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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Edward Sharpe

Feelgood Concert !

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N’est-ce pas une riche et belle idée de débuter sa semaine par un ‘feelgood concert’ ? Lundi soir, Edward Shape et ses énigmatiques Magnetic Zeros avaient en effet choisi la scène de l’AB à Bruxelles pour accomplir leur second passage en Belgique. La dernière fois que cette joyeuse troupe avait foulé le sol belge, c’était lors de la funeste édition du Pukkelpop, en 2011.  

C’est une salle comble qui attend Alex Ebert et sa bande de musiciens/chanteurs avec une réelle impatience ! Un premier hymne ouvre le bal : « 40 Day Dream » ; et d’emblée, le ton général du show est immédiatement donné : les spectateurs ont payé pour un spectacle placé sous le signe de la bonne humeur et de la joie, à l’image même des compositions du groupe californien. L’auditoire est rapidement plongé dans une ambiance ‘néo-hippie’ –sans LSD toutefois– et transportée dans un monde beau et paisible bercé par les sonorités ultra mélodiques du gourou Edward Sharpe et de ses Magnetic Zeros. Décontracté, le chanteur ne cache pas qu’il ne s’est plus produit en ‘live’ depuis longtemps. Du coup, sa mémoire flanche. Vérité ou mensonge peu importe ; pourvu qu’il puisse partager sa musique avec son public. Pour y remédier, il propose que celui-ci puisse choisir lui-même les morceaux qu’il ‘performera’ au fur et à mesure du show. Lors de l’interprétation d’« I Don’t Wanna Pray », au climat très gospel, chaque membre chante à tour de rôle ; de quoi démontrer tout le potentiel de ses chômeurs aux vocaux. Le micro est également confié à un spectateur qui s’excite le temps d’un couplet ! Le concert évoque alors une grande célébration baignant dans un bonheur béat sans pourtant atteindre des sommets musicaux. Il semble cependant qu’un tel événement conviendrait mieux autour d’un feu de camp, afin de mieux partager la chaleur de ses chants généreux et conviviaux. Cette grand-messe s’achève sans surprise par un dernier hymne, celui qui symbolise l’image du collectif : l’incontournable « Home »!  La chanson sert parfaitement de point final… car il n’y aura pas de rappel !

(Organisation AB)

Edward Sharpe

Here

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Véritable gourou et tête pensante d’une communauté musicale néo-hippie, le Californien Alexander Ebert (aka Edward Sharpe) avait frappé un grand coup en 2009, en publiant un premier album flanqué de ses Magnetic Zeros. Il nous y réservait quelques irrésistibles singles ‘babas cool’ tels que « Home », « 40 Day Dream », « Janglin » et surtout « Up From Below ». Conserver le même degré d’euphorie béate allait donc être le principal défi de l’artiste, sur « Here », le second essai.

Dès « Man On Fire », un titre d’ouverture hanté par l’âme de Johnny Cash, on est rassuré sur l’état de forme du combo. Les chœurs rappellent une chorale 70’s (« Mayla ») au sein de laquelle Jade Castrinos pose régulièrement sa voix à côté de celle d’Alexander (« Home », « Fiya Wata »). L’ambiance vire souvent à la fête ‘évangélique’ (« I Don’t Wanna Pray ») même si « Here » se réserve quelques moments plus intimistes, à l’instar du légèrement reggae « One Love To Another » ou du plus délicat « Dear Believer ». Les ouailles seront satisfaites de la nouvelle livraison de monseigneur Sharpe qui s’érige en version premier degré du chaman ‘bleu’, l’insaisissable Sébastien Teller…

 

Edward Sharpe

Up From Below

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Après I’m From Barcelona, Architecture in Helsinki et Tilly And The Wall, Edward Shape & The Magnetic Zeros est donc venu s’ajouter à la longue liste des formations néo hippies contemporaines. Première réflexion, ce mouvement revivaliste ne risque-t-il pas l’embouteillage. Et bien non, pas encore ; car il ne reviendra pas à cette bande de joyeux allumés californiens de sonner le glas de cette musique euphorisante qui fait du bien au moral. Et pour cause, malgré l’une ou l’autre longueur, « Up From Below » recèle d’excellents morceaux.

Le gang américain nous vient de Los Angeles. Or, a contrario de San Francisco, la cité des anges n’est pas spécialement réputée pour une quelconque idéologie communautaire et non-conformiste. La formation à géométrie variable (NDR : ils sont parfois 12 sur les planches !) est, comme son nom l’indique, drivée par le leader charismatique Edward Shape. De son véritable nom Alex Erbert, ce gourou n’est pas tout à fait un inconnu, puisqu’il est également le leader d’Ima Robot, depuis la fin des 90’s.

Le freak/folk de cet ensemble californien semble receler des vertus thérapeutiques. A cause de la voix d’Edward Sharpe, tout d’abord. Le plus bel atout du groupe. Il serait même susceptible de rendre un peu d’enthousiasme à Thierry Henry, en ces temps difficiles. Particulièrement ample, parfois réminiscente de David Bowie, elle semble unique en son genre, s’adaptant parfaitement aussi bien aux morceaux les plus envolés qu’aux ballades. Et à l’instar d’un Devendra Banhart, il arrive aussi à Sharpe de chanter dans la langue de Cervantès (« Kisses Over Babylon ») ! Outre la multitude d’instruments utilisés, la solution sonore est enrichie de sifflements, de claquements de main, de chœurs gospel et tutti quanti. Un objectif : communiquer la bonne humeur ! La recette n’est peut-être pas neuve ; et elle a très probablement été imaginée à la fin des sixties ; mais une chose est sûre, elle est idéale pour vous remettre en forme. Les lyrics parlent notamment de l’amour (NDR : ah le fameux spirit du ‘summer of love’…) Edward a même écrit une chanson (NDR : d’amour of course !) pour son épouse, « Jade ». Elle est également claviériste, percussionniste et chanteuse au sein du combo. Bien sûr, on s’en fout un peu de leur amour ; mais on aimerait être à leur place. « 40 Day Dream » est un tube en puissance. C’est la plage qui ouvre le disque et elle mérite à elle-seule l’écoute de l’elpee. Quant au titre maître, il aurait pu figurer au répertoire d’Arcade Fire. Un reproche, la longueur de l’opus (NDR : près d’une heure dix !) Et sur les quinze fragments d’« Up From Below », quelques uns sont manifestement dispensables. Pas non plus la peine de faire la fine bouche, car finalement on en a pour son argent… Ce retour à l’époque du ‘flower-power’ et ces accès de juvénilité sont d’excellents antidépresseurs. Naturels, pour ne rien gâcher. Que demander de plus ? Ne gâchons pas notre plaisir et profitons des choses simples proposées par cette bande de doux illuminés. Barbus, je suis prêt à le parier. A quand une nouvelle édition du festival de Woodstock ?