New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Johnny Winter

Johnny Winter s’est éteint en été…

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Véritable icône du blues et du rock, Johnny Winter vient de nous quitter. Il est décédé ce 16 juillet. Il avait fêté ses 70 ans, en février dernier. Albinos, ce Texan avait entamé sa carrière à la fin des 50s, en compagnie de son jeune frère Edgar. Il faudra attendre la fin 60s pour qu'il recueille un début de reconnaissance, et en particulier lors le la sortie de son premier elpee, "The progressive blues experiment", en 1968. L’année suivante, il est signé chez Columbia et grave un opus éponyme. C’est également en 1969 que Johnny se produit sur la scène du festival de Woodstock!

A cette époque, Winter voulait créer sa propre musique, en s’inspirant à la fois du blues et du southern rock, mais sous une forme plus puissante. Son troisième elpee, "Johnny Winter And", enregistré en compagnie du talentueux gratteur Rick Derringer, va lui permettre d’atteindre la consécration.  

Il décide alors de donner un nouvel élan, fin des 70’s, à la carrière du mythique bluesman, Muddy Waters, en produisant quatre albums du géant de Chicago. En 1984, il signe chez Alligator ; ce qui va permettre au label blues de publier une trilogie d'exception. En l’occurrence, "Guitar slinger", "Serious business" et "Third degree". Il rejoint un peu plus tard l’écurie Pointblank.

Winter rencontre ensuite de sérieux problèmes de santé : ce qui va l’éloigner de la scène pendant quelques années.  

Lorsqu’il revient dans le circuit, on se rend compte qu’il a perdu certaines de ses aptitudes. Mais il compense ces carences par une passion, demeurée intacte.

La sortie d’un nouvel album intitulé "Step back" était prévue pour ce 2 septembre. Johnny souhaitait en revenir au blues de ses origines, et avait reçu, notamment, lors des sessions d’enregistrement, le concours d’Eric Clapton, de Billy Gibbons, Leslie West, Joe Perry, Joe Bonamassa, Brian Setzer, Ben Harper ainsi que Dr John.

Johnny s’est éteint au beau milieu d’une tournée européenne ? Deux jours plus tôt, il avait encore participé au festival de Cahors, soit le 14 juillet. Il s'y était déjà produit en 2011. Il est décédé inopinément dans sa chambre d'hôtel, à Zurich.

L’histoire se souviendra de cette authentique légende du blues et du rock. Un guitariste ingénieux, dont les interventions gémissantes à la slide étaient particulièrement expressives, collant merveilleusement à sa voix à la fois sauvage et déchirante…

 

 

Johnny Winter

Dust Bowl blues

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Johnny Dawson Winter III est âgé de soixante ans depuis le 23 février dernier. Un anniversaire qu’il n’a fêté que quelques mois plus tard. En commettant "I'm a bluesman", son premier opus depuis plus de six ans. Originaire de Beaumont au Texas, cet albinos avait fondé son premier groupe en 1962, Johnny and the Jammers. En compagnie de son frère cadet Edgar, préposé alors au piano. Au cours des années suivantes, il aligne toute une série de singles sur différents labels, plus obscurs les uns que les autres. En 67, il émigre à Houston ; et l’année suivante concocte "The progressive blues experiment", un elpee pour lequel il reçoit le concours de Tommy Shannon à la basse et d’Uncle John Turner aux drums. Signé par Columbia, il leur consacre cinq albums. Jusqu'en 1974. Il est alors considéré comme une véritable megastar. Il passe alors chez Blue Sky, un sous-label de CBS. A cette époque, il fréquente de plus en plus Muddy Waters, et rejoint d'ailleurs le MW Band en 1977. De cette rencontre naîtront quatre long playings. A l’issue de ce périple, il a quelque peu perdu de sa notoriété. Le label chicagolais Alligator tente alors de le remettre sur pied. Avec des résultats plus ou moins concluants…
 
Ce box set réunit quatre disques. Mais le plus intéressant est sans conteste le premier. Baptisé "Walking by myself", il immortalise un concert live enregistré en 1977, à Long Island (New York). Un set programmé dans le cadre de la tournée organisée pour assurer la promotion de l'album "Nothing but the blues". Apparemment, Johnny est accompagné par Edgar Winter au piano, Pat Ramsey à l’harmonica, Pat Rush à la guitare, I.P Sweat à la basse et Bobby Torello aux drums. Un concert exceptionnel au cours duquel Johnny est au sommet de son art. On y retrouve les superbes blues lents "Mother Earth" et "Busted in Austin", des blues rockers ("Messing with the kid", "Walking by myself") et quelques titres franchement rock qu'il avait l’habitude d’interpréter à cette époque : "Johnny be good" ainsi que les reprises d’"It's all over now" et le "Jumping Jack flash" des Rolling Stones.
 
Intitulée "A lone star kind of day", la deuxième plaque nous replonge dans la période qui précédait son avènement au rang de star. De nombreuses plages sont extraites de sessions issues des 60s, parfois des 70s. On y décèle déjà la future étincelle qui s’annonce. Sa manière furieuse de chanter, comme si sa vie en dépendait, est éloquente sur le morceau d’ouverture. Une version originale du "Louie louie". Pourtant, on le reconnaît à peine lorsqu'il chante "We go back quite a ways". Un blues qu’il interprète parfaitement face aux choeurs féminins. Difficile d’imaginer qu’"Ease my pain" soit de Johnny. Même si c’est un swamp blues de bonne facture. Que dire alors lorsqu’il chante "Fallin' in love" et "Shed by many tears", des chansons d’amour interprétées avec bien de la conviction. Pur country honky tonk, "A Jack Daniels kind of way" intègre même un violon. Cet opus recèle quelques moments intéressants. Et je pense tout particulièrement à l'instrumental "Ookie dookie stomp". Au curieux "Broke and lonely". On croirait presque entendre le Sir Douglas Quintet" d'un certain Doug Sham.
 
Intitulé "Nightrider" le troisième disque propose des prises alternatives et quelques inédits. Des enregistrements exclusivement destinés aux inconditionnels de Winter. A nouveau des témoignages d’un artiste en devenir. Evidemment, on y discerne déjà son génie musical. Qui se manifeste déjà sur le Delta blues électrique "Half a pint", un blues lent bien senti. Ou encore tout au long de "Carefool with a fool", au cours duquel la flamme est bien présente. Je retiendrai encore des versions très poignantes de "Leaving blues" et du "Kind hearted woman" de Robert Johnson. Dommage que ces bandes ne fassent l’objet d’aucun commentaire. Un travail d'archiviste aurait été bien nécessaire pour les mettre en valeur !
 
Le quatrième volet (NDR : "Blue to the bone") épingle une session studio de 1967. Soi-disant inédite elle est rehaussée par la présence de Calvin Loudmouth Johnson. Cette tranche de blues primaire n’a cependant rien d’inédit. De cette plaque seules les plages très roots "Lien on your body", "Alone in my bedroom" et "Take my choice" méritent une attention particulière. En fait ces quatre albums étaient déjà parus séparément sur le label américain Relix. En 1992. Et sous la forme du même coffret 4CD en 2000.