L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Explosions In The Sky

The Wilderness

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Explosions in the Sky réunit de véritables maîtres en matière de post rock mélancolique et mélodique… Et pour cause, les Texans continuent d’enchaîner les classiques de ce genre si codifié, depuis leurs débuts, en 2000. « The Wilderness » succède à « Take Care Take Care, Take Care » sorti il y a 5 ans déjà. Taillé pour l’exercice, le groupe s’était entre-temps immergé dans la composition de B.O. signant notamment celles de « Lone Survivor » (Peter Berg), de « Prince Avalanche » ainsi que de « Mangelhorn » (David Gordon Green).

Pas de réel bouleversement au programme pour ce nouveau chapitre mais davantage de variations dans les sonorités, variations discrètes mais judicieuses destinées à donner une nouvelle dimension à sa musique ; et tout particulièrement lors des shows, véritables communions collectives profondément émotionnelles…

Consciente de pratiquer un genre musical toujours à la limite de la redite, la formation américaine parvient donc ici à nuancer les ambiances et surtout à s’éloigner des sacro-saints crescendos systématiques. Ce qui lui permet de tisser subtilement des bijoux comme le furieux et épique « Disintegration Anxiety » ou encore le joliment atmosphérique, légèrement teinté d’électro, « Losing the Light ». Ces valeureux Texans ont le bon goût d’évoluer sans oublier leurs racines… ce qui n’est pas un mince exploit dans un genre souvent très peu enclin à se renouveler !

Explosions In The Sky

Le feu sans artifices

Écrit par

Les saisons passent, le temps s’égrène, les catastrophes pullulent, les oiseaux migrent, l’actualité s’invente chaque jour un nouveau sujet croustillant, mais certains groupes affichent la même constance, la même brillance et la même volonté, immuablement.

La formation texane Explosions in The Sky, dont le dernier album (« Take care, take care, take care ») est la suite logique d’une discographie vouée à une esthétique sans faille et sans esbroufe, en est certainement une des plus belles illustrations. Un groupe rare, émergeant d’une constellation en mouvement.

Ça tombe bien, le combo était de retour sur nos terres, ce mardi, pour nous présenter leur dernier opus et nous rassurer sur ce point : malgré un succès sans cesse grandissant, il est demeuré d’une incroyable simplicité. 

En première partie, place au surprenant Robert A Lowe (aka Lichens) et sa drôle de machine. C’est le projet solo du chanteur/bassiste de 90 Day Men. Cet univers étrange, Munaf Rayani des EITS le décrit comme une ‘supernatural space journey’. Les boucles vocales pourraient servir d’incantations chamaniques. Un set intriguant, mais sans guère de mise en scène, qui procure néanmoins un sentiment de curiosité légitime (initié par cet instrument conçu comme une centrale téléphonique d’un autre âge, dont tous les câbles sont reliés pour former une structure complexe) ainsi qu’un sentiment de plénitude et de ravissement. De quoi subjuguer ! L’artiste entre littéralement en transe ; les yeux révulsés et les gestes spasmodiques allant de concert. Un seul et unique morceau construit en pyramide, dont les sonorités graves se répercutent en échos lointains, comme si elles émanaient de couloirs d’un monde parallèle…

Peu après, et selon un timing scrupuleux établi par l’AB, le band d’Austin fait son apparition. Après une introduction humble et fidèle aux préceptes du combo (‘Yes, they’re explosions in the Sky, yes, they come from Texas, USA’), place à la première surprise : un cinquième doigt est venu se greffer à la main de maître. Venu renforcer la rythmique, un grand chevelu aux boucles agitées tient à présent la (les) corde(s) à (de) la bas(s)e.

L’intro de « Last Known Surroundings » s’élève lentement avant que les premiers larsens ne viennent déchirer le ciel et que le jeu de batterie de Christopher Hrasky ne prenne ses marques et impose sa cadence.

« Yasmin the Light », issu de « Those who tell… », opère la jonction entre passé et présent et démontre que le groupe et sa musique ont mûri en l’espace d’une décade, sans pourtant trop modifier le canevas, à savoir un jeu constant sur les oscillations produites, entre fureur et douceur, calme et tempête, tristesse et beauté.

Partagé entre anciens (« The only moment we were alone », « Your hand in mine », « Greet Death ») et nouveaux morceaux, le set s’achève au bout de 70 minutes par « Let me back in ». Caractérisé par son ambiance inquiétante et parcourue par ses voix samplées et fantomatiques, cette plage ponctue le concert de belle manière. Douze minutes d’envolées célestes illuminées de feux d’artifice dont les retombées pailletées étincellent encore alors que les lumières de la salle se rallument.

Pas de rappel, et pour cause, c’est l’un des crédos d’Explosions In The Sky qui préfère se donner en entier et d’une seule pièce. Et dont la générosité n’est jamais prise en défaut.

Un lien pour re(voir) ce concert: http://www.abconcerts.be/fr/abtv/p/detail/explosions-in-the-sky

Organisation : AB + Toutpartout

Explosions In The Sky

Orage sur Lausanne…

Ce mercredi soir, dans les rues de Lausanne, le temps est lourd, orageux. De gros nuages se profilent à l’horizon. Pourtant, c’est du Romandie qu’éclatera le tonnerre. La salle lausannoise accueille en effet le groupe Explosions in the Sky. En supporting act : l’artiste américain Eluvium. Un événement très attendu, vu l’engouement du public pour ce spectacle.  

La foule commence à se presser contre la scène. La chaleur monte et devient bientôt à la limite du supportable. Eluvium monte sur les planches, le show commence. Le multi-instrumentiste parvient à focaliser l’attention de l’auditoire pendant la trentaine de minutes qui lui sont imparties. Il y dispensera un rock expérimental et instrumental, passant allègrement du piano électrique à la guitare, tout en gérant les pédales de répétition de boucles et les pistes préenregistrées, programmées par son ordinateur.

Le set achevé, le ‘changement de scène’ est opéré assez rapidement, afin de laisser la place à l’événement pour lequel 300 personnes se sont agglutinées jusque dans les escaliers de la salle. Et elles ne seront pas déçues par cet orage sonore. Hors pair, le quatuor joue pendant plus d’une heure, faisant déferler tantôt avec puissance, tantôt douceur, mais toujours une grande implication émotionnelle et physique, son rock indie instrumental. C’est clair, les musiciens vivent leur musique. Et ils ne sont pas les seuls. Car de nombreux spectateurs ferment les yeux, essaient tant bien que mal vu le peu d’espace disponible de danser ou se balancent au rythme de la musique. Tout le monde cherche à se connecter au groupe. Le combo texan est l’exemple vivant qu’il n’est pas toujours nécessaire d’avoir recours aux paroles pour communiquer.

Explosions in the Sky est vraiment à voir et à revoir. Le seul regret procède de l’exiguïté des lieux. Lorsqu’ils sont combles, le mercure grimpe rapidement dans les thermomètres. Mais lorsqu’en plus à l’extérieur, la météo s’en mêle, la température devient très vite étouffante. Hormis cette réserve, la soirée est réussie. Bien que puissant, le son la loi suisse oblige les organisateurs à fournir gratuitement des boules-Quiès ; une initiative à souligner est de bonne qualité, et le personnel organisateur ainsi que préposé à la sécurité est accueillant. En outre, il se distingue par sa bonne humeur.