Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Wholes

Wholes passe son chemin…

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Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion.

"Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui oscillent entre tristesse et rébellion. Un mélange dévastateur de rythmes new beat des années 80, avec l'intensité envoûtante de Bowie, les mélodies brisées de Bill Orcutt et la sensibilité pop de QOTSA.

C'est une chanson qui ressemble à une plaie ouverte.

A vidéo du single est à voir et écouter ici

 

 

The Rebel Assholes

(Headed) for dysphoria (Ep)

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Les vieux briscards punks de Montbéliard sont de retour et nous proposent un Ep 5 titres qui s’inscrit à nouveau dans l’esprit de leurs comparses Burning Heads ou des cultissimes Bad Religion. La combinaison est connue mais toujours aussi diablement efficace : riffs percutants, mélodies imparables et ‘high’ énergie (« Heads on Pikes ») ! Rien de révolutionnaire mais une formule qui marche. Très bien huilée, elle bénéficie du concours de l’Espagnol Dani Llamas (G.A.S. Drummer) sur « A New World in our Hearts ».

Tim Holehouse

Come

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Issu de Dorchester, en Angleterre, Tim Holehouse compte, à ce jour, une dizaine d’albums à son actif. Souvent comparé à Bill Callahan, auquel il avait rendu hommage, en 2016, en reprenant le « I break horses » de Smog, il pratique une forme de d’alt country mâtinée de delta blues. Et puis il y a sa voix caverneuse, confessionnelle, quelquefois déclamatoire, sorte d’hybride entre celles de Leonard Cohen, Michael Gira (Swans), Matt Berninger (The National) et Stuart A. Staples (Tindersticks). Pour enregistrer « Come », il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont un trio à cordes, un préposé à la pedal steel, un contrebassiste, un pianiste et un drummer.

Si l’elpee recèle quelques titres acoustiques, tramés très souvent en picking par la sèche de Tom, il nous propose surtout des morceaux instrumentalement plus riches et soulignés de chœurs atmosphériques. Titre qui ouvre le long playing, « Numbers game » est hanté de percus profondes, alors que le violoncelle accentue l’aspect dramatique de la chanson. Imprimé par le piano, sur une sorte de rumba, l’excellent « Aveiro » se distingue par ses cordes de gratte luxuriantes, sinusoïdales et gémissantes (la pedal steel !) Le violon prend régulièrement son envol, à l’instar de l’hommage rendu à Bonnie Prince Billy, sur « Prince of the Palace », au cours duquel il se révèle même allègre. On épinglera encore le plus soul « 24 hours (Come) », le rythmé « Placid lake » et puis surtout le remarquable final « London », une compo qui à mi-parcours, monte en intensité se charge d’instrumentation et de chœurs avant de nous plonger au cœur d’un climat hypnotique. Un chouette album !

Tim Holehouse

Odd/Even

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Troubadour, Tim Holehouse arpente les salles de concert en concert et de bar en bar. Ce solitaire voyage de ville en ville, de pays en pays, n’acceptant pour seuls compagnons, que ses instruments. Et il y a maintenant plus ou moins deux ans que ce barbu sillonne l’Europe. Avant de se lancer dans son aventure en solitaire, l’Anglais (NDR : il est originaire de Portsmouth) avait milité au sein de différents formations, aussi bien de blues que de metal…

Il nous propose deux Eps pour le prix d’un. Mais lors des sessions d’enregistrement de ces deux disques, il a quand même reçu le concours de quelques invités. En l’occurrence des membres de The Werecats, Luna Lucana et Subway Sec. Si l’essentiel des compos lorgnent vers le blues, l’ensemble manque quand même de cohérence. « Even » campe un rock particulièrement basique. « Trace » et « Skeleton » s’illustrent par leur supplément d’âme. Blues primaire, « Swamp Beast » nous replonge au début du siècle dernier. Sur certaines pistes, plane le spectre de Nick Cave (ces climats ténébreux) ou de Tom Waits (la voix). Malheureusement, au fil de l’écoute, on perd le fil conducteur (NDR : s’il y en a un) ; d’autant plus que le son laisse parfois à désirer… 

Finalement, il serait plutôt souhaitable d’aller assister à un set du fort sympathique britannique, au sein d’un troquet quelconque, attablé devant un bon bourbon…

 

The Rebel Assholes

Deactivated

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The Rebel Assholes sont des mercenaires. Punk dans l’âme, ce quatuor n’a pas pour objectif de faire dans la dentelle, comme l’indique leur très raffiné patronyme…

Depuis 2003, ces amis de lycée multiplient les raids sonores, depuis leur QG provincial de Montbéliard. « Deactivated » constitue leur 3ème album en 10 ans de carrière. Un parcours au cours duquel, le groupe s’est forgé une place enviable au sein de la scène punk européenne, aux côtés, par exemple, des Allemands de Beatsteaks ou de leurs compatriotes de Burning Head (NDR : une influence majeure, en Head (headcompagnie de laquelle il a d’ailleurs tourné). Leur power pop est chargé de riffs percutants mais mélodiques (« Grang My Hand »). Leur esprit sauvage  (« Come in my Church ») est hanté par la scène californienne des nineties ; et en particulier des institutions comme Lagwagon, Bad Religion ou encore Pennywise.

Rebelles et trous-du-cul (sic) peut-être, mais authentiques alors.

 

K-Holes

Dismania

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Du garage/punk bien poisseux et dégoulinant de sueur, j’adore. Tout au long du nouvel opus de K-Holes, on est servi et, on en redemande. Et lorsqu’on sait qu’au sein de ce groupe originaire d’Atlanta, on retrouve Janes Hines et Vashti Windish, ce n’est guère étonnant. Le premier a roulé sa bosse de 2002 à 2004 au sein du groupe ‘crade’ par excellence, The Black Lips. La seconde, milite également chez Golden Triangle. Elle se réserve le micro. Enragée, sensuelle, sa voix évoque une Kim Gordon survitaminée.

« Dismania » trempe dans une solution sonore sauvage et ténébreuse. Les rythmiques sont lourdes et les guitares criardes. Une atmosphère cuivrée par les interventions du saxophone. Ce qui fait la spécificité de K-Holes. La plupart des plages de cet opus sont brutes de décoffrage. Bruyantes aussi. Encore que le combo étasunien prend le temps de souffler à l’une ou l’autre reprise, en ralentissant le tempo, à l’instar de « Window in the Wall » ou de « Numb ».

Bref, si vous appréciez le garage/punk qui déménage, vous ne pouvez passer à côté de ce « Dismania »…

 

Tim Holehouse

Grit

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Tim est britannique. Il est issu du Sud de l’Angleterre. Et de Portsmouth, très exactement. Il a une longue expérience musicale. Touche-à-tout, il a milité au sein d’une multitude de formations, dans des univers sonores différents : indie rock, black metal, hardcore et musique progressive. Il mène sa barque personnelle depuis 6 ans.

Sa première œuvre paraît en 2005. Elle s’intitule "Found dead on the shoreline". Son second chapitre, est plus travaillé. Son titre ? "From the dawn chorus". Mais il ne paraît qu’en 2009. Puis, il grave encore "….To the howls of midnight" et "In search of the binary star", sous le patronyme de Thimoty C Holehouse. Une sévère altération de ses cordes vocales l'oblige à changer de registre. Mais aussi de style, puisqu’il commence à puiser ses sources dans le blues. La formule nouvelle rencontre un succès certain, et Tim a ainsi l’opportunité de tourner sur tous les continents. "Grit" constitue donc son dernier opus, un disque pour lequel il est soutenu par son backing band, The Gentlemen, en l’occurrence le bassiste Graham Young, le percussionniste Michael Howe et le clarinettiste/claviériste Chris Derrick.

Le morceau d’ouverture est imprimé sur un tempo vif. Si sa voix s'est calmée, elle reste bien âpre et ravagée. Elle évolue au sein d’un environnement sonore tout en rythmique, enrichi par l’orgue, glissant du rock expérimental ‘velvetien’ au punk agressif. Ballade acoustique tourmentée, "Creeping death" prend lentement du tempo. Mais est-t-il vraiment sage de partager sa bouteille de whisky avec le diable en personne! "The prisoner" reprend du poil de la bête. Il se révèle même sauvage, déjanté, dans l’esprit du Jim Morrison de la grande époque. Bruitages et percussions étranges alimentent "Broken bones", une compo insolite, sorte de funk de l’impossible au cours duquel la clarinette épouse la voix à l'agonie. Le diable opère son retour pour "The devil went back down to Georgia". Une compo minimaliste qui aurait pu servir de ‘work song’, dans un pénitencier, autrefois… Des accords de slide poussiéreux introduisent "Into Mexico", un blues rocker au cours duquel la voix de Tim affiche une violence inouïe. Une fureur qui précipite ses collaborateurs dans un climat de transe. Amorcé sous la forme d’un blues primitif, languissant, "Rogues gallery" monte progressivement en puissance et s’électrise au contact des accords de la lap steel, prodigués par son ami James McGregor. Une plage victorieuse ! "Long road to nowhere" achève l’opus. Une piste sensée retrouver l'apaisement. Ce n’est pas le cas. Elle replonge dans l’univers torturé de Timothy ; celui qui produit cependant le plus d’effets… 

The Bassholes

Bassholes

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Hé les gars, The White Stripes n’est pas le seul duo guitares-batterie qui existe ! Pour preuve, les Bassholes sévissent depuis 1992, emmenés par le chant et le jeu de gratte blues-punk-garage du génial Don Howland, rythmés par les balais et baguettes du très ‘free’ Lamont ‘Bim’ Thomas. Issu de Columbus, dans l’Ohio, le duo doit autant aux vieux bluesmen (Blind Willie McTell, Skip James ou Lightnin’ Hopkins) qu’au rock 60’s et 70’s (Bob Dylan, The Who, The Ramones). Ce « Bassholes » n’est pas moins que le 7ème album du combo, riche également d’une collection de singles parus sur divers labels indépendants US. Proche cousin du Blues Explosion de Jon Spencer (écoutez le morceau d’ouverture « Broke Down Engine »), le Bassholes de Don Howard réjouit par son énergie directe (« Purple Noon »), son jeu simple, son inventivité rythmique, bref un rock proche des racines mais pas endormi sur ses vieux lauriers, à l’image de ce traditionnel revisité « John Barleycorn », à faire écouter à tout groupe garage débutant. Un pur moment de rock’n’roll !

Dave Hole

The Live one

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Expatrié depuis belle lurette en Australie, cet Anglais est un joueur de slide de réputation mondiale. Notamment pour son approche sauvage de son instrument. En tenant compte de la compilation "Whole lotta blues", " The live one " constitue son neuvième album distribué chez nous par Provogue ; et le septième paru USA chez Alligator. C'est d'ailleurs Bruce Iglauer, le boss d'Alligator, qui signe ici la production.

Nous sommes le 26 juillet 2002, dans un des temples réputés du blues à Chicago : le Buddy Guy's Legends. A l'affiche, figure le Dave Hole Band. Une occasion rêvée pour immortaliser l'événement 'live'. Et qu'il réitère le lendemain, lors de son set accordé au 'Chord on Blues' à St-Charles (NDR : dans l'Illinois). Une maquette qu'il complètera par quelques enregistrements opérés quelques mois plus tôt chez lui à Perth, en Australie.

Onze plages dont quatre reproduites sur "Short fuse blues", un elpee commis en 1991, partagent ce disque. Un concert de Dave Hole démarre sur les chapeaux de roues. Ceux qui ont déjà pu y assister peuvent en témoigner. "Jenny Lee" laisse échapper des chapelets de notes tellement électriques et métalliques qu'ils vous transpercent. Après vous avoir pénétré profondément, cette slide vous achève... L'atmosphère se détend quelque peu sur "Demolition man". Constituée de Roy Daniel à la basse et de J. Mattes aux drums, la section rythmique assure. Sur ce tempo plus décontracté, la slide prend ici toute sa dimension. Dave laisse échapper des notes d'une fluidité qu'on ne lui connaît guère. L'ambiance est très blues. Dave aborde "Short fuse blues", un blues lent au cours duquel il vocifère. A chaque verset, la réponse de la slide est cinglante. Elle fuse et lacère tout sur son passage. Dans la lignée du Chicago blues urbain, "Keep your motor running" est un blues rock bien emballé. "Every girl I see" retourne au sein du territoire musical de Hole. La slide démoniaque, en folie, se consume dans la chaleur brûlante de l'enfer. Il aime Hendrix et il le démontre sur cette plage. Il reprend d'ailleurs ici le célébrissime "Purple Haze", en hommage au dieu disparu. Dave souffle quelques instants, le temps d'interpréter l'instrumental délicat "Berwick road". Blues lent, comme aurait pu le composer Elmore James, "Up all night thinking" est un sommet de l'album. Toute la panoplie d'éléments dramatiques ne demande qu'à défiler! Salut amical à la cité du blues, "Take me to Chicago" est un remake "holien" du "Sweet home Chicago" ; un fragment pour lequel son claviériste Bob Patient siège au piano. Extrait du dernier album, "Outside looking, "How long?" est un autre slow blues de braise, abordé dans l'esprit d'"Up all night thinking". Encore qu'on y décèle davantage d'intensité dans la sonorité de la slide. "Bullfrog blues" achève cet opus. Un fragment de plus de 12', dont les quatre premières minutes souffrent d'un maximum d'auto complaisance, avant d'exploser dans un boogie infernal. Quelle santé!

Dave Hole

Outside looking in

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Au cours des dernières années, Dave Hole s'est fait un nom dans les cercles du blues. Doté d'un potentiel bien affûté à la slide, cet Australien né à Perth a écumé la scène nationale durant 20 ans avant de tenter sa chance sur les autres continents. Son 1er album est sorti en 91. Et ce "Short fuse blues" lui a valu beaucoup de critiques favorables dont celles du patron du label Alligator, Bruce Iglauer. En 96, il atterrit à Chicago pour enregistrer "Ticket to Chicago", en compagnie de musiciens de Buddy Guy. " Outside looking in " constitue son 8ème opus, si on tient compte de la collection "Whole lotta blues", parue en 96.

Dave est une tornade. La slide dévaste tout sur son passage. Il entame donc tout naturellement "Jemmy Lee", en force. La puissance métallique dirige la slide vers les sommets. Rien ne peut endiguer le flot de notes acérées. "He knows the rules" de Jimmy Mc Cracklin le guide sur des thèmes plus proches du Chicago blues d'Elmore James et de Hound Dog Taylor. Le piano de Bob Patient suit à la trace la slide impatiente et assoiffée. Le climat se détend pour aborder le titre maître, sur le thème connu de "It hurts me too", ainsi que sur "How long?" dont la slide, parcourue sur un tempo lent, force le respect. "You move me so" est une composition de BB King. La section rythmique est très percussive, proche de la Nouvelle Orléans. J. Battes est aux drums, Roy Daniel à la basse ; et le concours d'un Patient virevoltant aux ivoires, laisse encore échapper la slide insatiable. "Walk away" sort du blues pour aborder un rockin' blues imprimé sur un solide motif rythmique. Hole sait au besoin réduire l'amplification ou la couper. A l'instar de "Nobody" et de "Get a job". L'album reste varié. Pour preuve "Insomniac", dominé par le beat de Bo Diddley. Ou encore "Out of my reach", lente ballade veloutée dont la fureur est verrouillée. L'album se termine par un royal "Living on borrowed time". Excellent !

 

Hole

Celebrity skin

Il faut avouer que si Courtney Love n’avait pas été l’épouse de feu Kurt Cobain, elle en serait toujours à végéter dans le monde crépusculaire de l’underground. Et pourtant, la veuve du leader de Nirvana se prend pour une star. Bien sûr, elle est entrée dans le monde du cinéma. Et puis s’est fait refaire le pif. Mais de là à multiplier les caprices et de prendre les médias pour des moutons, il y a un fossé (NDR : qui a dit un trou ?), dans lequel, il est préférable de ne pas tomber. Serait quand même temps de parler de l’album. Le troisième de Hole, si on ne tient pas compte de la compile, " My body, the hand grenade ". Son titre ? " Celebrity skin ". Courtney a voulu tenter d’y retrouver l’esprit de la pop la plus pure de Fleetwood Mac. Non, non, pas le Fleetwood Mac de Peter Green. D’ailleurs, à l’époque, le combo trempait dans le blues. Mais celui de " Go your own way ". Enfin, c’est ce que Courtney raconte. Mais en plus grungey, bien sûr. C’est ce que nous avons constaté. Et le résultat n’est pas mauvais du tout. Surtout les cinq compositions issues de la plume de son ex boyfriend, Billy Corgan, dont le titre maître sorti en single. En outre, Hole a reçu le concours de Craig Armstong, pour deux autres fragments, ce qui n’est pas rien. Dans ces conditions, difficile d’admettre que Courtney mérite le statut de star…

 

The Butthole Surfers

Electriclarryland

Bien que considéré depuis longtemps comme le groupe le plus provocateur (NDR: qui a dit sulfureusement licencieux?) et le plus inventif de sa génération, Butthole Surfers ne parvient plus guère aujourd'hui à nous étonner. Plus par sa musique, en tout cas; celle-ci explorant depuis un peu trop longtemps la même forme de hardcore grunge à la fois cosmique et parodique. Le véritable intérêt que suscite la formation se situe au niveau de ses lyrics. Bourrés d'humour juvénile et acide, ils passent à la moulinette tous les scandales politiques traversés par l'Amérique, ces dernières années: le watergate, Waco, la vente d'armes à l'Irak pendant la guerre du Golfe, et nous en passons, et des meilleurs. Bref, une connaissance approfondie de la langue de Shakespeare est indispensable pour bien apprécier cet " Electriclarryland "...

Hole

Live Through This

Hole est le groupe de Courtney Love, veuve de Kurt Cobain. Son album est sorti quelque temps avant le suicide de son époux. Ce qui explique pourquoi il sera très difficile de ne pas évoquer la mémoire de l'ex-leader de Nirvana en rédigeant ces quelques phrases. Son ombre plane d'ailleurs tout au long de ce "Live Through This". Et pourtant, ce disque n'est pas seulement hanté par le grunge. Le line up aux trois-quarts féminin justifie cette réserve. La première moitié du disque exhale même certains effluves de hardcore juvénile propres aux Breeders et à Magnapop. Alors que la seconde flirte avec le post punk introspectif de Babes In Toyland. Sur cette portion d'album, Courtney hurle d'une voix enrouée ses lyrics avec férocité, passion, angoisse et colère. Et lorsque le destin s'en mêle, cet opus n'en devient que plus poignant et douloureux...