Un dixième album studio pour Idlewild

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Damiano David

Un charisme déroutant, mais irrésistible…

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En 2021, l’Italie remporte le Concours Eurovision de la chanson à Rotterdam. Ainsi débute le spectacle international de Måneskin. Extravagante et rock, la formation prend d’assaut les radios, les grandes salles, les festivals et les stades. Il y a quelques années à peine, Damiano Davids, le leader, prend du recul par rapport à son groupe et enregistre ce premier album, « Funny Little Fears », dont l’intégralité nous est présentée ce soir. En tournée, il fait salle comble en Europe et monte sur scène chaque fois plus à l’aise que jamais. Depuis longtemps, ce dernier est une bête de scène et, s’il est facile de manquer l’énergie intense et déchaînée qu’il dégage au sein du combo, son épopée pop sur ce premier elpee solo est tout aussi captivante. Il va électriser un Forest National comble grâce à son charisme déroutant et si attachant. Pas de première partie : le concert débute à 20 h précises et se termine à 21 h 30. Sueur, émerveillement et étoiles dans les yeux. Le son est nickel.

Lumières clignotantes et musicos en costume-cravate forment le décor de l’entrée de Damiano, et la foule est en effervescence. On pointe du doigt, avec empressement, le podium, cherchant à le repérer, mais dès qu’il tourne au coin, il devient indéchiffrable. Il a cette aura que l’on possède naturellement, sortant en pantalon de soie, avec des ceintures nouées façon pirate, secouant la tête et inclinant le pied de micro comme un amoureux.

« Born With A Broken Heart » ouvre le concert, et la salle s’emballe. Puis « The First Time » retentit, et le son monte encore plus fort. « The First Time » est naturellement entraînant, une compo au cours de laquelle les paroles s’enchaînent à l’infini. On n’entend même pas les premières phrases, couvertes par les cris enthousiastes du public. Damiano David suit cet élan : pendant les premières chansons, il reste immobile, débitant ses mots à toute vitesse, ce qui empêche des morceaux énergiques comme « The First Time » et « Voices » de trouver leur place.

Caractérisées par des ponts et des paroles ouvertes, « Next Summer », « The Bruise » et « Sick Of Myself » sont plus lents. Sa voix est addictive : elle se brise aux bons endroits, son timbre crépite comme du miel. Et il se montre particulièrement vulnérable sur « Perfect Life ».

Avant de chanter, il change de tenue sur scène, enfilant des vêtements tout en expliquant ce que ceux-ci représentent pour lui — c’est très frappant, sincère. Il nous confie que le concert, jusqu’alors, a retracé les dix dernières années de sa vie, quand tout filait à toute vitesse et qu’il vivait des choses incroyables, comme la tournée des stades. ‘Quelque chose a craqué’, admet-il. Cette honnêteté est rafraîchissante.

On ne veut pas comparer inutilement la musique solo de Damiano à celle de Måneskin, car, comme ‘artiste l’a déclaré pendant le spectacle, c’est une étape qu’il souhaite franchir et une décision qu’il était libre de prendre. Il est fier du travail de la formation, mais a besoin d’un nouveau chapitre. Pourtant, on sent dans sa présence scénique qu’il ne perd rien de sa nonchalance rock. Un véritable loup déguisé en mouton. Globalement, la musique est soignée et rendue plus lourde ; ce qui améliore la performance live et la rapproche de l’indolence de Damiano. « Cinnamon » a même une touche légèrement rock. Le tableau colle, et on s’imagine brièvement le Damiano d’antan.

Il révèle adorer les reprises et en interprète deux. Celle de « Sex On Fire » de Kings Of Leon constitue la partie la plus lourde du set, cette fois sans t-shirt, tandis que celle de « Nothing Breaks Like A Heart » de Mike Ronson, que chante Miley Cyrus, est plus douce et plus fragile. Ce qui met également en valeur sa voix.

Damiano se lance alors dans la paisible « Perfect Life » ; mais au bout de quelques morceaux plus calmes, le set menace de s’essouffler, mais non. Heureusement, l’énergie sensuelle de « Tangerine » relance l’ambiance. Cependant, c’est la ligne de synthé entraînante de « Zombie Lady » qui captive véritablement l’attention. Et Damiano lance son sprint final. Sur « Tango », l’Italien assume enfin pleinement son rôle d’interprète, s’adaptant à l’énergie de la musique. Après le significatif « Mars », il quitte la scène.

Pour le rappel, c’est dans des cris et des hurlements à tue-tête que les fans accueillent le chanteur et le groupe sur les planches. À la grande joie de tous, Damiano enchaîne ensuite « The First Time ». Cette fois, c’est encore mieux qu’au début. Le double titre « Naked, Solitude » sonne le glas du spectacle. Un final explosif : le chanteur clôture le spectacle et passe du calme à la vitesse supérieure. Alors que le band donne encore tout son possible, Damiano quitte brièvement l’estrade pour rejoindre l’auditoire, dans les bras de ses fans dévoués. Mille baisers, remerciements sincères et poignées de main viennent clore le show.

Une superbe soirée se termine. À la prochaine, Damiano ; en espérant que ce soit au sein de Måneskin !

Setlist : « Born With A Broken Heart », « The First Time », « Mysterious Girl », « Voices », « Cinnamon », « Sex on Fire » (Kings of Leon cover), « Talk To Me », « Nothing Breaks Like a Heart (Mark Ronson cover), « Perfect Life », « Next Summer », « Sick Of Myself », « The Bruise », « Tangerine », « Zombie Lady », « Tango », « Angel », « Over », « Mars ».

Rappel : « The First Time » (Reprise), « Naked, Solitude (No One Understands Me) ».

(Photos Vincent Dufrane ici

 

(Organisation : Gracia Live)

Damian Lazarus

Smoke The Monster Out

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Get Physical aurait-il l’intention de revoir son image de label house ? En mars 2009, l’écurie berlinoise avait déjà permis à DJ Koze de concocter le superbe « Reincarnations – The Remix Chapter 2001-2009 », un artiste pourtant signé chez Kompakt. Visiblement, la tentative de diversification est à l’ordre du jour, puisque la boîte teutonne a décidé de débaucher Damian Lazarus, artiste incontournable de la scène house et fondateur du label Crosstown Rebels. Etabli aujourd’hui à Los Angeles, le Londonien est considéré comme une référence en matière de house et techno. Il est, en outre, surtout devenu notoire pour son travail accompli pour son label, ainsi que ses DJ sets.

Bénéficiant du concours d’Arthur Jeffes, « Smoke The Monster Out » constitue donc son véritable tout premier opus. Un disque qui nous dévoile la face cachée de cet artiste. Loin des clichés technos, il manifeste tout au long de cet elpee une sensibilité, une profondeur et un intimisme qu’on ne lui connaissait pas. Il dévoile même des influences qui oscillent de Photek à Bjork en passant par Jeff Buckley.

« Smoke The Monster Out » ouvre l’opus. Une plage davantage ‘deep house’, très racée, typique du label. Mais la suite ouvre rapidement de nouvelles perspectives. Les accords délicats du piano investissent « Moment », une compo sur laquelle Lazarus pose sa voix. Fragile, mais pas incontournable, il faut le reconnaître. Cependant, les beats cérébraux minimalistes et la basse dubstep font absolument merveille. Ce qui transforme ce morceau en véritable perle. Damian embrasse davantage la pop et le folk sur des plages comme « King Of Fools » ou encore l’impeccable « Bloop Bleep », caractérisée par cette voix reverb et ses envolées électro-jazz cycliques, presque magiques. Le disque s’achève par « After Rave Delightune », une superbe ballade qui démontre l’amplitude de registre de cet artiste. Non seulement Damian est sur le velours pour remettre le couvert ; mais le label, Get Physical vient de rafler une belle carte susceptible de le rapprocher du firmament de la galaxie électro house.

Damian & The London Symphony Orchestra

Damian´s Fire

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Difficile de trouver des infos sur ce Damian. Lorsqu’on arrive à mettre le doigt sur un quelconque indice, il est rédigé en allemand. Maintenant, il n’est peut-être pas très important de savoir d’où vient ce garçon produit par la division germanique de Emi. Sachez qu’il s’est acoquiné avec l’orchestre symphonique de Londres pour offrir un tapis de luxe à ses solos de flûte de pan. Une plaque qui fait un peu penser à ces vinyles qui trustent souvent les bacs à soldes ; des grands orchestres menés par des moustachus patibulaires et qui reprennent dans une clé très ‘grand public’ des morceaux tziganes ou latinos… C’est exactement ce à quoi il faut vous attendre si vous allez risquez vos tympans du côté de chez Damian. Une collection de compos tellement falotes qu’à côté de celles-ci le « Helmut Lotti goes Latino » ressemble à un album de Primal Scream. A noter qu’en guise de bonus track, Damian se fend d’une reprise du tube de l’été « Dragostea din Tei » ; tellement cornichonne qu’elle en devient hilarante.