La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Duke Robillard

The Unheard Duke Robillard Tapes Volume 1

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Duke Robillard est un des guitaristes contemporains les plus notoires. Très populaire chez nous, il est à la tête d’une discographie très abondante et largement distribuée. Il a été, rappelez-vous, l'un des fondateurs du big band de Rhode Island : le Roomful of Blues. En 1967. Lorsqu’il quitte cette formation, fin des années 70, il est remplacé par Ronnie Earl. Il monte alors le Legendary Blues Band en compagnie des musiciens de Muddy Waters. Puis devient le leader des Pleasure Kings. En 1984. Depuis, il a sorti un nombre impressionnant d'albums. Toujours caractérisés par cette touche personnelle, mêlant blues, jazz et swing. Il même sévi chez les Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson, début des années 90. Son dernier elpee, "World full of blues", est paru en juin dernier sur le label canadien Stony Plain (distribué par Dixiefrog). Mais c'est d'une autre œuvre dont il est ici question ; puisqu’elle est distribuée via son propre site web. Des plages concoctées au cours de ces 15 dernières années, et qui ne sont jamais parues en CD.

Cette collection s’ouvre par une version dépouillée de "Pony blues". Duke n'est soutenu que de sa seule section rythmique. C’était lors d’une audition destinée à recruter un nouveau bassiste, en l'occurrence John Packer, l’heureux lauréat. Cette adaptation sobre met en exergue le drumming complexe de Marty Richards. "I'm sticking with you baby" est issu de la même session. Un puissant shuffle à la BB King. Un titre que Duke avait écrit à l'époque de Roomful of Blues, alors qu’il était au sommet de son art. La cover du "Gypsy woman" de Muddy Waters respecte le style originel. Un morceau imprimé sur un tempo tout en retenue. Mark Braun siège derrière le piano pendant que Jerry Portnoy nous illumine de ses interventions claires et concises à l’harmonica, tout en véhiculant un maximum de feeling. Duke signe "World radio theme". C’est le titre générique d'un radioshow populaire dans le Kentucky. Enrichi par les cuivres de Doug James, Dennis Taylor et Al Basile, le fragment baigne au sein d’un climat manouche. "I'd rather drink muddy water" a été composé par The cats and a Fiddle, au cours des années 30. Cette version est savoureuse. Duke et Gerry Beaudion se partagent un duo pour la plage surannée "Minor for McDonough", un titre jazzyfiant absolument délicieux. Instrumental puissant et très électrique, "The change is on" sert aux retransmissions des play-offs de la NBA à la TV. Duke, Marty Ballou et Marty Richards s’y libèrent. Inspiré par T-Bone Walker, "The return of Duke's mood" immortalise une session improvisée opérée en studio, et sous la formule du trio, lors de l'enregistrement de l'album "Guitar Groove-a-rama". Blues destiné à un big band, "I'm in cahoots with you" était resté à l’état de projet. En fait, le contrat commercial n’avait pas abouti. Un titre agréable à écouter. Matt McCabe s’y réserve le piano, alors que la section de cuivres de Roomful of Blues densifie l’espace sonore. La cover du "I live the life I love" de Willie Dixon est excellente. Du Chicago blues qui swingue. L'atmosphère est très décontractée. Bruce Katz se consacre au piano, Doug James et Gordon Beadle aux cuivres. La version instrumentale d’"Exalted lover" est à nouveau très dépouillée. La guitare/synthé de Duke reproduit des parties de trompette, de clavier et de sitar. La reprise du "Something to remember you by" de Guitar Slim constitue un remarquable exercice de style exécuté en live. Il date quand même d’une bonne dizaine d'années ; mais c’est un véritable festin! Signé Larry Davis, "I tried" figure au répertoire du Savoy Brown depuis déjà près de 40 ans. Duke nous en propose une adaptation saignante et irréprochable. Ce titre puissant devait figurer sur l'album "Duke's blues". Mr Robillard s’y montre à la fois offensif et direct, comme toujours. Ce recueil s’achève par la demo de "Pony blues". Essentiellement acoustique, elle est interprétée à la manière d'Howlin' Wolf ! La sortie de ce premier volume est tout à fait judicieuse. Elle s’inscrit dans l’esprit de ce que Kim Wilson avait édité, il y a peu!

Duke Robillard

Exalted lover

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Duke Robillard a entamé sa carrière en 1967. Au sein du Roomful of Blues. Après avoir commis deux albums en compagnie du big band et deux autres du Legendary Blues Band, il s'est lancé dans une carrière personnelle, flanqué des Pleasured Kings. Sous cette formule, il va commettre la bagatelle de sept elpees. Entre 84 et 92. Sur le label Rounder. Et pour Pointblank et Stony Plain, il en a aligné une dizaine. Sans compter les collaborations qu'il a concédées pour Johnny Adams, Ruth Brown, Jimmy Witherspoon, ainsi que pour le Kim Wilson Band et les Fabulous Thunderbirds. Ce qui explique, sans doute, pourquoi il a collectionné les distinctions. Et en particulier, au cours des dernières années.

Pour enregistrer, " Exalted lover ", il s'est entouré de son band habituel : Jesse Williams à la basse, Mark Teixeira à la batterie, Matt McCabe au piano et Doug James au sax ténor ainsi qu'au baryton.

Duke ouvre les hostilités par "Real live wire". Quelle mouche l'a donc piqué, pour faire preuve d'une telle vivacité ? La rythmique est très nerveuse. Matt McCabe virevolte au piano. Les guitares en re-recording ont la pêche. Duke nous réserve son blues lent : "Deep inside". Le piano répond aux courtes phrases vocales qu'il balance de sa voix chaude et puissante. Edifié par Doug James, son ami de toujours, le mur de cuivres murmure doucement, pendant que les cordes s'éclatent avec bonheur et frémissement. Le Robillard a le don de varier son répertoire. "Love made a liar out of me" en est une belle illustration. Une petite perle country qui semble sortir tout droit de Nashville. Il y manifeste une telle richesse, une telle diversité dans son jeu ! Plage intimiste, "Exalted lover" réconforte par ses paroles chaleureuses. Des mots prononcés dans la langue de Voltaire, par une maîtresse visiblement satisfaite, face à la trompette de Scott Aruna. Duke joue du dobro électrique tout au long de "Tore up". Un R&B qui se traîne sur tempo paresseux. La trompette d'Aruna pointe à nouveau le bout du nez, pendant que McCabe puise son inspiration dans la Nouvelle Orléans. De son timbre de crooner, il chante "I'll never be free". Dans un style cabaret. Mais en échangeant un duo avec la chanteuse de country, Pam Tills. Steve Burk est au piano pour interpréter "Down home country girl". Un R&B enlevé au cours duquel l'arrivée de Sax Gordon au sax ténor et de l'ami Carl Quefurth au trombone sonne le rassemblement des cuivres. Il invite Miss Debbie Davies à chanter "How long has it been". Mais elle est également venue donner la réplique à la guitare. L'album s'achève par le désuet "Travelin' mood". Les rythmes sont à la fête ; mais Duke y manifeste son évidente soif de voyager dans les états du Sud.

 

Duke Robillard

Explorer

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Duke est l'un des plus grands guitaristes de blues contemporain. Très prolifique, on ne compte plus ses albums ni ses participations. Pour concocter " Explorer ", il est secondé par ses fidèles musiciens. John Packer à la basse et Doug James au sax, rejoints par Jeff McAllister aux drums et Gordon "Sax" Beadle aux saxophones. L'ouverture est magistrale et annonce un début vraiment prometteur. Le groove dégagé par la section rythmique, les riffs des deux saxes, l'orgue de Tom West et la voix dominante de Duke contribuent à la confection de cette perle de R&B, intitulée "Male magnet". Tous les éléments avancés ci-dessus restent présents pour la suite.

Quel plaisir pour un soliste de pouvoir venir s'intégrer à ce décor sonore. Et comme le soliste en question est du genre génial, tout s'imbrique idéalement comme les pièces d'un puzzle. A l'instar de "Just between me and you". Et puis pour assurer la montée en puissance, la guitare passe à l'avant-plan avec une facilité qui blesse sur "Soulful". Duke n'est pas un copieur. Il assimile certes, mais surtout il peut créer. Et ce solo dans les basses sur "Hang on", il faut vraiment aller le chercher. L'album se fait alors plus classique. Blues en compagnie de l'harmoniciste Jerry Portnoy sur "Sayin' don't make it so". Blues roots chez "Misunderstanding blues". Jump avec "Jumpin' with Duke". Swing blues "deluxe" tout au long de "You dropped the thing on me". Et il communique une ambiance quasi celtique à "Brand new fool". Avec violon, accordéon et mandoline. Duke est un véritable mythe. Il ne faut pas oublier qu'en 1967, il fondait Roomful of Blues. Très productif en 99, le Duke avait sorti "Conversations in swing guitar" avec Herb Ellis sur Stony Plain et "La Palette Bleue" sur Dixiefrog. Tout comme "New blues for modern man", ce dernier était sorti aux USA sur Shanachie. A mon humble avis, "Explorer" leur est supérieur. Une œuvre qui se termine dans un blues majestueux, "Time is short".