La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Janez Detd. - De Casino
dimmu_borgir_013_06

Tijuana Bible

Écrit par - -

Jim Suhler est un chanteur/guitariste qui s’est forgé une solide réputation au cours des deux dernières décennies. Ce Texan arpente les scènes internationales depuis une vingtaine d’années et a épaulé, comme deuxième gratteur, le célèbre rocker George Thorogood au sein de ses Destroyers. Il exerce également une carrière en parallèle. Chez Monkey Beat. Il en est également le leader. Une formation qui compte déjà pas mal d'albums à son actif : "Shake" en 1995, "Radio mojo" en 96, "Bad Juju" en 2001 et "Starvation box" (un "Best of" !) en 2003. La musique de Suhler correspond parfaitement au profil texan du blues et du rock. Un profil dont l’amplitude oscille de ZZ Top à Johnny Winter. Ce nouvel opus a été enregistré à Nashville sous la houlette de Tom Hambridge. Jim est soutenu par son Monkey Beat : Carlton Powell à la basse, Shawn Phares aux claviers et Jimmy Morgan aux drums. Notre Texan signe la majorité des plages

 Dès l’ouverture, en l’occurrence la plage générique, il affiche un solide tempérament rock. Les riffs sont solides et bien gras. Ils évoquent immanquablement les barbus de ZZ Top!  Suhler est un remarquable de joueur de slide. En effet, il se montre particulièrement à l’aise le bottleneck au doigt. Il le laisse glisser violemment le long des cordes ; et manifeste une certaine sauvagerie tout au long du tonique "Devil in me". Cette approche du Delta blues se révèle plutôt détonante. Et pourtant, c'est dans ce registre qu'il se montre le plus à son avantage. Il s'attaque à "Drunken hearted boy" d'Elvin Bishop, un morceau franchement plus blues. Et c'est bien l'ancien guitariste de Paul Butterfield qui entre en studio. Pour la circonstance, Elvin se réserve la slide. Une solide tranche de blues sans concession! Le rockin' blues se durcit. Forgés dans un acier bien trempé, les riffs déferlent. Mais, diable, "Up to my neck in you" n'est-il pas une composition d’AC/DC ? Celui de la grande époque? Une reprise sans surprise mais exécutée à haut niveau. Le rock dur persiste et signe, mais se colore de country sur "Long hot summer". Les parties de guitare démontrent le talent de ce musicien qui est parvenu à assimiler toutes les ficelles du métier. Et il ne s'en prive guère! L’éclectisme réapparaît lors de l'apparition du jeune et talentueux Joe Bonamassa. Cet invité de marque tire son épingle du jeu tout au long du très atmosphérique "Deep water lullaby". Une plage introduite comme lors d’une jam, et qui se fond dans un slow blues très ‘hendrixien’, empreint de saveur et de sensibilité. "Years of tears" évolue sur un mid tempo. La ligne mélodique assurée, Jim arrache des sons incroyables de ses cordes. L'album demeure intéressant de bout en bout. Il recèle des titres plus rock, tels "Border rock" ou "Sunday drunk" ; mais aussi une compo particulièrement originale : "Po' lightin". Plus funk, caractérisée par des percus bien mises en avant, elle bénéficie du concours vocal de Jimmy Hall. Un titre qui manifestement lorgne du côté de Little Feat. Mais chassez le caractère et il revient au galop ! Le spectre de ZZ Top hante à nouveau le boogie "Mexicali run" et le déjanté "Chaos in Tejas". En finale, Jim Suhler s’autorise une version fort réussie du "I could 've had religion" de Rory Gallagher. Un hommage bourré d'intensité, d'émotion et de feeling accordé au regretté Irlandais. Une cover au cours de laquelle la frêle Cheryl Arena intervient à l'harmonica. Un album de toute bonne facture !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jim Suhler
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Rounder/Munich
  • Date: 2007-06-11
  • Rating: 4
Lu 1493 fois
Plus dans cette catégorie : « Délivré sans ordonnance T’as vu »