La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Jonah

Maudit soit l’air sauvage…

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Amis d'enfance, Angelo Mammone et Christian Steenken avaient, dès le départ, beaucoup de points communs. Originaires tous deux de Brake, une petite ville allemande au bord de la mer du Nord, leurs goûts musicaux étaient également très proches.

Ils ont été particulièrement influencés par un groupe issu de Seattle devenu mythique. Angelo se souvient très bien qu’il était sur la piste de danse, lors d'une fête d'école, alors que « Smells Like Teen Spirit » résonnait dans les enceintes et que tout le monde autour de lui se déhanchait.

Cette soirée a poussé les rockstars en herbe qu'ils étaient, à monter leur formation ! Ce sera un groupe de rock alternatif baptisé Promises!Promises!

Derrière les guitares fuzz et la rébellion associée à l'ère post-grunge, le tandem pointe du doigt la même vérité émotionnelle qui deviendra plus tard la marque de fabrique stylistique de Jonah.

La chanson « All We Are », extraite de son premier elpee « Wicked Fever », va servir de bande sonore pour une publicité Vodafone. Le band est ensuite être invité à composer la B.O. du métrage allemand ‘Nirgendwo’. Le duo va encore collaborer avec le chorégraphe Mike Tyus ainsi que l'artiste électro allemand Ben Böhmer.

Ces expériences vont leur permettre de développer leur propre processus créatif.

Leur collaboration ne se limite pas au studio. Responsables de l'ensemble du processus créatif, de la conception graphique de la maquette à la direction artistique de leurs clips, Angelo et Christian sont parvenus à conserver l'esprit DIY.

Jonah devrait sortir son deuxième album, « Damn The Wild Air », en 2023. En attendant, il nous propose son single « Only Love ‘Part 02’ ; et il est disponible sous forme de clip

 

 

Jonah Smith

Easy Grey

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Agé de 41 ans, ce New-yorkais puise son inspiration dans la soul, le jazz et la country. A ce jour, il avait publié huit elpees, dont le premier remonte à 2001. Les sessions d’enregistrement d’"Easy Grey" se sont déroulées au sein des studios Cedar Creek, à Austin, au Texas. Jonah signe toutes les plages. Il chante et se consacre aux claviers ainsi qu’à la sèche. Il est soutenu par le bassiste Ben Rubin, le drummer Gintas Janusonis ainsi que les guitaristes David Soler et Doug Wamble.

Ballade roots empreinte de douceur, "Sunnyville" ouvre la plaque. La voix de Jonah est très expressive. Il siège derrière le piano électrique, alors que les interventions de Jon Sosin, invité pour la circonstance, sont à la fois discrètes et efficaces. Le tempo est toujours aussi modéré tout au long de la ballade cuivrée, "Where I started from". Gintas introduit "On love we can survive" aux percus. Une compo naturellement douce, traversée par le saxophone de Bob Reynolds. "Make me change my mind" élève le tempo. La voix de Smith est soutenue par celles de Jess Wolfe et Holly Laessig. La gratte émet des cris perçants face aux drums fiévreux. Le piano imprime le rythme tout au long de "Heavy hangs the crown", un blues au cours duquel Ruthie Foster accorde la réplique vocale, alors que Doug Wamble se concentre sur sa slide. Tout comme sur "Try your best", un blues/roots chanté par Jonah, d’une voix légèrement éraillée. Et elle devient pure sur "Turn this ship around", plage au cours de laquelle, il siège derrière le piano. La resonator de Doug réverbère des accents empreints de douceur. L’intro de "Turn down the Moon" est excellente. Bien rythmé, ce blues se distingue par la conjugaison des voix ainsi que l’intervention, particulièrement créative, de David Hidalgo (Los Lobos), à la gratte. Emotion et tendresse bercent le titre maître. La pedal steel de David Soler a enfin droit au chapitre sur le titre maître, une compo chargée d’émotion et de tendresse. La resonator pimente "We tried like hell", une ballade country/blues, plutôt brève. Et jolie, "Drop me a line" est bien plus longue. Les cuivres adoptent des teintes claires obscures, alors qu’immaculées, les cordes d’Adam Levy s’imposent naturellement. En final, "Robin, Robin" baigne dans la musique country. Nichol Chase participe aux chœurs ; et l’inévitable pedal steel s’impose dans le décor.   

 

Jonah Tolchin

Clover Lane

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Jonah Tolchin nous vient du New Jersey. Un chanteur compositeur américain qui puise son inspiration dans le folk, le blues et l’alt country. Agé de 21 ans, ce jeune musicien a publié son premier opus, "Criminal man", en 2012. Un disque suivi par l’Ep "Five Dollar", qui avait bénéficié du concours de Marvin Etzioni (Lone Justice), à la production. Il signe chez Yeproc, début 2014. Et lui réserve "Clover Lane". Les sessions se sont déroulées à Nashville, toujours sous la houlette d’Etzioni. "Clover Lane", c'est le nom de la rue où habitait Tolchin, et où il a passé toute son enfance! Son père avait vécu dans le Mississippi. Il possédait une belle collection de disques de blues. Un réservoir au sein duquel Jonah a puisé son inspiration première.

"Mockingbird" est un témoignage de ses influences originelles. La voix du chanteur est soutenue par les percussions, un violon et un harmo au sein duquel souffle Mickey Raphael, un musico issu du backing group de Willie Nelson. Pedal steel et violon dominent "Midnight rain", une piste qui baigne dans le folk blues traditionnel. Le violon est un instrument auquel Jonah fait souvent appel. Il chante "Hey baby blues", un blues indolent au cours duquel Steve Berlin (Los Lobos) apporte son concours au saxophone baryton. Ballade folk, "Diamond mind" se signale par sa mélodie accrocheuse. Le violon est à nouveau mis en exergue sur "Atlantic winds". Tolchin privilégie l’americana. Un style dont la simplicité naturelle et le souci de l’esthétisme lui permettent de concocter des chansons comme "Mansion in Hollywood", une piste qui sert de tremplin à une superbe envolée de gratte dispensée par Chris Scruggs (NDR : c’est le fils de la chanteuse Gail Davies et le petit-fils du banjoïste bluegrass Earl Scruggs). John McCauley, le leader de Deer Tick participe aux chœurs tout au long de la jolie ballade, "Low life". Et on apprécie lorsque les musicos rebranchent leur amplis. A l’instar d’"Hybrid Automobile", un blues électrique tramé sur un riff solide, mais hypnotique. Raphael s’y réserve l’harmonica, alors que la guitare de Scruggs crache des flammes incandescentes avant d’exploser. "21st Century girl" est une autre chanson dont la mélodie flatte l’oreille. Mêlant à merveille folk, country et blues, "Motel #9" est une ballade qui fleure bon le Sud. Les interventions de mandoline et de steel guitare rappellent l’époque "Let it bleed" des Stones. Et l’elpee de s’achever par "I'll be gone", un titre somptueux, nonobstant son dépouillement…