New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Reuben's Daughters

Mami Wata

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Pratiquement inconnu sur le Vieux Continent, Reuben Myles Tyghe est actif, depuis plus de 20 ans, sur la scène musicale rock. Issu de la région de Bath, en Angleterre, il a longtemps milité au sein de Port Erin. « Mami Wata » constitue son premier elpee solo. 

Cet artiste possède un vrai talent de songwriter. Il compose ainsi des pépites pop aux mélodies recherchées mais efficaces. Sa musique est lancinante et sa voix languissante. Sa guitare est traitée en slide sur la plupart des morceaux (« The Well », « Underwater Garden » et « Those Eyes Can’t Lie to Me »). Le tempo s’accélère le temps de « Fragile Frame », avant de reprendre son cours habituel, le reste du long playing.

Les huit titres de cet LP valent le détour. Désormais, on suivra attentivement le parcours de Reuben's Daughters.

Daughter

L’esprit stéréophonique et ludique de Daughter…

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« Stereo Mind Game », le nouvel elpee de Daughter paraîtra ce 7 avril 2023. Il fait suite à « Not to Disappear » (2016) et la bande originale « Music from Before the Storm » (2017).  

Après plus d'une décennie passée à dépeindre les émotions les plus sombres, Daughter présente son disque le plus optimiste à ce jour.

La connexion et la déconnexion imprègnent les douze chansons de « Stereo Mind Game », au sens propre comme au sens figuré. Au cours des années qui se sont écoulées depuis « Music from Before the Storm », le groupe s'est éloigné de sa base londonienne initiale. Aguilella s'est installé à Portland, dans l'Oregon, Haefeli à Bristol, en Angleterre, et a consacré du temps à ses propres projets (notamment le premier album solo de Tonra, sous le nom d'Ex:Re, en 2018). Cependant, malgré la distance physique –encore exacerbée par la pandémie– les musicos de Daughter ont continué à se rencontrer et à écrire ensemble. Produit par Haefeli et Tonra, « Stereo Mind Game » a été écrit et enregistré dans divers endroits, notamment à Devon, Bristol et Londres (Royaume-Uni), San Diego (CA), Portland (OR) et Vancouver (WA).

Son nouveau single, « Swim Back », extrait l’elpee, est disponible sous forme de clip

 

 

King’s Daughters & Sons

If Then Not When

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La formation de Louisville (Kentucky) nous livre un magnifique premier album, en équilibre constant entre puissance et fragilité, mais toujours mélancolique et plutôt sombre.

Le collectif se compose de Kyle Crabtree à la batterie, Todd Cook à la basse, Rachel Grimes au piano ainsi que Joe Manning et Michael Heineman aux guitares. Ces trois derniers participent aux vocaux.

Parfaitement maîtrisé et dépouillé, il nous régale de sonorités acoustiques post-rock et folk/indie : grattes sèche et électrique, piano délicat, batterie et basse lourdes. Le plus souvent à trois voix, les 8 titres de cet opus sont savamment écrits et denses.

A l’image de sa présentation graphique (aquarelle dans les tons sable et photos de nature sépia), le Cd déroule ses mélodies avec une grande fluidité et beaucoup de cohérence.

Intrinsèquement chaque morceau alterne sans cesse entre douceur des voix, du piano et de la guitare sèche et force voire lourdeur des rythmes, souvent lancinants, de la batterie.

Duo vocal féminin/masculin soutenu par un piano et une guitare, « The Anniversary » évoque Angus et Julia Stone. « A Storm Kept Them Away » affiche l’exceptionnelle virtuosité de l’ensemble : on sent l’orage arriver, puis éclater ; on entend presque les gouttes ruisseler sur la vitre et le vent secouer les branches des arbres. « Volonteer » est une perle de tendresse. On a l’impression d’être pris dans les bras, enlacé, réconforté par ce morceau qui ferait fondre un iceberg.

Cinquante minutes pour se laisser aller à la rêverie. Un album touchant et attachant dont on ne peut très vite plus se passer.

 

Joker’s Daughter

The Last Laugh

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Où et quand s’arrêtera-t-il ? L’infatigable Brian Burton, plus connu sous le nom de Danger Mouse, poursuit tranquillement sa ronde musicale. Après des travaux solos (le fameux « Grey Album ») ou au sein de Gnarls Barkley, des productions pour le compte de Beck, Gorillaz, The Black Keys, et autres collaborations opérées en compagnie de Sparklehorse, Burton s’associe à la musicienne et chanteuse anglo-grecque Helena Costas pour former Joker’s Daughter. « The Last Laugh » est le résultat d’une association entamée en 2003, lorsque Costas avait refilé au producteur quelques démos qui avaient provoqué leur petit effet sur ce dernier. 

Six ans plus tard, le projet a enfin pris forme. Le duo délivre une première série de quatorze ritournelles à la production inévitablement bien léchée. D’ailleurs, c’est essentiellement sur la mise en forme que repose tout l’intérêt de la plaque. La voix de Costas, à priori plutôt banale, prend tout sens lorsque les premiers bidouillages de Danger Mouse font leur apparition. La combinaison de ces deux sources débouche alors dans un univers folk on ne peut plus décalé. Les mélodies sont ultra-fouillées et peuvent parfois emprunter une tournure surprenante (« Chasing Ticking Crocodile », « The Running Goblin », « Jessie the Goat »). En attendant la concrétisation de son projet en compagnie de James Rercer (The Shins), le désespérément talentueux Danger Mouse, dont le Cv s’enrichit d’une réussite de plus, peut dormir sur ses deux oreilles.

 

Sons & Daughters

This Gift

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Sons and Daughters est né en 2001. A cette époque, Bethel (guitare) and Gow (drums) tournait en compagnie des Zephyrs et d’Arab Strap. Au sein d’un projet en duo. Ils seront ensuite rejoints par Ailidh Lennon, puis par Scott Paterson, et commencent à enregistrer. En 2003, ils concoctent leur premier elpee. Autofinancé il s’intitule « Love the Cup », et paraît sur le label Ba Da Bing Records. Rapidement, ils sont repérés par Domino, où tout commence réellement pour eux. Cette situation leur permet de partager la scène aussi bien avec Morrissey, Throwing Muses ou encore les excellents Franz Ferdinand.

Paru en 2005, « The Repulsion Box » n’avait rencontré qu’un succès mitigé. « This Gift » constitue un chouette cadeau pour le début de cette nouvelle année. Il faut dire que pour enregistrer cet opus, le combo n’a pas lésiné sur les moyens ! Il a ainsi reçu le concours de Bernard Butler (NDR : l’ex guitariste de Suede) à la production.

Dès le début de l’elpee, le son brut digne des meilleures soirées garage donne le ton. « Gift Complex », tube issu de leur troisième essai, constitue d’ailleurs un aperçu très large du style pratiqué par le quatuor de Glasgow. Leur rock bien carré fonctionne à merveille tout au long de l’elpee. On a même parfois envie de pogoter. Le morceau maître allie efficacement les voix d’Adele Bethel et de Scott Paterson, sur un tempo drôlement efficace alimenté par la guitare, la basse et batterie! Rock déjanté, « House In My Head » est encore un titre susceptible de vous lancer dans un pogo. En outre si la guitare est nerveuse, elle alimente une BO fictive, au cours de laquelle, comme lors d’un western, on imagine être à la poursuite des Sioux!

Maintenant, il est vrai que tous les amateurs de garage/rock ne vont pas sauter de joie au plafond. Reprochant même à l’elpee, un certain manque de relief. Personnellement, j’estime qu’il dispense suffisamment d’énergie et de dynamisme pour faire la différence. Maintenant, il est vrai que c’est une question de goût. N’empêche, les nostalgiques de Blondie –et surtout de sa voix– devraient y retrouver leur compte.

Sons & Daughters

Love The Cup

Nouvelle signature de Domino, qui décidément joue ces temps-ci au furieux chasseur de têtes. Rock’n’roll, les bouilles. Du moins c’est ce qu’on croit à l’écoute du titre d’ouverture de cet EP (7 morceaux), garage à souhait, tendance The Kills. Deux voix se répondent, en pleine combustion sensorielle : c’est Adele Bethel, déjà entendue chez Arab Strap, et Scott Paterson. A deux ils forment un beau couple, électrique et sensuel, comme si les Thompson (Linda et Richard) avaient eu 20 ans en 2000 et découvraient le rock’n’roll d’aujourd’hui, celui qu’on trouve à New York et Stockholm. Minimaliste, en tout cas : une guitare, une batterie. L’épine dorsale du rock qui prend aux tripes, avant de vous les faire vomir. Parfois la tension se relâche (« Start To End »), mais jamais pour longtemps : le Velvet, PJ Harvey, Gun Club,… Ils sont passés par là. Et Johnny Cash, figure tutélaire de cet EP incendiaire, honoré par un titre à son nom (une claque). Sons and Daughters ? Une question de filiation. Avec tel arbre généalogique, ces deux-là peuvent être fiers.

Buffalo Daughter

Psychic

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Quatrième long format pour ces Japonais signés jadis sur le défunt label des Beastie Boys. Le moins qu’on puisse dire est que les membres de Buffalo Daughter n’aiment pas les choses trop faciles. En à peine 5 morceaux pour un total de 50 minutes, cet opus presque instrumental reproduit un format qu’on avait plus aperçu depuis les sombres heures du rock progressif… En parlant de ce genre musical, on peut dire qu’il n’est jamais loin dans les élucubrations de nos Nippons. La première trace de la plaque possède quelques caractéristiques du space rock : rythmiques et guitares plombées, chapelets de notes répétitives jouées très rapidement. Pour leurs compositions, nos amis partent d’un motif mélodique simple et y ajoutent plusieurs couches de synthés, bruitages et chœurs élégiaques qui ne sont pas sans rappeler les travaux de leur compatriote Cornelius, le côté pop en moins. C’est plus ou moins ce à quoi vous pouvez vous attendre sur « Cyclic », « Pshychic A-Go-Go » et « 303 live ». De son côté, « Chihuahua Punk » flirte avec l’électronica bourrée d’accidents rythmiques et de recherche sonores de gens comme Matmos. Enfin, titre dont la mélodie évoque les moments calmes de Stereolab, « S.O.I.D. » constitue le moment le plus ‘classique’ de l’album. A l’arrivée on obtient un album étrange mais qui exerce une force d’attraction de plus en plus grande au fil des écoutes…