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Joanne Robertson

The Lighter

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Joanne Robertson serait comme qui dirait née avec de la musique plein les oreilles. Originaire de Blackpool en Angleterre, elle débute sa carrière musicale en s'attaquant au piano. Elle n’est alors pas plus haute que trois pommes. Ensuite ce sera la guitare de son père qu'elle empruntera. Et puis, c'est dans le sable et les dunes de la station balnéaire de ce petit coin d'Angleterre qu'elle ira puiser son inspiration. Elle fréquente les bars ‘punk’ et ‘métal’ de la région ; mais les années d'insouciance prennent brutalement fin. La drogue venant noircir sa vie en piégeant ses amis, la jeune mélomane s'exile à Paris avant de revenir à l'Ecole d'Art de Glasgow. Elle y montera un groupe dénommé I Love Lucy qui durera un temps. Cette bande lui permettra de voyager en Amérique et de rencontrer des groupes noise. Elle décrochera finalement un master à l'UCL Slade School of Fine Art, l'école d'art de la ‘University College of London’.

« The Lighter » est le premier album solo de l'artiste. Il y a de la maturité dans la voix de Joanne et des accents très british. La voix... autant dire que tout l'album est bâti sur elle, pour elle. Le premier morceau, « Gardener », démarre tout en charme. La jeune anglaise chante vraiment bien. La musique est sobre : une guitare sèche pour accompagnement. L'univers au sein duquel Joanne nous plonge est un univers d'une douceur rare. On le croirait construit autour d'un feu de camp, sur une plage anglaise, un soir, alors que la mer se retire et le soleil est déjà sous la ligne d'horizon.

Ensuite, vient le tour de la seconde plage de l'album. Jolie, me dis-je. Mais l'atmosphère est bigrement proche de celle véhiculée dans la première chanson, pour ne pas dire identique. Le troisième morceau, sans être mauvais –loin de là– me laisse un sentiment de monotonie. Et par la suite, ce sentiment ne fera que s'accentuer ! L'ensemble du disque est répétitif. Si parfois on ressent de l'âpreté dans les accords qui rythment le chant –sous doute des réminiscences de la tournée des bars de Blackpool– il n'y a quasiment jamais un accord plus haut que l'autre, un accent un peu moins lascif qu'un autre. Ce qui est regrettable. Pris séparément, la plupart des plages de ce premier opus se laisse écouter : elles ont une indéniable qualité. Pour ma part, mon endurance fait peut-être défaut, mais j'ai eu quelques difficultés à suivre “The Lighter” d'un bout à l'autre. J'ai fini par faire autre chose, relayant le cd en bruit de fond avant de le couper pour me concentrer sur mon occupation du moment. Bref, j'aimerais être plus enthousiaste car on sent l'expérience dans la voix habitée de Joanne Robertson. Il y a des morceaux que j'apprécie comme “Gardener” ou “Lit”. Cependant, l'ensemble reste fade et ne décolle jamais. Dommage !