Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Dionysos

Dionysos s’invite dans la ‘Guerre des étoiles’ …

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L’emblématique groupe de rock fête ses 30 ans et revisite le répertoire avec un impressionnant parterre d’invités. Un album au son brut, reflet de l’explosivité scénique de Dionysos.

1993, naissance à Valence de Dionysos, premiers frissons et premiers pogos en compagnie des copains de lycée, après une poignée de répétitions au fond du garage familial. Trente ans ont passé, Dionysos est toujours là et nous propose un nouvel album « L’Extraordinarium Il ne s’agit pas d’un best-of –surtout pas ! – mais la version augmentée d’une œuvre riche et protéiforme qui doit beaucoup à l’imagination sans limites de Mathias Malzieu, à la fois Peter Pan et homme-volcan, frontman survitaminé et crooner délicat à l’écriture ciselée.

Pour le premier disque de Dionysos sur le label Tôt ou Tard, Jack le géant, Miss Acacia, Tom Cloudman, le docteur Madeleine, Mister Chat et consorts sont venus souffler les bougies d’un énorme gâteau d’anniversaire avec Olivia Ruiz, -M-, Emily Loizeau, Aldebert, Keren Ann, Arthur Teboul, Mademoiselle K, Last Train, Daria Nelson, Voyou, Emmanuelle Monet (Dolly), Troy von Balthazar, Fredrika Stahl, François Busnel, Clou, Sly Johnson et Bernard Werber.

Un disque aux airs de bande originale de l’intégrale des romans de Mathias Malzieu (au Livre de Poche).

C’est dans les mythiques studios ICP, à Bruxelles, que Mathias Malzieu a retrouvé ses jouets et ses camarades de toujours, le violon et la voix de Babet, les guitares électriques de Miky Biky, la batterie de Rico ainsi que la basse et les ustensiles musicaux de Stephano. Deux semaines de réinvention jouissive, pour faire naître un album au son brut, reflet de l’explosivité scénique de Dionysos.

Le clip de « Song for Jedi » est disponible là

Dionysos

Faire le con poétiquement est un métier formidable

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La réédition d’un album ne fait pas toujours rêver. D’autant plus quand la source, « Vampire en pyjama », n’était que modérément convaincante. Mais le vampire ne se démode pas. Il existe depuis des temps immémoriaux, fictivement comme réellement. Ainsi de Dracula à Twilight, il y en a eu pour tous les goûts. C’est exactement ce qu’on retrouve ou ressent tout au long de ces 10 titres.

Entre ‘live’, inédits et reprise, une histoire de vampire, en pyjama ou de l’amour, peu importe celui qu’on préfère, pourrait paraître réchauffée. Et pourtant, il existe toujours une manière de surprendre. Une « Chanson d’été » endiablée donne la cadence. Ensuite, on traverse les époques ‘dionysosiennes’ grâce à un « Old child » qui prend un « Ghost train » en forme de « Coccinelle ». Et bien sûr, en public, pour insuffler une seconde vie à des titres qui avaient déjà tant donné. Si « Faire le con poétiquement est un métier formidable », Mathias Malzieu et sa bande doivent être les plus heureux du monde.

Mais tout vampire doit se nourrir des autres pour être au mieux de sa forme. Et Dionysos ne déroge pas à la règle. Car ces créatures nocturnes ont toutes leur légende. Le groupe valentinois forge la sienne en s’autorisant une reprise du tube planétaire de Nirvana « Smells like teen spirit ». Et c’est à cet instant que les événements se précipitent… pour impressionner. La version est vraiment alternative ; à tel point que sans dénaturer sa force, ils la régénèrent… la renouvellent. Et le résultat est incroyablement réussi, ajoutant à la légende.

« Dionysos est né deux fois », comme le dit la chanson ; tout comme « Vampire en pyjama ». Et plutôt que de se demander ce qu’il faut revivre, ce qu’il faut corriger, il vit une seconde vie, magnifique, poétiquement conne, mais tellement formidable. Pourvu qu’elle soit longue et couronnée de succès!

Dionysos

Vampire en pyjama

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Dionysos est né deux fois. C’est ce qu’affirme Mathias Malzieu en publiant ce nouvel album « Vampire en pyjama ». Un titre qui met en exergue un monstre, dans un état inhabituel. Quoi de plus normal pour ce groupe français habitué à nous entraîner dans des histoires peu communes. Parce qu’une fois de plus, un récit se cache au milieu de ces chansons. Une maladie grave, un homme qui a voulu vivre trop vite, des héros en blouse blanche… Si c’est toujours aussi subtilement écrit, musicalement, il y a une anémie de puissance. Vous savez, cette énergie débordante et contagieuse de « La métamorphose de Mr Chat » par exemple. On ne la retrouve pas ici. Il semblerait qu’un leader affaibli ne puisse donner naissance qu’à un album lui-même pas au mieux de sa forme. Ca raconte, oui. Mais là aussi, il faudrait une bonne transfusion des émotions contenues dans « La mécanique du coeur » pour nous faire frissonner comme si on était « Le jour le plus froid du monde ».

Reste que pour les fans du groupe, tout n’est pas à jeter. On aura un petit sourire nostalgique quand viendra le temps de « Déguisé en moi » ; inévitablement, une galerie de personnages tels que Giant et Little Jack, Tom Cloudman, le pire cascadeur du monde, nous reviendront en pleine face, comme si Monsieur Malzieu avait semé dans ses créations passées tout ce qui lui arrive aujourd’hui.

L’avantage chez cet auteur hors pair, c’est que tout va de pair justement. « Le journal d’un vampire en pyjama », roman sorti en même temps que ce recueil de chansons très personnelles, est si magnifiquement mis en musique, que ce qu’il manque dans certains titres, on peut aller le chercher dans ces pages. On perçoit alors mieux ce qui se trame dans cette douceur infinie.

Une reprise a le bon goût de venir se perdre. On ne sait pas ce qu’elle fait là mais on ne se lasse pas de cette version de « I follow the rivers » qui semble, elle, immortelle, intemporelle.

Ce « Vampire en pyjama » est bel est bien un « Guerrier de porcelaine », probablement le morceau le plus identifiable au groupe. Il a de la gueule, donne l’une ou l’autre claque gentille mais se brise par endroits.

 

Dionysos

Un univers surréaliste, mais rock'n'roll…

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Jeudi 1er novembre, je me remets à peine de la quasi-overdose de barbituriques ingurgités la veille. Il est à peine 9 heures, et mon téléphone m'arrache des bras de Morphée :

 - Bernard ? Ici Bernard.
- Qu'est-ce qui me vaut ?
- Tu m'as énervé, l'autre jour, à l'assemblée des actionnaires du magazine, à me répéter pour la énième fois que le rock français était mort depuis la disparition de Fred Chichin...
- Ouais, et alors ?
- Alors ? Pour ta peine, tu iras photographier Dionysos, ce soir à l'Ancienne Belgique...
- .....
- Tu es toujours en ligne ?
- Ouais, ouais, je sniffais un rail de coke pour me réveiller un peu....
- Alors, ta réponse ?
- Dois voir avec ma patronne, tu sais bien.... Chououou, Dionysos, tu aimes ?
- J'aime bien les titres qui passent à la radio, pourquoi ?
- Bernard, tu vois que le rock en France est mort, ma femme aime bien ton groupe à la noix.
- M'en fous, tu emmènes ta femme, ta maîtresse, ton chien ; c’est pas mon problème. Mais tu y vas et tu me ramènes des images...

Il raccroche le téléphone. Faut pas l'énerver, le rédac’ chef, il a un de ces caractères... Et il n'aime pas que les actionnaires assistent défoncés à ses conseils d'administration....

J'appelle des potes, ils sont partants, c'est pas sold out, ils pourront acheter des tickets ce soir. Au moins, si je m'emmerde comme je l'imagine, je pourrai descendre des bières au foyer, et dépenser ainsi le défraiement honteux que je réclame pour mes services.

On mange un morceau vite fait, les festivités démarrent tôt ce soir, le groupe est annoncé à 20:30 sur les planches de l'AB. Pas le temps de chercher un peu de crack pour me mettre en forme ; tant pis, j'assisterai presque sobre à ce concert, ça me changera...

Je m'attends au pire, et de fait, dès les premières notes, j’aperçois un guignol monter sur les planches affublé d’une tête d'oiseau. Il est accompagné de gentils garçons propres sur eux. Ils sont vêtus de noir (chemises, costumes), une cravate rouge du plus bel effet bien nouée autour du cou. Il est inscrit en backdrop la mention "Bird 'N' Roll". Et en grand ! Ça rocke, les oiseaux, peut-être ? Et la petite ballerine qui s'installe sur la droite de la scène, elle joue du rock’n’roll, elle ?

Me demandez pas ce que j'ai pensé des 3 premières chansons, j'étais tellement à l'affût d'un rayon de lumière blanche qui n’est jamais venu qu’il ne m’en reste qu’un souvenir vague. Ben oui, on a beau être un déchet humain, on n'en n'est pas moins pro quand on shoote, chez MusicZine.

Je rejoins mes potes et ma tendre moitié qui ont déjà un sourire comme une banane, et j’écoute. Ça balance pas mal, mais il y a trop de titres down tempo à mon goût. Heureusement, les Français assènent en milieu de parcours leurs titres les plus connus de leur répertoire ; et l’inculte que je suis doit reconnaître que ça commence à envoyer pas mal. "Miss Acacia", "Mc Enroe's Poetry", "Tom Cloudman" et "Song for Jedi" balancés à la suite, ça dépote, je l’admets. La petite Babet parvient rapidement à faire oublier son mini gabarit et impose sa présence sur le podium ; et Mr. Malzieu, quelques bains de foule plus tard, libère enfin toute son énergie. Après avoir invité quelques filles sur l’estrade pour leur apprendre le fameux "Bird 'n' roll", le combo calme quelque peu les esprits avant de se retirer symboliquement quelques instants et de revenir un sourire jusqu’aux oreilles, enfin aussi large que ceux aperçus autour de moi.

Mathias présente le groupe ; ce qui permet à chaque musico de faire son numéro : ici une petite blague, là un solo de perceuse, etc. Et c’est durant ce rappel que Mathias, complètement barge, crowdsurfe jusqu'au balcon. Il s'y fait hisser, et lorsqu’il atteint le haut des gradins, un porte-voix l'attend opportunément. Après avoir concédé quelques paroles, il redescend, emprunte le balcon latéral, et bien entendu atterrit dans la foule... Pile poil sur ma tronche. Trop heureux, Bernie...

Le concert se termine comme il a commencé, Mathias réenfilant sa tête d'oiseau. Le show a duré presque deux heures, et j’avoue m’être laissé emporter dans l'univers rock et surréaliste de Dionysos. Le rock français, mea culpa (NDR : j'imagine le sourire sadique de mon tortionnaire de rédac'chef), a encore de beaux jours devant lui ; et en particulier grâce à ces allumés de première classe.

Setlist :

Intro
Bird'n'Roll
June Carter en slim
Tais-toi mon cœur
Dreamoscope
Le Grand Cheval aux yeux gris
Coccinelle
Le jour le plus froid du monde
Miss Acacia
Mc Enroe's Poetry
Tom Cloudman
Song for Jedi
Can I
Spidergirl blues
Dark side
Platini(s)
Wet

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation Live Nation)

Dionysos

Of Moons, Birds & Monsters

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Mathias Malzieu redéploye ses ailes après quelques années d’absence scénique, pour le plus grand bonheur des fans de l’animal curieux qu’est Dionysos. Pour fêter la sortie de « Bird’n’Roll », le nouvel album concept de la troupe, et leur retour sur scène, les Français ont planté leur décor sur celle de l’Orangerie du Botanique (NDR : il s’agissait de leur seconde date de leur tournée) afin d’y donner le top départ d’un long périple qui s’arrêtera lors du second semestre aux Ardentes et à l’Ancienne Belgique. L’occasion de démontrer qu’ils n’ont rien perdu de leur incomparable cocktail d’énergie et bonne humeur.

Quatre ans se sont écoulés depuis la dernière fois où les drôles d’oiseaux de Dionysos ont mis les pieds sur des planches belges. Pourtant, il n’a pas fallu plus de quinze jours pour que les tickets s’évaporent dans la nature. C’est qu’ils sont au taquet les fans de Dionysos. Ainsi à 21h, la salle est plus que comble tandis que les six enfants terribles prennent place sur la grande scène du Bota. Derrière eux, une enseigne aux couleurs du titre de leur dernier LP se tient toute prête à scintiller.

Presque 20 ans et toutes ses dents, Dionysos casse la baraque dès son entrée. On se prend les foudres de John McEnroe et la tonitruante « McEnroe’s Poetry » en pleine face. C’est bon, rien n’a changé. Mathias et ses potes sont à fond, le rock’n’roll dans les veines. Ou plutôt le « Bird’n’Roll », concept extrait des membranes cervicales du leader de la bande. Un concept qui occupera d’ailleurs les trois-quarts du set. La formation prend donc la température de la mouture live des nouveaux morceaux. Ils tapent souvent dans le mille mais l’attente du public est manifestement tournée vers les anciens morceaux, comme l’indiquera l’accueil réservé aux « Don Diego 2000 », « Song For Jedi » et autres « Métamorphose de Mister Chat », durant lequel s’entremêlaient d’ailleurs miaulement de joie et hystérie collective. Près de 700 personnes qui attendent impatiemment de pouvoir hurler ‘ta gueule le chat !’, ça doit s’entendre jusqu’au bout du couloir.

Fidèle à lui-même, Malzieu s’envole au-dessus du public et y plante son nid le temps d’un morceau, mégaphone à la main, devant les yeux amusés de la toujours aussi charmante Babet et de ses autres collègues. En guise de rappel, la bande de Valence nous présente son « Roi en Pyjama » avant d’enchaîner sur les riffs à la perceuse de l’ultime et bouillonnant « Wet », dédié aux fans de la toute première heure. Après un tel spectacle, il serait idiot de ne pas Bird’n’Roller avec McEnroe, Don Diego, Mister Chat, June Carter, Spidergirl, Tom Cloudman, le pire cascadeur du monde, et les autres Monsters in Love, lors des prochaines étapes belges de la bande de volatiles !

Aux Ardentes le 5 juillet et à l’AB le 1er novembre.

(Organisation : Botanique)

 

Dionysos

Spectacle total...

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Le rock déjanté de Dionysos s'en est allé à la conquête de l'Aéronef. C'était ce jeudi 30 novembre 2006. Dès la montée sur les planches, le décor est planté! Ça saute, ça virevolte, ça se roule par terre ; le tout dans un cadre à rendre jaloux un certain Tim Burton. Le spectacle est magique. Le public hurle sa joie. Matthias où vas-tu chercher ton énergie ? Le groupe se lance dans un set de folie, où se marient poésie et humour. Plus de 2 heures d'histoires délirantes. Le groupe passe en revue tous les instruments à cordes imaginables : mandoline, guitares, violon, violoncelle et même ukulélé !

Le set démarre sur les chapeaux de roue par « Giant Jack ». Défilent alors « L'homme qui pondait des œufs », « Miss acacia », « La métamorphose de mister chat », « Le retour de Bloody Betty », et l'incontournable single « Tes lacets sont des fées », sans oublier « Old child ». La version acoustique de « Neige » est touchante. On prend également plaisir à redécouvrir les classiques, tels que « Wait », « Thank you Satan » ou encore « Song for Jedi », probablement le meilleur titre du groupe! Au fil du temps, la formation est parvenue à élargir son audience. Mais s'il y a la musique, on assiste surtout à un spectacle unique auquel le public participe, sans la moindre réticence. Car l'Aéronef en a vu de toutes les couleurs, au cours de cette soirée… Matthias monte sur les enceintes et se laisse porter par le public (littéralement et physiquement !) Il monte sur la mezzanine. Il rampe sur la marée humaine ou 'slamme', si vous préférez. Une performance qu'il va accomplir à plusieurs reprises. Mais n'est-ce pas également la marque de fabrique de Dionysos ? Faut dire que chez cette formation, la fête est permanente. Et Matthias en est l'électron libre. Babette est toujours aussi charmante. Et puis elle possède une voix très douce qui ne peut que faire fondre les cœurs. Est-ce du rock, de la pop, du show, de la poésie ou une forme artistique nouvelle inventée par la formation d'outre-Quiévrain ? On n'en sait trop rien. Une chose est sûre, le numéro proposé est total, stupéfiant. Ereintant aussi. D'ailleurs, les spectateurs sont repartis épuisés… mais surtout heureux. N'est-ce pas là l'essentiel ?

Dionysos

Wathever The Weather – Concert électrique

Sur la pochette de cet album live, Dionysos pose au beau milieu d’un cimetière hanté par des petits fantômes qui chantent, une momie à lunettes qui fume une clope et trois femmes aux regards électriques. Le dessin est signé Joann Sfar, l’un des plus talentueux auteurs de BD de ces dernières années (« Le Chat du Rabbin, « Petit Vampire »,…), dont l’univers magique sied bien à la musique du quintette français. Une musique délicieuse et dadaïste qui tire de l’enfance toute sa sève créatrice, son enthousiasme décalé mais sincère, son allant magnifique et charmant. Comme sur la pochette, la pop-rock enjouée de Dionysos semble munie de roulettes pour avancer plus vite et surmonter tous les obstacles avec la grâce d’un skateur en plein voltige. On connaît d’ailleurs les talents de cascadeur de Mathias, adepte fougueux des crowd surfing et des sauts sans élastique… « Y saute bien ! », dit d’ailleurs un monstre à chapeau à son copain batracien sur la photo d’un des concerts (furieux) du groupe : « Trop bien ! », qu’il lui répond, admiratif. C’est vrai que Dionysos, en live, est une incroyable machine à sauter et à danser : la preuve par ce disque, duquel on ressort en sueur, comme pour de vrai. Quel plaisir d’entendre « Frog », « Anorak » ou « Coccinelle » joués à vitesse V-V’, dans une ambiance de feu qui vaut bien le plus déjanté des sabbats de sorcières ! Où l’on remarque aussi que les chansons de Dionysos puisent dans le blues d’Amérique (la reprise d’« I Put a Spell on You »), ce produit du terroir qui pactise souvent avec le diable… Ce qui explique la présence de tous ces vampires sur la pochette : ils sont les plus grands fans de Dionysos (d’où l’autre reprise, celle de « Thank You Satan », de Léo Ferré). Attention qu’en écoutant ce disque, vous aussi ne soyez pas victimes d’un sortilège diabolique… Parce qu’une fois dans le lecteur, ce CD vous hypnotise et vous met vite en transe. Vous voilà prévenus ! Et surtout, faites bien gaffe aux vampires : petits ou grands, quand ils pogotent ça fait un massacre.

Dionysos

Wathever The Weather – Concert acoustique

Sur la pochette de cet album live, Dionysos pose en pleine forêt enchantée, entouré de petits monstres qui fument la pipe, un vampire-lune au regard diabolique et une femme arbre aux cheveux de branches. Le dessin est signé Joann Sfar, un des plus talentueux auteurs de BD de ces dernières années (« Le Chat du Rabbin, « Petit Vampire »,…), dont l’univers magique sied bien à la musique du quintette français. Une musique délicieuse et dadaïste qui tire de l’enfance toute sa sève créatrice, son enthousiasme décalé mais sincère, son allant magnifique et charmant. Comme sur la pochette, la pop-rock enjouée de Dionysos semble munie de roulettes pour avancer plus vite et surmonter tous les obstacles avec la grâce d’un skateur en plein voltige. On connaît d’ailleurs les talents de cascadeur de Mathias, adepte fougueux des crowd surfing et des sauts sans élastique… On connaissait moins ses penchants pour l’acoustique, même si le répertoire de Dionysos se prête finalement bien à tous les gommages et les coloriages. Quel plaisir d’entendre « Song For Jedi », « Coccinelle » ou « Tokyo Montana » dépouillés de leurs oripeaux électriques, nous montrant ainsi leurs plus beaux atours comme une femme quand elle se dénude. On remarque alors que les chansons de Dionysos puisent dans les plus fertiles des terreaux d’Amérique : la country et le blues, deux genres à dimension humaine, donc plus proche de nous, de la vérité. Du piano boogie de « Spiderman » et « Surfin’ Frog » aux silences orageux d’« Anorak » et d’« I Love You », on nage en plein bonheur, heureux d’entendre ces chansons comme pour la première fois. C’est bête à dire, mais Dionysos nous rappelle à quel point la musique est d’abord une affaire de plaisir, d’innocence, de rêve et de surprise. Il ne faut pas l’oublier.