Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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The Pilgrim

From the earth to the sky and back

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Gabriele Fiori multiplie les projets. Cet ex-Void Generator est le chanteur et guitariste de Black Rainbows et de Killer Boogie. Mais également de The Pilgrim, un duo italien qui implique le batteur actuel de Black Rainbows, Filippo Ragazzoni. Et pour ce tandem, il a décidé de privilégier la forme acoustique. C’était déjà le cas sur le premier essai, « Walking into the forest », même si sur le second, le drumming est plus présent.

Simplement, si elle se révèle fondamentalement country/folk, l’expression sonore intègre d’autres courants, dont une bonne dose de psychédélisme. Mais également du jazz (« Riding the horse », traversé par une pedal steel, le syncopé « Cuba »), de la bossa nova (« Fool around ») et même du rock latino (« Solitude » et son envolée de guitare électrique à la Carlos Santana).

Par la technique de l’overdubbing, Gabriele trame la plupart des compos dans les cordes, en picking et/ou grattées, les enrichissant parfois d’interventions plus électriques. Et franchement, sur son manche, il est doué !

Dommage cette voix un peu trop distante et linéaire, car les compos qui figurent sur « From the earth to the sky and back » rappellent souvent Crosby, Stills & Nash (sans les harmonies vocales, malheureusement) et parfois, notamment lors des morceaux les plus expérimentaux, The Dodos.   

Grimme

Un hôtel, une étoile

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Originaire de Lyon, Victor Roux a fait ses armes au sein de plusieurs groupes rhônalpins (Azrael, XX Mariani, entre autres) avant de se lancer dans une carrière solo. Et manifestement, c’était un bon choix. 

En 2015, il opte pour le patronyme Grimme et se forge un univers bien personnel, jonglant aussi bien avec les sons, la peinture, la sculpture que les images.

« Un hôtel, une étoile » est une invitation au voyage animée d’une espièglerie finement dosée. Un aller-retour passé/présent au cours duquel un grain de voix clandestin subtilement craquant se pose sur de jolies envolées orchestrales.

Très poétique dans l’âme, l’œuvre surprend par ses compositions pop/folk aériennes et colorées, hybrides dans la construction, où se mêlent transversalité vintage et horizontalité contemporaine.

Les propos du songwriter prennent une dimension particulière lorsqu’ils s’abandonnent sur un lit de guitares réverbérées et synthétiseurs old school, laissant le mélomane dans un entre-deux rêve éveillé où le libre arbitre n’a plus raison d’exister. On se laisse submerger par une vague d’émotions soudaines aux horizons lointains.

Superbes, les arrangements communiquent davantage de profondeur à cette musique intergénérationnelle où les fluctuations vivifiantes et chatoyantes permettent de mieux traverser les affres du temps.

Si vous aimez l’univers sulfureux de Syd Matters, alors cet opus est fait pour vous.

Finalement, et si Grimme était un conte ?

Sweet Billy Pilgrim

Crown and Treaty

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La musique de Sweet Billy Pilgrim semble venir d’ailleurs… Pas étonnant, puisque leur patronyme est tiré du livre ‘Slaughterhouse 5’ (NDR : il s’agit du personnage principal), un bouquin écrit par le mythique auteur de science-fiction Kurt Vonegut. Décédé l’an dernier, il avait d’ailleurs demandé que l’on inscrive sur sa tombe la magnifique épitaphe : ‘La musique est la seule preuve de l’existence de Dieu’.

Cette formation anglaise nous livre son 3ème opus. Ample et complexe, son expression sonore n’est pas facile d’accès. La voix de Tim Elsenburg, leur tête pensante et énigmatique leader, rappelle celle de Bon Iver. Leur style ? Imaginez  une version folk de British Sea Power (qui n’aurait pas encore perdu son inspiration…) ou un Nick Drake qui aurait piqué des idées progressives à Robert Fripp… Les moments de grâce sont nombreux. Surtout lorsque Jana Carpenter vient poser sa voix. Les instruments sont nombreux. Soignés, les arrangements sont opérés dans l’esprit d’un Elbow voire de Divine Comedy ! La pop d’« Archeology » répond au folk tout en délicatesse de « Blakefield Gold ». Si le style pompeux à la Damian Rice n’est jamais loin comme sur le plus dispensable « Blood is Big Expense », « Crown and Treaty » mérite bien plus que les honneurs à travers sa noble ambition esthétique et ses mélodies ‘haute couture’...

 

Grimoon

Le Déserteur

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Vu l’affreuse illustration proposée en cover (NDR : probablement inspirée par ‘Le Seigneur des Anneaux’), on aurait pu imaginer devoir se farcir une musique ésotérique et pompeuse. Mais si ténèbres il y a, c’est plutôt du côté de Black Heart Procession qu’il faut lorgner. Pas étonnant, lorsqu’on sait que l’elpee a été produit par son chanteur, le Californien Pall Jenkins.

« Le Déserteur » constitue le troisième opus de Grimoon, un trio italien impliquant également Solenn Le Marchand et d’Alberto Stevanato. Encore que Solemn soit française. Elle se charge des vocaux. Dans la langue de Voltaire. Ce qui crée une distorsion entre le mode d’expression du chant et la musique. Indolente, sombre, mélancolique, elle se veut pourtant sans frontières. Empreinte de lyrisme, caractérisée par son instrumentation riche (violons, clarinettes, saxo, accordéon, trompettes, piano et guitares torturées), elle évoque très souvent Arcade Fire.

Mais, venons-en aux textes qui abordent des sujets aussi divers que les conflits mondiaux (le magnifique « Monument aux Déserteurs » et le crépusculaire « Tango de Guerre), l’art (« Les Couleurs de la Vie ») et même le GPS (le moins réussi « Directions »).

Et finalement ce cocktail paradoxal ne manque pas d’allure. Il y a bien quelques moments plus faibles, mais en général, leurs longues litanies cinématographiques (NDR : un Dvd réalisé par Solemn, intitulé « Cinematic Pop », est joint au cd audio) et fantastiques finissent par flatter l’oreille, grâce à leur étrange subtilité. Inégal, puissant mais surtout original !

 

Ingrimm

Böses Blut

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Ingrimm est un groupe ‘métal-médiéval’ allemand comme il en existe des dizaines. Surtout depuis que Subway To Sally et In Extremo ont posé les bases du genre vers le milieu des années 90. On recèle, dans le métal de ces cinq Bavarois, les mêmes mélodies moyenâgeuses typiquement germaniques rencontrées chez leurs collègues de Tanzwut, Schandmaul ou Nachtgeschrei. A l’instar d’In Extremo, Ingrimm use et abuse de la cornemuse ainsi que de cet instrument à manivelle baptisé le ‘Hurdy-Gurdy’.

Stephan ‘Fenris’ Zandt, le vocaliste à la coiffure presque aussi impressionnante que celle de Dee Snider (Twisted Sister), s’exprime comme il se doit dans la langue de Goethe. Son organe, quand il n’est pas poussé à l’extrême, ressemble étrangement à celui de Michael Rhein (In Extremo).

L’originalité n’est donc pas vraiment au rendez-vous chez ce combo. Il se différencie seulement de ses ainés par l’utilisation d’un son de guitare un peu plus thrash et donc de riffs plus violents que ceux exécutés habituellement dans le genre. « Böses Blut », le nouvel opus, fait suite à « Ihr Sollt Brennen » (2007) et « Todgeweiht » (2008). Certains titres comme « Eisenwind » ou « Die Pest » sortent un peu du lot, mais ne permettront jamais à ce disque de devenir un incontournable du genre.

Ni mieux, ni pire que les autres. 

Grimmer

A Call For Battle

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Du Métal Pour Pas Un Balle…

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle’ est une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

On dispose peu d’infos relatives à ce Grimmer. Une chose est sûre, la formation est suédoise. Pour le reste nous nageons dans l’inconnu. La photo officielle du groupe nous laisse cependant entrevoir leur identité : de (très) jeunes chevelus, épée à la main marchent sur une plage enneigée, une corne fixée à la ceinture. Pas de doute, nous allons nous prendre notre dose de Viking Metal.

« A Call For Battle », le premier effort de ces guerriers venus du froid, est disponible depuis le début février 2010 en téléchargement gratuit sur sa page MySpace (http://www.myspace.com/grimnerswe). D’un simple clic sur l’artwork, vous obtiendrez, outre les 5 fichiers mp3/192kbps, des photos du groupe, la pochette du cd, et les textes des chansons.

Si vous avez apprécié « Elements », l’album de nos compatriotes de Valgard chroniqué récemment dans cette rubrique, il y a de fortes chances que vous appréciiez aussi cet Ep. De toute évidence, les influences des deux formations sont les mêmes : Thyrfing, Mithotyn, Amon Amarth, Einherjer et Bathory. Musicalement, « A Call For Battle » suit les standards du genre : une alternance de vocaux extrêmes et de chant clair, un clavier pour les ambiances folk et des guitares qui distillent des riffs plombés et épiques ainsi que de superbes soli. Rien de bien révolutionnaire, mais un joli début tout de même pour ce groupe prometteur.

Larkin Grimm

Spiritual Machine

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Larkin Grimm est bien plus qu’une femme. Véritable entité spirituelle, elle se produisait ce 18 mai à l’ABClub, en première partie de DM Stith, pour y présenter son dernier pamphlet, « Parplar » paru récemment chez Young God Records.

D’une beauté intrigante, la jeune femme à la biographie atypique (NDR voir chronique de « Parplar ») a littéralement envoûté le peu de monde qui peuplait l’AB ce soir là. D’abord seule, Larkin Grimm démarre son set assise timidement sur sa chaise plongeant le public dans une douce torpeur. Mais il ne faut pas plus de dix minutes à la jeune femme pour enfin se détendre et dévoiler son côté excentrique en enchaînant les plaisanteries pour un parterre très réceptif. Soutenue ensuite par trois musiciens, Grimm parcourt son opus en long et en large, passant des graves aux aigus avec une aisance déconcertante. Elle dédicacera une chanson à Paris Hilton, aux habitant de la planète Parplar (NDR : of course !) ou encore à ses divinités imaginaires. En 40 minutes, la belle a conquis l’ensemble du public qu’elle rejoindra en toute humilité pour assister à la prestation de DM Stith, son compagnon de tournée.

Organisation : Ancienne Belgique    

Larkin Grimm

Parplar

Écrit par

Récemment signée au sein de Young God Records (Akron/Family, Angels Of Light, Michael Gira,…), Larkin Grimm fait l’objet d’une bio aussi atypique qu’intéressantes. Née il y a 27 ans de parents hippies en plein cœur du Tennessee, Grimm a vécu ses six premières années sur terre au sein d’une communauté religieuse baptisée ‘l’Ordre Sacré de MANS’. Puis, papa et maman ont émis le désir de changer d’air ; et, après le démantèlement de la secte, ils ont trouvé refuge dans les montagnes Appalaches de Géorgie. La petite Larkin est donc devenue pensionnaire au sein d’un internat chic où elle a pu exploiter son talent musical naissant avant de s’envoler, quelques années plus tard, pour l’Université de Yale. Malgré une bourse conséquente, la jeune femme est rebutée par l’élitisme de l’établissement et décide de faire le tour du monde, avant de poser sa valise et sa tente dans les plaines d’Alaska. Après quelques autres péripéties, la jeune nomade rejoint d’abord le projet de Dave Longstreth, The Dirty Projectors, puis se lance enfin dans une aventure en solitaire, ponctuée de toute une série d’albums-impros pour Secret Eye Records.

Mais venons-en à ce « Parplar », son premier opus signé pour le label Young God. L’œuvre est partagée en quinze morceaux. Elle s’ouvre par « They Were Wrong », une composition qui ne présage rien de véritablement transcendant. La déduction est aussi hâtive qu’inévitable : la biographie de la jeune femme est plus intéressante que le contenu de l’elpee. Mais, dans la foulée, « Ride That Cyclone » rappelle à l’ordre et nous introduit au sein de l’univers à la fois riche et dépouillé de Larkin Grimm. Qui nous réserve alors une série de petites perles dont la majorité ne dépasse pas les trois minutes. « Parplar » nous entraîne alors au beau milieu d’une plaine aride, en plein cœur d’une soirée bio. Les esprits de Devandra Banhart et CocoRosie s’élèvent autour d’un feu de camp tandis que d’étranges créatures aux regards narquois s’assurent que rien ne puisse venir troubler la quiétude des lieux. Larkin est responsable d’un opus 100% naturel et jubilatoire qui jouit de la participation des membres de grandes figures de l’écurie Young God : Old Time Relijun, Angels Of Light et, les derniers débarqués, Fire On Fire. A quand le biopic ?

Sweet Billy Pilgrim

Billy Pilgrim

Billy Pilgrim n'est pas le nom d'un artiste solo, mais bien d'un sextet établi en Georgie (Atlanta) dont la musique s'inscrit dans la tradition country-folk américaine la plus pure. Un patronyme emprunté au personnage imaginaire d'un roman de Kurt Vonnegut. Ce qui explique sans doute pourquoi l'intérêt de ce disque, dont l'enregistrement a pourtant bénéficié de la collaboration de quelques requins de studio, et puis surtout de la production de Hugh Padghan (Police, XTC), repose essentiellement sur les lyrics. Des textes poétiques, profonds, relationnels nés des plumes conjuguées de Kristian Bush et d'Andrew Hyra. Une association indispensable à l'existence même du groupe, puisque ces deux musiciens se partagent également le chant et la guitare. Malheureusement, malgré la richesse littéraire incontournable, la solution ne parvient pas à s'extraire d'un format acoustique trop conventionnel...