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Elvis Perkins

Label Pop session

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Au sein de la famille Perkins, les artistes sont légion. Pour la plupart des acteurs. Elvis a plutôt choisi le rôle d’auteur, compositeur et interprète. C’est le fils d’Anthony Perkins et de la photographe Berry Berenson, décédés respectivement en 1992 et en 2001. Le premier des suites du SIDA. La seconde, lors des attentats du 11 septembre. C’est également le frère d’Oz Perkins.

Label Pop est une émission radio qui a sévi sur les ondes de France Musique, une radiodiffusion dont la programmation signée Vincent Théval a permis à des tas de musiciens ou groupes de se produire en direct. Of Montreal, The Apartments, Lloyd Cole, Howe Gelb, Yann Tiersen, Robert Forster et bien d’autres ont participé à ces showcases. Des événements qui mérite(raien)t d’être immortalisés sur cd. Tunng et Powerdove ont ainsi également bénéficié de ce type de gravure.

Le set d’Elvis Perkins s’est déroulé en septembre 2016. « I Aubade » était paru en février 2015. Donc, il était encore dans le coup ; son elpee précédent, « Elvis Perkins in Dearland » remontant quand même à 2009.

Lors de ce concert, Perkins était entouré de Danièle Aykroyd (basse, harmonium, autor-harpe) et Mitchell Robe (percus, mellotron, minimoog). Découpé en 7 titres, ce disque baigne au sein d’un climat minimaliste, vous vous en doutez. Et Elvis démontre une nouvelle fois son art à torcher de très jolies mélodies, le contagieux « The passage of the black genre » méritant, à cet égard, une mention particulière. Tout comme la ritournelle « It’s now or never loves ». Les morceaux sont donc balisés par la sèche. Tour à tour, un zeste de clavier vintage, de mellotron, de moog ou une intervention de basse viennent leur apporter un certain relief. Perkins possède, en outre une superbe voix. Et quand elle passe en falsetto, on ne peut s’empêcher de penser à Jeff Buckley, mais sans le trémolo. Quand aux inflexions, elles sont aussi nonchalantes que celles d’un Leonard Cohen.

 

Elvis Perkins

Du retard à l’allumage…

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Il en a fallu du temps pour qu’Elvis Perkins décide enfin de donner un successeur à son excellent deuxième opus, "Elvis Perkins in Dearland". Six longues années que le fils d'Anthony Perkins (NDR : l’acteur mythique de ‘Psychose’) et de la photographe Berry Berenson n'avait plus donné signe de vie. Une absence interminable au cours de laquelle le New-yorkais s’était, en quelque sorte, retiré du monde. Aussi, quelle n’a pas été notre (bonne) surprise d’apprendre, il y a quelques semaines, qu’il avait enfin publié un nouvel elpee. Intitulé "I Aubade", il n’est cependant disponible que sur les plates-formes Internet. L’artiste est donc venu le défendre à la Rotonde. Une belle manière de –presque– clôturer la saison du Botanique.

Ce samedi soir, il règne, au sein du Bota, une atmosphère particulièrement ‘cool’. Dehors, le soleil brille et les terrasses débordent de monde. Pas de première partie. Vers 20h, les mélomanes se dirigent donc vers l'hémicycle. Est-ce dû aux conditions climatiques estivales ou du manque de notoriété de l'Américain, mais la salle est à moitié vide. Ou pleine, selon. Il y a de la place et les spectateurs s'assoient sur les marches. Et peu à peu, elles se remplissent ; si bien que les retardataires sont forcés de s’asseoir dans la fosse. Ils y resteront tout le concert.

Elvis Perkins monte sur l’estrade armé d’une gratte acoustique. Il est épaulé, à sa gauche, par une multi-instrumentiste (basse, ‘lyre’, etc.) et, à sa droite, d'un claviériste. En une demi décennie, le physique de l’artiste a changé. Il a de longs cheveux. Il a enfilé un pantalon de soie et une chemise à moitié déboutonnée. Et a chaussé des lunettes rondes. On croirait qu’il vient de revenir d’un pèlerinage en Inde. Un instant, j’ai même imaginé une réincarnation de John Lennon…

Elvis Perkins ouvre son set par des titres issus de son dernier LP. Ils sont particulièrement paisibles. Est-ce dû à la position assise de l’auditoire ou aux compos méconnues, mais la Rotonde semble plongée dans une forme de somnolence… Il faudra attendre qu’Elvis attaque les morceaux de son premier elpee ("Ash Wednesday") pour que la foule commence à réagir. D’autant plus qu’il discute davantage avec le public et joue même au chef d’orchestre. « It’s only You » et « Emile’s Vietnam in the sky » recueillent un franc succès. L’instrumentation épurée apporte une nouvelle dimension aux compos ; et ce n’est pas plus mal. Au bout d’une heure et demie de prestation, Elvis Perkins et ses acolytes vident les lieux. L’acteur principal revient cependant rapidement pour attaquer quelques chansons en solitaire, dont « Shampoo », avant d’être rejoint par ses acolytes pour conclure le show par « While you were sleeping », véritable moment de grâce de la soirée.

Et sans s’en rendre compte, le concert de Perkins a finalement duré presque deux heures. Suivant l’adage, on en a donc eu pour son argent. Dommage cette apathie ambiante en début de parcours. Il a même fallu trente bonnes minutes, avant que l’auditoire ne parvienne à accrocher ce set, ma foi, inégal…

(Organisation : Botanique)

Elvis Perkins

Elvis Perkins In Dearland

Écrit par

Deux années après avoir concocté le magnifique « Ash Wednesday », le fils Perkins nous revient pour un second opus. Souvenez-vous, le précédent elpee avait marqué au fer rouge nos âmes égarées. Sur notre route, Elvis avait opéré un détour pour les guider. Et c’était beau. Souvent le deuxième long playing est un disque maudit. Parce que l’artiste ou le groupe cherche absolument à changer d’orientation. C’est d’ailleurs à quoi on s’attendait. Voire même à un revirement serré des compositions et de l’ambiance. Elvis Perkins n’en a cure et remet le couvert. Il n’a toujours pas pansé ses blessures et continue de survoler le champ de nos cruelles désillusions.

Certains seront déçus. Ils auraient sans doute souhaité plus de lumière. D’autres snoberont cette galette pour la bonne forme, juste pour souligner son manque d’originalité. Personnellement, j’adhère. A cause de ces mélodies magnifiques, de cette douceur et cette délicatesse qui vient lécher nos sens. Car en cette période nourrie à l’éclectisme et l’électro, Perkins décide de composer comme bon lui semble. Et rit sous cape. Contestataire des tendances musicales actuelles, il crée un bastion, où les garnisons de rebelles volontaires ont tous leur place. Sobre, discret et pourtant incisif « Elvis Perkins in Dearland » est un album complet. De « Shampoo » à « How’s Forever Been Baby » les mélodies s’enchaînent, se ressemblent, certes ; mais arrivent toujours à décoller la pulpe qui se dépose au fond de nos âmes. Plutôt que de nous agiter dans tous les sens, c’est dans la qualité et l’élégance que l’on se retrouve la tête en bas. Que vous aimiez ou pas ce disque, c’est votre problème. Mais une chose est sûre, rester sans réaction face à ce disque serait totalement absurde.

 

Elvis Perkins

Elvis au pays des merveilles

Écrit par

L’ABClub était clairsemé ce samedi soir. Et pourtant, il accueillait le projet ‘Elvis Perkins in Dearland’, un projet conduit par Elvis Perkins, folkeux qui gagne à être connu. Il avait d’ailleurs déjà fait ses preuves en février dernier sur la grande scène de l’AB, en ouverture des incontournables Cold War Kids et de Clap Your Hands Say Yeah. Un bon souvenir.

Après une première partie assurée par le groupe belge Mel Dune dont la prestation s’est révélée assez moyenne, Elvis Perkins débarque sur scène. A 21h précises. Pour présenter son excellent premier ouvrage, « Ash Wednesday ». Le set s’ouvre sur un « Moon Woman 2 » touchant, à l’image d’un homme que la tragédie n’a pas épargné. Il est ensuite rejoint par trois musiciens et l’ensemble enchaîne par « All The Night Without Love » et « Emile’s Vietnam In The Sky ». Le batteur s’est ensuite littéralement déchaîné à l’aide d’un tambourin lors d’un nouveau morceau au cours duquel il a bousculé volontairement, mais gentiment, un violoncelliste que l’on aurait cru sorti tout droit d’un clip d’ABBA. Pendant une petite heure de show plutôt classique mais très bon enfant, le quatuor dispensera les excellents « May Day ! », « Ash Wednesday » et autres nouvelles compos dont une reprise élégante du classique des Ronettes, « Be My Baby ». Perkins boucle sa prestation par un court rappel constitué de « Doomsday » et « While You Were Sleeping ». Une bien jolie manière de clôturer la soirée avant de retrouver les bras de Morphée…

(Organisation : AB)

Elvis Perkins

Ash Wednesday

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Affichant un ton neutre, la pochette d’« Ash Wednesday » semble solennelle, épurée de toute mise en forme mercantile. A l’intérieur du booklet, les titres et la longue liste d’artistes associés au projet d’Elvis Perkins précèdent la dédicace « For Berry ». Une dédicace simple, posée comme une rose sur la terre fraîche d’un sol détrempé. Berry, c’est Berry Berenson la maman d’Elvis, artiste photo réputée. Elle a disparu le onze septembre 2001 lors du vol 11 d’American Airlines qui s’est fracassé sur des tours aussi jumelles que tristement célèbres. Le sort semble s’acharner sur les géniteurs de l’Américain ; le papa de l’artiste n’étant autre que Anthony Perkins, égérie d’Hitchcock, décédé du sida dans les années nonante. Elvis Perkins jouit donc d’un patrimoine génétique assez sensible pour stimuler son besoin d’expression. A premier abord, on pourrait penser que cette œuvre sert d’ode à la tristesse, comme pour honorer la mémoire de ces blessures à vif, comme des déchirures que l’on recoudrait d’une marque de respect. Mais loin de là l’idée du fiston. En lieu et place d’une nostalgie lourde et lancinante, on prend plaisir à écouter une folk/pop légère, à l’instar du morceau « May Day ». Des ballades fraîches comme une rosée parcourant nos émotions servent d’exutoire, décrochant les étoiles à certains moments, nous invitant à nous coucher à même le sol pour écouter le monde avancer, à d’autres… Un fin mélange de pensées positives et de souvenirs touchants partagés en onze titres. « Ash Wednesday » est une pure merveille, c’est le partage d’un homme influencé immanquablement par les tragiques expériences qu’il a vécues, avec le recul et la sensibilité d’une dignité poignante. Les émotions nous envahissent dès la première plage. Un « While You Were Sleeping » qui vous forcera à interrompre toute activité en cours pour prendre part au partage et à la rêverie. Un album plus que recommandé, indispensable !