La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Jackie Leven

Jackie Leven nous a quittés

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Jackie Leven est décédé ce lundi 14 novembre, des suites d’un cancer. Il venait de fêter ses 61 balais. Responsable de plus d’une vingtaine d’albums sous son nom, il a entamé sa carrière sous le pseudonyme de John St Field, avant de vivre l’explosion du punk et de la new wave, à Londres, au sein du groupe Doll by Doll. Il a ensuite notamment bossé en compagnie de David Gilmour (Pink Floyd) et David Thomas (Pere Ubu). Né en Ecosse, cet artiste avait été agressé en 1984, en sortant du studio d’enregistrement. Atteint à la gorge, sa voix se transforme alors en falsetto. C’est aussi à cette époque, et probablement suite à cette attaque, qu’il devient accro à la drogue. Et que paradoxalement, il commence à privilégier le folk-rock, dans son répertoire. Enregistré en compagnie de Michael Cosgrave, son dernier opus, “Wayside Shrines and the Code of the Travelling Man” était paru le 19 septembre 2011.  

 

Jackie Leven

Lovers at the Gun Club

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Surnommé le Johnny Cash britannique, Jackie Leven n’est pas né de la dernière pluie. Agé bientôt de 60 balais, cet Ecossais a débuté sa carrière musicale fin des sixties, sous le patronyme de John St Field. Son tout premier elpee date d’ailleurs de 1971. En 1978, il fonde Doll By Doll, formation punk/psyché/blues devenue aujourd’hui mythique. Le combo va d’ailleurs enregistrer quatre albums avant de splitter en 1983. Leven embrasse alors une carrière en solitaire. Mais victime d’une agression, pendant l’enregistrement de son album solo, il devient presque aphone. Démoralisé, l’artiste s’abandonne à l’héroïne. Il lui faudra dix ans pour sortir de cette addiction (NDR : on ne lui connaît que de brèves apparitions sur l’un ou l’autre single de ses amis) ; et en 1994 sa carrière individuelle commence alors vraiment.

« Lovers at the Gun Club » constitue son 14ème elpee sous son patronyme. Un disque pour lequel il a notamment reçu la collaboration de Johnny Dowd (un pote !), sur deux plages. Tout d’abord sur le titre maître et morceau d’ouverture, caractérisé par ce mélange d’accordéon, de synthé et de sitar électrique, ces coups de révolver samplés et ce clin d’œil au « Gloria du Them (NDR : beaucoup de choses en même temps !) et « The dent in the fender and the wheel of fate », une compo languissante et ténébreuse, fruit d’un mélange de soul, de jazz (NDR : cette trompette obturée !) et de folk. Jackie possède une superbe voix. Si ses inflexions rappellent Cash, son baryton de crooner est susceptible de camper un hybride entre Stuart Staples (Tindersticks) et Michael J. Sheehy. Et il le démontre sur les ballades mélancoliques, mais aussi mid tempo. Jackie est également un excellent guitariste. Sa technique en fingerpicking est stupéfiante sur « Olivier blues », un morceau de jazz/blues auquel il ne manque que les chœurs pour glisser vers le gospel. On a même envie de claquer des doigts. Et puis lors du délicat et fragile « Woman in a car », probablement le meilleur fragment du long playing. On retiendra également, au sein du tracklisting, « To whom it may concern », un poème du dernier poète beat américain, Kenneth Patches », qu’il récite sur un arrangement musical, issu de sa plume. Et si vous connaissez parfaitement la langue anglaise, je vous invite à découvrir ses lyrics. Dépeignant la société contemporaine qui l’entoure (NDR : même les fans du club de foot de Sunderland y passent), ils ne manquent pas d’humour… noir. Très britannique cette prose, même si la musique lorgne, paradoxalement, davantage vers les States…