New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Jim Suhler

Tijuana Bible

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Jim Suhler est un chanteur/guitariste qui s’est forgé une solide réputation au cours des deux dernières décennies. Ce Texan arpente les scènes internationales depuis une vingtaine d’années et a épaulé, comme deuxième gratteur, le célèbre rocker George Thorogood au sein de ses Destroyers. Il exerce également une carrière en parallèle. Chez Monkey Beat. Il en est également le leader. Une formation qui compte déjà pas mal d'albums à son actif : "Shake" en 1995, "Radio mojo" en 96, "Bad Juju" en 2001 et "Starvation box" (un "Best of" !) en 2003. La musique de Suhler correspond parfaitement au profil texan du blues et du rock. Un profil dont l’amplitude oscille de ZZ Top à Johnny Winter. Ce nouvel opus a été enregistré à Nashville sous la houlette de Tom Hambridge. Jim est soutenu par son Monkey Beat : Carlton Powell à la basse, Shawn Phares aux claviers et Jimmy Morgan aux drums. Notre Texan signe la majorité des plages

 Dès l’ouverture, en l’occurrence la plage générique, il affiche un solide tempérament rock. Les riffs sont solides et bien gras. Ils évoquent immanquablement les barbus de ZZ Top!  Suhler est un remarquable de joueur de slide. En effet, il se montre particulièrement à l’aise le bottleneck au doigt. Il le laisse glisser violemment le long des cordes ; et manifeste une certaine sauvagerie tout au long du tonique "Devil in me". Cette approche du Delta blues se révèle plutôt détonante. Et pourtant, c'est dans ce registre qu'il se montre le plus à son avantage. Il s'attaque à "Drunken hearted boy" d'Elvin Bishop, un morceau franchement plus blues. Et c'est bien l'ancien guitariste de Paul Butterfield qui entre en studio. Pour la circonstance, Elvin se réserve la slide. Une solide tranche de blues sans concession! Le rockin' blues se durcit. Forgés dans un acier bien trempé, les riffs déferlent. Mais, diable, "Up to my neck in you" n'est-il pas une composition d’AC/DC ? Celui de la grande époque? Une reprise sans surprise mais exécutée à haut niveau. Le rock dur persiste et signe, mais se colore de country sur "Long hot summer". Les parties de guitare démontrent le talent de ce musicien qui est parvenu à assimiler toutes les ficelles du métier. Et il ne s'en prive guère! L’éclectisme réapparaît lors de l'apparition du jeune et talentueux Joe Bonamassa. Cet invité de marque tire son épingle du jeu tout au long du très atmosphérique "Deep water lullaby". Une plage introduite comme lors d’une jam, et qui se fond dans un slow blues très ‘hendrixien’, empreint de saveur et de sensibilité. "Years of tears" évolue sur un mid tempo. La ligne mélodique assurée, Jim arrache des sons incroyables de ses cordes. L'album demeure intéressant de bout en bout. Il recèle des titres plus rock, tels "Border rock" ou "Sunday drunk" ; mais aussi une compo particulièrement originale : "Po' lightin". Plus funk, caractérisée par des percus bien mises en avant, elle bénéficie du concours vocal de Jimmy Hall. Un titre qui manifestement lorgne du côté de Little Feat. Mais chassez le caractère et il revient au galop ! Le spectre de ZZ Top hante à nouveau le boogie "Mexicali run" et le déjanté "Chaos in Tejas". En finale, Jim Suhler s’autorise une version fort réussie du "I could 've had religion" de Rory Gallagher. Un hommage bourré d'intensité, d'émotion et de feeling accordé au regretté Irlandais. Une cover au cours de laquelle la frêle Cheryl Arena intervient à l'harmonica. Un album de toute bonne facture !

Jim Suhler

Starvation box

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Ce talentueux guitariste vit aujourd'hui au Texas. A Dallas, très exactement. Découvert voici quelques années par George Thorogood, il jouit d'une excellente réputation aussi bien dans l'univers du rock que du blues. Avant de driver ses Monkey Beat, il a sévi chez les Destroyers de l'homme du Delaware. Flanqué de son nouveau groupe, il a déjà commis trois albums pour le label Lucky 7 : "Radio Mojo" en 1993, "Shake" en 95, et "Bad Juju" en 2001. Enfin, il s'est également réservé un album de roots acoustique, "Dirt road", paru fin d'année dernière. Pour enregistrer " Starvation box " il a pu compter sur la participation de Carlton Powell à la basse et de Paul Hollis à la batterie. Sous-titré "The best of Jim Suhler & Monkey Beat", cette œuvre réunit onze plages déjà parues et six inédits datant de 1993 à 2001.

Le recueil s'ouvre par "When were you when the lights went out?". Un rocker âpre issu du premier elpee, "Radio Mojo". "Ain't comin' home tonight" et la plage titulaire émargent à la même enseigne. Issu de "Shake", on retrouve tout d'abord "Snake hips". Une plage funky, partagée entre un accordéon et une slide, réminiscente de Lowell George ( Little Feat). "Little boy blues", ensuite. Un bon slow blues électrique composé par Robert Johnson. "Snake bit" également. Tramé sur un riff électrique, ce fragment rappelle tantôt Free, tantôt les Rolling Stones. Et bien sûr, le morceau qui donne le nom à l'opus. "Bad Juju" concède "Deja Blue", un track qui baigne dans une ambiance tex mex. "Prayin' for rain", ensuite. Très lente et émouvante, cette composition nous replonge dans l'univers du "Sticky fingers" des Stones. Et de cet opus, on a encore droit à "Shotgun shack" et à "Chupacabra", une compo qui transpire une ambiance funky mexicaine. Passons aux plages inédites. "Blame it on love". Ce blues rock et chanté d'une voix calme. Pourtant, la guitare parvient encore à y décoller, mais sans le moindre excès. La reprise du "U gotta move" d'Elmore James. Une cover découpée par une slide au caractère métallique. Le titre maître. Imprimé sur un tempo basique, ce blues lent véhicule des accents volontiers dramatiques ; une impression accentuée par la slide réverbérée. "Love ain't enough". Une ballade douce caressée par une guitare acoustique. Le rock'n roll "Don't stand still". Et enfin pour se faire plaisir, une adaptation impeccable du "Lonesome dog blues de "Lightnin' Hopkins. Une version qui démontre que non seulement Jim Suhler demeure un excellent bluesman, mais qu'il est aussi capable d'exacerber sa sensibilité. Pour votre information sachez que les parties de claviers et d'accordéon ont été accomplies par Tim Alexander. Si vous souhaitez pénétrer dans le monde de Jim Suhler sans trop de difficulté, et que vous ne possédez pas les elpees de Monkey Beat, " Starvation box " est un tremplin idéal. Par contre, si vous êtres un fan inconditionnel, vous devrez vous payer cette collection. A cause des inédits, bien sûr. Et si vous l'ignoriez encore, Jim Suhler vient de tourner en Europe…

 

Jim Suhler

Dirt road

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Basé à Dallas, Jim Suhler est surtout connu pour son jeu de slide furieux. Un chanteur guitariste texan qui fut découvert naguère par George Thorogood. Il l'entraîna d'ailleurs, à une certaine époque, au sein de ses Destroyers. Jim est aujourd'hui le leader d'un trio bien électrique : Monkey Beat. Pourtant, cet opus évolue à des années-lumière du style pratiqué par son groupe. Il s'agit même d'un album essentiellement acoustique qui nous permet de découvrir une autre facette de cet artiste!

L'album s'ouvre par "Swamp call". Tourné en direct des swamps, la bande sonore de ce court-métrage implique croassements de grenouilles et autres crapauds ! "Holly ridge" est une courte plage instrumentale. Très douce, elle est partagée entre la guitare de Suhler, qui adopte ici le son métallique d'un banjo, et le piano de Carlton Powell. "Country girl" est une bien jolie ballade. Particulièrement country, vous vous en doutez, elle respire la joie et le bonheur de vivre en Louisiane. Jim joue de la National steel. Tim Alexander de l'accordéon. Et Tom Morrell la steel guitar. Cette même saveur country, alimentée par la guitare acoustique, la national et la mandoline, est reproduite tout au long de "Walking on the water". La joie de jouer et de partager sa musique est communicative. A l'instar de "Texas Easy street". Une plage écrite par Henry Thomas, la mandoline en bandoulière. "Church bell blues" est issue de la plume de Leroy Carr. Le piano de Tim Alexander est donc de rigueur. Très proche des vieux 78 tours de Leroy Carr et Scrapper Blackwell, le son du duo est très authentique. Particulièrement roots, cet opus nous offre une autre tranche de bonheur : "Shake hands with the blues". L'interprétation partagée entre Jim, Carlton Powell (qui est aussi le bassiste de Monkey Beat) et le vieil harmoniciste noir Sam Myers, et belle à pleurer. Jim Suhler démontre régulièrement son talent de musicien. Il joue de la slide pour accompagner son chant sur le fameux "Dallas" de Johnny Winter. En solitaire, sur sa national steel. Signé Mance Lipscomb et traversé par l'accordéon d'Alexander, "Spanish Flagdang" concède des accents hispaniques et celtiques. Plage instrumentale, "My morning prayer" constitue un parcours au cœur de l'Amérique profonde. La guitare acoustique se détache de l'environnement créé par l'orgue Hammond B3. Le tour du monde peut commencer. "Out on the western plain" nous transporte, tout d'abord, vers les grandes dunes des déserts d'Arabie. Buddy Mohmed y joue de la double basse et Jamal Mohammed du doumbek. Retour dans le Delta pour chanter "High cotton". Limpide ! "Tryin' to get back home" est épaulé par le washboard de Powell. "Lauri", par la steel guitare de Morrell. Une courte plage paisible. Ce superbe album se termine par "Dust devil", une composition hyper speedée, rehaussée par une voix rockabilly. Un album à ne pas manquer !

Jim Suhler

Bad Juju

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Jim est un solide guitariste de la banlieue de Dallas. Un spécialiste de la slide. Il compte déjà plusieurs albums à son actif : "Radio Mojo" en 93 et "Shake" en 95 ; sans oublier deux œuvres issues de collaborations différentes. La première menée sur "Let the dogs run", en compagnie de Mike Morgan. Et tout dernièrement celle qu'il a réalisée avec Alan Haynes, sur "Live at Blue Cat Blues". Il est également devenu, depuis plusieurs années, le 2ème guitariste des Destroyers de George Thorogood. Il a d'ailleurs participé au "Live in '99". Et cela s'entend !

La production est signée Jim Gaines. Suhler débute par "Deja Blue". La présence de l'accordéon de Tim Alexander, invité de marque, lui confère un son très tex-mex. Dopée par une rythmique qui porte le tout, ce titre fait mouche. "Don't do it" donne un coup d'accélérateur. Tim est passé au piano prodiguant des accents boogie à cette solide composition. La rythmique du Monkey Beat est en acier. Paul Hollis, qui a joué dans le Crawl de Mike Morgan, est aux drums, et Carlton Powell (un ancien du Smokin' Joe Kubek Band) est à la basse. "Bad stretch of road" manifeste une même intensité de rythme. Jim a enfin sorti son bottleneck. La slide commence à rugir. Sa manière de jouer la slide est assez violente, le plus souvent sur un rythme élevé. Son chant dialogue avec les glissements du bottleneck. Une technique qui me rappelle le regretté Irlandais Rory Gallagher, et qu'il applique sur "Restless soul". Je n'ai donc pas été surpris de voir mentionner que cette plage est effectivement dédiée à la mémoire de Rory, sur les notes de pochette. Tout au long de "Scattergun", la slide arrache. Primaire, elle dégage tout sur son passage, rappelant au passage le grand Hound Dog Taylor. Un exercice de style parfaitement réussi ! Jim a réalisé un album varié. Le côté tex-mex se rappelle à notre bon souvenir sur "Evangeline". Il est aussi capable de ralentir son tempo. Comme sur la ballade "Prayin' for rain" et surtout sur le superbe blues lent, "Sure as the sun rises". Un titre mené à la manière du Stevie Ray Vaughan des grands jours. Cet opus s'aventure également dans la rock music. Notamment sur le percutant "Lover's curse" qui, trempé dans l'orgue Hammond, ne navigue pas tellement loin du monde de Carlos Santana. "Bad Juju" se referme par "I.O.U". Un blues acoustique typiquement delta. Jim Suhler vient de commettre, à ce jour, son meilleur album. Et rien que sa maîtrise à la slide sur "Under the gun", vaut le détour ! Aux dernières nouvelles, il aurait mis en boîte un album acoustique…

 

Jim Suhler & Alan Haynes

Live at Blue Cat Blues

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La réunion de ces deux célèbres gratteurs texans a été immortalisée dans leur jardin, au célèbre Blue Cat de Dallas.

Jim Suhler est de Dallas. Il a été découvert en 90 par George Thorogood et a régulièrement tourné avec ce dernier. Il compte trois albums à son actif. Deux commis en compagnie de son band, le Monkey Beat ("Radio Mojo" en 93 et "Shake" en 95, sur Lucky 7), et un autre dont il partage la paternité avec Mike Morgan ("Let the dogs run", en 94, sur Black Top).

Alan Haynes nous vient d'Austin. A son actif, deux albums : "Seventh son", en 84 et "Wishing well", en 94, sur Focus. A l'écoute du premier et merveilleux titre, "Too poor to die" de Louisiana Red, cette association laisse augurer de grandes choses. Cette réunion sur les mêmes planches d'une guitare et d'une slide rappelle d'ailleurs ainsi par instants, le Fleetwood Mac de la grande époque. Autrement dit celle de Jeremy Spencer et de Peter Green. Mais tout le répertoire n'est pas à cette trempe. D'autres ombres planent sur cet opus. Et ce n'est guère surprenant, lorsqu'on sait que nous sommes au Texas. Elles appartiennent au tandem Johnny Winter/Rick Derringer!

En effet, Alan Haynes chante le "Knockin' at your door" d'Eddie Taylor à la manière de l'albinos de Beaumont, TX. Et même si ce n'est pas du plus haut niveau, il faut confesser que l'énergie libérée n'est pas banale. Le Blue Cat devait ressembler à une sacrée bouilloire cette nuit d'hiver 1998. L'approche des soli sans slide d'Alan et de Jim est cependant plus classique, plus mesurée, à l'instar d' "I wonder why", de Freddie King. Blues rock lent que les rockers affectionnent, "Down and out in Texas" obéit à une rythmique, sans légèreté aucune. "Oh my baby's gone", de Ray Sharpe, est mené tambour battant, alors qu'en finale, Jim Suhler revêt la tenue de Jimi Hendrix, pour recréer "Are you experienced". La légende de Jimi n'est pas prête de s'éteindre.