La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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High Hazels

High Hazels

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C’est The Coral qui est coupable…

En balançant son incroyable « The Curse Of love », il avait pris soin de parsemer des pépites rock britonnes hors des sentiers battus. Alors qu’elles leur étaient réservées. Les salauds !

Parce qu’à première écoute, cet opus ne m’avait pas vraiment convaincu, je m’étais quand même décidé à remettre le métier sur l’ouvrage…

L’émulation provoquée par les Anglais retombée, j’ai donc réinséré le disque dans le pick-up (NDR : vous me suivez encore ?) ; et j’ai pris une claque. Finalement méritée.

Un peu comme si la pochette me traitait d’ignare tout en me balançant un coup de coudes dans les côtes, mais de manière sympathique.

L’indie rock pratiqué par High Hazels est accessible, c’est vrai. Il mêle subtilement des influences qui oscillent d’Arctic Monkeys aux Kinks en passant par The Libertines. Bref, la musique est bien insulaire. Et jamais, elle ne perd le fil de ses références. Chacun son business ! Insulaire, car ce climat me fait furieusement penser au tea time : thé et galettes, entouré d’un mur Laura Ashley. Les pieds enfermés dans des loafers et le pantalon remontant, car trop étroit dans le bas.

Des moments qui ne suscitent apparemment guère d’enthousiasme, mais traduisent un sentiment de protection et d’amour. Le tout plongé dans un contexte où le bon goût et le savoir-vivre se cultivent outre-Manche.

High Hazels doit depuis m’avoir pardonné cet accès de snobisme, et depuis, il tourne et tourne encore dans mon lecteur…

Hazel-Rah

The Africantape (Ep)

Écrit par

Hazel-Rah est avant tout le projet personnel de Tim Byrnes, un compositeur/chanteur/trompettiste/claviériste également actif chez PAK, Kayo Dot ou encore Tartar Lamb. Il a entamé cette aventure en solitaire dès 2006. Sous différents line up. Pour concocter ce nouvel Ep, « The Africantape », il a bénéficié de la participation de musicos issus de cette écurie (NDR : vu le tire du disque, fallait s’en douter). Et tout particulièrement Adam Minkoff, David Andrew Moore ainsi que Charlie Looker (Extra Life).

Partagé en deux pistes, cet elpee s’inscrit dans la lignée du travail opéré par Tim Byrnes, c’est-à-dire le fruit d’un mélange de prog-rock et de free-jazz. Vous l’imaginez aisément, la musique de Hazel-Rah n’est pas facile d’accès. Et pourtant, la presse spécialisée est élogieuse à l’égard de cette plaque. Faut dire aussi que finalement, malgré sa richesse, « The Africantape » demeure agréable à l’écoute. La présence d’une voix explique sans doute ce phénomène, car l’instrumentation est toujours aussi complexe. Sur une rythmique élaborée et syncopée, des tas d’instruments (parfois non identifiés) viennent prendre leur tour de rôle. Une indication ? Pensez à Mr Bungle voire Mike Patto, mais sans l’aspect free-jazz.

Bref, même si Hazel-Rah ne s’enfonce pas trop loin dans l’expérimentation, et se révèle finalement plus abordable que d’ordinaire, « The Africantape » s’adresse essentiellement aux inconditionnels du genre. A vous de juger !

 

Witch Hazel

Landlocked

Bien qu'issu du Kent dans l'Ohio, ce quintet manifeste davantage d'affinités avec la musique insulaire que celle pratiquée aux States. A premier abord, exception faite de quelques exercices minimalistes, son expression rappelle d'ailleurs les deux premiers elpees de Boo Radleys. Sorte de noisy pop lustrée d'harmonies vocales limpides, blêmes, infectée d'accès de cuivres purulents, fouettée de cordes de guitare tantôt floydiennes, tantôt mybloodyvalentinesques. Mais en grattant le vernis psychédélique, on est agréablement surpris de découvrir une construction mélodique davantage inspirée par le prog rock des senventies. Celle du Barclay James Harvest originel notamment voire des Moody Blues. Le recours au mellotron, au moog ou aux orchestrations austères, pseudo symphoniques n'y est pas étranger. Mais également les drums. Tantôt luxuriants, frénétiques, tantôt feutrés, capricieux, d'inspiration crimsonienne pour être plus précis...

 

Hazel

Lucky dog

Tout comme le défunt Happy Mondays, Hazel se produit sur scène avec un danseur. Ni le ballet classique, ni la house mancunienne ne poussent pourtant dans le jardin musical de ce groupe yankee (Portland, Oregon) qui, tout au long de "Lucky dog", fait fructifier un savoureux hardcore mâtiné de pop, de garage et de grunge, récoltant quatorze petites noisettes sonores, quatorze bouchées à engloutir goulûment, tant elles s'avèrent irrésistibles, communicatives (drums épileptiques, riffs de guitare étranges, bourdonnants, croustillants, basse mélodique et pulsante, vocal aigrelet, sensuel de Jody Bleyle et diaphane, délicat de Peter Krebs, variations de tempo). Un album que nous pourrions peut-être planter à la croisée des chemins des Breeders, d'Hüsker Dü et de Nirvana... Tu me passes un casse-noisettes!