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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

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Hella

Tripper

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« Tripper » constitue le cinquième album d’Hella. Il met fin à quatre années de silence pour le duo de Sacramento. Enfin, pas tout à fait, puisque durant cette longue période, les deux enragés n’ont quand même pas chômé. Zach Hill (NDR : le chevelu derrière les fûts) a ainsi multiplié les collaborations et projets divers avec plus ou moins de réussite. Quoique les plus expérimentaux, notamment opérés en compagnie d’Omar Rodriguez Lopez, ne laisseront pas de souvenir impérissable.

Ce nouvel opus était donc l’occasion pour la paire de remettre les points sur les ‘i’. De remettre les pendules à l’heure, si vous préférez. Ce que Hella est parvenu à faire en publiant ce « Tripper ». Fini les plaisanteries de mauvais goût. Les Californiens ont décidé de refaire de leur ville, le centre névralgique du math-rock en duo !

Le tandem pète la forme. Zach Hill démontre une nouvelle fois sa dextérité aux drums. Tout en conjuguant vélocité, nuance et puissance. Difficile de suivre le rythme, d’ailleurs, tout au long de ces dix morceaux de cet elpee

Hella parvient, dans la limite du possible, à maintenir ses pulsions dévastatrices et reste toujours dans la limite de l’audible. Le tempo finit toujours par s’emballer et lorsqu’il est interrompu un bref instant, c’est pour repartir de plus belle et de manière plus brutale. Néanmoins, impossible pour nos deux lascars de ne pas déraper instinctivement, mais brièvement, dans le démonstratif. On ne leur en voudra pas pour autant ! Chaque morceau construit même sa petite mélodie (parfois bien cachée il faut l’avouer).

« Tripper » est l’un des meilleurs albums jamais enregistré par Hella. Si vous aimez le genre, vous ne pourrez qu’y adhérer. D’ailleurs, peu de formations françaises, sont jusqu’à présent, parvenues à atteindre une telle dimension. Ils ne peuvent d’ailleurs qu’en prendre de la graine !

 

Hella

There’s No 666 in Outer Space

Un titre cryptique pour une musique qui l’est tout autant : Hella fait du prog-math-rock, ou quelque chose du genre. La grande nouveauté, c’est la voix, omniprésente : jusqu’ici Hella se composait de Zach Hill et de Spencer Seim, mais aujourd’hui l’on peut parler d’un véritable groupe : cinq types qui foutent le bordel dans la salle de répèt, à force de jouer de la guitare comme si c’était un clavier, et la trompette une batterie. Capito ? Capiteux, et franchement diabolique : « There’s No 666 in Outer Space » sonne comme du Mars Volta (cette voix) s’amusant à jouer du Jane’s Addiction. Ca part dans tous les sens, et puis à un moment c’est l’overdose de gammes : stop, coupez, on repart à zéro et on se calme. Non ? « Anarchists Just Wanna Have Fun ». Justement, nous aussi, mais là guette le mal de tête. Une chtite aspirine pour éviter la loose (dans le coma-torium), et c’est reparti pour le délire fumiste. Fracasse !

Shellac

1000 hurts

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Tous les groupes de post rock et d'émo-core sont redevables de Shellac. Véritable objet de convoitise et de repère musical, ce projet " défouloir " imaginé par Steve Albini sort des plaques épisodiquement ; et en particulier lorsque ses emplois du temps lui permettent. C'est dire le caractère quasi événementiel qui revêt une telle sortie. Sous la forme du vinyle d'abord. Toujours. Le cd suivant quelques semaines plus tard. Aucun exemplaire promo de ce " 1000 hurts "n'a été envoyé à la presse. Les distributeurs ont même signé un contrat à cet effet. J'y suis donc allé de ma poche ( NDR : ça m'arrive encore souvent, faut pas croire). Petit détail, lorsque vous achetez le vinyle, le cd est négligemment inclus dans le box en carton… Passés ces détails, il faut bien admettre que Shellac possède toujours une longueur d'avance sur ses suiveurs. L'album est captivant de bout en bout, évitant finement les pièges du genre. Bien sûr le style est toujours le même : syncopé, aride et lancinant, mais la réinvention constante permet de passer outre l'impression de déjà entendu. Un cran au-dessus de " Terraform " (1997), mais pas de l'inégalé maître étalon, " At action park " (1994), " 1000 hurts " constitue une des très bonnes sorties de cette fin 2000.

The Hellacopters

High Visibility

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Trois albums ont suffi à The Hellacopters pour s'imposer en leader incontesté de la nouvelle génération des groupes scandinaves de rock n' roll sauvage (Gluecifer, Backyard Babies, Entombed...). Influencés par MC5, les Stooges, Motorhead et les Ramones, les déjantés de Stockholm, grands amateurs de disques vinyles, ont voulu rendre hommage au rock, au vrai, dans le respect des traditions, mais avec folie et sauvagerie. Pourtant, "High Visibility" laissera un goût amer dans la bouche des fans hardcore du combo furieux. A l'instar d'un Paradise Lost, Hellacopters a perdu un peu de son âme en signant avec un major. Mais là où le groupe gothique avait réussi sa mutation avec une certaine classe, Hellacopters se plante lamentablement. Le son crade, garage et agressif, qui faisait tout le charme des trois premiers albums, a fait place à une production lissée, insipide et beaucoup trop propre pour le rock turbo de cette formation suédoise qui avait embrasé le public du Dour festival en 99. Pas une seule des treize nouvelles compositions n'arrive à se démarquer de ce tristounet "High Visibility". Quelle déception !