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Le parfum de vie de Goudi

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JJH POTTER

JJH POTTER joue la montre…

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“7 Y” est une balade dans le temps rythmée par la réflexion sur l’autre et soi-même mais au -delà sur la coexistence des êtres entre eux.

Le temps démon indomptable ? Le temps nous consomme-t-il ? Peut-il avoir raison de nous et venir à bout de l’Amour qui nous lie ?

Cette vidéo a été réalisée par Axel Vanlerberghe déjà aux commandes du précédent doux et touchant clip du même artiste, "Golden son".

Pour ce nouveau titre extrait du dernier album de JJH Potter, "Low tide", le vidéaste globe-trotter émérite capture un fois de plus magnifiquement l'humain derrière l'artiste.

Le clip de “7 Y” est à découvrir

 

JJ Wilde

Wilde (Ep)

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Canadienne (NDR : elle est originaire de Kitchener, dans l’Ontario), JJ Wilde avait gravé son premier album, « Ruthless », l’an dernier. Elle nous propose son nouvel Ep, « Wilde », un disque découpé en 6 pistes au cours duquel elle déballe une large palette de son pop/rock mainstream. Un zeste de rap, des arrangements orchestraux luxuriants, quelques interventions de gratte bien senties, des chœurs emphatiques et même des ‘Ouh ouh’ rollingstoniens (sans doute pas sympathie pour Méphistophélès) alimentent une expression sonore destinée à la bande FM. On a même droit à une reprise du classique « Stop draggin’ my heart around » de Stevie Nicks et Tom Petty, mais pour laquelle elle a reçu le concours du groupe The Glorious Son, et tout particulièrement du chanteur Brett Emmons, en compagnie duquel, elle partage les vocaux…

JJ Cale

Décès de JJ Cale, un talentueux ‘guitar man’…

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Artiste majeur de la musique américaine, JJ Cale nous a quittés ce 26 juillet, à l'hôpital Scripps de La Jolla, près de San Diego, en Californie, suite à une crise cardiaque. John Weldon Cale (NDR : c’était son véritable nom) était né le 5 décembre 1938 à Tulsa, dans l'Oklahoma.

Il était devenu une véritable icône dans l’univers de la roots music américaine, puisant ses sources à la fois dans la country, le blues et le swing

Il avait créé le style 'laidback’, un style cool, nonchalant, aux notes parcimonieuses.

Compositeur, chanteur, guitariste, il a apporté son concours à de nombreux artistes et groupes. Parmi les plus notoires, citons Eric Clapton bien sûr, mais aussi Mark Knopfler, Leon Russell, Santana, Lynyrd Skynyrd, Johnny Cash, Brian Ferry, Maria Muldaur ou encore John Mayall,…

Eric Clapton a été le premier à reconnaître le talent de Cale. Il avait d’ailleurs repris plusieurs de ses compositions, dont "After midnight" et "Cocaïne". Ensemble, ils avaient enregistré l'album " The road to Escondido" en 2006. Ils s’étaient encore réunis pour concocter "Roll on", le titre maître de son dernier elpee, paru en 2009.

Son premier opus solo, "Naturally", était sorti en 1971.

Homme charmant, discret, timide, il fuyait tout ce qui touchait à la ‘star mania’.

 

JJ Grey & Mofro

This river

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JJ Grey & Mofro est un band américain établi à Jacksonville, au Nord de la Floride. Une formation de southern rock, mais au sens large du terme, puisqu’elle intègre d’autres courants musicaux, comme le blues, funk, soul ou R&B. Leur formation remonte à la fin du siècle dernier. Chanteur, guitariste, pianiste et harmoniciste, JJ Grey en est le leader. Le combo a publié son premier elpee en 2001, "Blackwater". Un disque suivi par "Lochloosa", en 2004. Le band signe alors chez le notoire label de blues chicagolais, Alligator. Il y grave alors "Country ghetto" en 2007, "Orange blossoms" en 2008, "Georgia Warhorse" en 2010 et "Brighter days" en 2011.

JJ est soutenu par Andrew Trube à la guitare, Todd Smallie à la basse, Anthony Cole aux drums, Anthony Farrell aux claviers, Art Edmaiston au saxophone et Dennis Marion à la trompette. JJ a composé neuf des dix plages.

"You're lady, she's shaddy" ouvre la plaque. Un funk R&B bien nerveux. "Somebody else" embraie dans le même registre, mais diffère par ses vocaux percutants, clairs, et par une plus grande présence de la guitare. Audacieuse, réverbérée, elle adopte un style swamp. "Tame a wild one" est une très belle composition. Empreint de délicatesse, ce R&B met en exergue la voix pure et soul de JJ, soutenu par les chœurs de ses musicos. "99 shades of crazy" évolue sur un tempo plus enlevé. Guitare et piano électrique entrent en osmose pour créer une mélodie dansante et suave. Et lorsque les cuivres débarquent, c’est pour mieux libérer la six cordes qui s’appuie sur les sonorités poussiéreuses d’un orgue. Probablement un Farfisa. Excellent! Comme son titre le précise, "The ballad of Larry Webb" est une ballade. Sculptée dans le folk roots, les cordes acoustiques sont progressivement et discrètement rejointes par les interventions d’orgue et de gratte électrique. "Florabama" se réfère à l'Alabama ; et en particulier à son sanctuaire de la musique soul, les studios Muscle Shoals. Parcouru épisodiquement de cuivres et caractérisé par des cordes acoustiques en folie, ce morceau baigne dans une ambiance funk et jazz. Plus électrique, "Standing on the edge" s'écoule sur un tempo indolent. Du blues ou plus exactement du swamp funk à la Grey. Et les vocaux se révèlent un peu plus sauvages, tout au long de cette piste, ma foi, très agréable à écouter. Soulignée par une jolie ligne mélodique, "Write a letter" est une chanson au profil roots voilé. La voix est envoûtante et la guitare parachève le travail. "Harp and drums" s’ouvre par une longue introduction instrumentale. L'harmonica, la batterie et puis les cuivres investissent l’espace sonore avant qu’il ne se métamorphose en funk dansant. D’excellente facture, cet opus s’achève par "This river", une ballade R&B à coloration Stax, d’une extrême douceur…

 

JJ Cale

Roll on

Écrit par

JJ Cale est une légende vivante. Il y a d’ailleurs bien longtemps que ce statut lui a été attribué. Faut dire que son style est devenu une référence dans l’univers du blues. Un style qui lui colle véritablement à la peau : le laidback! Originaire de Tulsa, dans l'Oklahoma, il est né en 1938. Ce qui lui fait aujourd’hui plus de 70 berges. Il mérite donc incontestablement le respect. Son premier elpee, "Naturally", remonte à 1972. Il recelait déjà quelques classiques ; et notamment "Call me the breeze" et "After midnight". Depuis, il a aligné un nombre incalculable de disques. Si on ne tient pas compte de sa compile de raretés et d’inédits paru en 2007 (« Rewind: The Unreleased Recordings ») son dernier opus studio remonte à 2006. Un album dont il partageait la paternité avec Eric Clapton : "The road to Escondido". 

Tout au long de ce "Roll on", JJ nous étale toute la panoplie de son talent. Un cocktail de country, blues, rock et jazz, né d’un délicat et savoureux mélange entre musique acoustique et amplifiée. "Who knew" ouvre l’opus. Très swing, la plage baigne dans une atmosphère jazzyfiante. Les percussions de David Teegarden sont à l'avant-plan. "Former me" trempe dans un climat semblable, quasi manouche JJ chante et se réserve l’essentiel de l’instrumentation : depuis le piano aux guitares, en passant par les percussions. "Where the sun don't shine" bénéficie d’arrangements plus complexes. Quoique délicat, l’orgue est planté au beau milieu du décor sonore. Sans quoi, cette plage ne s’écarte guère de l’ambiance volontairement nonchalante et décontractée entretenue habituellement par Cale. Cap vers le Tennessee pour "Down to Memphis", une ballade talonnée par ses cordes parcimonieuses que nappe l’orgue d’interventions chaleureuses. Balayée de sonorités quasi-orientales "Strange days" est une autre ballade, mais plutôt étrange. "Cherry street" est une des meilleures compos de l’elpee. On y retrouve ce climat si spécifique des meilleures chansons de Cale. Tout comme sur "Call the breeze", également, un morceau au cours duquel il inocule progressivement des sonorités country, dans sa solution sonore, à l’aide d’une lap steel. Une touche exotique et latino pigmente le plus élaboré "Fondalina". Jolie chanson, "Leaving in the morning" est sculptée dans la country minimaliste. Les musiciens opèrent leur retour en studio pour donner un petit coup de fouet à l'ambiance. Ils attaquent un "Oh mary" très rythmé, dont les accents boogie sont entretenus par le piano offensif de Walt Richmond. Nouvelle ballade, le tendre "Old friend" conjugue les cordes acoustiques de Christine Lakeland, une mandoline et les cordes électriques de Don White. Le titre maître est incontestablement le sommet de l’elpee. C’est aussi la plage la plus dynamique. Un rock'n'roll qui nous invite clairement à nous dérouiller les jambes. Le piano de Glen Dee, les drums de Jim Keltner, l'harmonica de John ‘Juke’ Logan et bien entendu les cordes très caractéristiques de l'invité de luxe, Mr Eric Clapton y contribuent largement. JJ se réserve la finale. Parfait concentré du style indolent, décontracté, institué par l’artiste, ce "Bring down the curtain" referme le rideau sur cette excellente production… 

 

JJ Grey & Mofro

Orange blossoms

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Chanteur, guitariste et compositeur, JJ Grey est originaire de Jacksonville, en Floride. Il est soutenu par une formation répondant au patronyme de Mofro. Sa musique est personnelle. Et pour cause, il compose l’intégralité de son répertoire. De la soul teintée de funk, qu’il contamine d’accès de blues et de rock. Mofro avait commis son premier opus en 2001 : "Blackwater". Un disque suivit par "Lochloosa", en 2004. Constamment à la recherche de nouveaux talents et de nouvelles sonorités, Bruce Iglauer repère l’aubaine. Il signe JJ Grey chez Alligator. Ecurie sur laquelle paraît un premier opus en 2007 : "Country ghetto". Partagé en douze morceaux, « Orange blossoms » en est la suite logique. Au sein du line up, le guitariste Daryl Hance joue un rôle très important. C’est même le principal partenaire de Grey.

Le titre maître ouvre l’elpee. Le rythme est enlevé, mais sans excès. Une compo susceptible de rappeler l’univers swamp de Tony Joe White. La voix soul de Grey est délicate. Elle est soutenue de chœurs et de cuivres. Il concède un subtil solo sur son ‘clavinet’, avant de se consacrer aux cordes face à la slide de Hance. L’expression sonore baigne dans un r&b dansant et séduisant. Quoique rythmé, "The devil you know" emprunte des accents nonchalants venus directement des marais du sud profond de la Lousisiane. Voire de la Floride. Des sonorités rituellement qualifiées de deep southern soul. La guitare évolue constamment à l'avant-plan. "Everything good is bad" est la seule compo du tracklisting qui n’est pas issue de sa plume. Elle baigne dans une ambiance gospel et met en exergue le timbre vocal d’une grande pureté de JJ, même si la part belle est donnée à l'orgue Hammond B3 d'Adam Scone. Un clavier funèbre introduit "She don't know". La voix de JJ est d’une extrême douceur. Le climat dépouillé, malgré la présence d'un quatuor à cordes. "The truth" est une plage brillante. La mélodie mélancolique et tendre. Véhiculant une grande tristesse, la voix se détache de l’ensemble. Manifestement, l'artiste y reflète une peine de cœur. L'orgue Hammond, les violons et le violoncelle accentuent cette immense détresse peine. Cet épanchement de mélancolie envahit également "Dew drops". Changement de climat pour "On fire". Un morceau bien plus optimiste. Les cuivres sont en effervescence. Du pur funk made in Nouvelle Orléans. Un funk qui s’adapte et finit par se traîner paresseusement sur "Move it on". Grey y partage les vocaux en compagnie de chœurs féminins. Les interventions de Dennis Marion à la trompette sont feutrées. Ce funk traduit toute sa délicatesse sur "Higher you climb", un titre très participatif. Vocaux, cordes, cuivres et orgue collaborent une nouvelle fois, impeccablement, à l’architecture sonore. "Ybor city" nous replonge dans l’univers du "Swamp fox". Celui de Tony Joe White, très exactement même si le rythme est beaucoup plus soutenu. D’excellente facture, cet album s’achève par "I believe (in everything)", un cri d’espoir empreint d’une infinie douceur…

 

JJ Cale & Eric Clapton

The road to Escondido

Écrit par

J.J Cale est né en 1938. A Tusla, en Oklahoma. Ce n’est donc plus un néophyte. Devenu intemporel, son célèbre hit, "After midnight", a été composé dans les années 60. Au départ, cette chanson n’était que la flip side d’un 45 tours. La version d’Eric Clapton deviendra un succès international (NDR : elle figure également sur son album éponyme, paru en 1970) ; mais surtout va lancer la carrière de JJ. Dont le premier elpee, "Naturally", paraît en 1972. Dans son repaire, loin du monde et surtout des modes, JJ créée son propre style musical, emprunté au blues, au rock, au jazz et à la country : le Tusla sound, une musique qui sera qualifiée de ‘laidback’ ; c’est à dire décontractée, simple et chaleureuse, un style dont il est le porte-drapeau en compagnie de Tony Joe White. JJ s’est retrié depuis un bon bout de temps à Los Angeles, où il se consacre à la composition. Sa rencontre avec Eric Clapton n'est gère surprenante. Eric a toujours apprécié JJ et en emprunte très régulièrement le style laidback. A deux reprises, il a converti des chansons de Cale en véritables tubes : "After midnight" bien sûr, et un peu plus tard "Cocaïne" (NDR : une compo incluse sur l’elpee "Slowhand", gravé en 77). Si cette collaboration n’apporte pas de surprise majeure, elle est surtout l’œuvre de JJ qui signe ici onze plages, ne concédant que deux morceaux à Eric et une reprise. De nombreux invités ont participé à la confection de cet opus. Dont plusieurs gratteurs. Etonnant lorsqu’on sait que les deux artistes sont des virtuoses de la six cordes. Et en particulier Doyle Bramhall II et Derek Trucks, deux membres de l’EC Band, ainsi que John Mayer et Albert Lee. Feu Billy Preston se réserve les claviers (NDR : oui, oui, c’était lui l’organiste qui se cachait derrière les Beatles !). Nathan East ou Pino Palladino la basse.

Empruntons la route d'Escondido, une petite cité sise au nord de San Diego, en Californie, nichée au creux d’une vallée entourée de montagnes rocheuses. Plage d'ouverture, "Danger" est un ‘instant winner’, un titre qui accroche immédiatement, vous pénètre, vous contamine et ne vous lâche plus avant d’avoir épuisé sa dernière seconde. L'orgue omniprésent du regretté Billy Preston introduit cette plage (NDR : il s’st éteint le 6 juin dernier). JJ et Eric chantent en duo, avant qu’une guitare largement amplifiée (celle de Doyle Bramhall II ?) ne fasse son apparition. Mais en toile de fond, la gratte d’Eric entre en scène. Feutrée, elle amorce la conclusion. Une formidable entrée en matière. L'album est ensuite partagé entre ballades, plages rythmées et moments intensément blues. Parmi les ballades, le délicat "Heads in Georgia" est traversé de bien jolies parties de guitares. Intimiste, "Who am I telling you?" s’accroche à la slide du jeune Trucks. Quelques plages plus enlevées affichent une coloration country. A l’instar de l'excellent "When the war is over", enrichi de cuivres, mais également parcouru par la slide de Trucks et les cordes d'Eric. Un des grands moments de l’album. Un morceau qui me rappelle un succès de JJ, intitulé "Call me the breeze". Le violon de Dennis Caplinger et la guitare en picking d'Albert Lee tirent leur épingle du jeu tout au long de "Dead end road". Les parties de cordes qui balaient "Anyway the wind blows" sont manifestement southern rock. En finale "Ride the river" synthétise l’œuvre. Compo assez enlevée, "Missing person" concède des accents sudistes. En particulier sous son aspect instrumental. Les guitares (Doyle, Derek) et les claviers y sont bien mis en évidence. Mais le blues n’a pas été oublié. Et je pense tout particulièrement au "Sporting life blues" de Brownie McGhee. Eric chante cette plage très fin de soirée, un morceau qui bénéficie du concours de Taj Mahal à l’harmonica. Impeccable, "It's easy" évolue sur un tempo bien plus enlevé. Un morceau ‘barrelhouse’, idéal pour la route. Blues intimiste, "Hard to thrill" relève de la plume d’Eric et de John Mayer. Les cordes de ces deux solistes et le piano acoustique de Preston sont bien mis en exergue. Autre blues, "Last will and testament" est caractérisé par les interventions immédiatement reconnaissables de Slowhand. Dans le domaine du roots rock, cet album est vraiment d’excellente facture…

 

JJ Bad Boy Jones

A life time of the blues

Écrit par
Ce vieil artiste a passé sa vie à avoir le blues et à vivre le blues. Une impression qu’il communique instantanément dès la présentation et l'introduction de «Everyday I have the blues». Du vécu ! Tous les musiciens sont en place et y jouent leur rôle. Les solistes piaffent d'impatience pour prendre leur tour de rôle. Big Harmonica Boy est à l'harmonica et Jason James, Richard Manzanares ou encore l'excellent Bernie Pearl se partagent les guitares. JJ possède une bien belle voix de bluesman ; son timbre éraillé est parfois très proche de son vieux copain de jeunesse, Howlin' Wolf. Sur « Rock me baby », il démontre qu’il n’est pas un manchot. Chaque note a son poids. Et il y injecte naturellement la dose de feeling nécessaire. Préposé au saxophone ténor, Richard Merritt tire son épingle du jeu. JJ n'a pas peur d'affronter le répertoire excitant du R&B excitant. Celui de James par exemple, sur «I feel good». Bien sûr, notre Bad Boy se sent surtout chez lui, lorsqu’il pratique l'exercice du Chicago blues classique, sans compromission. A l’instar de «Five long years». Un fragment émaillé de brillants échanges de guitares entre JJ et Jason James. JJ évoque ensuite quelques souvenirs d’enfance. Il avait à peine quinze ans et jouait régulièrement sur la même scène que Chester Brunett, alias Howlin' Wolf. Il reprend alors un des cris de guerre de Wolf : « Smokestack lightnin » ; et dans ces conditions, il n’est guère surprenant d'apercevoir le fantôme de ce vieux bluesman légendaire à la voix d'outre-tombe. Mr Jones nous cause ensuite d’un autre mythe, mais fort heureusement toujours bien vivant : BB King. Et il enchaîne aussitôt par une toute bonne version de «I woke up this morning». En fin de concert, JJ introduit un des excellents guitaristes contemporains issu de la West Coast : Bernie Pearl. Au cours des dix dernières années, il a d’ailleurs commis plusieurs albums en compagnie du vieil harmoniciste noir, Harmonica Fats. Les deux hommes s'embarquent alors dans une reprise d'un des titres les plus connus de Jimmy Reed : « Baby what you want me to do ».

JJ72

I to sky

Écrit par

"I to sky" constitue le deuxième album de ce trio irlandais. De Dublin très exactement. Un disque beaucoup plus sombre que le précédent éponyme. Pas seulement à cause des lyrics empreints de références religieuses, mais à cause du climat au sein duquel baigne les 12 compositions de cet opus. Un climat qui baigne le plus souvent dans la cold. Celle de Joy Division et de Cure, c'est plutôt classique. Ou d'une manière plus contemporaine, de Radiohead, Kent et Placebo. Mais est-ce vraiment de la cold ? Un Placebo auquel JJ72 a même emprunté l'exaltation wagnérienne sur " 7th wave " et la fureur ténébreuse, presque gothique, sur l'excellent " Serpent sky ", une compo au cours de laquelle on a l'impression d'être balayé par la tempête des Hauts de Hurlevent. Tout aussi excellent, " I saw a prayer " cherche le chaînon manquant entre My Bloody Valentine et Mercury Rev, les vocaux veloutés de Greany rappelant étrangement ceux de Jonathan Donahue. Une exception qui confirme la règle, car tout au long de cet opus, son timbre oscille du falsetto hystérique, gonflé à l'hélium, au gargouillement mortel. Un disque sculpté dans l'électricité scintillante, tumultueuse, qui ne souffre d'aucune faiblesse ; s'ouvrant même parfois de nouveaux horizons sonores. A l'instar de " Half three ", dont l'élégance capricieuse, filandreuse, lorgne vers l'élégance punk d'un Wedding Present. De " Glimmer ", déchiré entre sauvagerie et quiétude. D'" Always and forever ", dont la pop chaloupée rappelle le James du " Millionaires ". Et enfin du tendre " Nameless ", caractérisé par son synchronisme puéril entre la voix et la mélodie. Sans oublier l'hymnique " Brother sleep ", découpé délicatement dans l'acoustique, ou encore la ballade mélancolique, mais tumultueuse " Oiche mhaith ". Un must !

 

JJ72

JJ72

Écrit par

Si vous aimez la britpop, et en particulier Radiohead, Muse et Coldplay, vous ne pouvez passer à côté du premier album de JJ72. Un trio irlandais qui possède, bien évidemment, un excellent chanteur : Mark Greaney, dont le timbre est capable d'osciller du rugissement le plus furieux, le plus guttural, au falsetto le plus pur, le plus angélique. Dans cette voix, il y a un peu de Thom Yorke, de Jeff Buckley, de Feargal Sharkey, d'Andrew Montgomery (Geneva) et de Matthew Bellamy. Excusez du peu ! Il joue aussi de la guitare. Acoustique ou électrique. Du bout des doigts, il est ainsi capable de sculpter des accords tellement fragiles, tellement délicats, qu'ils parviennent à se fondre dans les orchestrations de cordes. Mais aussi et surtout de libérer une intensité émotionnelle âpre, dévastatrice, infernale, en s'appuyant, il est vrai, sur le drumming opulent, explosif de Fergal Matthews. A charge de Hilary Wood de ramener tout ce beau monde sur terre, à l'aide de ses accès de basse glacées, joydivisionesques. Un véritable cocktail d'innocence, d'instinct et de sauvagerie qui palpite avec passion, colère et désespoir au cœur de mélopées versatiles, torturées par la poésie post adolescente de Mark. Et pour être complet, sachez que la production a été assurée par Ian Caple, personnage qui avait notamment travaillé sur l'album " Pe-Millennium Tension " de Tricky, en 1996.

 

JJ Dogs

Space age president

Issu des cendres du Jesse James Gang, cet ensemble liégeois consomme un trash metal pur et dur. Labellisé Jason Rawhead, Channel Zero et en flattant un peu la marchandise Helmet. Bref pas de quoi fouetter un chat (ou un chien?), même si le guitariste ne se débrouille pas trop mal dans le style. Enfin, faut-il encore apprécier cette musique qui décape plus qu'elle ne flatte le tuyau acoustique...