Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Izzy & the Black Trees

La vague des révolutions annoncée par Izzy and the Black Trees…

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Le groupe polonais Izzy and the Black Trees sortira son nouvel opus, "Revolution Comes in Waves", le 7 octobre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single, "Kick Out the Damned", sous forme de clip, et il est disponible

Issu d’une ville universitaire tranquille de l'ouest de la Pologne, Izzy and the Black Trees apportent une énergie punk brute soutenue par des riffs de guitare psychique bruyants, un rythme fort et des mélodies fougueuses. Rebelles et poétiques, les compos post punk sont hantées, à la fois, par Patti Smith, Debbie Harry et PJ Harvey…

Lizzy Young

Coocoo Banana

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Originaire de la banlieue parisienne, Lizzy Young a vécu quelque temps à Barcelone, avant d’émigrer à New-York, où elle réside maintenant depuis plus de 10 ans. Elle y milite comme bassiste au sein de différentes formations, outre sa carrière solo, qu’elle mène en parallèle.  

Inspirée des 80’s, la musique de Lizzy Young baigne au sein d’un climat dépouillé, froid et ombrageux. Vaporeux ou tourbillonnants, parfois dispensés en boucle ou simplement réduits aux sonorités de piano, les claviers vintage (un casio ?) entretiennent parfaitement cette atmosphère.

En général, semblable à une prière, sa voix est plutôt incantatoire, mais quand elle susurre, on ne peut s’empêcher de penser à Connan Mockasin (« God is pink », « Squid juice in Hollywood »). Les compos sont, pour la plupart, imprimées sur un mid tempo, par une boîte à rythmes. Trois exceptions qui confirment la règle, l’hypnotique « Obvious », l’offensif « She farts while she walks », et la valse électro « This morning I woke up ».

Tout au long de cet opus, Lizzy exprime son désenchantement (« Elephants », seul titre interprété dans la langue de Molière), expose ses craintes et ses doutes (« Oh ! Jupiter ! » ) quand elle ne traduit pas ses lyrics poétiques en plaidoyer protestataire…

Lizzy Ling

Working Day

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Il est à craindre qu’il n’y ait eu erreur sur le destinataire ; car cet album ne devait probablement jamais arriver entre les mains de votre serviteur et ses compos pénétrer au creux de ses oreilles ! Pas que le l’électro/pop de « Working Day » soit foncièrement de mauvaise facture ; mais impossible de faire abstraction de ces paroles bien trop prosaïques et naïves… Avant d’enregistrer son troisième opus, l’artiste française avait l’ambition de composer des chansons qui s’inspire des événements de la vie quotidienne ; malheureusement, le résultat final est bien trop terre-à-terre. En outre, son approche musicale de 10 métiers à travers 10 morceaux n’est pas plus convaincante, tant elle se limite à naviguer à la surface (?!?!) des éléments. Les saynètes offertes aux garçons de restaurant (« Le Restaurant »…), aux coiffeurs (« Coiffeur pour Dames »…), aux  baby-sitters (« La Baby-sitter »…) ou aux conducteurs de métro (« Mon Meilleur Ami est Conducteur de Métro ») ont vraiment de quoi laisser de marbre. Et de bout en bout. En outre, très légers, voire puérils, les instrumentaux sont trop peu efficaces pour changer la donne. Anecdotique.

 

Aunt Kizzy'z Boyz

It's tight like that

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Cette formation est établie dans la partie méridionale de la Californie, près de San Diego. Leur line up a tout pour plaire, puisqu’il réunit trois musiciens noirs et trois blancs. Un premier album chargé de promesses, "Trunk full of bluez", était paru en 2004. Le combo recèle en Sugaray Rayford un formidable vocaliste, un véritable blues shouter. Originaire de Tyler au Texas, il a forgé sa voix dans les chants gospel. Le drummer, Dwane Hawthorn, adore Willie Big Eyes Smith. Originaire de l'Angola, Bastos "Moe" Moenho se réserve les percussions. Côté blanc, le guitariste Jim King est un musicien très affûté. Le mois dernier, je vous avais présenté son album solo, "When the blues are green", un hommage au guitariste anglais Peter Green. Michael Mack siège derrière les claviers et enfin, Big Joe Schiavone tient la basse. AKZ a représenté récemment San Diego à l'International Blues Challenge de Memphis. Il a décroché la seconde place sur un total de 130 formations. Et notez bien, le combo se produira en France, la première quinzaine de novembre. Rayford et King forment une paire de compositeurs prolifiques. Ils signent d’ailleurs la majorité du répertoire de ce nouvel elpee.

"Texas bluesman" ouvre le disque. Une plage autobiographique consacrée au chaleureux Sugaray. L'introduction est puissante. La guitare de King largement amplifiée et la section rythmique bien solide. L'orgue Hammond tient bien sa place au cœur de l’ensemble. La voix de Sugaray est impressionnante. Elle écrase tout sur son passage. Guère étonnant que le backing group soit de poids. Il faut en effet pouvoir donner la réplique à ce diable d'homme qui récite son chapelet de bluesmen texans, égrenant les très intéressants Freddie King, Stevie Ray Vaughan, Gatemouth Brown, etc., alors qu’en soutien, King ne cesse de distiller des notes très électriques. Rayford nous conte les aventures de la "Bad gal". Le tempo est très marqué. En récitant à l'infini des phrases inspirées par BB et Albert King, Jim King porte bien son nom. L'orgue offensif de Michael Mack est très bien épaulé par les instruments de ses compagnons. Le son est inspiré du Memphis blues. Les lumières s'éteignent. L'intensité devient dramatique, le tempo lourd. King marque son territoire en s'acquittant d'une introduction de choc au classique des classiques : "Sugar mama". Sa voix est également bien puissante. Il l’avait également démontré sur son opus solo, mais ses interventions à la guitare étaient plus réservées. Il est vrai qu'il s'inspirait de Peter Green. Il se révèle un gratteur fort intéressant, mais au style personnel. Il utilise beaucoup l’écho et l’intensité. Son jeu accrocheur exige une lucidité permanente pour ne pas déraper et perdre le contrôle de ses desseins sonores. Le chant de Sugaray nous flanque des frissons partout tout au long d’"I still remember", une plage superbe, très simple et dépouillée, au cours de laquelle les accords acoustiques de Jim trament un rythme hypnotique. A cet instant, il est à la recherche du fantôme de John Lee Hooker et des fameux ‘chillun’, et ‘old folks on the porch on the Sunday afternoon’. Le frisson, je vous disais! Divertissement instrumental, "Bundalogy" est animé par les percussions de Moe et Dwane. Nous entrons alors dans "Juke joint", pas un de ces juke joints délabrés et poussiéreux des collines du Mississippi ; mais encore plus près des lumières de Beale street. Sous les reflets de BB King et aux accents du piano boogie de Mack. Classique de BB, "The thrill is gone" est introduit par un jeu très aérien de King. Le rythme imprimé par les percussionnistes est volontairement exotique. Le tempo est élevé. Cette lecture du "Thrill" est très réussie, à cause du jeu flamboyant du guitariste, de la cohésion de l'ensemble et de la voix épanouie de Sugaray. Cette œuvre fort intéressante s’achève par "Annie Mae's Café", un blues lent majestueux de plus de 10'. Cette longue plage ne suscite jamais l’ennui, car elle évolue progressivement avant d’atteindre sa puissance maximale ; et après plus de 7', Jim King vient occuper le devant de scène pour ne plus guère la quitter, tandis que le chant de Sugaray est beau à pleurer! 

Bizzy Bone

Speaking in tongues

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Ancien membre des atypiques Bone Thugs-N-Harmony, Bizzy Bone continue une carrière solo loin de ses anciens compères et du succès commercial. Ce deuxième album ne risque pas de le replacer sous le feu des projecteurs mais a au moins le mérite d’être sincère. Responsable d’une musique moins mélodique que celle dispensée par son ancienne formation, il reste cependant fidèle à son flow aigu et rapide qu’il pose sur des beats très californiens : claviers acides, beats puissants, mélodies tapageuses. L’ancienne gloire du trip hop Tricky co-mixe quelques uns de ces titres qui respirent la violence urbaine et le désespoir, le tout noyé dans une imagerie religieuse déjà fortement présente dans la précédente formation de Bizzy Bone. Un disque pas toujours très digeste, mais qui contient quelques bons morceaux. On citera « Bald Head Horse Man » et « Shake that Stick » (taillés pour les dancefloors), le tendu « He Told Me », les plus pop « Represent da One » et « Less Fame ». Ensoleillé et délétère à la fois, un paradoxe auquel les représentants hip hop de la côte ouest nous ont habitués.

Thin Lizzy

Wild one

Il y a déjà dix ans, le quatre janvier 1986 très exactement, que Phil Lynott a quitté ce monde. L'occasion était donc belle pour Mercury de rendre hommage au leader de Thin Lizzy, à travers cette compilation. C'est entre 1974 et 1978 que cette formation a connu ses heures de gloire. Lorsqu'elle pouvait s'appuyer sur la conjugaison de deux formidables solistes, Scott Gorham et Brian Roberston. Sous ce line-up, ils graveront une série de hits. Six perles incluses sur ce morceau de plastique, et en particulier l'immortel "The boys are back in town". Tout ce qui est antérieur et surtout postérieur à cet état de grâce ne vaut pas tripette. Même pas les compositions relevées par la présence de Gary Moore, artiste qui séjourna pourtant deux fois au sein du groupe. Et encore moins après 1980. C'est à dire au moment où la musique de Thin Lizzy sombra dans le heavy metal pathétique...