La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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The Great Leap Forward

Finished unfinished business

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Big Flame est un trio mancunien qui a sévi entre 1983 et 1986. Pratiquant un punk rock indie, il constitue une des influences majeures pour le Manic Street Preachers. Enfin, à se débuts. Lorsque Big Flame splitte, Alan Brown décide de former The Great Leap Forward. En 1987. En fait, il s’agit davantage d’un projet solo que d’un véritable groupe. Ce qui n’empêche pas le line up de s’étoffer lors des performances live.

A moins d’être né à Manchester, non loin d’un fish & ships, difficile d’apprécier un tel album. Condition un peu légère et trop catégorique ? Peut-être. Mais ce petit fossé culturel explique sans doute pourquoi, je ne suis pas parvenu à comprendre toutes les spécificités de cette musique typiquement anglaise…

Le contenu est engagé. Les lyrics doivent probablement toucher un public préoccupé par des questions sociopolitiques. J’imagine mal que ce soit leur musique. La lecture de différents passages semblent corroborer mon point de vue. Morceaux choisis : ‘Workers of the world/Unite/you have nothing to lose but your chains’ ou encore ‘We’ll grow on food mountain and manage our water/Control the resources that belong to the people/For these lands made for you and me’. Le message est donc clair et militant, mais il ne me concerne pas. Passe encore, si la musique était à la hauteur. Ce qui est loin d’être le cas. Les compositions d’Alan Brown rivalisent de banalité et d’insipidité. Et sa voix est plus que limitée, quand il ne chante pas carrément faux. Vingt ans que Brown n’avait plus sorti d’album pour son projet. Je doute fort qu’il ait manqué à grand-monde. Qui est, en effet, intéressé par cette pop eighties poussiéreuse ? Oui, c’est exact, l’art est difficile, la critique facile. Pourtant, suffit d’écouter les horribles « It’s your business to say NO » et « Calls to arms », morceaux qui figurent en fin d’album, pour être mis au parfum. Personne ne m’a obligé à me farcir cet album pour en faire une chronique ; aussi je ne pousserai pas le bouchon en vous invitant à vous taper l’audition des onze plages qui le compose…

 

¡Forward, Russia!

Life Processes

Écrit par

Après deux années d’absence, Forward, Russia ! nous revient en pleine forme, un deuxième opus sous le bras. Intitulé « Give Me A Wall », son excellent premier elpee empruntait un profil dance/punk particulièrement excitant. Une œuvre dont le succès instantané avait surpris, D’ailleurs le quatuor de Leeds aurait pu attraper la grosse tête. Dieu merci, il n’en a rien été ; et tout au long de cette longue période de quasi-silence, le quatuor a beaucoup bossé afin d’exploiter au mieux son potentiel. Il a donc enregistré « Life Processes » sous forme de défi, un défi qu’il a relevé en compagnie du producteur Matt Bayles (Pearl Jam, The Blood Brothers, Mastodon).

« Life Processes » se révèle à première écoute moins tranchant et percutant que son précédent essai. Bien sûr, ce ne sont pas leurs qualités qui sont prises en défaut. La technique, les prouesses vocales et musicales ainsi que la production sont irréprochables. Cependant, trop de titres tirent en longueur. Heureusement, quelques compos sortent du lot. Et je pense tout particulièrement à « We Are Grey Matter ». A cause de ses beats électro minimalistes qui apportent de la profondeur à la rythmique intarissable. A l’irrésistible « Breaking Standing », démontrant que les Anglais ont toujours le rythme dans la peau. Sans oublier la magnifique ballade « Fosbury In Discontent », au cours de laquelle Tom Woodhead conjugue quiétude et séduction tant au piano qu’au chant.

Même s’il est parvenu à élargir son registre, ¡Forward, Russia! n’a pas totalement convaincu sur cet elpee. Disons simplement qu’il s’en est tiré très honorablement. Mais s’il risque de décevoir ses nombreux aficionados, les quatre trublions disposent de toutes les aptitudes pour rebondir et même à nouveau surprendre. C’est de toutes manières de bon augure pour la suite.

¡Forward, Russia!

Give Me A Wall

Écrit par

Relent communiste primaire ou simple provocation bolcheviste, ¡Forward, Russia! revendique la possession commune des moyens de production et s’extirpe de la bouillonnante communauté artistique de Leeds. Pour ¡Forward, Russia!, la doctrine présente des avantages considérables : le matérialisme, l’entraide, la gratuité, etc. Ce collectivisme permet ici au quatuor post-punk de s’inspirer sans vergogne de camarades contemporains : Bloc Party, Blood Brothers, Editors et autres Test Icicles. A première vue, cette thèse ressemble aux bases élémentaires d’une imbuvable cacophonie. Mais ¡Forward, Russia! s’en sort plutôt bien. Premier titre sorti du lot des intitulés numérotés, « Thirteen » : bombinette hésitant entre les joies du dance-floor et la fureur du rock’n’roll. Efficace. On passe ensuite à « Twelve », chanson survoltée, contrebalancée de « hands clappings » guillerets. En Grande-Bretagne, ce premier single a positionné le groupe dans l’antre des charts. Il n’en fallait pas plus pour modeler une nouvelle hype, renforcée par la sortie de « Nine », une attaque de riffs tranchants épaulée d’envolées lyriques à la Kele Okereke (Bloc Party).

Au chant patriotique, le camarade Tom Woodhead en fait parfois des tonnes (l’insupportable « Nineteen » ou l’anecdotique « Eighteen ») mais s’excite toujours à point. C’est simple, dès que l’ennui pointe le bout du nez, on se ramasse de coriaces décharges d’adrénaline. « Seventeen », « Fifteen pt II » et « Eleven » remplissent ainsi leur contrat de puissance. Certes, ¡Forward, Russia! n’a pas les prétentions destructrices d’un bloc communiste. Mais possède néanmoins de sérieux atouts pour concurrencer Bloc Party.

Looking Forward

The Path We Tread

« For those who believe » : spéciale dédicace donc aux cathos qui écoutent du hardcore, même s’ils ne doivent pas être nombreux. Du moins les pratiquants, puisque les jeunes gars de Looking Forward, eux, vont sans doute à la messe chaque dimanche. C’est notre petit doigt qui le dit, à en lire les paroles de ce disque, plus sec que le linceul de Turin. Ca ne dure pas trente minutes (le temps d’une grosse prière), mais entre deux raclements de gorge on entend bien les mots « God », « Straight » « Prayer », « Faith » et « Lord ». Eh oui ! Du ‘christian hardcore’, qu’on écoute pendant l’homélie avant de faire son signe de croix. Amen ? Certes, mais là il s’agit d’un autre groupe, qui au lieu du Saint Père bouffe des grenouilles de bénitier tous les matins, au petit déjeuner. Alors on se demande comment l’on concilie un genre musical qui se veut colérique et criard (le hardcore, etc.) et la fameuse pensée du Christ, sans tomber dans ce genre de critique qui se veut ironique. Sur un tempo rapide qui ne s’arrête jamais, ces ricains prêchent donc avec tonus la bonne parole divine. On ignore ce qu’en pense Ratzinger, mais on suppose qu’il écoute ça en lavant sa vaisselle. La messe est dite, allez en paix dans le meilleur des mondes.