Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Guy Verlinde & The Artisans of Solace

L’élégance du blues pour un dernier tour de piste en Wallonie.

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Un parfum particulier flotte dans l’air du Zik-Zak ce 2 octobre 2026. La salle d’Ittre lance un mois d’octobre placé sous le signe de son dixième anniversaire, mais l'événement réside surtout dans les adieux à la Wallonie de Guy Verlinde & The Artisans of Solace, venus donner leur ultime concert dans la région avant la dissolution de la formation. Cette réalité confère à la soirée une dimension supplémentaire, partagée entre célébration, émotion et sentiment de tourner une page. À 50 ans, Guy Verlinde bénéficie d'un contexte idéal pour revisiter une carrière qui le place depuis deux décennies parmi les figures incontournables du blues noir-jaune-rouge. Fort de 17 opus au compteur et de podiums partagés au fil des années en compagnie de légendes telles que B.B. King, Santana, John Fogerty, John Hiatt, Jeff Beck ou encore Canned Heat, le musicien jouit d'une réputation de performer solidement établie bien au-delà des frontières belges. Cette tournée anniversaire s'impose moins comme une rétrospective nostalgique que comme une mise en mouvement de tout ce parcours.

Dès son entrée sur les planches, Verlinde rappelle précisément pourquoi il a bâti sa renommée sur le live. Guitare en bandoulière, harmonica et micro américain à portée de main, la voix chargée de vécu, le Gantois ne cherche jamais à jouer au guitar hero. Chez lui, le blues demeure avant tout une affaire de narration, de transmission et de proximité. Il s'adresse à la foule, introduit les morceaux, laisse respirer les silences et transforme rapidement la salle en un lieu presque intime. Malgré une cinquantaine de préventes seulement, l'intensité s'avère parfaite et la complicité unit l'auditoire et les artistes à la manière d’un showcase cosy. Le Zik-Zak se prête idéalement à cet exercice. Sa configuration rapprochée et son acoustique permettent d'approcher directement les musiciens, une qualité que la salle revendique d'ailleurs comme l'un de ses principaux atouts.

Guy Verlinde ne joue évidemment pas seul ; The Artisans of Solace soutiennent magistralement le concert. À la guitare électrique, Stef Paglia, également connu pour son travail au sein de la formation The BluesBones, apporte cette touche nerveuse et contemporaine capable d'orienter le blues vers le rock sans jamais le dénaturer. Ses interventions visent la sobriété : quelques notes suffisent souvent pour densifier un morceau ou répondre à Verlinde par de savoureux dialogues de guitares. Derrière les claviers et le banjo, Tom Eylenbosch insuffle au contraire beaucoup de couleurs. Tantôt blues, tantôt folk ou Americana, son jeu élargit considérablement le spectre sonore du combo. La paire rythmique constituée de René Stock à la contrebasse et de Benoit Maddens à la batterie et aux percussions offre à l'ensemble cette respiration si particulière : un ancrage assez solide pour propulser les morceaux, mais toujours assez souple pour laisser circuler l'émotion.

C'est d'ailleurs là que réside la véritable réussite des Artisans of Solace. Ce quintette ne se contente pas d'escorter Guy Verlinde : il donne une seconde vie à ses compositions. Le blues traditionnel constitue toujours la colonne vertébrale du répertoire, mais celui-ci se nourrit largement de roots, de folk et d'Americana. Le programme officiel présentait justement cette musique comme un voyage traversé par des histoires d'amour, d'espoir et de résurrection. Sur l'estrade, ces mots prennent tout leur sens. Le concert progresse ainsi par vagues. Durant les moments électriques, Paglia et Verlinde intensifient progressivement la tension tandis que la section rythmique métamorphose le Zik-Zak en véritable club de blues. Viennent ensuite des passages nettement plus dépouillés, où une guitare acoustique, une ligne de contrebasse ou quelques accords de clavier suffisent pour modifier totalement l'atmosphère.

Verlinde excelle dans cette alternance. Il sait pousser l'auditoire à frapper du pied avant, quelques minutes plus tard, de guider la foule vers une écoute beaucoup plus intérieure. C'est précisément ce qui distingue Guy Verlinde de bon nombre de musiciens enfermés dans une conception orthodoxe du genre. Son univers ne repose pas sur une succession de démonstrations instrumentales. Même lorsque le combo prend son envol, la virtuosité demeure au service des chansons. Les solos racontent une histoire, les respirations comptent, tout comme les regards complices. On perçoit derrière ce band de nombreuses heures de route et de planches communes. Le Zik-Zak annonçait d'ailleurs les Artisans comme des partenaires en compagnie desquels Verlinde a déjà parcouru « beaucoup de kilomètres musicaux ». Ce vécu s'entend : les changements de dynamique s'opèrent naturellement et personne n'a besoin de surveiller son voisin pour deviner la direction du morceau.

Dans ce contexte particulier, certains titres revêtent une autre couleur. Face à cette ultime apparition wallonne, les thèmes de reconstruction, de passage du temps et de renaissance semblent commenter d'eux-mêmes la soirée. Verlinde conserve cette chaleur et cette générosité qui caractérisent depuis longtemps son identité artistique. Il échange volontiers par le dialogue et l'humour, ce qui lui permet de désamorcer les séquences chargées d'émotion. La fosse d'Ittre répond présent. L'auditoire écoute intensément, mais applaudit tout aussi généreusement les improvisations instrumentales.

Plus le concert progresse, plus la séparation entre l'estrade et la salle s'efface. C'est là que Verlinde donne le meilleur de lui-même : lorsqu'il ne semble plus interpréter un répertoire face à des spectateurs, mais plutôt bâtir la soirée en leur compagnie. Au moment où résonnent les dernières notes, une pointe de mélancolie surgit. Car au-delà du « 50th Anniversary Tour », cette date s'apparente à un au revoir. Pas nécessairement à Guy Verlinde, dont l'activité musicale se poursuit, mais à cette alchimie précise unissant cinq musiciens. Elle mérite amplement cette célébration.

Après deux décennies passées à défendre sa propre vision de cette musique, Guy Verlinde n'a plus grand-chose à prouver. Ce concert montre pourtant un artiste éloigné de tout pilote automatique. À 50 ans, il célèbre son parcours sans s'ériger en attraction patrimoniale, préférant rappeler que le blues reste vivant tant qu'on lui insuffle une part de soi. Aux côtés de Stef Paglia, Tom Eylenbosch, René Stock et Benoit Maddens, il a structuré une formation capable d'unir puissance électrique, finesse acoustique et profondeur émotionnelle. Pour le Zik-Zak, qui fête ses dix ans en ce mois d'octobre 2026, l'ouverture s'avère hautement symbolique : une salle créée par des passionnés accueille un musicien qui, après des milliers de kilomètres, continue à jouer comme si chaque concert était unique.

La soirée s'achève sur une note chaleureuse et authentique, où le blues retrouve ses fondements : des histoires, des musiciens et une communauté pour les partager.

Setlist : « Bon Ton Rouler », « Lovestrong », « Feel Alive », « Treat Me Right », « Soul Javin’ », « Me And My Blues », « Learnin’ How To Love You », « Lovelight Shine », « My Little Girl », « Better Days Ahead », « Ain’T No Sunshine », « Goin’ Down To Mississippi », « Gator Bop », « Winter Blues ».

Rappel : « Powered By The Blues ».

Organisation : Rock Nation et Zik-Zak.

 

Guy Verlinde & Tom Eylenbosch

Un album de blues acoustique pour Guy Verlinde et Tom Eylenbosch…

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Guy Verlinde a sorti un nouvel elpee, ce 6 janvier 2025. Intitulé « Promised Land Blues », il a enregistré en compagnie de Tom Eylenbosch. Au fil des années, ils ont développé un son unique à travers leurs chansons de blues narratives, un son qui résonne profondément auprès du public du style en Belgique et au-delà, profondément enraciné dans la tradition, mais qui ose également explorer de nouvelles voies musicales.

En 2024 Guy Verlinde et Tom Eylenbosch ont été récompensés par le Belgian Blues Award du ‘Meilleur Duo’. Cette reconnaissance est un moment important dans leur parcours musical. Leur collaboration a débuté au cœur de la scène blues gantoise, où ils se sont rapidement distingués par leur performance puissante et leur mélange de blues, roots, americana et bluegrass.

Chaque chanson de cet opus reflète leur passion commune pour le genre. Dans la guitare et le chant de Guy, vous pouvez entendre l'esprit des grands du blues, tout en introduisant des éléments frais et contemporains. Le piano et le banjo de Tom forment le contrepoint parfait avec lequel il colore musicalement chaque chanson. Sur cet LP figure un mélange de nouvelles chansons socialement critiques et engagées, telles que « Tears Over Gaza » et « World Goin' Wrong », outre les joyaux traditionnels tels que « You Gotta Move » et « A Worried Man Blues ».

 Certaines compos coomme « Heaven Inside My Head », « Do That Boogie », « Reckonin' Blues », « Gotta Let Go », « I've Got You » et « Pursuit of Happiness » sont devenues les préférées du public lors des concerts. Bien que sortis plus tôt, ils ont reçu un nouvel arrangement acoustique sur ce long playing. Aucun album ne serait complet sans un titre de Tiny Legs Tim et « Hard to Admit » rend un hommage sincère à leur cher ami, décédé il y a quelque temps.

La vidéo du clip « Do That Boogie » est à voir et écouter là

 

Guy Verlinde

Un Belgian Blues Award pour Guy Verlinde

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Artiste gantois, Guy Verlinde a remporté largement le prix du Best Act Solo/Duo et a également été nominé dans la catégorie Best Artist, lors des Belgian Blues Awards décernés le 21 juin 2024.

Au cours de la dernière décennie, Guy Verlinde a dominé la scène blues belge et a tourné sans arrêt à travers l'Europe avec son groupe The Mighty Gators. Il a joué́ dans de nombreux clubs prestigieux et festivals internationaux où il a partagé l'affiche en compagnie de grands noms comme B.B. King, John Fogerty, Tony Joe White, Santana, John Hiatt, Canned Heat, Jeff Beck ...

Guy est l'un des rares artistes flamands à s'être forgé une solide réputation live en Wallonie où il touche son public avec ses histoires à l'accent français ‘exotique’. Il s’est produit dans plusieurs clubs et festivals wallons prestigieux…

Depuis plusieurs années, Guy forme un duo permanent avec le talentueux pianiste Tom Eylenbosch.

Inspiré par des artistes notables tels que Jerry Lee Lewis, Dr. John, Otis Spann. Tom a développé son style et son son uniques. A 16 ans, il était l'un des plus jeunes professeurs de musique de Belgique. Tom a également été nominé pour un Belgian Blues Award dans la catégorie  ‘Best instrumentalist’.

Ses concerts sont d'un haut niveau. En raison de ses chansons imprégnées de blues, roots & americana, il est souvent comparé à Doug MacLeod, Ian Siegal, Hans Theessink voire Guy Davis, avec qui il a joué plusieurs fois dans le passé.

Un concert de Guy Verlinde est un voyage musical, trempé dans des histoires d'amour, d'espoir, de résurrection. qui met l'accent sur le pouvoir de guérison de la musique. Guy est un artiste élégant et un merveilleux conteur. Grâce à ses histoires et ses chansons, il sait comment toucher son public et le renvoyer chez lui empli d’une grande dose de positivité. En outre, il la dispense via Les Jeunesse Musicales de Belgique.

Son penchant francophone se nomme Fred And The Healers et à eux deux, il représente vaillamment le Plat-Pays.

Plein de concerts pour cet artiste attachant ; et la liste est ici

La vidéo de Winners Best Blues Duo - Belgian Blues Award - Guy Verlinde Feat. Tom Eylenbosch est diponible là

 

Guy Verlinde

Guy Verlinde est papa…

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Le 11 avril 2024, l'auteur-compositeur-interprète roots/blues, Guy Verlinde est devenu père pour la première fois. Il a capturé l'expérience inoubliable de la grossesse et de la naissance de sa fille Billie-Roos dans la chanson de naissance réconfortante « My Little Girl », une chanson pop intimiste. C'est donc la première et la dernière chose que vous entendez. La chanson est accompagnée d'un magnifique clip vidéo, montrant des images sa fille pendant la grossesse et juste après la naissance.

Le clip, est disponible ici

Guy Verlinde

Laissez le bon temps rouler…

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Fidèle au blues, Guy Verlinde est venu célébrer, au Zik Zak, les 10 années d’existence de son parcours en compagnie des Mighty Gators. Depuis plus de deux décennies, il fréquente les salles obscures européennes. Son blues est attachant et libère de bonnes énergies. Plus d’une centaine de spectateurs se sont déplacés pour applaudir cette formation, lors d’un spectacle divisé en deux (trois si on compte le rappel) parties. Considéré comme ‘The hardest working performer’, Lightnin’ Guy revisite, sur les planches, le répertoire de l’un de ses héros : Hound Dog Taylor qui, en compagnie de Brewer Philips à la guitare rythmique (en lieu et place d’un bassiste) et Ted Harvey à la batterie, ont formé le ‘house rockin’ blues band’ à la fois le plus profond et le plus rudimentaire que Chicago ait jamais produit depuis la fin des années 50 jusqu’au milieu des années 70.

Dès les premiers accords, on a de quoi être satisfait : le son est bon ! Interactif, Guy s’exprime dans un français presque parfait. Et pourtant, il est originaire de Zedelgem, en Flandre Orientale. Lors de l’entracte, au cours duquel le public va pouvoir souffler, se désaltérer ou se procurer le dixième elpee, sobrement intitulé « Ten », il va dispenser généreusement ses autographes. Il est d’ailleurs abordable et cool.

Dix titres seront proposés lors du premier acte et du deuxième et deux lors du rappel. C’est en baignant dans un authentique ‘footstompin’ blues’ et la ‘roots music’ que le set libère un max d’énergie. Faut dire que Guy Verlinde et les Mighty Gators respectent la tradition de la slide et de l’harmonica des ‘swamps’ louisianais et de la scène chicagoan. Les compos paisibles mais intenses sont toujours susceptibles d’exploser au cœur d’une forme euphorisante. Le backing group implique le second gratteur Stijn Bervoets, le bassiste Zosel et le drummer Benoit Maddens. Ils jouissent d’une excellente technique.

Souriant, Lightnin’ Guy (NDR : c’est son surnom !) est très à l’aise sur les planches. Faut dire qu’il fait face à un public de mélomanes avertis. La set list n’est pas très respectée, mais ce n’est pas un souci. Elle recèle essentiellement des compos issues du dernier opus, et tout particulièrement l’excellent single, « Words Are Overrated » ; mais également des covers de standards du blues. Dont le sublime « Ain’t No Sunshine » de Bill Withers (NDR : il a également été repris par Joe Cocker et Kenny Rogers). Sans oublier des morceaux de country ou d’americana qui projettent dans notre subconscient des images des grandes prairies de l’Ouest américain. Les interventions de Guy à la slide et de Stijn sur sa guitare sont incisives. La section rythmique est solide.

Guy déclare qu’il va interpréter une chanson d’amour faite pour les hommes. Mais il y en an aussi pour le public féminin, et en général elles sont soulignées par l’harmo du leader. « Pursuit Of Happiness » constitue le titre le plus nerveux du concert.

Prévu en intro, le « Bon Ton Roulet » de Clarence Garlow sera interprété lors du rappel. Alors, laissez le bon temps rouler…

(Organisation : le Zik Zak)