Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

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Black Doldrums

Le magnétisme de Black Doldrums…

Le trio londonien Black Doldrums a annoncé la sortie de son deuxième elpee, « In Limerence ». Il est accompagné d'un nouveau single, « Hideaway », et d'un clip vidéo. L'album est prévu pour le début du mois de novembre.

Coproduit par Theo Verney (English Teacher, TRAAMS, Egyptian Blue), le post-punk gothique et morose de Black Doldrums est à sa plus pure et atmosphérique expression tout au long de « In Limerence » A la recherche d'un son plus propre et plus direct, tout en conservant l'intensité tourbillonnante de ses concerts, ses influences darkwave et shoegaze familières sont ici contrastées par de brillants moments de ‘goth-pop’.

La suite du premier opus « Dead Awake » (2022) reste fidèle à l'esprit de la formation tout en poussant les choses vers l'avant d'une manière qui semble intemporelle, plus significative, et apporte avec elle une nouvelle clarté et une honnêteté lyrique en approfondissant par la même occasion les thèmes du regret, de la solitude, de la confusion et de l'obsession.

Le combo (composé des membres fondateurs Kevin Goddard [guitare/chant] et Sophie Landers [batterie] ainsi que du nouveau bassiste Daniel Armstrong) déclare à propos du nouvel album : ‘Il y a un thème constant qui consiste à essayer de trouver le bonheur dans un monde moderne déroutant. À une époque de protestation, cet album est lui-même une protestation en exprimant comment se sentir dans un tel monde.’

À propos du premier single, « Hideaway », ils ajoutent : ‘C'est une chanson d'amour avec un petit quelque chose en plus. Un désir et une envie de laisser entrer quelqu'un et de lui montrer qui nous sommes vraiment à l'intérieur. En bien comme en mal, pour le meilleur comme pour le pire. Je veux que tu saches qui je suis. Maintenant que tu es à l'intérieur, tu n'aimeras peut-être pas ce que tu verras’.

Le clip consacré à « Hideway » est à voir et écouter ici

 

 

Black Doldrums

Dead awake

Écrit par

Basé au Nord de Londres, Black Doldrums est passé d’un duo à un trio depuis que Matt Hold est venu les rejoindre pour se consacrer à la basse. Si Sophie Landers se réserve les drums et Kevin Gibbard la guitare, les deux musiciens se chargent également des vocaux, et paradoxalement les inflexions de ce dernier rappellent parfois celles de Philip Oakey (Human League).

Produit par Jared Artaud (le chanteur/compositeur/guitariste/poète de The Vacant Lost), « Dead awake » constitue son premier long playing, un œuvre qui navigue à la croisée des chemins du psyché rock, du shoegazing et du post punk gothique. Après avoir écouté cet opus, il est manifeste que parmi ses influences majeures figurent Jesus & Mary Chain, Crystal Stilts, Joy Division et The Brian Jonestown Massacre. Encore que sur le morceau qui ouvre cet LP, « Sad Paradise », la mélodie semble inspirée de Dandy Warhols, alors que les lyrics se réfèrent à Ginsberg et Kerouac. Les mélodies sont d’ailleurs, en général, accrocheuses et mélancoliques, même si le climat s’avère souvent ténébreux pour ne pas dire glacial.

Soufflant un léger parfum oriental, « Dreamcatcher » véhicule des accents empruntés à Sisters of Mercy, alors que « Now you know this » emprunte le tempo d’une valse. Un album excellent, mais qui nous replonge 4 décennies dans le passé. Ce qui n’est pourtant pas fait pour nous rajeunir.

Doldrums

The Air Conditioned Nightmare

Écrit par

Lorsque Airick Woodhead (NDR : pote à Grimes et Majical Cloudz, ce Montréalais est considéré comme un défricheur de talents), aka-Doldrums, nous avertit du « The Air Conditionned Nightmare », est-ce pour nous aider à supporter de vivre au sein d’un univers claustrophobe et sombre ? Ce Canadien propose ici des morceaux déviants, fruit d’un mélange d’électro et de rock, parfumé de mélodies pop. Et le résultat est ambitieux, avant-gardiste, mais paradoxalement grave et léger à la fois. Depuis le sauvage et tribal « HOTFOOT » à l’élégiaque « Funeral for Lightning », en passant par le quasi disco-funk « Industry City », Doldrums parvient à rendre une musique pas facile d’accès accessible, grâce à sa voix androgyne et ses loops efficaces (le judicieusement intitulé « Loops »). Mélange (d)étonnant entre sonorités chaudes et acides, plongées au cœur d’un climat ténébreux, les compos de Doldrums incarnent brillamment une certaine idée de l’électro/pop contemporaine…

 

Doldrums

Lesser Evil

Écrit par

C’est un album terriblement excitant et pourtant bien difficile à appréhender.

Schizophrénique et loin d’être accessible, mais bourré de trouvailles et d’audaces.

Mû par une architecture interne complexe, née d’un cerveau bouillonnant et oscillant entre deux pôles.

D’une part une certaine évidence Pop contrebalancée d’autre part par un indéniable souhait de brouiller les pistes (de danse), de chambouler les canevas, de maltraiter les facilités.

C’est forcément un peu Arty (d’ailleurs Airick Woodhead, l’alien qui tire les ficelles derrière ce projet, a migré de Montréal à Toronto il y a quelque temps, se rapprochant d’une certaine scène au sein de laquelle figure notamment Grimes).

C’est surtout novateur.

Vitriolées, décomplexées, mutées en objets non identifiables, les mélodies qui parsèment cet elpee se tapissent sous le couvert de sonorités recherchées, travaillées, savamment torturées et s’immiscent dans le subconscient, presque à l’insu de l’auditeur.

Si rien ne semble évident ici, tout paraît pourtant judicieux.

Car rien n’est gratuit, tout est mûrement réfléchi.

Le résultat respire la liberté mais à aucun moment ne souffre d’un excès de zèle qui aurait ruiné l’ensemble, en le parsemant de détails encombrants.

C’est un voyage intrigant en terre de fantasmes syncopés, de rêves complexes et décomplexés, de visions binaires déclinées entre algorithmes pervers et claudicants.

Il nécessite sa part d’efforts, sous peine d’être déstabilisé, et de passer totalement à côté.

Mais une fois entré dans cet univers particulier, on réalise qu’il aurait été dommage de rater cette expérience…