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Dominic Sonic

Phalanstère # 7

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Dominic Sonic est un musicien que j’ai toujours beaucoup apprécié. C’est vrai que depuis 10 bonnes années, il s’est fait plutôt discret. Il avait bien débarqué aux Transmusicales de Rennes, fin 2002, en tant qu’invité surprise des Stooges. Puis beaucoup bossé pour son nouveau projet, Sonic Machine ; une aventure ponctuée par un solide concert accordé aux Vieilles Charrues, en 2004. Sans oublier sa tournée en tant que backliner des Déportivo et ses tentatives de reconversion dans le théâtre ainsi que la B.O. ; mais concrètement, pas de disque à se mettre sous la dent.

La sortie d’un nouvel opus en 2007 est le résultat de sessions menées en compagnie d’Yves-André Lefeuvre, Patrick Sourimant et Franck Haurel ; c'est-à-dire les anciens membres de Sonic Machine. Un opus concocté sous la houlette de Mick Prima, entre février et avril de cette année. Jusqu’ici, je ne vous apprends pas grand-chose. Entrons donc dans le vif du sujet.

Première constatation, à l’écoute de cet elpee, on retrouve avec bonheur la présence des riffs de guitares cinglants, percutants, efficaces et puis le timbre vocal délicieusement éraillé, légèrement indolent de Dominic. Des titres comme « Fuel », très glam dans l’esprit de TRex, ou le blues/folk/rock/psyché ténébreux « J’ai dû rêver » libèrent une énergie électrique tour à tour syncopée ou hallucinée. Les deux meilleures plages de l’elpee. Mais pour le reste, on a de quoi être déçu. A cause du recours un peu trop systématique à l’électronique. Une électronique qui manque, en outre, singulièrement de relief. « Down and low » et « La terre » échappent quelque peu à la formule, et sous une forme plus audacieuse, ces deux fragments auraient pu plaire aux aficionados des Young Gods. Mais lorsque les clichés à la Garbage se multiplient, on a beaucoup de mal à avaler la mixture. Même les deux ballades (une cover d’honnête facture du « Mother » de Lennon et « Je suis comme un chat », final acoustique sympa, sans plus), manquent singulièrement d’audace.

Suivant la formule consacrée, Dominic Sonic nous doit une revanche…

Dominic Sonic

Les Leurres

Retour à la case départ pour Dominic Sonic qui vient d'enregistrer "Les Leurres" dans l'esprit de son premier elpee, "Cold Tears". Des compositions farouchement électriques ou délicatement acoustiques qui baignent dans un climat tantôt orageux, cynique, mélancolique ou épileptique. Retour aux sources, puisque le Rennais assure pratiquement toutes les parties instrumentales, ne concédant que quelques accès de violon à Blaine Reininger et les percussions à Philippe Kirby (Yargo) ainsi qu'à Franck Mikaëls (avec un k et un s comme dans Khmers pas un c et un h comme dans chloroforme). Si l'Anglo-saxon a pratiquement disparu de son vocabulaire, c'est pour pouvoir se concentrer davantage sur l'aspect poétique, littéraire de ses nouvelles. Des textes qu'il épanche avec virulence et passion, un peu à la manière de Bashung. Un album bourré de contrastes arides, agressifs, obéissant à un tempo le plus souvent stoogien, découpé dans les cordes de guitare tranchantes, effilées, slide, et flagellé par la voix nasillarde, âcre de Dominic. Des leurres qui n'en sont pas!