La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Part-Time Friends

Weddings & Funerals

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Amis d’enfance, Pauline et Florent se sont rencontrés sur les bancs de l’école à Aix-en-Provence… 10 ans plus tard ils se lançaient dans l’aventure pop, sous l’étrange patronyme de ‘Part-Time Friends’, car leur relation a toujours été faite de hauts et de bas… mais il est probable que le tube « Streets & Stories » (plus de 20 millions de streams, une pub Citroën, …) leur a sans doute permis de surmonter les moments les plus difficiles ! Tout au long de « Weddings & Funerals », un troisième album enregistré aux studios ICP à Bruxelles, le duo propose une électro pop sophistiquée, catchy et foncièrement lumineuse, une formule légère comme celle de Cocoon pratiquée à une certaine époque, mais dans une version plus pop que folk…

Band of Friends

Repeat after me

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Band of Friends est un trio qui implique l’ancienne section rythmique du regretté guitariste irlandais, Rory Gallagher, disparu en 1995. Le bassiste Gerry McAvoy et le drummer Ted McKenna ont donc remonté un trio, en engageant Marcel Scherpenzeel. Et tant au chant qu’à la gratte, ce Batave est plutôt doué. McAvoy a été le plus loyal serviteur de Gallagher. Il est demeuré fidèle au poste entre 1971 et 1991. Il a d’ailleurs publié un livre sur cette vie commune, qu’il a intitulé ‘Riding Shotgun’. McKenna lui, a longtemps sévi au sein du Sensational Alex Harvey Band (dont le leader est également décédé en 1982) et auprès de Gallagher entre 1978 et 81. Vétéran, Scherpenzeel était un proche de Rory. Il a longtemps drivé son propre band.

Band of Friends a gravé son premier elpee, "Too much is not enough", en 2013, et le deuxième, "Live ‘n’ Kickin", en 2015, un LP sur lequel figurait six reprises de Gallagher. 

Rock/blues, "Don’t ever change" ouvre la plaque. Les riffs rythmiques de la gratte sont largement amplifiés. La voix de Marcel passe bien la rampe. Dynamique, "The man I am" s’inscrit dans la même lignée. "Repeat after me" s’ouvre dans un style réminiscent de Police. Cependant, la voix de Scherpenzeel est bien différente de celle de Sting. La compo est bien équilibrée et les interventions de cordes rappellent les grands moments mélodiques de Gallagher. Superbe ! Ballade accrocheuse, "A sense of freedom" est une reprise de Frankie Miller. Soutenus par Mae McKenna, les trois musicos reprennent en chœur le refrain. Et bien senti, l’envol de cordes me rappelle quelque part le Wishbone Ash originel. La voix de Marcel est sereine tout au long du contagieux "Homeland", une compo plus pop au cours de laquelle Hugh McKenna siège derrière les claviers. Et le résultat est particulièrement réussi. "Soul to soul" replonge dans le blues énergique. McKenna imprime un tempo proche du Diddley beat. Scherpenzeel est alors vraiment hanté par Gallagher. "Nothing for nothing" nous entraîne d’abord dans le surf/rock pur et dur. Très métallique, également. Une piste enlevée, parsemée de multiples escarmouches provoquées par la guitare. "Wanna be next to you" est imprimé sur un tempo particulièrement soutenu. Un blues rocker puissant qui bouscule tout sur son passage. Constamment en éveil, la gratte se dédouble. Tout au long de "Pick up the gun" Marcel multiplie les petits soli. Tempéré, "Parisian girls" se distingue par sa jolie ligne mélodique. Le vocal est tendre, un peu dans l’esprit de Gerry Rafferty. Mais le morceau est ponctué d’une brillante intervention aux cordes. "King of the street" clôt le long playing. Une finale acoustique. Digne de Rory Gallagher…

 

Best Friends

Hot reckless, Totally insane

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Best Friends est un quatuor insulaire qui nous vient de Sheffield ; et « Hot reckless, totally insane » constitue son premier album. Après avoir observé la pochette et en abordant le premier titre, « Fake spirit », on imagine que sa musique trempe dans le psychédélisme à la Spiritualized. Trente secondes plus tard, le ton change, et l’expression sonore passe au pop/rock typiquement insulaire. Un titre bien enlevé, au cours duquel les tonalités de gratte évoquent Johnny Marr époque Smiths. Et ce style, qui baigne l’essentiel de cet opus, est le plus souvent teinté de garage (« If you think too much your brain will fall out » et ses guitares à la Electric Prunes). Parfois imprimé sur un mid tempo. A l’instar de « Cold shapes », dont les refrains euphorisants (chœurs hymniques et envolées shoegaze) lorgnent à la fois vers les Libertines et Slowdive. Les cordes sont savoureusement discordantes tout au long de « Dr Mario » (The Dodos ?). Et tour à tour tintinnabulantes ou croustillantes sur le speed funk « Baba vanga ». Ou encore ‘cornemuses’ (Big Country ?) sur « Shred til you’re dead », dont le refrain pourrait se siffloter sous la douche. Et l’elpee de s’achever par « Orange juice », un titre qui rend hommage à Edwyn Collins, une hymne sincère et tonique. Enfin, si le chanteur (Lewis Charman) n’a pas une voix exceptionnelle, juvénile, elle colle parfaitement au genre. Quant aux mélodies, particulièrement contagieuses, elles s’inscrivent dans la lignée d’Arctic Monkeys, Palma Violets et bien sûr des Libertines. Une bonne surprise !

 

Band of Friends

Too much is not enough

Écrit par

Derrière ce groupe d'amis, se cache un fameux trio. On y retrouve d’abord le bassiste Gerry McAvoy. Pendant plus de 20 ans, c'est-à-dire de 1971 à 1991, il a milité au sein du backing group de feu Rory Gallagher. Puis le drummer du même combo, qui a sévi de 1978 à 1981, Ted McKenna. Enfin, le guitariste néerlandais, Marcel Scherpenzeel. Soit l'ami de l'attachant Rory ! Le band a décrété qu’il allait réaliser ‘une célébration de la musique de Rory Gallagher’. Le mythique gratteur irlandais nous a quittés pour toujours le 14 juin 1995, des suites de complications après une greffe du foie.

"Too much is not enough" est un box qui réunit un Cd et un Dvd. Et ici pas question de sempiternelle duplication ! Le disque audio a été enregistré au studio Seathwaite en Angleterre. Il a été coproduit par Paul Rose qui ajoute suivant son inspiration, interventions de guitare, mandoline et percussions.

"Dreamcatcher" est une solide mise en jambes. Le trio s’avère déjà particulièrement soudé. Consistante, captivante, "Leap of faith" est une plage qui communique le tournis. Elle est balisée par le drumming en béton de McKenna. Marcel injecte une dose d'orientalisme dans  ses sonorités de cordes, communiquant un effet psychédélique très réussi à la compo. Plus roots, "I don't cry" mêle cordes acoustiques et électriques. Tommy Stead y souffle dans son harmonica. Autre plage robuste, "Body and soul" emprunte largement au style Gallagher. Les riffs assénés par Scherpenzeel sont puissants et brillants. Presque pop, "Sing it with the band" accroche instantanément l’oreille, une piste au cours de laquelle les cordes prennent un plaisir manifeste à vagabonder. Le compact disc s’achève par la reprise du "If I had a reason" de Gallagher (NDR : la version originale figure sur l’elpee "Blueprint"), une ballade acoustique plutôt sympathique qui autorise une belle échappée à la six cordes amplifiée.

Le Dvd a été immortalisé au Kulturhalle de Remchingen, en Allemagne. Il épingle pas moins de onze compositions signées Gallagher. Et nous sommes bien plongés dans l’univers de l'Irlandais dès "Continental op" ("Defender" - 1987). Largement amplifiée la guitare assure devant la section rythmique en granit. "Do you read me" ramène un relative quiétude. Blues lent, "Off the handle" ("Top Priority" - 1979) est découpé dans des riffs dramatiques, tranchants et nerveux. Cette piste était un peu la réponse au "Red House" de Jimi Hendrix ; et manifestement Marcel a très bien assimilé la technique de Rory. Sur les planches, le maître de cérémonie est sans surprise Gerry, un entertainer qui prend indubitablement son pied. Le trio aligne des pistes toujours aussi solides : "Bought and sold", "Philby" repris en chœur par le public et le puissant "Laundromat", la plage qui ouvrait le tout premier opus solo de Gallagher, en 1971. Intenable, Marcel se réserve la slide sur "Secret agent". Les musiciens et le public sont chauds. Moment propice pour attaquer une des meilleurs compos de l'Irlandais, "Tattoo'd lady". Et "Bad Penny" embraie, un titre que le trio dispense en conjuguant limpidité et élégance. Les deux plages finales rendent un vibrant hommage à l'artiste disparu, "A million miles away" et "Shadowplay".

 

Uncle Joe Turner and Friends

I-10 Hurricane Blues

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John Turner est né au Texas. A Port Arthur, très exactement. Il y vit toujours. La notoriété de ce drummer éclot en 1968, lorsqu'il intègre le groupe de Johnny Winter. Il y rejoint le bassiste Tommy Shannon (futur Double Trouble) et le saxophoniste/claviériste Edgar Winter. Il participe ainsi à la confection des elpees "Johnny Winter", "Second Winter" et "The progressive blues experiment". Il émigre ensuite à Austin. En compagnie du même Shannon pour y fonder Krackerjack, et engagent un certain Stevie Ray Vaughan, alors débutant. John devient alors insatiable. Il retrouve à nouveau Johnny Winter pour concocter "Third degree" (paru chez Alligator), puis collabore à différents projets ; et en particulier ceux ce Paul Orta, Mike Morgan, Lazy Lester, Alan Haynes ainsi que des Français Benoit Blue Boy et Big Dez. Pour réaliser cette plaque, il a reçu la collaboration d'amis texans. Pour la plupart méconnus.

 Le titre maître ouvre l’opus. John chante. Il est soutenu par son ami Paul Orta à l'harmonica. Et John Edery à la slide, pour le riff célébré par Elmore James. Il attaque ensuite le célèbre "I hear you knockin" de Jay Miller, le spécialiste du swamp louisianais. Paul Orta chante d’un timbre nasillard. Il est épaulé par les cordes d'Edery, le leader du House Rockers Band, une formation texane. Issue de Beaumont, très exactement. "Bridge City blues" baigne au sein d’une ambiance très louisianaise. Un fragment adapté du "St Louis blues" de W.C Handy. Floyd Moore chante d'une voix grave et fascinante. Roger Ward (un inconnu !), le "Good understanding" de Willie Dixon. Le tempo est très enlevé. L'harmonica d'Orta décolle. Il est rapidement suivi par le piano de Mark Solis. Puis par les guitares du même Ward et de Little Ray Ybarra (il drive les Blues Sonics !) Edery, son "Beaumont Blues". Il laisse délirer ses cordes sur un motif rythmique emprunté à "Spoonful". Nous sommes au Texas, non loin de la frontière mexicaine. Uncle John, "Hey senorita" dans la langue de Cervantès. Une compo caractérisée par ses rythmes exotiques bien syncopés. Paul, un swamp blues intitulé "Really is hurtin' thing". La guitare de Little Ray s'adapte très bien au sein de ce climat malsain. Le son réverbéré est bien typique de la Louisiane. John, encore un dernier titre : "T Bone intentions". L'harmo d'Orta se plaint pendant que les cordes de Tonky de la Pena s'enivrent au cœur de ce décore sonore. Le "Honest I do" de Jimmy Reed opère un nouveau retour du côté de Baton Rouge. La voix chaleureuse de Floyd Moore mène les débats. L'harmo se démène et monte dans les aigus. La guitare réverbérée de Little Ray emprunte des sonorités particulièrement bayou tout au long d’"I'm gonna keep what I've got", un morceau digne des meilleures plages de Creedence Clearwater Revival. Roger Ward shoute de son timbre abrupt, "She's nineteen years old", un slow blues signé Muddy Waters. La slide est très incisive. En finale, Paul Orta chante "Hurricane Rita", un excellent shuffle à la texane. Little Ray se déchaîne avec bonheur sur ses cordes. Il y est au sommet de son art. Bref, un elpee qui réunit de très bons moments.

Friends Of Dean Martinez

Lost Horizon

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Réduit à un trio depuis son précédent opus ('Random Harvest'), FoDM persévère à nous restituer couleurs, parfums et ambiances typiques de la fin des sixties/début des seventies. Le gros changement, c'est que le propos est beaucoup moins redevable à Pink Floyd. 'Landfall', première plage, nous ramène dans les parages de Popol Vuh. 'Somewhere over the Waves' et 'All in the golden Afternoon' restaurent ce climat désuet, mélancolique et un peu lugubre cher au Air de 'Virgin Suicide'. Quelques plages, dont 'Heart of Darkness', rallient le krautrock, 'Dusk' évoquant un peu Amon Düül. Les compositions sont souvent moins développées que sur le précédent elpee. Certaines semblent laissées en friche, comme pour lancer une méditation. Les sonorités sont également moins variées. Instrumental de bout en bout, l'album privilégie climats et ambiances, outre quelques sections plus expérimentales. Les guitares, souvent saturées, sont mises en avant. Les claviers, essentiellement en nappes, plantent plutôt le décor. Emballé dans une superbe pochette digipack, ce CD laisse quand même l'auditeur un peu sur sa faim. Gageons que le groupe nous reviendra prochainement flanqué d’une œuvre plus captivante.

Friends Of Dean Martinez

Random Harvest

Écrit par
Malgré un rythme alerte et tourmenté, 'So well remembered' (NDR : la première plage) trahit rapidement ses références. Lesquelles se confirment par un 'Ripcord' (NDR : le second titre) apaisé et griffé de longues notes de guitare aériennes chères à David Gilmour. La troisième plage assoit définitivement la filiation. A contrario de RPWL, Friends of Dean Martinez marche sur les traces du grand Floyd. Mais le résultat est très différent, il faut le reconnaître. D'abord parce que le groupe cible une période très précise, dans la carrière du géant. Celle qui se clôture par ‘Meddle’. Ensuite parce qu'il s'attache à restituer les sonorités des sixties. Hormis quelques bruitages, tout semble d'époque! Du coup, quelques passages évoquent d'autres souvenirs de cette même période. C'est le cas de 'Dusk', qui concède un petit air de famille avec 'Dragonfly' de Fleetwood Mac ; alors qu’à d'autres moments, Popol Vuh ou les proto-progs allemands ne sont pas loin. Les compositions sont plaisantes, parfois agrémentées 'd'exotisme', que traduisent la harpe sur 'Nowhere to go' et la guitare espagnole sur 'Lost Horizon'. De quoi éviter toute lassitude à l'écoute. Intégralement instrumental, ce CD est assez court (NDR : moins de 40 minutes, encore un détail d'époque !), mais se révèle d’excellente facture. Un elpee qui fera à bien des quinquas l'effet d'une madeleine proustienne. Pourtant, il y manque peut-être un grain de folie pour faire la différence…

Friends Of Dean Martinez

Wichita Lineman

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Mais qui est donc ce Dean Martinez ? En tout cas, faire partie de son cercle d'amis inspire ! En effet, ce "Wichita Lineman" est de très bonne facture. Country crépusculaire exclusivement instrumentale, émotionnelle, mais surtout très cinématographique dans sa forme, cette livraison du label Glitterhouse attirera toutes personnes sensibles aux étendues sèches et arides de l'ouest lointain. Tous les ingrédients réunis ici (steel, fuzz, dobro, harmonium) font transpirer et transparaître une certaine mélancolie, un désenchantement palpable, mais surtout une forme d'hommage, de recueillement, de solennité tout au long de ces 10 titres. Seul petit reproche, l'absence de vocaux. Loin d'être indispensables, leur présence n'enlèverait, selon moi, rien à l'impact de l'album. Finalement, j'aurais du commencer cette chronique par : ‘Mais qui était donc ce Dean Martinez ?'