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The Victorian English Gentlemens Club

Love on an oil rig

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Malgré leur nom à rallonge, cette formation n’implique pas un line up pléthorique. Elle ne compte que quatre membres. Qui ne sont pas davantage anglais, mais bien gallois. Issus de Cardiff, pour être précis. Et ne réunissant pas exclusivement des mecs, mais deux filles et deux garçons. Suffisant pour semer le trouble. 

Leur premier opus est paru en 2006. Eponyme, il proposait des morceaux énergiques sculptés dans la mélodie punk rock et contaminés par un certain esprit de folie, probablement puisé chez les Liars. Intitulé « Love on an oil rig », le second elpee respecte une semblable ligne de conduite. Un peu hors des sentiers battus, néanmoins. A la croisée des chemins des Pixies, des Breeders, de McClusky et d’Ikira Colt, elle est avant tout excitante. Les cordes de guitares sont stridulantes et les rythmes versatiles. Et puis il y a les voix. Des chœurs conjugués par les deux demoiselles (NDR : Delta 5 ?) soutenant à merveille le timbre nasillard d’Adam Taylor (NDR : en extrapolant, on pourrait imaginer un hybride entre celui de Luke Lalonde de Born Ruffians et de Gordon Gano des Violent Femmes). La production n’est pas trop léchée, de manière à préserver l’âme des douze titres de ce long playing. Des coups de cœur ? « Drivers Companion », « Bored in Belgium » ou encore le single « Parrot ». Mais VEGC ne sera jamais une usine à hits. Simplement un bon groupe, qui ne peut que progresser et se faire un nom sur la scène insulaire, au même titre que leurs compatriotes, Los Campesinos. Enfin, c’est tout le mal qu’on leur souhaite… 

 

The Victorian English Gentlemens Club

The Victorian English Gentlemens Club

Écrit par

Du rock tranchant, bien cramé, servi à point par un gars et deux filles énervés à souhait, voilà le programme mis en place par ces natifs de Cardiff. Le rock’n roll et le Pays de Galles font bon ménage. Ou, plutôt, leur rock’n roll déménage. Aujourd’hui, on ne peut d’ailleurs s’empêcher de songer aux combustions électriques des incroyables (et regrettés) McLusky. Au chant, Adam Taylor trempe ses textes dans une fièvre chaotique proche des coups de semonce assenés par les premiers ébats des Pixies.

Chez The Victorian English Gentlemens Club, personne ne se pose de questions. On fonce, tête baissée, poing levé. Derrière les élucubrations vocales de Taylor, Louise Mason (basse) et Emma Daman (batterie) s’en donnent à cœur joie. Quel bonheur de s’arracher les amygdales ! Quel plaisir de rugir au nom du rock’n roll ! Un nom de scène formidable, une musique qui déménage des quartiers entiers, The Victorian English Gentlemens Club tient son destin en main. Leur album éponyme a la rage au ventre et de la hargne à revendre. Avis aux consommateurs.