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Jenny Lewis

Acid Tongue

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Actrice (NDR : et star !) au cours de son enfance, Jenny Lewis s’est reconvertie dans la musique country alternative en 1998. Mais avant d’entendre sa jolie voix, vous avez peut-être eu l’occasion d’admirer ses talents de comédienne dans le très beau film « Pleasantville » ou les séries « Roseanne » et « Alerte à Malibu ». Pourtant, « Acid Tongue » ne constitue que son deuxième elpee solo. En fait, parallèlement à son projet en solitaire, elle milite au sein de Rilo Kiley ; un groupe déjà responsable de cinq elpees à ce jour.

« Acid Tongue » fait suite au très convaincant « Rabbit Fur Coat », paru en 2006. Toujours d’inspiration country alternative, il s’avère néanmoins bien moins réussi que le précédent opus. Trop conventionnel, il suscite rapidement l’ennui. En fait, tout au long de cet elpee, elle marche constamment sur les traces de ses sources d’inspiration principales : Loretta Lynn et Dolly Parton. Chacune des compos a beau nous transporter au cœur des grands espaces américains, on a beaucoup de difficultés à accrocher aux mélodies. Et ce n’est pas la présence d’invités prestigieux dont Elvis Costello (sur l’affreux « Carpetbaggers »), M. Ward ou encore Chris Robinson (des Black Crowes) qui y change quelque chose. Jamais les compos ne parviennent à s’extraire de leur académisme. Tout n’est cependant pas médiocre (Jenny possède une très belle voix et peut s’appuyer sur d’excellent musiciens) ; en outre, j’insiste pour sauver du naufrage le très beau et énergique « See Fernando » du reste de l’album…