Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Liz Mandeville

Heart 'O' Chicago

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Etablie à Chicago, Liz Mandeville est une chanteuse de blues. Compositrice prolifique, elle gratte également de la guitare. En outre, elle a également monté son propre label, Blue Kitty Music. Originaire du Wisconsin, elle s’est installée dans la Cité des Vents, en 1979. Elle s’était alors mariée à Willie Greeson qui militait au sein du Legendary Blues Band, une formation qui réunissait des musicos qui avaient sévi dans le Muddy Waters Band. Elle s'est d'abord révélée sous le nom de Liz Mandeville Greeson. Le nom de son mari a disparu, suite à l’échec de son union! Elle a longtemps travaillé auprès du bassiste Aron Burton, mais également bossé en compagnie de Willie Kent, Maurice John Vaughan et Michael Coleman. De couleur blanche, cette dame est parvenue à se forger une notoriété dans la plus grande ville de la région du Mid-Ouest. Ce qui n'était pas gagné d'avance. Elle vient de graver son sixième LP personnel.

Liz drive son propre groupe, les Blue Points, un combo au sein duquel militent le Japonais Minoru Maryama à la guitare, Darryl Wright à la basse et Jeremiah Thomas à la batterie. Un claviériste et une section de cuivres complètent le line up. Et suivant la tradition, quelques invités ont poussé la porte du studio. Quoique blues, "Heart 'O' Chicago" est largement teinté de soul, et notamment à caractère Stax et Muscle Shoals.

Liz Mandville s'échauffe sur "Cloud of love", un R&B bien dansant. Sa voix est claire. Elle conserve cependant une réserve de puissance conséquente. Les cuivres sont bien mis en exergue. Le prestigieux Eddie Shaw, autrefois leader du Wolf Gang, backing group de Howlin' Wolf, est venu renforcer l’ensemble de son sax ténor. Il émane de ce titre, un funk naturel, balisé par les interventions de basse de son compagnon Darryl et l'orgue Hammond de Miss Joan Gand. Elle adopte un timbre plus grave pour aborder "These blues", une ballade swing jazz au cours de laquelle Joan passée au piano, Minoru brille aux cordes et les cuivres se révèlent particulièrement en verve. "Don't doubt my love" est un titre de soul classieux. Liz et Charlie Love (ex-Casey Jones Revue), un grand spécialiste du style, se partagent les vocaux. Contemporain, dansant, "So called best friend" est un Chicago blues coloré par l'orgue Hammond et souligné par les interventions de Billy Branch à l’harmo. La voix de Liz est au sommet de son art sur "Quit me on a voice mail", un R&B très lent, abordé dans l'esprit du southern soul de Memphis. Elle y injecte toute sa sensibilité, épanche tout son vécu, face à l'orgue Hammond, le saxophone ténor troublant d'Eddie Shaw et les cordes mélodieuses de Maruyama. Imprimé sur un bon tempo, "Party at the end of time" est un Chicago blues plus conventionnel, marqué par le retour de Branch à l’harmonica. Et ses interventions sont vraiment atmosphériques. Les cuivres reviennent à la surface sur "Silver's lining", un blues rythmé destiné à la danse. "Tig Tok" est une composition qui accroche instantanément. Une compo de pop/r&b à la mélodie légère, tapissée par l'orgue Hammond. Les cuivres servent de rampe de lancement à la guitare, alors que Miss Mandville ne cesse de relancer le Tig Tok! Enchantée, elle empoigne sa gratte électrique et nous sert une tranche funk bien brûlante intitulée "Why would a woman sing the blues". Charlie Love revient servir de partenaire vocal pour le blues enlevé "Smart women foolish choices", une piste balayée par la trompette de Wade Baker, alors que Minoru semble bien avoir rechargé ses accus à la six cordes. "Life is like a wave" clôt l’elpee. Un pur bonheur ! Du blues très fifties dont le tempo semble avoir été emprunté à Jimmy Reed. Liz est toujours à la gratte, pendant que Dizzy Bolinski, une étoile montante de la Cité des Vents souffle passionnément dans son harmonica. De toute bonne facture, ce long playing propose onze compos originales également produites par Liz Mandeville…

 

Mink DeVille

Live at Montreux (Dvd + Cd)

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William Boray, alias Willy DeVille, nous a donc quittés ce 6 août 2009. Il était né le 27 août du même mois. En 1953. A New York. Il était d’origine portoricaine. Sa musique ne pouvait que transpirer des influences latines. Mais aussi, r’n’b et rock’n’roll. Paradoxalement, il va participer à l’éclosion du mouvement punk américain, à l’instar de Richard Hell & The Voivods, Blondie, Ramones, New York Dolls, Dead Boys, Patti Smith, Talking Heads ou encore Television. Plus artistique et intello, cette scène était aussi beaucoup moins exclusive qu’en Grande-Bretagne. De 1974 à 1986, Willy va se produire au sein de son propre groupe, baptisé Mink DeVille, avant d’embrasser une carrière solo.

Le 13 juillet 1982, Mink Deville se produit dans le cadre du festival de Montreux, en Suisse. Le groupe est alors au sommet de sa forme. Outre le latin lover exotique (NDR : ses compos parlent d’amour, de passion et de femmes fatales), le line up implique alors le saxophoniste Louis Cortlezzi, le claviériste Kenny Margolis, le guitariste Paul James, le bassiste Joey Vasta et le drummer Tommy Price. Le Dvd et le Cd immortalisent ce concert. Les compos sont identiques sur les deux plaques. Deux fois 18 titres trempés dans la soul, dont les remarquables « Cadillac Walk », « Savoir faire », « Love & emotion », son succès planétaire « Spanish Stroll » et en finale une cover bouleversante du « Stand by me » (NDR : signée Ben E. King, cette chanson a fait l’objet de multiples versions, dont les plus populaires sont probablement celles d’Elvis Presley et de John Lennon). Et le reste des compos est de la même trempe. J’accorderai quand même mon coup de cœur au Dvd qui reflète parfaitement l’intensité émotionnelle dispensée lors d’un set dispensé par Mink DeVille, à l’époque. En outre, le son est excellent (sauf en tout début de parcours).

 

Willy DeVille

Willy DeVille s’est éteint à l’âge de 55 ans.

Écrit par

Né le 27 août 1953 à New York, Willy Deville –de son vrai nom Willy Boray– s’est éteint ce 6 août 2009. Atteint d’une hépatite C, il est décédé des suites d’un cancer du pancréas. Issu de la scène punk rock new-yorkaise, au sein de laquelle il a côtoyé Johnny Thunders, les Ramones, Television, les Talking Heads et bien d’autres, il a surtout récolté du succès sur le Vieux Continent. Et tout d’abord en 1977, lorsqu’il a sorti ce single mémorable intitulé « Spanish Stroll ». C’était encore l’époque de son groupe Mink Deville. Une décennie plus tard, il embrassait une carrière en solitaire. Davantage orientée vers un style de crooner romantique (NDR : Willy vouait une véritable vénération à Edith Piaf et au pianiste/chanteur/compositeur Charles Dumont). Responsable d’une musique mêlant R&B, blues urbain des 50’s et 60’s ainsi que rythmes traditionnels de la Louisiane, tout en injectant dans son expression sonore des tas de références latinos oscillant du cajun à la salsa, il allait finalement concocter une fantastique version mariachi du classique « Hey Joe » de Jimi Hendrix. C’était en 1992. Un succès qui allait enfin lui valoir une reconnaissance internationale. Il bossait sur un nouvel opus, dont la sortie était prévue pour 2010.

 

Liz Mandeville

Back in love again

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Miss Mandeville Greeson est une chanteuse blanche de blues. Une Chicagolaise d'adoption qui compte déjà plus de vingt ans de route à son compteur ; et dont la voix langoureuse est capable de s'étaler langoureusement sur pas moins de quatre octaves. Elle a également une plume facile. Pas pour rien qu'elle a écrit l'intégralité des chansons de cet album. Liz s’est déjà produite chez nous. Lors d'un set dont le charisme naturel nous avait éblouis.

Son 1er album "Look at me" était sorti en 96. Il a été suivi par "Ready to cheat" en 99. Elle a aussi participé à la collection " Red Hot Mamas", parue en 97, sur le label Blue Chicago. En compagnie du George Baze Blues Band. Elle remet donc le couvert pour ce troisième album. Un disque plus personnel, plus introspectif, plus relax, mais très réussi.

Sa voix se fond naturellement au cœur d'un tapis sonore élaboré par ses nombreux musiciens et invités. Elle a composé des superbes ballades, qui adoptent un profil assez Memphis Soul. Elle les chante remarquablement. A l'instar de l'ouverture, "Soul tender", abordée par Liz à la guitare acoustique. La voix, une force innée, disserte avec passion et bonheur. Un solo de honky sax accordé par Sonny Seals brûle tout au long de "The night thing". "All my love" s'étend paresseusement sur des parties instrumentales de classe concédées par le piano de Phil Baron et les cuivres des Chicago Fire Horns. Le timbre vocal de Liz se fait voluptueux sur le doux "All alone". Le réputé harmoniciste Billy Branch collabore sur trois titres avec brio. Lorsque Liz élève la voix, elle me rappelle la grande Janis Joplin. C'est évident sur le blues assez classique "Juicehead man", et sur le merveilleux et plus rythmé "Back in love again". Les guitares crépitent de joie, surtout celle de Mike Gibb. Billy est toujours présent pour le real blues, "Johnny and me". Un fragment aux accents plus roots, au cours duquel on retrouve Allen Batts au piano. "Broken hearted fool" est un tout bon blues lent enrichi par le piano de Batts, les cordes de Mark Wydra et les chœurs émouvants. Une telle richesse vocale illumine des plages franchement gospel, telles que "Face the music" ainsi que la finale "Shine clear with joy", caractérisée par un échange de voix a capella. Excellent !

 

Willy DeVille

Love and emotion

Curieuse compilation qui ne réunit que des titres issus de quatre albums enregistrés pour Atlantic. C'est à dire " Each song is a beat of my heart ", " Live at CBGB's ", " Coup de grâce " et " Where angels fear to tread ". Le tout enrichi du dernier single " The moonlight let me down ". Pas de quoi lever les bras au ciel, cependant, puisque les dix-neuf fragments retenus pour cet opus ne l'ont été qu'en fonction de leur feeling sentimental. Vous ne serez donc pas étonnés d'y retrouver la célèbre cover signée Leiber, Stroller & Ben E King, " Stand by me ", " Lilly's daddy's cadillac " et " Cadillac Moon ". Mais pour le reste la sélection nous semble un peu maigre, par rapport à ce que ce chicano, considéré comme le meilleur chanteur blanc de musique noire de sa génération est capable de nous réserver. Un recueil d'un tout autre style, reprenant " Venus of avenue D ", " She's so tough ", " Gunslinger ", " Spanish stroll " et autres classiques du même calibre aurait eu une toute autre allure...

 

Willy DeVille

Live

Un rapide coup d'œil sur le contenu de cet opus nous a permis de relever la présence de "Spanish Stroll", une chanson qui nous avait fait vibrer à la fin des seventies. Sa version ‘live’ n'a peut-être plus la même vitalité, mais elle n'a rien perdu de son feeling initial. Antépénultième titre de ce CD, elle précède de savoureuses adaptations de "Stand By Me" et d'"Hey Joe", classiques immortalisés respectivement par John Lennon et par Jimi Hendrix. Suffisait donc de retourner au début de la lecture pour sceller notre bonheur. Malheureusement, hormis "Savoir Faire" et "Cadillac Walk", Willy se complait dans une certaine morosité sentimentaliste. Son pachuco rock manque de la plus élémentaire agressivité et les rythmes latins se liquéfient rapidement dans l'insipidité. Même la voix torride, sensuelle, exotique de Willy ne parvient pas à nous consoler de cette désillusion. Du coup, on est allé puiser dans nos vieux vinyles pour y repêcher et se délecter des immortels "Cabretta" et "Return To Magenta"...