La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Jennifer Gentle

The Midnight Room

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Enregistré dans une maison sise au Nord de l’Italie, dont le propriétaire précédent s’était suicidé d’un coup de carabine, ce deuxième album de Jennifer Gentle est empreint d’une atmosphère grotesque et nocturne. Doté d’une étrange de voix de farfadet démoniaque, le chanteur Marco Fasolo joue l’intégralité de l’instrumentation sur « The Midnight Room ». L’Italien convie Nino Rota (le compositeur de Federico Fellini), Kurt Weill et le psychédélisme du premier Pink Floyd afin de concocter un disque pour le moins étrange et inquiétant. Et pour l’atmosphère, le résultat est probant. On se croirait plongé dans le nouveau film de Tim Burton. « The midnight Room » est une petite symphonie gothique et moyenâgeuse où l’humour et l’horreur se mélangent. Quelques plages sont un peu plus faibles ; mais elles ne sont pas légion. D’ailleurs dans son ensemble, l’elpee passe très bien la rampe. Et en particulier sur le glacé « Twin Ghosts » (et ses orgues solennels), la ballade tordue « Take My Hand » et le morceau de country grandguignolesque « Electric Princess ». Ces chansons marient à merveille les guitares rockabilly, les orgues cryptiques et les voix qui rappellent les délires d’Ange et de Syd Barrett. Un disque à ne pas mettre entre toutes les oreilles (l’hiver est encore long). D’ailleurs, si on peut lui donner un bon conseil à Marco Fasolo : qu’il change d’adresse pour le prochain disque. Enfin, s’il souhaite conserver intacte sa (vacillante ?) santé mentale.

 

Jennifer Gentle

Valende

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Chaque été, le cinéma américain nous offre son lot de gentils petits films d’épouvante… Le fantôme d’une fillette ère entre les murs d’une vieille maison coloniale délabrée, perdue au milieu des bois de la Nouvelle Angleterre. Chuchotements, vieilles poupées en porcelaine et dentelles jaunies par le temps sont bien souvent les seuls indices dont dispose le héros du récit appelé à résoudre l’énigme ; une énigme qui l’entraînera également au milieu des bois encore verts ; mais dont les feuilles mortes sont déjà balayées par un vent de début d’automne. A moins que la réponse ne se trouve dans une de ces chambres aux fenêtres continuellement ouvertes et dont les rideaux, rongés par les mites, flottent au gré des bourrasques… C’est cette ambiance, vaguement glauque mais fleurant bon la végétation et l’été indien, qui émane de ce troisième opus de Jennifer Gentle. Fondé en 2000, récemment signé par Sub Pop, le duo italien nous offre, par l’entremise de « Valende », un joli petit cadeau de fin d’année… Constitué de plages pop bucoliques et spectrales, cet opus donne un aperçu de ce que pourrait produire la rencontre improbable entre les Beatles et le cavalier sans tête de Sleepy Hollow. Hormis « I do dream you », titre dingo aux influences garage 60’s, et « Hessesopoa », délire bruitiste hautement dispensable, tout le reste de l’oeuvrette nous convie ainsi à un apaisant banquet mortuaire célébré au milieu des saules pleureurs ; paradoxe absolu d’un disque au pouvoir d’attraction presque dérangeant…