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Danny Brillant

Revelation

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Au cours des dernières années, ce jeune chanteur/guitariste s’est forgé une solide notoriété. Agé de 37 ans, il a acquis suffisamment de maturité pour faire évoluer son blues/rock. Danny a accompli ses premiers pas, sur la scène musicale, chez Redeye Band, combo au sein duquel son père, Ken, se réservait la basse. Depuis 2002, il publie régulièrement ses propres albums. Son dernier, "Big! Live in Europe" était paru voici moins d'un an, un disque enregistré en compagnie d’un octuor impliquant une section de cuivres. Et c’est cette formule qu’il a reconduite pour ce nouvel elpee. 

Quelques notes de piano introduisent le titre maître, avant que souveraine, la voix n’entre en scène. Pas besoin de forcer pour quelle s’impose. Elle est alors soulignée par l'orgue Hammond de Richard Hammerton (NDR : il se charge également de la production ; mise en forme impeccable, il faut le mentionner). L’intervention à la trompette de David Maddison est superbe et s’intègre parfaitement dans un une ambiance latine à peine voilée. Bryant privilégie les tempos lents. Ils collent parfaitement à son style. C’est d’ailleurs dans cet exercice qu’il est le plus performant. A l’instar d’"Isolate", au cours duquel la voix autoritaire est talonnée par ses cordes largement amplifiées mais toujours chargées d’un max de sensibilité. "Liars Testament" et en finale, "Yours for a song", baignent au cœur d’un climat théâtral aux accents dramatiques. Véritable blues lent, "May I have a talk with you" a été composé par la légende Howlin' Wolf. Et Danny ne manque pas de panache pour en restituer sa version. Généreusement cuivrés, "Truth or dare" et "Sister decline" évoluent sur un tempo bien enlevé.

 

Danny Brillant

Big - Live in Europe

Écrit par

Danny Bryant n'est âgé que de 37 ans. C’est sans doute un des musiciens les plus respectés dans l’univers du blues/rock anglais. Son premier elpee, "Watching you!", remonte à 2002. En 2011, il a signé chez le label allemand Jazzhaus. Danny aime se produire au sein d’un trio ou d’un quatuor. Son dernier elpee studio remonte à l'année dernière. Intitulé "Blood Money", il avait bénéficié de la collaboration de Walter Trout et de Bernie Marsden. En janvier 2017, il avait accompli une tournée en Allemagne et aux Pays-Bas. C’est ce périple qu’il a immortalisé sur ce double long playing. Et pour la circonstance, il était soutenu par huit musiciens. Dont sa section rythmique impliquant le bassiste Alex Phillips et le batteur Dave Raeburn, ainsi qu’un guitariste rythmique, un claviériste et une section de quatre cuivres. L’œuvre est découpée en treize plages dont cinq sont issues du long playing "Blood Money", deux de "Temperature rising", paru en de 2014, et trois de "Hurricane", gravé en 2013.

Danny entame les hostilités par des morceaux issus de son répertoire, dont "Temperature rising", une excellente entrée en matière, suivi du long (10’ quand même !) et excellent "Just won't burn". Mr Bryant y démontre son talent sur les cordes, libérant en permanence un feeling bien personnel. Il nous sert "Prisoner of the blues", une autre superbe tranche de blues, transcendée par la richesse musicale de l'ensemble ; une piste traversée par une intervention à la trompette de David Maddison, qui remet le couvert sur "Holding all the cards". Les envols opérés sur les cordes par Danny sont impressionnants. Et sur "Blood Money", il en fait la parfaite démonstration. Le concert nous réserve trois belles reprises. Tout d’abord "Groaning the blues", un long blues lent signé Willie Dixon. Puis l’émouvant et tout aussi copieux "As the years go passing by", le plus grand succès décroché par le bluesman Fenton Robinson, en 1959 ; un titre repris par la suite par de nombreux artistes, dont le mythique Albert King. Sans grand éclat, le "Stop breaking down" de Robert Johnson clôt ce premier volet.

Du deuxième cd, on épinglera "On the rocks", que Danny attaque en picking, étalant toute sa virtuosité sur son instrument, dans un style digne d'Albert Collins…

Danny Brillant

Hurricane

Écrit par

Ce jeune bluesman insulaire a le vent en poupe. Flanqué de son Redeye Band, il a gravé plusieurs albums qui se sont bien écoulés sur le marché, et tout particulièrement "Just as I am", paru en 2010 et "Night life", en 2012. Son nouvel opus, il l’a publié sous son propre nom. Mais si la présence de son backing group n’est plus mentionnée, son paternel, Ken Bryant se réserve toujours la basse. En outre, la formule trio est préservée.

Danny démarre en force par "Prisoner of the blues". Puissant et percutant, ce blues rock libère énormément d’intensité dramatique. L'envol aux cordes est étincelant. "Greenwood 31" rend hommage à l'un des grands guitaristes du blues de Chicago, Hubert Sumlin, pionnier de la guitare électrique blues, et longtemps gratteur de service auprès de Howlin' Wolf. Danny restitue parfaitement le phrasé de Sumlin. Complainte blues indolente, "Can't hold on" met bien en exergue la voix expressive de Danny. L'orgue de Richard Hammerton soutient judicieusement l’ensemble, et à nouveau, la guitare est au sommet de son art. "Hurricane" adopte un profil pop, pas tellement adapté à l’artiste. Hanté par le diable, "Devil's got a hold on me" est imprimé sur un tempo boogie enlevé. Autre blues lent, "I'm broken" libère une fameuse dose d'émotion. La voix du fils Bryant, tout particulièrement. Une compo empreinte d’une grande sensibilité, au cours de laquelle, Danny libère des notes improbables. Beau à pleurer ! "All or nothing" opère une nouvelle incursion dans le pop/rock. Et elle est réussie cette fois, avouons-le ! "Losing you" nous replonge dans un univers mélancolique, un univers que Bryant aime explorer. Désenchanté, "Painkiller", le titre qui achève l’elpee, en est une nouvelle démonstration. Une compo au démarrage plus acoustique, caractérisé par les interventions d’un piano, mais également d’une mandoline, pincée par le frère cadet, Kirby. Avant que Danny ne reprenne le collier en rebranchant l’électricité.

 

Danny Brillant

Night Life

Écrit par

Danny est sans aucun doute l’un des leaders du blues rock anglais. Son Redeyeband est au sommet de sa popularité, alignant plus de 150 concerts sur l’année. Il est encore bien jeune, puisqu’il vient seulement de fêter ses 31 balais. Son expérience, il l’a forgée au fil du temps. Il confesse avoir été inspiré par Eric Clapton et Walter Trout ; mais avoue volontiers que le légendaire BB King tient aussi sa place! Ses débuts datent de 1998. Et c’est son père, Ken Bryant, qui se charge de la basse depuis cette époque. Danny compose la majorité de son répertoire, et comme il est prolifique, il compte déjà une belle brochette d’albums à son actif. Il avait déjà publié un “Live”, en 2007. Il remet donc une fois encore le couvert en gravant ce “Night life” immortalisé à Rosmalen, aux Pays-Bas.

Il est à peine monté sur les planches, que ses cordes libèrent un flot de notes incandescentes. L’intensité est dramatique. La voix puissante du jeune homme colle bien à ce rockin’ blues largement amplifié. Lorsqu’il attaque “Tell me”, tout le public est déjà derrière lui. Il torture les sonorités de sa gratte en usant et abusant de ses pédales de distorsion. Mais manifestement, il est au sommet de son art sur les plages imprimées sur un tempo lent. A ce moment là, il peut communiquer tout son ressenti, toute sa souffrance, en conjuguant sa voix menaçante et ses cordes maîtrisées à la perfection. Et il le démontre tout au long de “Just as I am”, le titre maître de son dernier opus studio, paru en 2010. Une recette qu’il applique à “Love of angels” ainsi qu’au final aussi bouleversant que dépouillé “Always with me”. On ne peut pas dire que Danny fasse dans la dentelle. Sa musique est puissante et directe. Pas étonnant qu’il ait beaucoup écouté Walter Trout.  Un exemple ? “Heartbreaker”, qui déclenche une véritable tornade. Son talent d’écriture étant limité par son style, Danny s’autorise plusieurs reprises, toutes bien saignantes : le “Master of disaster” de John Hiatt, le “My baby’s a superstar” de Buddy Guy et une bonne version mais sans surprise du “Knockin’ on heaven’s door” de Bob Dylan.

 

Danny Brillant

Just as I am

Écrit par

Danny est un jeune chanteur/guitariste. Et pour cause, il fêtera ses trente balais en juillet 2010. De nationalité britannique, il excelle dans le ‘blues rock played with passion’ comme il le décrit lui-même. Au fil des années, il s’est forgé une solide expérience ; et notamment en partageant l'affiche auprès de grosses pointures comme Carlos Santana, Walter Trout, Mick Taylor, Peter Green, Joe Cocker, Buddy Guy et bien d'autres. Il avait été très tôt remarqué par le magazine/webzine et label anglais, Blue Matters, écurie pour laquelle il avait publié successivement "Watching soul" en 2002, "Shadows passed" en 2003, "Covering their tracks" en 2005 et "Days like this" en 2006. Depuis, il signé chez Rounder ; et plus particulièrement le département Continental Blue Heaven, gravant un "Live" en 2007 et "Black & White" en 2008.

"Just as I am" constitue déjà son septième album. Danny est uniquement soutenu par une section rythmique classique. Soit son papa Ken, à la basse, et Trevor Barr, à la batterie. Une formule trio qui lui convient parfaitement. La musique de Danny est puissante. Sa voix aussi. Naturellement. Il manifeste également beaucoup de présence. Son attaque sur les cordes est assez agressive. Pas étonnant que son style soit comparé au hard rockin' blues. Nuance quand même, il existe en permanence une volonté de préserver le sens mélodique. Sur cet opus, hormis une plage, il a écrit l’intégralité du tracklising.

"Shut out of the light" nous invite à pénétrer dans l’univers sonore du Redeye Band. Danny n'a pas besoin de forcer sa voix pour se faire entendre. Elle domine largement son sujet, à la manière d'un Leslie West (ex-Mountain). Il maîtrise parfaitement ses cordes, en dispensant quelques riffs assassins, dans un style proche d'un Walter Trout, mais sous une forme bien ‘british’. Tout au long de "Blues for Buddy", il décoche des notes imparables, impétueuses, très sonores, meublant chaque espace à la manière de Buddy Guy, à qui il rend, bien entendu, un vibrant hommage. Le jeune artiste ne fait pas dans la dentelle, mais il accomplit fort bien ce qu'il entreprend. L'attitude est de toute évidence menaçante. Ses rugissements évoquent tour à tour Muddy Waters, Litghnin' Hopkins, Freddie et BB King, dont les fantômes (sauf celui de BB, bien sûr!) doivent encore en frémir. Le fils Bryant est cependant capable de varier son répertoire. Tout en y conservant l’intensité de son timbre vocal. A l’instar des ballades tendres et mélodieuses "For the last tripe" et "Every time the devil smiles". Blues lent, le titre maître embrasse un développement volontairement dramatique. Le dédoublement opéré entre les cordes, tant rythmiques que distinctes, est savamment dosé. Faut dire que la production est irréprochable. Cordes acoustiques et électriques se conjuguent sur la cover du "Master of disaster" de John Hiatt. Et sa voix colle à merveille à cette version personnelle du fameux songwriter de l'americana music. Autre plage indolente, "Day by day" libère une fameuse dose d’intensité. Pour épancher ses émotions, Danny emprunte aisément le sens dramatique. Ses accords à la gratte sont meurtriers. Le climat devient lourd et angoissant. C’est bien au sein de cette atmosphère ténébreuse, qu'il est au sommet de son art. "The hard way" campe un blues rock accablant, réminiscent de son aîné Robin Trower. L’opus s’achève dans la douceur et la quiétude d’"Alone in the dark", une plage aussi belle que mélodique, à nouveau caractérisée par ses subtils entrelacements de cordes acoustiques et électriques. Sans doute le meilleur album commis par Danny, à ce jour !

Danny Brillant

Viens Danser (Cd + Dvd)

Écrit par

Je vous confesse volontiers la réticence ressentie, lorsque ce double disque en main, je me suis dirigé vers mon lecteur CD pour découvrir les nouvelles frasques de l’auteur de « Suzette ». Car Danny Brillant incarne de prime abord et même trop bien le brave chanteur sympa pour ménagères ; celui qui traîne sa belle gueule cassée par les déceptions, mais toujours prête à aimer, car y’a pas plus beau, que l’amour évidemment… (Souvenez-vous : ‘Quand je vois tes yeux, je suis amoureux, etc…’)

Puis, en y regardant de plus près, j’ai relevé une première circonstance atténuante : l’apparition du chanteur d’origine tunisienne dans « Changement d’adresse », l’excellent film d’Emmanuel Mouret (un des seuls réalisateurs français actuels capable de rivaliser avec Truffaut ou Rohmer), sorti en 2006. Il y interprète un séducteur un brin casse- pieds, viril, trop frimeur pour inquiéter le personnage principal, au nez et à la barbe duquel il dérobe pourtant la belle proie docile, qui finit par succomber à ses charmes. Car Danny Brillant, c’est un peu ça : à première vue trop aimant pour être aimé, trop cliché pour être suspecté d’un quelconque intérêt, on n’y fait plus attention au bout d’un moment.

Et pourtant, ce double disque constitue une très bonne surprise. D’abord, le concept : un disque à danser doublé d’un Dvd pour apprendre, mouvement par mouvement, le tango, le rock et le mambo. L’idée paraît simple, il fallait pourtant y penser.

Le CD reprend une série de tubes tirés de la meilleure variété internationale (Gilbert Bécaud, Dalida, Elvis Presley, Charles Aznavour, Frank Sinatra,…), arrangés dans des versions jazzy ou latino selon les besoins, convaincantes et ainsi parées pour être dansées jusqu’à plus soif. Sur le DVD, un professeur, et parfois Danny lui-même, nous enseignent ces danses célébrant le couple et témoignent de ses états possibles : la passion, avec la part de violence qu’elle libère (le tango) ou encore la fuite et la révolte contre l’autorité (le rock). Il faut voir Danny parler de l’origine de ces rythmes et de l’émerveillement qu’il éprouve face à ceux-ci pour comprendre, s’il le fallait encore, qu’il est ici question de vraie passion et de volonté de la faire partager. Le chanteur pour dames se dévoile sous son véritable jour : honnête et touchant. Aussi bien lorsqu’il chante ou danse, que lorsqu’il évoque le couple et la rencontre, ce dont il nous a finalement toujours parlé.

En concert le 31 mai à Forest National 

MSN:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6144316

I-tunes:

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=251307699&s=143446