La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Edwyn Collins

Losing sleep

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Votre serviteur a toujours manifesté un grand respect pour Edwyn Collins. Pas parce qu’il a pondu un hit incontournable en 1994, « A girl like you », mais à cause de son rôle joué au sein de la formation référentielle Orange Juice, qui a sévi entre 1979 et 1984. Elle constituait alors un fer de lance du mouvement ‘postcard’. Suite à une grave attaque cérébrale, dont il a été victime en février 2005, l’Ecossais est resté entre la vie et la mort pendant quelques jours. Et lorsqu’il s’en est sorti, il a dû entamer une longue période de rééducation, notamment de sa main droite, celle-ci ne lui permettant plus de jouer de la guitare. Un fameux combat contre le destin, pour un guitariste. En 2007, il publiait « Home again », un disque qui avait été enregistré avant son hémorragie. Un opus pas trop convainquant, il faut le reconnaître.

Pour enregistrer « Losing sleep », il a reçu le concours d’une belle panoplie de potes musicos. Et en particulier Roddy Frame (Aztec Camera) Ryan Jarman (The Cribs), Johnny Marr (Ex-Smiths, Cribs), Alex Kapranos et Nick McCarthy (Franz Ferdinand), Romeo Stodart (The Magic Numbers) ainsi que Jonathan Pierce et Adam Kessler (The Drums). Si sa voix de crooner a perdu de son timbre, elle se révèle aujourd’hui plus fragile. Les compos n’en sont que plus bouleversantes. Mais moins sensuelles. Faut dire qu’elles manquent cruellement d’efficacité. Et la sophistication de la mise en forme accentue cette impression. A tel point que certains titres mid tempo lorgnent carrément vers la pop/r&b mainstream. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de son prochain long playing…

Edwyn Collins

I'm not following you

Remis en selle par le succès de " A girl like you ", Edwyn Collins nous propose son quatrième album solo. Un disque qui ne contient, cependant, pas de hit de la trempe de son best seller susvisé, mais recèle d'excellentes compositions. Il a, bien sûr, reçu le concours de quelques vieux potes. Mark E Smith, dans sa forme vocale la plus gutturale (NDR ; ça rime !) est ainsi impliqué sur " Seventies night ", alors que Paul Cook, drummer des Pistols, collabore à deux compositions paradoxalement minimalistes. Dans le sens le plus synthétique. Faut dire que l'ombre de John Foxx plane tout au long de cette œuvre, à la fois audacieuse et inspirée. Mais Edwyn a bien soin ne pas se figer dans l'électronique. En nourrissant ses mélodies d'orchestrations, et puis, surtout en étalant tout son savoir-faire à la guitare. Que ce soit dans le domaine du jazz, du funk, du rock, du blues, du glam, de la pop, du ‘postcard’, du punk et même de la musique contemporaine, Edwyn apporte, chaque fois, cette griffe incisive, particulière à des chansons qu'il interprète de sa voix de crooner. Mais notre coup de cœur va à la composition la plus percutante, à la limite post punk, " Downer ", où l'intensité électrique est délicieusement omniprésente...

 

Edwyn Collins

Gorgeous George

Edwyn Collins était le chanteur/guitariste et principal compositeur du défunt et mythique Orange Juice. Et lorsque le groupe a splitté, il a décidé d'embrasser une carrière individuelle. Sans grand succès, il faut l'avouer. Pourtant, Edwyn ne manque pas de talent. Et les trois albums enregistrés à ce jour en sont la plus belle démonstration. Ce "Georgeous George", par exemple, qui alterne fragments tendres, soignés, irrigués de claviers fluides, et compositions excitantes, viscéralement attachées au r&b ou au funk. Comme le remarquable single "A girl like you", chanson sur laquelle Edwyn parvient à allier feeling et virtuosité dans un bain d'électricité vivifiant. Probablement le meilleur single paru en 94.