L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Destroyer

Le boogie de Dan Bejar

Destroyer publiera son nouvel elpee, « Dan's Boogie », le 28 mars 2025. L'annonce est accompagnée d'un clip réalisé par David Galloway pour le single « Bologna (feat. Fiver) ».

« Bologna » est un recadrage radical du milieu Destroyer. Il s’agit de la première chanson que Bejar a écrite pour le groupe, dans laquelle il s'imagine comme un personnage secondaire. Il fonctionne comme un commentaire en coulisses de l'action principale de la chanson, piégé dans la salle verte miteuse de la pochette de Dan's Boogie, tandis que Simone Schmidt de Fiver agit comme une personne en cavale. La voix de Schmidt, dure et expressive, perce à travers le brouillard de la scène.

Bejar déclare : ‘Je n'ai pas écrit beaucoup de chansons comme « Bologna ». J'ai eu du mal à chanter le premier et troisième couplet, les parties les plus importantes de la chanson. Elles avaient besoin de gravité et de cran. La menace de disparaître devait être réelle. J'ai donc appelé Simone.’

« Dan's Boogie » est un album révolutionnaire pour Destroyer. A cause des chansons qui couvrent le vaste spectre que lui et ses collaborateurs ont établi pour eux-mêmes : des épopées pop à grand spectacle, des ballades personnelles au piano, et des œuvres d'humeur brûlantes qui brouillent les lignes entre la compo, le roman et le cinéma.

Le clip consacré à « Bologna » est disponible ici

 

 

Destroyer

Have We Met

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On ne présente plus le fantasque et talentueux Dan Bejar et son magnifique navire Destroyer. Le ‘dandy indie’ est actif depuis 1995 déjà et avait atteint des sommets sur le mal nommé « Kaputt », en 2011. Le natif de Vancouver est donc aujourd’hui de retour, pour publier « Have We Met » un LP élégamment illustré par Bejar en crooner débraillé…. Après le plus difficile d’accès « Ken », sorti en 2017, ce nouveau chapitre revient vers un son plus ample et des morceaux plus rythmés (« It Just Doesn’t Happen ») tout en conservant ce côté mystérieux qui lui sied à merveille. Les sonorités sont toujours bercées par les eighties, les claviers sont omniprésents et les textes –bien entendu– abstraits ! Bejar semble incarner à merveille une version désabusée et alternative des années 80’s, grâce à des morceaux élégants, pop mais légèrement expérimentaux, tout en recelant leur part de ‘darkness’… Un artiste aujourd’hui devenu majeur…

Destroyer

Thanks for braving the storm !

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‘Thanks for braving the storm !’ ce sont les mots de remerciement adressés au public par Dan Bejar (alias Destroyer) pour clôturer son set. Il est vrai qu’il fallait s’armer de patience et de courage pour rejoindre la capitale quelques heures plus tôt. Tempête de neige et routes glissantes étaient au rendez-vous. Ce n’est d’ailleurs qu’au pied levé que votre serviteur remplace son confrère Adrien, forfait de dernière minute. Mais surprise à l’arrivée, bien que pas sold-out, la Rotonde est pleine à craquer, ce soir…

Nicholas Krgovich se charge d’ouvrir la soirée. Ce songwriter et multi-instrumentiste canadien est surtout connu pour avoir milité au sein de différentes formations. Il n’a entamé sa carrière solo que depuis quelques années. Ce soir, il berce l’assemblée de ses ballades folk réconfortantes. D’ailleurs la plupart des spectateurs restent assis. Seul au clavier et assez laconique durant une grande partie du set, le Canadien va se lâcher tout à la fin. Il nous parle longuement de son périple qui se termine ce soir et de la météo belge. Ou encore de sa crainte de reprendre l’avion par ce temps agité. Il invite ensuite plusieurs musiciens de Destroyer (le batteur, bassiste et saxophoniste) à le rejoindre sur les planches. Grand fan de Sade, il clôture le show par « Somebody broke my heart » (NDR : une histoire, inspirée de son histoire vécue, selon ses propos). 

Il est facile de voir que cette date est la dernière d’une longue tournée européenne. En effet Dan Bejar (alias Destroyer) arrive en titubant sur le podium. Visiblement éméché, il n’a pas moins de trois verres à la main (un de bière nationale, un de vin et un autre d’alcool). Il s’appuie tout au long du concert sur son pied de micro. Cheveux hirsutes, pantoufles aux pieds et chemise débraillée, il ressemble à un type, tout juste réveillé au lendemain d’une bonne cuite. Mais sa voix balaie rapidement la Rotonde, et nos doutes sur sa prestation vont vite s’envoler. La set list fait une part belle au dernier album « Ken » (NDR : ce qui tombe bien car il figure dans le Top 20 consacré à l’année 2017, de votre serviteur).

« Sky’s grey » ouvre le bal. Les compos oscillent entre titres introspectifs un peu sombres, et morceaux caractérisés par des envolées de guitares et cuivres. Un peu plus tard, « Tinseltown Swimming in Blood », au cours duquel les notes de basses sont bien accentuées, se révèle davantage post punk. L’ombre Mark Sandman (Morphine) plane aussi au-dessus de certaines compos. Sur « Chinatown », le saxophoniste passe allégrement de son instrument à une boîte de bidouillages sonores. Alors que « Cover from the sun » monte en crescendo, les vocalises semblent calquées sur celles de Brett Anderson (Suede). Bref, Destroyer est bien plus qu’une parenthèse dans la longue vie artistique du Canadien qui participe également aux aventures de  New Pornographers et Swan Lake. Et il le prouve une dernière fois lors du rappel en s’autorisant un « Bay of pigs » développé, au cours duquel le trompettiste et le saxophoniste vont se révéler particulièrement affûtés.

(Organisation : Botanique)

Destroyer

Pro jusqu’au bout des ongles…

Écrit par

La dernière fois que Dan Bejar s’est produit au Botanique, c’était il y a plus ou moins un an. En compagnie de The New Pornographers, super groupe impliquant notamment Carl Newman et Neko Case. Et le set avait été sauvé par sa présence, alliant à la fois classe et désinvolture. Il revient donc, mais à la tête d’un autre projet, Destroyer. « Kaputt », son avant-dernier album a fait forte impression. Il vient, en outre, d’en publier un nouveau, « Poison Season ». De quoi espérer un set live conséquent de la part du collectif canadien. D’ailleurs, le public est nombreux pour accueillir la formation. La Rotonde est même sold out.

La première partie est assurée par une jeune compatriote. Egalement torontoise. Jennifer Castle est venue défendre son dernier elpee baptisé « Pink City ». Difficile de se faire une idée correcte du potentiel de cette artiste, quand on n’assiste qu’à la fin de sa prestation. Mais vu le peu d’engouement manifesté par l’auditoire –encore dispersé à cette heure– il faut croire que son set n’a guère convaincu. Faut dire qu’assurer seule, armée d’une gratte, un supporting act est plutôt casse-gueule…

Un peu après 21 heures, Destroyer monte sur l’estrade. Arborant une barbe de plusieurs jours –comme d’habitude– Dan est soutenu par un septuor. Trois ans déjà que le line up du natif de Vancouver demeure stable. Ce qui explique sans toute pourquoi la musique du groupe est de plus en plus homogène. Au sein du backing group figurent un drummer, deux guitaristes, un claviériste, un bassiste, un trompettiste et un saxophoniste. Les arrangements réalisés en studio, les musicos parviennent à les reproduire en ‘live’. Ce qui n’est pas une sinécure, quand on connaît leur subtilité. Surtout ceux des deux derniers opus. Autrement dit, Destroyer ne triche pas sur la marchandise.

L’excellent « Bangkok » ouvre le set. Tout est parfaitement mis en place. Jamais le son ne souffrira de la moindre faiblesse. Et l’interprétation des morceaux est impeccable. Le trompettiste et le saxophoniste impressionnent. La voix du Canadien transpire de sensualité et de désinvolture. La setlist est essentiellement puisée au sein du dernier LP ; à l’instar de « Times Square » ou encore « Force from Above ». Ce qui n’empêche pas Bejar de puiser au sein d’une imposante discographie constituée de onze albums. Il va ainsi notamment repêcher « Chinatown » (« Kaputt ») ou encore le splendide morceau maître de « Rubies ». La qualité des titres proposée est donc au rendez-vous. Pour l’ambiance, il faut reconnaître que Dan n’est guère extraverti. Et ce n’est pas ce soir qu’il va changer de comportement. D’autant plus qu’on vient de lui annoncer qu’il souffrait d’une pneumonie. Le plus souvent, il se contente de poser ses textes, le micro entre les mains et les yeux fermés, avant de s’accroupir pour laisser le champ libre à son équipe. Hormis deux mots de remerciements, il n’est pas très loquace et surtout ne respire pas la joie de vivre. Néanmoins, son attitude n’altèrera jamais la prestation d’ensemble de la formation. Faut dire qu’elle est drivée de main de maître par un professionnel jusqu’au bout des ongles…

(Organisation : Botanique)

Destroyer

Five spanish songs (Ep)

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Deux ans après avoir publié le formidable « Kaputt », Dan Bejart, alias Destroyer, dévoile une nouvelle facette de son art. Avouant une aversion pour la langue anglaise, le Canadien a décidé d’adopter l’espagnol, seule idiome qu’il maîtrise suffisamment pour le chanter. Et lors des sessions d’enregistrement de cet Ep, Bejart a reçu le concours d’Antonio Luque.

Sculpté dans le folk rock, ce disque s’inscrit dans la lignée de son dernier opus, même si sporadiquement des effluves hispaniques pointent le bout du nez. Et le songwriter s’en sort une nouvelle fois sans la moindre égratignure. Les mélodies sont superbes, et certaines d’entre elles sont terriblement contagieuses, à l’instar de « Del Monton » ou « El Rito ». Mais le sommet de l’Ep est incontestablement atteint sur « Babieca ».

La langue de Cervantes lui va au final plutôt bien et ce « Five Spanish Songs » constitue un excellent Ep qui devrait nous permettre de patienter jusqu’à la sortie de son prochain long playing…

 

Destroyer

Au bord de l’ivresse…

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En juillet dernier, Dan Bejar s’était produit sur la Plaine de la Machine à Feu. Après Dour, il est donc de retour, mais au Botanique, pour défendre une nouvelle fois son dernier opus, publié il y a quelques mois, « Kaputt ». Personnage illustre de la scène indie-pop, Bejart est certainement un des musiciens canadiens les plus inspirés de cette dernière décennie. Outre son projet personnel Destroyer, pour lequel il a déjà gravé une dizaine d’albums, le natif de Vancouver est également impliqué dans d’autres aventures ; et en particulier chez The New Pornographers et Swan Lake.

Pas de supporting act, ce soir. Tant mieux. D’une part, le dimanche, je n’aime pas trop rentrer chez moi aux petites heures. Et si mon souhait est exaucé en évitant de devoir me farcir une première partie –trop souvent médiocre– c’est tant mieux. La Rotonde n’est pas comble (NDR : il faut dire qu’à l’AB, se produit The Beach House…)

Le concert débute donc à 20h00 pile. Béjar et sept musicos montent sur l’estrade. Un batteur, deux guitaristes, un trompettiste, un bassiste, un claviériste, un saxophoniste (entre autres) et, bien entendu, au beau milieu du podium Dan, qui se réserve le micro. La soirée s’annonce riche en instrumentation. Le set s’ouvre par les meilleures compos issues de ses précédents opus ; et en particulier « Your Blood », « Rubies » ou encore « European Oils ». Parfait ! Si Bejart signe le répertoire de Destroyer, il est loin d’être un despote. Il lui arrive de s’effacer afin de laisser son backing band s’exprimer. Des moments au cours desquels il s’agenouille et en profite pour se désaltérer...

Après avoir dispensé ces titres ‘énergiques’, on se demandait quand même comment le collectif allait se débrouiller pour reproduire le climat sensuel de « Kaputt », sur les planches. Mais également, comment la forme 80’s de cet opus allait être restituée. Et bien on est immédiatement rassuré. La formation impressionne par sa facilité à maîtriser son sujet. En outre, le saxophoniste tire parfaitement son épingle du jeu. Dan est un poète. Son aura irradie son entourage ; et on ne peut que tomber sous le charme. Il récite ses textes, des textes torturés, empreints de passion. Les plages de son plus récent long playing s’enchaînent : « Chinatown », « Kaputt », « Blue Eyes », « Savage Night at the Opera », … Après une heure de prestation, la troupe se retire quelques minutes, avant de revenir sur l’estrade (NDR : comme si on ne s’en doutait pas !)

Destroyer clôture son spectacle par « Bay of Pigs (detail) », une chanson qui va rencontrer un petit problème technique, démontrant au passage, que cette prestation était bien ‘live’. Et puis que cette technique est parfois imprévisible.

Poète des temps modernes, humble et talentueux, Dan Bejar et son team nous ont accordé un excellent concert. Et si de nombreux spectateurs sont demeurés assis tout au long de la soirée, l’atmosphère s’y est révélée chaleureuse, presque voluptueuse, grisante même…

(Organisation Botanique)

 

Destroyer

Kaputt

Écrit par

A contrario du patronyme à consonance guerrière, Destroyer n’est pas un énième groupe de Death-Metal, mais un projet du très prolifique Dan Bejar, actif tant chez Swan Lake que The New Pornographers. Et, s’il est question de destruction ici, c’est seulement celle des carcans musicaux classiques… quitte à ce que ce soit opéré à l’encontre du bon goût !

Formation à profil variable, Destroyer est né en 1995, et « Kaputt » constitue déjà son 9ème album. Pour décrire sa musique, l’artiste canadien évoque une forme d’‘European Blues’. Parfois envoûtante, elle est empreinte d’une grande sensibilité ; mais très riche, elle s’avère assez difficile à décrire. Un style qu’on pourrait qualifier, mais sous les réserves d’usage, d’indie-glam inspiré et luxuriant, véhiculant des textes abstraits et poétiques. Une rencontre hypothétique entre Bowie et Pavement, en quelque sorte.

« Kaputt » est une œuvre qui ne s’impose guère de limites. « Songs for America » évoque inévitablement le Duke, une compo cuivrée, éclaboussée de saxos dégoulinants circa 80’s et d’interventions de trompette. Plus délicat « Blue Eyes » est enrobé de chœurs féminins. Constamment à cheval entre l’exubérance des eighties et le rock indie des nineties, Béjar compose également des chansons pop lyriques et bouleversantes. A l’instar de « Chinatown » ou du titre maître qu’il chante d’un timbre légèrement nasillard. Les synthés vaporeux côtoient constamment les guitares voire même les flûtes, comme sur le kitch « Suicide Demo for Kara Walker », une plage superbe de plus de 8 minutes.

Plus accessible que ses œuvres précédentes, « Kaputt » privilégie les morceaux à tiroirs, un peu dans l’esprit de la version longue de « Bay of Pig », qui figurait sur l’Ep précédent.

En concert ce 26 juin au VK de Bruxelles.

 

Destroyer

Trouble In Dreams

Écrit par

Pour son huitième essai solo, le New Pornographer Daniel Bejar ne s’est pas trop creusé la cervelle. Motivé par le succès critique de « Destroyer’s Rubies », son essai précédent publié en 2006, l’interprète prolifique nous offre un « Destroyer’s Rubies 2 ». Probablement en mal d’inspiration, Bejar reprend les choses exactement où il les avait abandonnées. Pour le meilleur comme pour le pire. Le meilleur d’abord. Des morceaux tels que « Blue Flower/Blue Flame », « The State », « Libby’s First Sunrise » et surtout « My Favourite Year » démontrent le talent exemplaire du Canadien. Malgré des vocalises parfois assez saumâtres, il parvient cependant à séduire. Une explication : l’intelligence incontestable de ses arrangements.

Ce qui ne l’empêche pourtant pas de mettre le pied dans le plat sur certains morceaux beaucoup moins consistants. « Shooting Rockets (From The Desk Of Night’s Ape) », « Plaza Trinidad », « Rivers » ou « Introducing Angels » affaiblissent l’ensemble et tracent le diagramme de notre analyse de ce « Trouble In Dreams », en dents de scie. Mais si on écarte ces quelques plages dispensables, le nouvel essai du leader des New Pornographers et de Swan Lake vaut pleinement le détour. 

 

Destroyer

Your blues

Écrit par
Destroyer est le projet de Daniel Bejar, membre du collectif canadien The New Pornographers. Un projet sur lequel il travaille depuis la mi-nineties. « Your blues » constitue son sixième essai. Un disque pour lequel il a uniquement reçu le concours de David Carswell, le guitariste des Smugglers et John Collins le bassiste des N. P. ; le duo se chargeant de la production. Hormis quelques percus, la guitare sèche de Dan et sa voix au faux accent cockney, l’expression sonore est entièrement synthétisée. Même les orchestrations symphoniques. Certains médias l’ont même déjà baptisée ‘synthphony’. Dans un style tour à tour fragile, emphatique, baroque, cabaret, décadent, théâtral ou mélancolique, qu’on retrouve à des degrés divers chez Young Marble Giants, Magnetic Fields, Scott Walker, Divine Comedy, Pulp, Prefab Sprout et le Bowie de l’époque « Berlin » voire « Hunky Dory ». Une constante dans cette œuvre audacieuse, presque conceptuelle : l’esthétisme. Mais un esthétisme qui demeure dans les limites de l’univers de la pop mélodique. Une nuance, mais elle est d’importance !