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David Byrne and Fatboy Slim

Here Lies Love

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L’ex-leader de Talking Heads est le responsable d’une multitude de collaborations. Parmi les plus célèbres, on épinglera son duo échangé en compagnie de l’ex-claviériste de Roxy Music, mais surtout illustre producteur, Brian Eno. D’autres sont moins notoires mais tout aussi respectables. Dont celle qu’il réalisée avec le chorégraphe belge Wim Vandekeybus ou encore la chanteuse Selena. Pour concocter ce nouvel opus, l’Ecossais s’est tourné vers Norman Cook, alias Fatboy Slim ! Ensemble, ils ont composé une sorte d’opéra dont le thème est consacré à la très controversée Imelda Marcos ainsi qu’Estrella Cumpas, la nounou du couple Marcos. Surnommée le ‘Papillon d’acier’, Imelda était l’épouse de Ferdinand Marcos et première Dame des Philippines, de 1965 à 1986. Si vous ignorez cet épisode étonnant de l’histoire, je vous invite à aller jeter un œil sur Wiki. Cette donzelle s’était ainsi offert 3000 paires de chaussures, aux frais du régime de son cher mari, avant que le couple ne soit contraint à l’exil.

« Here Lies Love » raconte donc certains épisodes de la vie de cette femme totalement extravagante. Projet ambitieux, vous vous en doutez. Pour Byrne, la vie décadente d’Imelda Marcos aurait d’ailleurs pu être traduite en une pièce de théâtre. Mais Byrne et Slim ont préféré lui réserver un opéra, en 22 chansons. Le projet a reçu le concours d’une flopée de guests, mais essentiellement de la gente féminine. Et notamment Cyndi Lauper, Alice Russell, Santigold, Sharon Jones ou encore Florence Welsh (de Florence + The Machine) ! C’est d’ailleurs cette dernière qui s’illustre sur le titre d’ouverture « Here Lies Love », un morceau tout en douceur, au cours duquel hautbois et quelques bongos donnent le ton ! Fatboy Slim ne s’est pas contenté d’écrire. Et on ressent manifestement sa patte sur plusieurs compos. Notamment ces fameux beats percutants, réminiscents de ses premiers tubes ! Le timbre de Cyndi Lauper est intact. Et elle le démontre tout au long d’« Eleven Days », plage au cours de laquelle elle injecte tout son dynamisme. Mr. Byrne se réserve quand même le chant tout au long du remuant « American Troglodyte ». Sa voix si particulière pimente un titre alimenté par quelques expérimentations sonores, un séquenceur disco et une petite guitare ‘catchy’. Tout n’est cependant pas parfait. Certaines vocalises (Camille, Tori Amos ou encore Nicole Atkins) finissent même par irriter. Un petit bémol qui ne doit pas pour autant gâcher la qualité de l’ensemble. N’empêche, il serait intéressant d’assister à la transposition en comédie musicale de cette rondelle. A quand un disque consacré à la vie de Carla Bruni ?

 

Fatboy Slim

Why Try Harder - The Greatest Hits

Écrit par

La vie est faite de haut et de bas. Norman Cook ne le sait que trop bien. Après avoir étoffé son CV au sein des Housemartins, Freak Power, Pizzaman ou encore Dub Internationals (NDR : souvenez-vous du gros tube « Dub Be Good To Me » sur un sample des Clash), l’homme devient Fatboy Slim et balance en 1996 une bombe qui explosera dans les clubs des quatre coins du globe. « Going Out Of My Head » tient la promesse évoquée par son titre et fait perdre la tête à des milliers de clubbers. C’est l’âge d’or de ce genre que certains ont nommé ‘Big Beat’. Classé par les critiques entre The Chemical Brothers et The Prodigy, Fatboy Slim atteindra le sommet de son art en 1998, année de sortie du rouleau-compresseur « You’ve Come A Long Way, Baby ». Album précédé par « The Rockafeller Skank », le single qui propulsera le DJ anglais au rang de référence incontournable.

Après la sortie des désormais cultes « Right Here Right Now » et « Praise You », Fatboy Slim s’amuse à remixer quelques uns de ses camarades (Cornershop ou Groove Armada, repris dans cette compilation) avant de s’enfermer dans son studio pour pondre « Halfway Between the Gutter And The Stars » qui n’aura pas l’effet escompté. Porté par « Sunset (Bird Of Prey) » et les vocalises samplées de Jim Morrisson ainsi qu’un « Demons » interprété par Macy Gray, ce troisième album accomplira son bout de chemin sans faire d’étincelles. Seuls « Star 69 » et « Sunset (Bird Of Prey) » sortiront leur épingle du jeu et atteindront le top 10 en Grande-Bretagne.

Quatre ans plus tard, Fatboy Slim sert un « Palookaville » quelque peu réchauffé. « Slash Dot Dash » obtiendra cependant un petit succès malgré un clip censuré. En effet, des gens qui peignent des murs en s’arrachant les vêtements, il n’y a rien de plus choquant... Quant aux autres extraits de cet essai (« Wonderful Night », « The Joker » et « Don’t Let The Man »), ils seront tout simplement ignorés par le public.

Norman Cook présente ici la rétrospective d’une carrière qui ne cesse de s’essouffler. L’inégalité des 18 morceaux choisis et le flop commercial du single inédit « That Old Pair Of Jeans » en sont, par ailleurs, de belles illustrations. Il aurait donc mieux valu que cette compile s’intitule « Why Don’t I Try Harder ? », remise en question qui nous aurait rassurés quant au futur de Fatboy Slim. Par ailleurs, on soulignera l’absence des singles « Ya Mama » et « Star 69 » qui avaient beaucoup plus leur place dans un « Greatest Hits » que les faiblards « Sho Nuff », « Santa Cruz » ou « Wonderful Night ». « Why Try Harder » est donc réservé aux inconditionnels.