Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Devastations

Coal

Écrit par

En 2002, après seulement quatre concerts, la jeune formation de Devastations est invitée à assurer la première partie des Tindersticks lors de leur tournée australienne. Une marque de reconnaissance qui n’a rien d’étonnant, tant la qualité des compositions a largement de quoi séduire les amateurs de sons doux, mélancoliques, sombres mais bienfaisants. Lors de la sortie du premier album éponyme (en 2003), Karen O des Yeah Yeah Yeahs clamait que c’était ‘ la plus belle chose qu’elle ait entendue cette année-là’. Bizarrement, derrière un nom de baptême que n’aurait pas renié un groupe de metal slave, se cache une apaisante cascade de chansons dont la voix dicte le rythme. Une voix suave, non forcée, dont le timbre rappelle parfois celui de Leonard Cohen dans sa façon de s’étirer sans jamais oser s’envoler. Le piano, présent sur chaque titre de ce deuxième album, apparaît comme le second élément essentiel de la barque et ne lâche jamais prise jusqu’au dernier (et magnifique) morceau de clôture où il est rejoint par un… violon. Tout au long de la promenade, le trio australien (désormais établi à Berlin pour les raisons qu’on imagine) déborde d’arguments et manifeste une cohérence mélodique exemplaire. Un disque à placer entre le salon et la chambre, voire dans une salle à manger où dansent quelques chandelles sur fond de tête-à-tête.

The Devastations

The Devastations

Écrit par
Les Devastations ont accordé leur premier concert en septembre 2002. Après 4 ou 5 dates, ils ont été invités à assumer le ‘supporting act’ des Tindersticks, lors de leur tournée australienne. Faut dire que la formation est issue de Sydney et que leur réputation a rapidement dépassé les frontières du pays des kangourous, lorsque le légendaire guitariste de Birthday Party, Kevin S Howard, leur a consacré un article élogieux, dans la presse spécialisée. Il les a même rejoints sur scène, à l’une ou l’autre reprise. En outre, le trio a également collaboré à la confection d’une bande sonore cinématographique, sur l’initiative d’Alexander Hacke, leader du groupe allemand légendaire Einsturzende Neubauten. Vous soupçonnez donc fort que la musique des Dévastations concède des affinités avec celle des Tindersticks et de Nick Cave ? Et vous n’avez pas tout à fait tort. A cause du baryton profond de Conrad Standish, également préposé à la basse. Mais nuance, et elle est de taille, il partage régulièrement le chant avec une invitée. En l’occurrence l’ex Luxedo, Emilie Martin. Lors de duos qui ne sont pas sans rappeler les exercices de style opérés par Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Et sous cette forme, les titres y sont beaucoup moins sinistres, nonobstant des lyrics qui traitent de thèmes aussi joyeux que le chagrin, la rupture, la solitude, et j’en passe et des meilleurs. Une Emilie qui se charge également des parties de violon. Et en particulier sur les deux fragments les plus ténébreux, « Previous crimes » et « You can’t reach me now ». Maintenant, il ne faut pas sous-estimer le rôle des deux autres membres du groupe. Tout d’abord, le drummer Hugo Cran : sobre et efficace. Et puis du guitariste/pianiste, Tom Carlyon. Ses interventions peuvent même se révéler meurtrières. A l’instar du décapant « Hold me ». Ou encore douloureuses. Tout a long de l’intimiste, indolent, mais tellement vibrant « Under ». Maintenant, cet opus explore d’autres horizons sonores. Et je pense tout particulièrement au lancinant « We will never drink again », caractérisé par un harmonium omniprésent. Au rock très carré « Loene ». Et enfin à « He was’nt like that when I knew him ». Digne d’Ennio Morricone, cet instrumental aurait pu servir de ‘soundtrack’ à un western spaghetti. A mon humble avis, lorsque les Devastations auront totalement digéré leurs influences, il faudra compter avec eux…