Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Witchcraft

Du gros poisson pour Witchcraft

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Les pionniers suédois du doom folk Witchcraft sont de retour ce printemps avec un EP aussi intime que puissant : A Sinner’s Child, attendu pour le 13 mars chez Heavy Psych Sounds.

Après avoir gravé leur album « IDAG » en 2025, le groupe mené par Magnus Pelander propose cinq titres dépouillés, centrés sur l’émotion brute et un songwriting à vif. L’EP oscille entre la profondeur proto‑doom de Drömmen Om Död Och Förruttnelse et Själen Reser Sig, le folk lumineux porté par le single « A Sinner’s Child » (et sa suite « Sinner’s Clear Confusion »), et la noirceur acoustique de « Even Darker Days ».

Véritable retour à l’essence du projet, « A Sinner’s Child » dévoile un Pelander plus vulnérable que jamais, renouant avec les racines mélancoliques qui ont forgé l’aura unique de Witchcraft depuis plus de vingt ans.

Ce nouvel EP s’inscrit dans une trajectoire artistique marquée par l’évolution permanente : du revival analogique de leurs débuts en 2004, aux explorations progressives de Firewood et The Alchemist, au modernisme de Legend, puis au doom massif de Nucleus et au minimalisme sombre de Black Metal. Sur « IDAG » en 2025, Witchcraft signait une synthèse magistrale de son parcours — « A Sinner’s Child » en prolonge la sensibilité la plus intime.

Witch Post

Le papillon de Witch Post

Witch Post est le projet de l’artiste écossais Dylan Fraser et de la musicienne américaine Alaska Reid. Originaires de villes portant le même nom (l’une en Écosse, l’autre dans le Montana), ils se sont rencontrés par hasard, alors que chacun était déjà solidement ancré dans sa carrière solo. Leur EP « Butterfly » paraîtra le 20 mars 2026.

En mêlant la rugosité du rock écossais à l’esprit ouvert et cinématographique de l’indie américain, ils composent des morceaux qui célèbrent notamment l’émotion et la mythologie.

Le groupe est signé sur Partisan Records, le prestigieux label qui compte notamment IDLES, PJ Harvey, Grian Chatten et Laura Marling parmi ses artistes.

« Butterfly » invite les auditeurs à plonger dans un univers façonné par la dualité et la transformation, où la Bête rencontre le Papillon et où le crépuscule laisse place à l'aube.

L'album s'inspire d'une sagesse archaïque qui semble à la fois oubliée et vivante. Inspirés par leur nom, tiré de sculptures rurales anglaises du XVIIe siècle autrefois utilisées pour éloigner les sorcières, Alaska Reid et Dylan Fraser créent une musique sans attache, suspendue entre des mondes où le voile semble mince, tissant l'énergie de la route dans leurs chansons.

Le folklore et l'imagination s'entremêlent ici, créant un espace à la fois familier et étrange, où le temps s'étire et les moments s'attardent. Le résultat est une expérience envoûtante et immersive, offrant un étrange et magnétique sentiment d'appartenance à ceux qui sont prêts à s'y plonger.

Ainsi, Witch Post transforme l'anxiété en quelque chose de tranquillement affirmatif dans « Worry Angel », la façonnant en un rituel intime et minutieux. La chanson se déroule dans un espace feutré et introverti, où une subtile tension plane sous une guitare régulière et des voix retenues. Il y a ici une interaction frappante entre Dylan et Alaska, leurs voix se reflétant presque comme des forces opposées.

Pour découvrir le clip du single « Changeling », extrait de l’EP « Butterfly », c’est

 

Witch Post

Les faons jumeaux de Witch Post

Witch Post vient de dévoiler son nouveau single « Twin Fawn », alors que le groupe s'apprête à partir en tournée au Royaume-Uni et en Europe. Hanté par les souvenirs et le déracinement, mêlant une nostalgie onirique à des flashs saisissants de vie et de perte, le morceau oppose la puissance des guitares à l'intimité des voix d'Alaska Reid et Dylan Fraser, comme deux amants se chuchotant des secrets à travers un stade.

Il s'agit de son deuxième opus depuis l'annonce de sa signature chez Partisan Records, où il rejoint Fontanes D.C., Geese, Blondshell et PJ Harvey. Le morceau envoûtant « Changeling » était le premier depuis son premier Ep « Beast », qui avait révélé la formation comme l'un des plus magnétiques et des plus prometteurs de cette année. Évoquant des mondes inclinés tissés à partir de contes étranges et mystérieux, Witch Post nous aide à trouver une nouvelle compréhension du réel.

Alaska raconte : ‘Cette chanson parle de la quête des souvenirs ou du désir d'une époque plus simple, dont on se souvient mal. C'est une lettre d'amour à Dylan et à mes différentes expériences sur la côte ouest : les coyotes, le verre poli par la mer, le retour à la maison à 3 heures du matin, coincés sur l'autoroute à regarder le coucher de soleil... Avec Witch Post, nos souvenirs deviennent aussi fantastiques et entremêlés que deux faons jumeaux.’

Witch Post est une rencontre d’esprits à la manière du signe des Gémeaux, qui est le fruit du hasard (ou du destin, si vous préférez. Par une autre coïncidence, les musiciens ont découvert qu'ils venaient de villes portant le même nom, l'une en Écosse, l'autre dans le Montana.

Le clip de « Twin Fawn » est disponible 

Project Pitchfork

Trois rappels pour le grand bonheur d’une fidèle fan base…

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18 ans après son passage (NDR : à l’Expo, pour le défunt Gothic festival), Project Pitchfork est de retour à Waregem, mais dans un lieu plus intimiste cette fois. En effet, la salle Schakelbox de la maison culturelle a une capacité de 350 personnes. Pas étonnant donc que ce concert ait affiché sold-out, un mois à l’avance. Dès notre arrivée, nous sommes surpris par la beauté de l’endroit et du quartier, entièrement rénovés. Un contraste avec certains centres culturels wallons, qui demain seront encore davantage soumis à des restrictions ; mais ça c’est une autre histoire.

Arrivés à l’heure malgré la tempête, nous sommes récompensés par une première partie de qualité : un autre groupe teuton, Oberer Totpunkt (NDR : souvent réduit à ses initiales, ‘OT’). Une formation issue d’Hambourg dont la musique oscille entre une new-wave classique, une forme de dark-wave, de l’Electro Body Music et carrément du metal, enrichi de des beats electro/techno. Un peu comme si Anne Clark (NDR : la voix de la chanteuse, bien que différente physiquement et pudiquement, s’en rapproche) rencontrait Front 242, Prodigy, Oomph et Alec Empire. Des styles qui varient autant que leurs tenues de scène (et leurs accessoires) tout au long de ce début de soirée.

Démarrant son set, 5 minutes à l’avance, les six musicos déboulent progressivement sur les planches, accoutrés comme s’ils participaient à un défilé mêlant, en même temps, Halloween, le fétichisme, la provocation et une parade militaire, tout en brandissant des drapeaux (neutres heureusement). Bonjour les contrastes ! Le claviériste, posté sur la droite, porte parfois un masque et chapeau dignes de la fête des morts au Mexique. Au milieu, la chanteuse, blonde, a enfilé une robe en cuir échancrée, qui ne laisse pas indifférent. Quant au batteur, planté à sa gauche, débordant d’énergie, il restera debout toute la soirée, se servant même quelquefois de la pointe de son pied pour frapper sur ses timbales. Une jeune danseuse/choriste les rejoint dès le deuxième morceau, suivie d’un guitariste capé et masqué, balançant des riffs puissants. Le sixième acolyte, un danseur en tenue de zombie, revient souvent sur le podium pour se déhancher. Mais installé au centre, la chanteuse possède une voix tellement captivante, que de temps à autre, on a l’impression qu’elle chuchote à votre oreille. Les compos sont agréables à écouter, même si les textes traitent régulièrement de mort ou d’apocalypse. A l’instar de « Alltag macht tot » (Trad : la vie quotidienne tue), de « Langfristig gesehen sind wir alle tot », proposé en début de parcours, que la chanteuse déclame partiellement en espagnol, et encore de « Dias de los Muertos »), toujours dans la langue de Cervantès, mais également, celle de Molière (‘A long terme nous sommes tous morts’, s’exclame-t-elle !). Enfin, leurs beats sont paradoxalement dansants.

Le show s’achève au bout d’une bonne cinquantaine de minutes par une forme de cérémonie, au cours de laquelle les six protagonistes s’avancent sur le devant de l’estrade pour chanter comme des enfants de chœur lors d’une cérémonie de funérailles. Une chouette découverte ! (Page ‘Artistes’ ici)

Rigueur et rapidité germanique oblige, le changement de matos opéré par les roadies est extrêmement rapide (NDR : précisons quand même que celui de la tête d’affiche campait déjà à l’arrière de la scène). Quinze minutes chrono, balance express comprise ! Les lumières s’éteignent alors, et le concert peut commencer. Enfin, pas tout à fait. Elles sont tamisées et le resteront tout au long de l’intro et du premier morceau. En l’occurrence le single entraînant « Timekiller ». Un démarrage en force pour Project Pitchfork ! Les deux batteurs, Léo (à gauche) et Achim (à droite), entourent le claviériste et choriste, installé au centre. Vers la fin de ce premier titre, un écran géant, de plus ou moins 15 mètres de large et 4 mètres de haut s’allume soudainement en arrière-plan. Y seront projetés successivement les logos du groupe, des clips vidéo ou des images de sensibilisation. « Song of the winds » (LP – « Entities -1992) et « Conjure » (LP - « Lam-‘bras » -1992) s’enchaînent. Durant tout le set, combo n’aura de cesse de nous faire voyager au sein de sa vingtaine de longs playings gravés en 35 ans de carrière. La ferveur du public ne faiblit pas. En milieu de parcours, la charmante épouse de Spilles, Sue, rejoint la troupe pour assurer les synthés et les chœurs, le claviériste passant à la guitare. Elle reviendra un peu plus tard, pour échanger un duo avec son époux, sur « Ascencion », en avant-scène. Avant que le band ne nous gratifie de trois titres phares : « Rain », « Souls » et « Beholder ».

Infatigable, la formation accordera 3 rappels, toujours en alternant nouvelles et anciennes compos. Project Pitchfork aura ainsi accordé un set de 22 titres, ce soir.

Après avoir assuré la tête d’affiche de l’Amphi festival, au pied levé, en juillet 2025, Project Pitchfork nous a donc gratifiés d’une date exclusive en Belgique, lors de cette tournée ‘best-of’, baptisée ‘Epitaph’. S’ils se produisent fréquemment en Allemagne, leurs passages en Belgique restent plus rares. Il fallait remonter aux éditions 2018 et 2023 du W festival, à Amougies puis à Ostende, pour retrouver les traces de leurs visites au pays des moules-frites. Sur les planches, Peter Spilles est toujours aussi charismatique et enthousiaste. Néanmoins, il faut reconnaître que sa voix devient de plus en plus rauque. Et puis les autres musiciens ont été à la hauteur. Que ce soit les deux drummers, en retrait, qui sont parvenus à maintenir le tempo tout au long de la soirée. Ou le claviériste en support au chant et à la guitare. On peut évidemment toujours regretter le départ, depuis 2021, de Dirk Scheuber, parti pour embrasser d’autres projets. Membre fondateur aux côtés de Spilles, il assurait le backing vocals et une deuxième présence charismatique derrière ses ivoires. Mais ne boudons pas notre plaisir d’avoir revu, dans une salle intimiste, et une bonne ambiance, cette formation allemande qui conserve indéniablement sa fan base.

(Organisation CC De Schakel)

Witch Post

Witch Post signe chez Partisan Records

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Réunissant Alaska Reid et Dylan Fraser, Witch Post, vient de signer chez Partisan Records et dévoile un nouveau single, « Changeling », qui fait suite à un premier Ep baptisé « Beast ». Sa musique mélange des sonorités grunge-rock des années 90 à une touche personnelle, à la fois envoûtante et brute. Le groupe s’est fait remarquer en gravant des titres comme « Chill Out » et « Rust ». Sa capacité à surprendre se confirme lors de versions acoustiques de leurs morceaux.

« Changeling » est disponible sous forme de clip ici

 

Frankie & The Witch Fingers

Frankie & The Witch Fingers remet les compteurs à ‘zéro’.

Frankie and the Witch Fingers, le groupe psych-punk de Los Angeles, a récemment partagé un autre exemple de ce que l'on peut attendre de son nouvel album « Trash Classic » (6 juin 2025). Le titre « Total Reset » est accompagné d'une vidéo aux paroles macabres.

‘Total Reset est une explosion spasmodique de punk et de synthés, un lancement de produit technologique pour l'ère post-humaine’, explique le groupe. ‘L'écriture et l'enregistrement d'une chanson peut être une telle corvée, alors nous avons laissé l'IA s'en charger cette fois-ci (plus rapide, moins cher, aucune plainte). « Trash Classic » fait suite à un autre type de classique, « Data Doom », l'œuvre maîtresse du band datant de 2023 et largement acclamée.

Ce nouvel elpee marque une mutation importante pour Frankie and the Witch Fingers, un disque qui gronde de venin proto-punk, de mélodies anguleuses et de textures électroniques qui toussent et crachent comme des néons mourants sous un ciel empoisonné.

Cet opus pousse le son de Witch Fingers sur le fil du rasoir. Filandreux et frétillant, il se plie au synth-punk et à la new wave fracturée, avec des fragments de crasse industrielle collés sous les ongles. Le résultat est un monument brut et tordu à la pourriture et à l'excès, au glamour toxique.

Pour découvrir le clip d’animation consacré au single « Total Reset », c’est

 

 

L.A. Witch

Le dieu canin de L.A. Witch

L.A. Witch a émergé de l'underground rock sud-californien en plein essor grâce à un son qui fusionne le psychédélisme rétro et la dark-wave intrépide. Aujourd'hui, le groupe annonce un nouvel album, « DOGGOD », qui sortira le 4 avril 2025. Il a été enregistré à Paris et le groupe y repousse les limites de sa formule tout en réfléchissant aux thèmes spirituels de l'amour et de la dévotion. L.A. Witch a également partagé le single « 777 », qui souligne la capacité du groupe à mélanger dynamisme et rêverie. La chanson est à la fois brumeuse et viscérale, avec des guitares punk et un groove parsemé d'harmonies de guitare.

Sade Sanchez, membre de la formation explique : ‘Une partie de l'énergie de notre nouvel album est due au fait que nous avons pu enregistrer dans une ville que nous aimons tous et qui est si différente de la nôtre. Enregistrée aux studios Motorbass à Paris, « 777 » est une chanson qui parle de la volonté de mourir pour l'amour en le servant ou en souffrant pour lui. Il s'agit de la loyauté jusqu'au bout. Remplie de chœurs et de guitares, c'est l'une de nos morceaux préférés et nous sommes impatients de le jouer en concert’.

« DOGGOD » résume parfaitement l'approche de L.A. Witch. C'est à la fois romantique et menaçant, révérencieux et profane, une célébration et une complainte. L’opus a pour fil conducteur la relation entre le passé et le présent. Il prend des sons familiers et les remet au goût du jour. Cependant, il annonce aussi une nouvelle ère pour le band, en regardant au-delà des souvenirs Kodachrome de l'Amérique du milieu du siècle et creusant plus profondément dans les énergies médiévales et gothiques de Paris et d'ailleurs.

Le clip de « 777 » est disponible

 

 

Itches (Belgium)

Two flies in one clap

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D’après les articles récoltés sur le net, la Campine serait devenue fertile en groupes de garage/rock. Itches en est un nouvel exemple. Un trio drivé par Philippe Peeters. Il a composé et enregistré ses démos pendant la pandémie. Chanteur/guitariste, il s’est servi de sa guitare pour reproduire la ligne de basse en l’accordant plus bas…

Et pour la batterie, il a martelé un seau avec un tournevis.

A l’issue du confinement, il s’est adjoint deux musicos : un bassiste et un drummer. « Two flies in one clap » constitue le premier elpee du trio et tuer deux mouches en un clappement de mains, c’est tout à fait possible. Une condition, c’est qu’elles soient proches.

La musique d’Itches pourrait facilement naître du fruit d’un cocktail entre rock, garage, surf, punk primal, lo-fi et pop sixties.

Dans certains refrains, il y a des ‘ooh-ooh’, dans d’autres des ‘lalalala’, un peu comme à l’époque des Faces et des Kinks.

Enfin si certaines paroles caricaturales sont susceptibles de rappeler les Ramones, les références sont plutôt à chercher du côté de Ty Segall, des Black Lips, de Jay Retard et de Jacuzzi Boys

Enfin, caractérisé par ses chœurs paradoxalement drôles et effrayants à la fois, « Level 25 » constitue probablement le morceau le plus pop de l’opus. Il est en écoute ici

Podcast # 52 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Tokyo Witch

Elena, du groupe Eosine, lance son projet solo: Tokyo Witch

Elena Lacroix, la chanteuse du groupe Eosine, annonce la sortie imminente du premier album de son projet solo: Tokyo Witch. Intitulé “Skin Like Feathers”, il propose des compositions qui, dit-elle, “sont trop intimes pour être incarnées par le groupe Eosine”. Il comprend 7 morceaux, qui illustrent “7 péchés capitaux, le temps d'un cycle nycthéméral, de la lumière à la lumière en passant une longue nuit d'introspection”.

Elena explique: “J'ai composé et enregistré les morceaux seule, sans crainte et sans contrainte, hors du rythme effréné de la musique rock, en hibernation, et j'avais gardé ce projet secret depuis lors. J'ai l'impression que maintenant, les étoiles s'alignent, et il est temps de partager ce projet qui me tient tant à coeur. Skin Like Feathers est comme un écho lointain, plus réverbéré, plus distordu et onirique, des compositions ciselées et calculées d’Eosine. La guitare demeurant au centre de la majorité des morceaux, elle est entremêlée de synthés, de voix, comme des ronces autour des roses dans un rêve marbré de cauchemars.”

“Chaque arbre de ce jardin secret est représente un péché capital, une part inavouée de soi-même qui forme finalement la nature humaine la plus universelle. Du crépuscule hésitant et vacillant aux lueurs vives et franches d'après l'aube, l'introspection se transforme en exposition d'un intérieur maculé et assurément humain."

L'album sera disponible en format vinyle et Elena a lancé une levée de fonds via ulule pour pouvoir le faire presser.

Ce projet s'adresse en priorité aux fans de Beach House, Ride, Low, All About Eve, Cocteau Twins, Clannad et Cranberries et à quiconque aime la shoegaze dans un style dépouillé, atmosphérique, proche de la folk celtique.

Pour découvrir le projet et écouter le premier morceau extrait de l'album, “Season of Sighs”, c'est ici.

Pour lire l'interview d'Eosine (décembre 2022), c'est ici. Pour écouter cette interview, diffusée dans l'émission WAVES, sur Radio Vibration, c'est ici.

Visuel réalisé par Mary Autumn.

 

Frankie & The Witch Fingers

Miles Davis inspire Frankie & the Witch Fingers…

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Le 7ème opus de Frankie & the Witch Fingers, « Data doom » paraîtra ce 1er septembre 2023. En attendant, le groupe nous propose « Mild Davis », dont la vidéo animée déroutante est inspirée par le travail électrique de Miles Davis au début des années 70. Le 7/4 vertigineux du morceau se faufile à travers des riffs épais, des voix puissantes et des synthés proggy avant d'atterrir en catastrophe dans un champ de mines d'harmonies de guitares anguleuses.

Le chanteur/guitariste Dylan Sizemore a déclaré : ‘C'est très différent de tout ce que nous avons fait par le passé. Nous voulions que la première déclaration de l'album soit quelque chose de nouveau et de frais.’

Le clip de « Mild Davis » est disponible

 

 

Los Bitchos

Let the Festivities Begin !

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Los Bitchos, c’est la grosse hype, pour l’instant. Issues de Los Angeles, établies à Londres mais originaires de Suède, d’Amérique du Sud, d’Australie et du Royaume-Uni, les filles trustent les festivals, cette année (elles se produisaient à Dour le week-end dernier, par d’ailleurs !). Mais leur premier album, « Let the Festivities Begin ! », mérite-t-il un intérêt particulier ? La réponse est affirmative, car le quartet nous balance une petite bombe anachronique mais qui ne manque pas de charme, grâce à ce cocktail au sein duquel se mêlent cumbia, sonorités 70’s et 80’s, volutes psyché ainsi que musique surf. Un elpee rétro mais addictif comme une version ‘fun’ de Khruangbin ! Idéal pour cet été et parfaitement produit par Alex Kapranos (oui, oui, le leader des Franz Ferdinand !)

Ilitch

White light

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Après s’être investi dans plusieurs projets, dont celui partagé en compagnie de Pepe Wismeer pour « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », Thierry Müller a décidé de relancer Ilitch, une formule qu’il n’avait plus explorée depuis 2010.

Ce concept album pose une réflexion sur le temps qui passe et ses conséquences sur le vieillissement de l’être humain ; et notamment sur la maladie et la perte de mémoire. Plusieurs plages et notamment « La danse des neurones », « Stop fighting in my brain », au cours de laquelle les envolées au mellotron frôlent l’univers du King Crimson circa « Islands », « Se souvenir d’oublier » et la « La danse des neurones », que tourmente des cuivres angoissants, abordent probablement ces sujets. Mais c’est surtout « White light » (NDR : il n’y manquait plus que la chaleur d’une même couleur, et on aurait pu évoquer le Velvet Underground !) qui concentre ces différentes thématiques…

On épinglera encore « You smoothing voice », une plage qui baigne au sein d’un climat semi-électronique, semi-symphonique et puis le curieux « Serenity bug ». La guitare électrique y est jouée en picking alors qu’à plusieurs reprises c’est vers « The end » des Doors que l’expression sonore s’enfonce…

Thierry se réserve la guitare, la basse ainsi que les claviers (synthés, piano, mellotron), sans oublier les quelques parties vocales et tout ce qui touche à l’électronique. Il est épaulé par un trompettiste, un saxophoniste, une violoniste et une harpiste.

Dans sa musique, on retrouve ses influences majeures : depuis Phillip Glass à Terry Riley, en passant par Robert Fripp et Brian Eno. Le spectre de ce dernier rôde ainsi tout au long de la ballade « Se souvenir d’oublier » ainsi que la première partie de « Avant que mon cercueil ne se transforme en citrouille », mais lorsque les oscillations électroniques s’effacent, c’est pour laisser la place à un rock instrumental bien rythmé…


 

Frankie and The Witch Fingers

Monsters Eating People Eating Monsters…

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A l’instar de Thee Oh Sees (dont ils ont assuré la première partie), King Gizzard ou de Ty Segall, Frankie and The Witch Fingers appartient à cette catégorie de formations qui gravent des albums à la pelle. Depuis six ans, ce band originaire de Los Angeles, en parfait métronome, publie un long playing chaque année. Enregistré en cinq jours, « Monsters Eating People Eating Monsters » constitue donc son sixième.

« Activate », morceau qui ouvre l’opus, plante magnifiquement le décor, en nous réservant sept minutes de psyché/rock stimulées par des percussions exotiques. Et le trio yankee a le bon goût de poursuivre son parcours par des pistes d’une efficacité redoutable. Les riffs de guitare font mouche et la voix nasillarde de Dylan Sizemore se cache sous des effets vintage. Les titres se succèdent sans perdre en intensité, atteignant leur point d’orgue lors de l’excellent « Simulator », au cours duquel lequel le guitariste martyrise sa guitare, mais parvient toujours à retomber sur ses pattes.

Frankie and The Witches est le type de formation qui nous fait espérer encore un peu plus la réouverture des salles de spectacles. Vu l’énergie véhiculée par ce combo tout au long de cet LP, assister à un de ses concerts peut devenir un excellent moyen pour décompresser…

L.A. Witch

Play with fire

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Bien que fondé en 2011, L.A. Witch vient seulement de graver son second opus. Le style ? Une forme de surf-garage-psyché-stoner-punk-rock plutôt sombre qui doit autant aux Cramps, à Black Rebel Motorcycle Club, Jesus & Mary Chain qu’aux Fuzztones, mais surtout au mouvement riot grrrl. Pensez à The X, aux Frumpies, à Throwing Muses et même à Veruca Salt, mais en plus marécageux. D’ailleurs un slogan se référant aux luttes féministes, transparaît à travers le patronyme du trio : ‘Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas réussi à brûler’…

En général, bien que monocorde, la voix colle parfaitement à l’expression sonore. Elle peut même devenir maléfique, à l’instar de « Sexorexia » ou du plus krautrock « True believers ». Si l’excellent « Fire starter », morceau qui ouvre l’elpee, réserve un solo de gratte flamboyant, les crescendos évoquent parfois ceux de Syd Barrett (NDR : pensez à « Astronomy Domine » ou au début d’« Interstellar Overdrive » du Floyd). Comme sur « Gen-Z » ou « Starred ». Un riff particulièrement accrocheur illumine le percutant et tribal « I wanna lose » Enfin, la valse « Dark Horse » et « Maybe the weather » semblent hantés par Kristin Hersh.

En, extrapolant, on pourrait imaginer cet opus servir de B.O. à un film de Tarantino au cours duquel, à bord d’une Harley, la route, qui croise parfois des motels, traverse les grands espaces désertiques californiens…

Charles in the kitchen

The fith mechanism (Ep)

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Charles in the Kitchen s’est formé en 2011. A Neuchâtel, en Suisse. Un quintet qui, à l’origine, se contente de reprendre des classiques du rock. Puis, progressivement, il commence à composer son propre répertoire, dans un style qu’on pourrait alors qualifier de grunge-punk-rock.

Son dernier Ep, « The Fith Mechanism », en revient cependant à rock plus classique qui met en exergue les sonorités de gratte. Ainsi, les refrains de « Slip to the Night » et « I Wanna Know » se distinguent par leurs tonalités stoner. « The Boy & the Girl » émarge carrément au punk. Et le disque de s’achever par le survitaminé « You never talk », un morceau de plus de 6’30 qui ne lésine pas sur les solos de guitare.

Quoique bien maîtrisées, les compos souffrent quand même d’une carence en originalité. Si bien que finalement, on ne peut pas dire qu’il soit parvenu à susciter l’intérêt de votre serviteur…

Bill Pritchard

Midland Lullabies

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Incarnation même du ‘secret bien gardé’ –qui possède néanmoins une solide base d’aficionados… en France !– le discret Bill Pritchard ‘is back’, en publiant « Midland Lullabies », un opus qui succède au magnifique « Mother Town Hall », paru en 2016. Sorte de ‘crooner du pauvre’, cet Anglais pétri de talent et lettré –que l’on a connu aux côtés de Daniel Darc– nous conte la tragédie de ‘Iolanda’, une héroïne parisienne, à travers les rues de la capitale hexagonale (« Lullaby »), lorsqu’il n’aborde pas les aventures de « Garibaldi » ou ne succombe pas aux tentations bruxelloises (« The Last Temptation of Brussels »). En tirant parti de somptueux violons, de notes de piano évanescentes et de cordes discrètes, il tisse des chansons pop parfaites qu’il interprète d’une voix veloutée, tout en marchant sur les traces de Ray Davies. Rien de moins !

L.A. Witch

L.A. Witch

Écrit par

A l’instar de la formation punk talentueuse –et féminine– Coathangers, qu’elle accompagne régulièrement en tournée, L.A. Witch partage une même prédilection pour les artworks… moches. Ici s’arrête la comparaison, car le trio de ‘sorcières’ féminines californien adopte un profil davantage psyché/rock voire surf/rock tout en affichant une morgue garage que n’auraient pas renié les Cramps. L.A. Witch donne le ton dès le morceau d’entrée « Kill My Baby Tonight », une piste sont les couches de guitares shoegaze semblent piquées à Jesus & Mary Chain, alors que la voix au timbre nonchalant –pour ne pas dire opiacé– de Sade Sanchez véhicule des textes joliment nihilistes (‘If I can’t Have You, No One Can’). Et finalement, cette belle virée psyché évoque la version ‘dark’ d’un obscur ‘girl band’ issu des sixties qui se serait cramé sous les rayons de soleil de la Californie…  

 

Lauren Mitchell

Desire

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Lauren Mitchell chante le blues et la soul. Originaire de Colombus, dans l’Ohio, elle vit désormais en Floride, du côté de Tampa. En 2011, Lauren, à la tête d’un restaurant, rencontre des difficultés financières. Ce qui va la pousser à embrasser une carrière musicale professionnelle. Elle grave alors "Please come home", en 2013, puis "Live from the Bradfordville Blues Club", en 2014. "Desire" constitue donc son troisième essai. Il a été enregistré à Los Angeles, au studio Ultratone, sous la houlette du producteur notoire, Tony Braunagel. Lors des sessions, outre la mise en forme, il se consacre également à la batterie. Et puis, il a entraîné dans l’aventure les musiciens qui fréquentent régulièrement les lieux ; à l’instar du claviériste Jim Pugh, du guitariste Johnny Lee Schell, du saxophoniste Joe Sublett et du trompettiste Darrell Leonard. Et manifestement, c’est du beau monde !

L’elpee s’ouvre par "How to treat my man", un titre popularisé par Etta James. Le tempo est tonique. Le climat baigne dans la southern soul à coloration Stax. Lauren possède une voix puissante, et elle a de la réserve. Jim Pugh se démène derrière son piano alors que Johnny Lee Schell libère ses cordes à la manière d’un Jimmie Vaughan au sommet de son art. "Soul Music" s’ébroue au sein d’une atmosphère exotique, reggae même. Dansante mais délicate, cette plage se distingue par une sortie de Josh Sklair (NDR : il a beaucoup bossé pour Etta James), à la six cordes. Le meilleur morceau du long playing, est manifestement le titre maître. Bien construit et plaisant, ce blues est traversé par la slide de Steve Fister. Et c’est du bonheur pour les oreilles ! Classieux, légèrement funky, "Jump into my fire" est un r&b largement cuivré et dansant, que guide une voix bien déterminée. "Good to me as I am to you" est un blues lent signé par Aretha Franklin, et son adaptation est superbe, face aux ivoires et aux cuivres. "Feels so good" et "Today" constituent de jolies ballades soul. "Stand up like a man" avait été traduit en hit par la chanteuse Bettye Lavette. La cover est énergique. Et la gratte de Josh Sklair semble hantée par Albert King. Sculptée dans le funky r&b, "I ain’t been" est une autre reprise. Elle est issue de la plume du duo soul/funk new-yorkais Ashford & Simpson. Le "Bridge of my dreams" de T.C Carr (NDR : c’est le leader des Bolts of Blue) est un blues bien rythmé que chante merveilleusement Lauren, face au piano allègre de Pugh. Et elle nous rappelle qu’elle a du coffre, mais aussi une grande sensibilité, tout au long de "Lead me on", un r&b indolent abordé dans l’esprit Stax, alors que Pugh tapisse l’ensemble de son orgue. "Brown liquor" est une autre plage qui trempe dans le funky R&B. Il s’agit, en général, du morceau qui termine les shows de Miss Mitchell. Sa voix domine bien son sujet, malgré les changements de tempo et de l’intervention de la guitare qui crache ses dernières flammes…

 

Nine million witches

The Rapture

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Tout d’abord, ne confondez pas le titre de cet opus et le patronyme du groupe responsable de cet elpee. Sans quoi la surprise serait de taille à son écoute. Et pour cause, l’album s’intitule « The Rapture ». Il est l’œuvre de Nine Million Witches. Et ce n’est en aucun cas, un nouvel LP du groupe new-yorkais, The Rapture !

9MW est un trio français, originaire de Normandie plus exactement, qui s’est formé en 2014. A sa tête, les deux frères Landeau. « The Rapture » constitue son premier long playing. Et manifestement, la musique navigue à des années lumière du band yankee. En fait, la formation hexagonale lorgne résolument vers le passé pour concocter une expression sonore qui colle à l’air du temps. Résultat des courses, le disque recèle du bon et du moins bon. Creusant profondément dans le stoner, le titre éponyme sort carrément du lot. Se frottant plutôt au blues, « Soon ! They’re Coming » mérite également une attention toute particulière. Et lorsqu’il ne la noie pas trop dans les artifices, le chanteur démontre qu’il a manifestement une excellente voix. « A Wicked Game » en est certainement la plus belle illustration. A contrario, « Drop Ur Gun » souffre de carences vocales. D’abord, le refrain repris en chœur est bancal ; en outre, le backing vocal est tout à fait insupportable. Dommage, car la présence d’un harmonica avait tout pour plaire…

 

The Kitchen Sink Drama

Every good boy deserves failure

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Le ‘Kitchen Sink Drama’, est tout d’abord un mouvement culturel britannique qui s’est développé à la fin des fifties et au début des sixties. Il visait spécifiquement le théâtre, l’art, le roman, le cinéma et la télévision ; et reflétait un sentiment de colère éprouvé par ses instigateurs, désillusionnés par la société moderne. C’est ensuite une chanson de Soft Cell, parue en 1983. Et enfin, le patronyme d’un quintet liégeois drivé par la chanteuse Claire Wilcock.

« Every good boy deserves failure » constitue son premier elpee. Il réunit 10 plages qui nous replongent carrément à la fin des seventies. Pensez d’abord à Blondie. Les compos sont rafraîchissantes et les mélodies sont souvent contagieuses (« Idiots », « Kitchen sink drama »). La voix est aussi candide que celle de Deborah Harry. Elle se fait même parfois déclamatoire ou s’autorise des onomatopées hymniques. Si la musique est new wave, c’est surtout dans l’esprit yankee. Les claviers ou synthés sont on ne peut plus vintage, mais aucun instrument ne tire la couverture à soi, l’ensemble se révélant subtilement équilibré.

Quant aux lyrics, ils tournent le plus souvent en dérision les attitudes machistes, à moins qu’ils ne soient tout simplement féministes. Le débat reste ouvert. Les textes figurent d’ailleurs à l’intérieur du booklet. Probablement ce qui est arrivé de mieux au pop/rock belge depuis pas mal de temps…

 

All Them Witches

Lightning at the door

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All Them Witches est issu de Nashville, dans le Tennessee. Un quatuor réunissant le chanteur/bassiste Michael Parks Jr, le guitariste Ben McLeod, le claviériste/violoniste Allan Van Cleave et le drummer Robby Staebler. Les débuts de cette formation remontent à janvier 2012. Au départ, sa musique était taxée de stoner néo psychédélique. Mais au fil du temps elle a beaucoup évolué, se forgeant un style de plus en plus personnel, fruit d’un cocktail entre hard rock, space rock, psychédélisme et blues. Elle reconnaît d’ailleurs pour influences majeures, Led Zeppelin, Blue Cheer, Black Sabbath mais aussi le Dr John originel ainsi que le bluesman, Junior Kimbrough! Nonobstant une existence encore brève, sa discographie est déjà importante. Ainsi, elle a déjà publié "Out mother electricity" en 2012, "Lightning at the door" en 2013 et "Dying surfer meets his marker" fin 2015. Sans oublier les projets personnels disponibles en téléchargements, singles et Eps.

All Them Witches a signé l'an dernier chez New West, qui a décidé de republier "Lightning at the door", un opus de 55’ découpé en 10 morceaux. Pour notre plus grand bonheur !

L’intro de "Funeral for a great drunken bird" baigne au sein d’un climat atmosphérique, spatial, avant que la guitare, de plus en plus écrasante, entre progressivement dans l’ensemble, s’autorisant un riff que n’aurait pas renié Tommy Iommi (Black Sabbath), alors qu’au loin, l’intervention d’un harmonica semble émaner du fond de la galaxie. Et lorsque la voix caverneuse pénètre dans le décor, c’est enrobée de grattes volontairement lourdes, réminiscentes du krautrock d’Amon Düül. Proches du Led Zepplin originel, les sonorités dispensées tout au long de "When God comes back" sont denses et puissantes. Un rockin' blues au cours duquel la section rythmique impressionne. Indolent, "The marriage of Coyote woman" se colore davantage de blues. La voix est paisible. Les cordes McLeod s’enfoncent dans un délire psychédélique. Elles se dédoublent constamment au cœur d’un univers somptueux, truffé de petites trouvailles. "Swallowed by the sea" est une compo au développement graduel. La voix et les tonalités émanent d’un Orient lointain. Avant le retour des cordes qui déambulent dans un cortège lourd, écrasé par les percus et escorté de chœurs spatiaux perturbants. Et lorsque la compo entre dans sa phase hypnotique, on ne peut s’empêcher, une nouvelle fois, de penser au krautrock du début des 70’s. Autre blues improbable, "Charles William" est à la fois atmosphérique et prog. Les percus de Robby Staebler sont autoritaires. Les accents de slide, métalliques. Après le mariage, place à la mort. "The Death of Coytote woman" s’ouvre dans un déluge de sonorités stoner rock bien lourdes, mais complexes. Davantage même que celles qui s’abattaient dans l’univers de Blue Cheer. Mais la suite est plus paisible. Enigmatique, Michael commence à déclamer, à la manière de Jim Morrison, alors que, soutenu par une section rythmique incroyablement soudée, Van Cleave nourrit l’ensemble de quelques effets spéciaux. "Romany Dagger" marque une courte pause instrumentale. Allan Van Cleave est à la manœuvre, au violon. Il est talonné par les percussions. Et la guitare ne s’invite qu’en fin de parcours. Une piste qui relie l’Est européen à l'Orient lointain. La section rythmique –et notamment les interventions de basse lancinantes dispensées par Parks Jr– trace celle de "Mountain", une plage lente aux accents dramatiques, ponctuée en toute sérénité par une guitare métallique. Mais au bout de 5 minutes, changement de décor ; tous les instruments entrent en éruption et finissent par exploser. "Romany Dagger" constitue un nouvel interlude, mais devient, pour la circonstance, le théâtre de sonorités invraisemblables. Cette fresque s’achève par "Surface-to-air whistle", un dernier trip acide, parsemé d’éclats riches mais parfaitement maîtrisés. Une belle claque assénée par un groupe aussi créatif qu’original issu de la Music City du Tennessee…

 

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