Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Joanne Shaw Taylor

Songs from the road (Cd + Dvd)

Écrit par

Bien que n’affichant que 27 ans au compteur, cette jeune chanteuse/guitariste anglaise possède déjà une belle expérience sur la scène musicale. Avant de publier "Songs from the road", elle avait déjà gravé trois autres elpees solo. "White sugar", en 2009, "Diamonds in the dirt", en 2010 et "Almost always never" en 2012, tous parus sur le label allemand Ruf. Et Thomas Ruf a décidé de l’inscrire dans la série "Songs from the road", en lui consacrant un Cd et un Dvd. Disciple de Stevie Ray Vaughan et de Jimi Hendrix, elle avait été repérée par le claviériste des Eurythmics, Dave Stewart, il y a une dizaine d'années. En août 2012, elle avait soutenu Annie Lennox, lors du Diamond Jubilee Concert, qui s’est déroulé à Londres, en présence de sa Majesté, The Queen.

Nous sommes au cœur de Soho à Londres, en mai 2013. Au Borderline, très exactement. Il affiche complet. Joanne est entourée du claviériste Jools Grugings, du bassiste Joseph Veloz et du drummer Tony Dicello. Miss Shaw Taylor présente des compositions personnelles qui figurent sur ses trois albums studio.

Elle démarre en force par "Soul station". Un rock blues puissant tapissé par les sonorités de l’orgue. La voix de Joanne est légèrement déchirée, mais autoritaire. Elle maîtrise parfaitement sa Gibson. Son aisance est surprenante. Pourtant, elle ne ménage pas ses cordes. En outre, le son qu’elle propage est vraiment personnel. "Theo & Bound" est une compo toujours aussi rude. Les interventions de son claviériste sont judicieuses. Il ponctue les riffs de sa leader dans un style qui fleure bon les années 70, un style que la guitare adopte également. "Beautifully broken" est sculpté dans le funky soul. "Watch 'em burn" lorgne vers Stevie Ray Vaughan. La section rythmique accomplit un solide boulot. D’une durée de plus de 10’, cette plage démontre la capacité de résistance affichée par cette jeune dame. Très bien construite, cette piste lui permet de s’autoriser des solos volcaniques. Et d’incarner une forme de 'guitar hero'. "Diamonds in the dirt" est une ballade qui baigne dans le soul rock. Hendrix figure parmi les maîtres de Joanne. C’est flagrant lorsqu’elle reprend son "Manic depression", une cover au cours de laquelle elle se réserve une petite escapade acide sur ses cordes. Elle adapte également le "Jealousy" de Frankie Miller, un morceau lent au profil dramatique. Sa voix transpire le vécu. Et sa guitare exacerbe cette sensibilité. "Kiss the ground goodbye" libère énormément de puissance. En rappel, Miss Taylor nous réserve "Jump that train" et "Going home". Et pour que votre info soit complète sachez que la production audio a été assurée par Jim Gaines.

Le Dvd est sensiblement différent. "Manic depression" n'y figure pas. Par contre, on épinglera 5 autres titres. Tout d’abord "You should stay I should go", une ballade rythmée qui ne manque pas de charme. Ensuite "Let it burn". Un blues shuffle extrait de son premier album. Du pur SRV ! Et surtout "Time has come", un blues lent classique (NDR : enfin !), excitant et ‘fumant’, abordé à nouveau dans l’esprit de Vaughan ! Regarder et écouter une jeune femme jouer le blues de cette manière est vraiment épatant…

 

Joanne Shaw Taylor

Almost always never

Écrit par

Joanne Shaw Taylor est une jeune Anglaise âgée de 23 ans. Elle chante et joue de la guitare. Son univers ? Le blues. A 16 printemps, Dave Stewart, alors leader des Eurythmics est impressionné par son talent et l’intègre dans son groupe. Elle est également actrice. Et a notamment figuré dans “Deep blues”, un film tourné au Mississippi, en compagnie de légendes vivantes comme RL Burnside et Jessie Mae Hemphill. Lorsqu’elle est signée par Ruf, le label allemand l’invite à se rendre à Memphis pour mettre en boîte son premier opus, “White sugar”, un disque qui bénéficie alors de la production du redoutable Jim Gaines et, de collaborateurs notoires, en l’occurrence Steve Potts et Dave Smith, des anciens musiciens de Luther Allison. Ce disque paraît en 2009. Et l’année suivante, elle grave un second elpee, intitulé “Diamonds in the dirt”.

Pour concocter “Almost always never” Miss Taylor s’est rendue au Texas, à Austin très exactement, une œuvre qu’elle a enregistrée sous la houlette de Mike McCarthy, dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’albums de Spoon et Patty Griffin. Pour la circonstance, elle a reçu le concours du claviériste David Garza (ex-Blues Traveler), du bassiste Billy White et du drummer J.J. Johnson. Enfin, elle signe la quasi-totalité de son répertoire.

"Soul station" ouvre le long playing. De la pure dynamite ! Très nerveuse, cette compo permet déjà à Joanne Shaw de s’autoriser des sorties audacieuses, recherchées, sur ses six cordes et puis de libérer ses cordes vocales. Elle passe ainsi du soupir aux larmes pour exploser enfin dans la joie et la jouissance. Sa voix est terriblement expressive tout au long de la ballade mélancolique "Beautifully broken". Son solo de gratte est superbe, simple mais diablement efficace. Les interventions d’orgue sont discrètes mais tout aussi judicieuses. Semi-acoustique, "You should stay, I should go" est une petite perle dont le potentiel commercial est indéniable. Ballade ‘hendrixienne’, "Peace of the sky" nous réserve un solo majestueux en dérapage parfaitement contrôlé. Signée Frankie Miller, "Jealousy" s’ouvre comme une ballade fragile dessinant une jolie mélodie. Mais finement ciselées, les cordes sont rapidement rejointes par l’orgue, avant de monter en puissance. Une puissance parfaitement maîtrisée qui permet à Joanne de susurrer sa jalousie et même de consentir un sanglot. Une même douceur baigne le titre maître. Les notes dispensées par Miss Taylor sont créatives, mais également sensuelles. "Tied & bound" est une compo vibrante. Ce blues rock se met au service de la voix qui oscille constamment entre tendresse discrète et colère contenue. Une situation propice à l’éclosion d’un solo déjanté enrichi par les interventions d’orgue de David. Et l'envol final est tellement dense qu’il finit par embrasser les clichés du heavy rock. Rockin' blues nerveux, "Standing in love" sert de prétexte à une exploration instrumentale réminiscente des 70’s ; et pour cause, suivant l’inspiration, les plages sont généreusement allongées. Imprimé sur un tempo funky et couvert d’accents jazzyfiants déversés par le piano électrique, "Maybe tomorrow" est hanté par des tas de bruitages insolites. La guitare se dédouble et s’autorise une aventure proche de la jam improvisée. Le long playing s’achève par "Love myself to loving you", une plage qui rivalise de charme et de tendresse. Probablement l’œuvre la plus personnelle de Joanne Shaw Taylor

 

Joanne Shaw Taylor

White Sugar

Écrit par

Joanne est née en Angleterre. En 1985. Elle est donc encore très jeune et plutôt mignonne. Visage bien dessiné, corps svelte, sa longue crinière blonde retombe sur ses épaules… Elle a été découverte par Dave Stewart (Eurythmics) alors qu’elle n’avait que 16 ans. Il en était tombé tellement sous le charme qu’il l’avait engagée pour son band, D.U.P. Quelques temps plus tard, c’est au tour de Thomas Ruf de subir le même enchantement. Il signe Miss Taylor sur son label Ruf. Faut dire qu’il n’en était pas à son coup d’essai, puisqu’il avait déjà recruté d’autres chanteuses comme Dani Wilde, Erja Lyytinen ou Roxanne Potvin. Il croit tellement à sa nouvelle protégée qu’il l’envoie dans le Tennessee, au sein des studios de Jim Gaines, pour enregistrer. Ce dernier lui a réservé une section rythmique de luxe ; en l’occurrence David Smith et Steve Potts (ex-Luther Allison et Joni Lang). La gamine de Birmingham chante, compose et joue de sa Fender Telecaster. Elle adore se produire en trio ; une formule qui lui permet de tirer son épingle du jeu. Et puis d’étaler toutes les références de ses idoles, qui oscillent de Stevie Ray Vaughan à Jimi Hendrix, en passant par les Paladins et Albert Collins!

Elle ouvre l’elpee par "Going home". Un Delta blues amplifié dont les bonnes vibrations produites par sa Fender nous mettent déjà l’eau à la bouche. Sa version du "Bones" des Hoax est limpide ; un texas shuffle au cours duquel elle puise son inspiration chez le regretté guitariste d'Austin, Stevie Ray. Elle n’invente rien, mais joue plutôt bien, Joanne. Long blues lent, "Time has come" évolue dans un registre semblable. Plus rockin’ blues, "Who do you want me to be?" permet à la guitare de s’élever dans des sphères rock typiquement britanniques. Miss Taylor a composé l’essentiel du tracklisting. Et notamment le titre maître. Un instrumental. Elle y étale toute ses aptitudes aux six cordes, en gardant l’esprit les références à ses mythes de la guitare. "Kiss the ground goodbye" campe une ballade atmosphérique ‘jimihendrixienne’. Cependant, elle apporte une touche bien personnelle à la compo en conjuguant délicatesse et élégance. Blues rocker dynamique, "Watch 'em burn" adopte un profil proche de Hoax (NDR : des compatriotes !). Néanmoins, sous une forme moins hard, même si elle laisse vagabonder ses cordes avec un certain bonheur. "Blackest day" achève l’elpee. C’est aussi le morceau le plus long de l’elpee. Tendresse, quiétude, présence et sensibilité guident cette plage exécutée une dernière fois dans l’esprit du "Tin Pan alley" de Stevie Ray et Double Trouble...