Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Hugo Chastanet

Hugo Chastanet arboricole ?

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Hugo Chastanet vient tout juste de publier son nouvel album, « From The Trees ».

La tête encore infusée par les premiers albums de REM, le souvenir de Neil Young, la fougue juvénile de Stone Roses et des Trash Can Sinatras, son chant se libère et s'émancipe du français maternel. Surtout depuis qu'il chante dans la langue de David Lynch.

Comme ce grand maître des idées le faisait en images, Chastanet mêle merveilleux, romance et noirceur surnaturelle dans ses textes.

Hugo Chastanet est un raconteur d'histoires et un mélodiste. ‘Je voulais créer un espace de rêve avec ces chansons. Un folk-rock moderne avec des textures sonores un peu granuleuses, scintillantes, un mélange de mélancolie et de grands espaces, Italo Calvino raconté par Tom Petty’.

Le clip d’« Another Time » est à voir et écouter ici

 

Hugo Chastanet

Avalanche

Écrit par

C’était en 1996 ! Son génialissime « La nacelle » envahissait les ondes radiophoniques. Le temps passe vite, mais il n’altère en rien le talent de cet artiste !

Paru sur le label belge Crammed Discs, cette chanson lui avait permis de se hisser au sommet de la gloire entraînant par la même occasion une tournée de quarante-cinq dates à travers la France en première partie d’Obispo himself !

Les deux elpees suivants, « La nuit des balançoires » et « L’homme en noir » –tous deux enregistrés à neuf ans d’intervalle– avaient connu, eux aussi, une certain succès critique et d’estime !

Flanqué de ses fidèles compagnons qui l’ont accompagné durant sa tournée, soit Jérôme Mardaga (Jeronimo) aux guitares, Calogero Marotta à la basse, Jérôme Danthinne à la batterie et Vincent De Bast aux claviers, le gaillard a mis les bouchées doubles puisque la gestation du petit dernier n’a pris que deux petites années !

« Avalanche » n’est pas qu’un disque ! C’est une messe où les riffs de guitares foisonnent ! Ils résonnent comme une provocation ! L’addiction devient presque obligée et malsaine !

C’est aussi une expression littéraire à lui tout seul ! Hugo est un obsédé … textuel. Il a fait le choix des armes en français !

Un paradoxe même peut-être ! Il dépeint des textes sombres entre candeur et tendresse vocale et naïveté presque naturelle (« Hey mon ami »).

Enregistré en Belgique et en France, on y retrouve la même couleur mélodique qui a fait son succès d’autant. Un relent de pop sucrée, atmosphérique avec une résonance anglophone quasi échographique.

On épinglera l’hommage vibrant fait à Michel Delpech, disparu tout récemment dans « Michel D. » !

Un travail d’orfèvre !

 

Hugo Chastanet

L’Homme Du Soir

Écrit par

« La Nacelle » était un dirigeable dans le ciel hexagonal.

Grâce à ce titre, paru en 96, Hugo allait prendre son envol.

Étrange et séduisant, alliant un sens du raffinement Pop à d’étranges textes surréalistes, l’album « La Formule », dont il était extrait, trouvait écho auprès d’un certain public, amateur d’une esthétique musicale foncièrement mélodique et fortement influencée par les productions anglo-saxonnes telles House Of Love ou autres Prefab Sprout.

Avec la précision horlogère d’un métronome cryogénisé, sortait alors au rythme improbable d’un album tous les neuf ans, la suite de la discographie de notre homme.

« L’Homme Du Soir » est donc le troisième opus d’un artiste qui visiblement, privilégie la qualité à la quantité.

Tant mieux est-on tenté de souligner.

Quant à la recette, elle n’a pas changé.

On retrouve donc avec bonheur cet amour immodéré pour une Pop enjouée (une évidence mise en exergue par la reprise du « Here She Goes » des La’s) et ce sens de l’irréel qui baigne chacun des textes.

Petits bouts d’histoires brodées autour d’harmonies ciselées finement, les dix titres originaux de cet album sont autant invitation à l’imaginaire.

D’une voix fragile, Hugo serpente ces petites montagnes de dentelles russes en prenant la hauteur nécessaire à l’observation d’un univers mystérieux, perdu entre brumes et éclaircies, entre averses et nostalgie.

Vibrant mais parfois trop soigné, comme un hommage un peu engoncé, « L’Homme Du Soir » nous propose une relecture personnelle du mythe de la Pop parfaite.

Hugo sera bientôt de passage chez nous.

Le 20/11 au Mad Café de Liège
Le 21/11 au Botanique et
Le 22/11 au Belvédère, à Namur.

 

Hugo Chastanet

La Nuit des Balançoires

Prince pop de la comptine surréaliste, enchanteur enchanté débitant ses histoires comme on joue à ‘Taboo’, Hugo s’amuse avec la langue française, et l’on sourit aussi. Espiègle, coquin, rêveur, ce Français au timbre cajoleur ‘livre des moustiques à l’Institut Pasteur’, ‘vole des bicyclettes pour écouter leur sonnette’, se retrouve ‘au Brésil d’un seul battement de cils’, bref il est ‘fou, mais pas beaucoup’. Juste assez, en fait, pour qu’on lui trouve du charme, sans parler de ses humbles chansons : telles des sauterelles qu’on attrape dans l’herbe en joignant les deux mains, elles chatouillent nos oreilles de leurs belles mélodies. Avec son Fender Rhodes qui rougeoie sous les coups de soleil, du piano joué debout pour éviter les crampes, des guitares gentillettes qui rappellent Voulzy, voire Melon Galia (et la pochette, signée Dupuy et Berberian !), « La Nuit des Balançoires » donne envie de dire « oui ! » à toutes les filles qu’on croise dans la rue. Vivement le printemps, que les jupes fleurissent sur les plaines de jeux !

Hugo Chastanet

La formule

Vu l'accessibilité un peu trop facile des chansons qui le compose, cet album n'avait rien pour nous plaire. D'autant plus qu'Hugo bénéficie d'un fameux battage médiatique radio, et qu'il n'a donc nullement besoin d'une faveur quelconque. Après plusieurs écoutes, notre sentiment n'a pas changé. Si ce n'est pour certaines compositions qui nous ont paru quand même intéressantes. Comme par exemple, " La Nacelle ", " Le jour est rouge vif " ou " Le train ". Le reste baigne dans un mélange de Pascal Obispo, Indochine, Marka, Voulzy et consorts. Très agréable à l'écoute, " La formule " sera recommandée aux amateurs de bonne variété. Mais déconseillée à ceux qui ne jurent que par la musique alternative.