagnoles pour un trip psychédélique-space-rock-n-roll où l’échoplex, machine à delays sci-fi des 70’, remise au goût du jour, carburait alors à plein régime pour le plus grand bonheur des voyageurs intersidéraux. Sous la houlette de Tim Green des biens nommés Fucking Champs, Comets on Fire atteint des sommets qui devraient aussi bien ravir les vieux encore sous trip acide d’époque que les djeuns qui veulent annoncer subtilement à leurs parents qu’ils fument de l’herbe...