La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Eliza Neals

Black crow moan

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Chanteuse et pianiste, Eliza Neals est considérée comme un fleuron du blues/rock local, à Detroit, dans le Michigan. Elle a été nominée de nombreuses fois aux Detroit Music Awards. Eliza compte une importante discographie à son actif. Pour enregistrer son nouvel elpee, elle a reçu le concours de nombreux amis, parmi lesquels figurent plusieurs gratteurs, mais également de son backing group, The Narcotics. Elle signe huit des dix plages et s’est chargée des arrangements ainsi que de la production. En outre, sa voix ravagée colle parfaitement à son répertoire qui oscille du blues à la soul, en passant par le rock…

Imprimé sur un tempo rapide, "Dont'judge the blues" ouvre la plaque. La voix d’Eliza domine parfaitement un ensemble au cours duquel seuls deux instruments tirent leur épingle du jeu : les percussions de Brian Clune et la slide de Mike Puwal. Tenace, cette slide s’accroche au blues lent classique "Why you ooglin me". Miss Neals chante d’une voix qui transpire de vécu et double à l'orgue Hammond. Star du blues à San Francisco, Joe Louis Walker participe à deux plages. Il prend un remarquable billet de sortie sur la très soul "The devil don't love you", que tapisse l’orgue de Bruce Bears (NDR : cet ex-Duke Robillard est issu de Boston). Puis le titre maître, "Black crow moan", un slow blues royal au cours duquel Joe Louis est vraiment bouleversant, alors qu’Eliza siège de nouveau derrière l’orgue, tout en se consacrant au micro avec une émotion et une passion dévorante. Également originaire de la Motor City Five, le gratteur Howard Glazer est un ami fidèle. Il collabore également sur deux pistes. Soit "Watch me fly", une ballade blues bien mélodieuse, qu’il tourmente de ses cordes acérées et très susceptibles de mettre la gomme. Face à l’orgue de Jim Alfredson (Janiva Magness Band), le timbre vocal s’avère juste est clair. Son approche torturée et déjantée des cordes est reconduite tout au long du superbe et impressionnant "River is rising". Autre citoyen de Detroit, Derek st. Holmes figure également parmi les guests. Ex-star des Amboy Dukes, entre 1974 et 1978, il est devenu le chanteur et guitariste rythmique de Ted Nugent.  Et Derek est loin d’être un manchot. Il le démontre sur la ballade "Never stray", Caractérisée par de beaux échanges entre les cordes et les ivoires d’Eliza, ce morceau ne manque pas de charme. Le "Ball and chain" de Big Mama Thornton avait été popularisé dans les 60’s par Janis Joplin. Bien construite, la nouvelle version baigne au sein d’un climat dramatique, un climat entretenu par la voix enflammée et la guitare. Shuffle très rock'n'roll, "Hey, take your pants off" clôt cet excellent opus…

Eliza Neals

10,000 feet below

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Issue de la Motor City, Eliza Neals est une artiste particulièrement dynamique. Cette chanteuse/claviériste/compositrice a déjà décroché plusieurs awards, dans les domaines 'Blues/R&B' mais aussi 'Rock/Pop'. Elle drive son propre band, The Narcotics. Mais à l’instar de son opus précédent, "Breaking and entering", pour enregistrer "10,000 feet below", elle a reçu le concours de nombreux amis : des gratteurs, des bassistes et des batteurs. Au premier rang desquels figure son fidèle partenaire, Howard Glazer, un guitariste notoire…

C’est par des sonorités traitées au bottleneck par Glazer, mais overdubbées, que s’ouvre "Cleotus", une plage chantée d’une voix un tantinet sensuelle par Miss Neals. Ce duo cosigne le très inspiré et majestueux "Another lifetime", un premier blues lent. Les cordes d’Howard sont omniprésentes et soutiennent idéalement le timbre éraillé d’Eliza. La rythmique hypnotique imprimée par le drumming de Skeeto Valdez et les riffs de gratte balisent "Burn the tent down", un rockin’ blues bien percutant. Notre vocaliste blonde pousse de petits cris nerveux avant de totalement se libérer. Elle entame le titre maître a cappella. Des cordes acoustiques entrent ensuite dans la danse, avant que Howard ne vienne y incruster des chapelets de notes incisives et mordantes. Imprimé sur un mid tempo, "You ain’t my dog no more" est de toute bonne facture. Le timbre vocal est écorché. La slide, offensive, impérieuse et métallique. Et au beau milieu de cette tornade, "Cold cold night" retrouve un peu de quiétude. Un havre de paix. Une ballade indolente au cours de laquelle la voix est soulignée par les cordes acoustiques de Paul Nelson (NDR : il a milité au sein du backing group de Johnny Winter), invité pour la circonstance. Assise derrière son piano, Eliza interprète d’une voix profonde, "Hard killing floor", une plage empreinte de douceur. La gratte de Glazer s’approche puis s’installe, tout en provoquant une sensation de malaise, avant de s’enflammer. "Call me Moonshine" évolue également sur un mid tempo. Miss Neals se consacre au micro et se concentre sur son orgue Hammond, alors qu’Howard ne tient plus en place. Il écrase ses pédales à la manière d’un Jimi Hendrix au sommet de son art ! Et cette légende hante encore "Merle Dixon". Tordues, malmenées, crachant son lot de braises incandescentes, les cordes sont trafiquées à l’extrême. Roots, "Downhill on a rocket" libère des saveurs étranges. Talonnée par de petits cris stridents dispensés par la gratte, la voix musarde et se dédouble à l’infini. Empreinte de sérénité, "At the Crossroads" est une ballade sereine soulignée par la voix aérienne et entretenue par les accords de piano ainsi que de la guitare aux accents mélodiques, guitare que se réserve Billy Davis (NDR : il a bossé en compagnie de Hank Ballard et Jimi Hendrix, il y a un bon bout de temps). Le meilleur opus d’Eliza Neals, à ce jour !

 

Eliza Neals

Breaking and entering

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Issue de Detroit, dans le Michigan, Eliza Neals est une chanteuse de blues/rock. Elle est aussi pianiste. Mais également auteur-compositeur et productrice. En 2012 et 2013, elle a décroché des Music Awards, dans sa Motor City. Quoique encore jeune, cette artiste a déjà publié de nombreux albums : "I'm waiting" en 2003, "Liquorfoot" en 2005, "No frogs for snakes" en 2008 et "Messin' with a fool" en 2012. Pour enregistrer "Breaking and entering", elle a reçu le concours de toute une ribambelle de collaborateurs. Des sessions qui se sont déroulées à Detroit et Ferndale, dans le Michigan, à Weehawken (New Jersey), et à Nashville (Tennessee).

Le dobro d'Howard Glazer nous entraîne dans son "Detroit drive". La voix d'Eliza est surprenante, expressive, au bord de la rupture. Acoustique, cette ouverture est également marquée par les pulsations rythmiques communiquées par Erik Maluchnik. Blues lent incandescent, le titre maître est balisé par les cordes de Glazer, désormais largement amplifiées et torturées. Eliza extirpe des mots de sa gorge, sans doute ravagée par les excès. "Jekyll and a hound" est sans aucun doute l'une des meilleures plages de l’elpee. Elle a été mise en boîte à Memphis, sous la houlette de Mike Puwal, qui assure aussi les parties de guitare. Rockin’ blues, "Goo Goo glass" concède des accents pop, une plage construite sur un riff débridé, dispensé par Glazer. Dans l’univers du rock, Kenny Olson est un guitariste particulièrement notoire et apprécié par ses pairs. Métalliques, ses interventions sont impressionnantes tout au long de l’indolent "You", un morceau au cours duquel Eliza siège derrière l’orgue Hammond tout en chantant d’une voix relativement plus douce. Olson participe également à "Southern comfort dreams", sur un rythme à peine plus soutenu, en écrasant judicieusement sa pédale wah wah. Rock entraînant, "Pretty gritty" est dominé par les cordes de Mike Puwal et les accords de piano sautillants de Miss Neals. La voix d’Eliza parvient à s’extraire de chœurs imposants sur "Windshield wipers", une piste aux accents pop. Dansant, "Sugar daddy" lorgne ver le R&B. Mike Puwal revient une dernière fois apporter son concours sur "I'm the girl", une autre plage dansante. Howard Glazer, le gratteur de Detroit, contribue aux deux derniers morceaux. Il est seul pour épauler Miss Neals, au chant et aux claviers sur "Spinning". Et ses interventions sont tourmentées et déjantées. La finale est en réalité une version condensée du long blues qui donne le titre à l’elpee, une adaptation baptisée communément ‘Radio Edit’.