Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Jonathan Jeremiah

La puissance urbaine de Jonathan Jeremiah

Écrit par

« Horsepower For The Streets », le cinquième elpee de Jonathan Jeremiah sortira ce 9 septembre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single, consacré au tire maître, et il est disponible sous forme de clip,

Cette nouvelle chanson est sans doute l'essence même de la production musicale de Jonathan. Sa voix vibrante et soul et ses paroles profondes, rencontrent une section rythmique groovy et des cordes bien arrangées qui rappellent les productions iconiques de Lalo Schifrin, Michael Kiwanuka et Terry Callier. 

Une grande partie du nouvel opus a été écrite à Saint-Pierre-De-Côle, dans la campagne au-delà de Bordeaux, pendant les pauses de la première tournée de Jeremiah en France, avant que l'album ne soit enregistré dans une église monumentale rénovée à Amsterdam, avec l'Amsterdam Sinfonietta, un orchestre à cordes de 20 musiciens.

En concert

18/09/2022 - Trix, Anvers

 

Jonathan Jeremiah

De la soul old school, mais pas seulement…

Écrit par

Originaire de Londres, Jonathan Jeremiah est auteur, compositeur et interprète. C’est aussi un chanteur dont la voix soul évoque celle de Burt Bacharach. Il joue de la guitare depuis ses 5 ans. Excellent musicien et poète, il s’inscrit dans la grande tradition soul tout en revendiquant l’héritage de la musique folk anglaise. Trois ans après avoir gravé « Oh Desire », il a publié son troisième opus. Un LP très groovy et dansant. Intitulé « Good day », il a été enregistré au Kong studio de Ray Davies ; et lors des sessions, il a reçu le concours de Ben Trigg, un des nombreux membres de The Heritage Orchestra, afin de réaliser les arrangements.

Le supporting act est assuré par Ruben Samama, un Batave que votre serviteur avait découvert derrière une contrebasse, au service de Gabriel Rios. A l’époque, il se consacrait également aux chœurs. Son approche unique sur son instrument, il la doit aux formations qu’il a suivies, tant au Conservatoire Royal de La Haye qu’à la Manhattan School of Music de New York, véritable berceau du jazz. Outre ses travaux de production avec, entre autres, Gabriel Rios, Jonathan Jeremiah et Jungran Cho, Ruben a composé de nombreuses B.O. cinématographiques, et a remporté, notamment, le ‘Deloitte Jazz Award’, en 2010. Après avoir publié deux elpees bien ancrés dans le jazz, il a décidé, ce soir, de se produire sous un profil davantage folk. Jonathan vient présenter l’artiste qui va simplement chanter un récital empreint de sérénité, en s’accompagnant à la gratte semi-acoustique. Après avoir interprété une chanson consacrée aux filles, deux midinettes anversoises engagent un dialogue avec Rubben au sujet de donzelles rencontrées lors des concerts. Très discret, Rubben répond qu’il n’y a qu’une seule femme dans sa vie et met un terme à la conversation. Il continue alors son set qui vire alors progressivement à l’americana…

Place ensuite à Jonathan Jeremiah. Avant qu’il ne monte sur le podium, ses musicos s’installent. Soit une section de cordes féminine réunissant deux violonistes et une violoncelliste, également préposées aux backing vocaux, un bassiste, un guitariste et un drummer à la longue chevelure blonde. C’est lui qui, le plus souvent, après avoir échangé un furtif regard avec Jeremiah, donne le signal de départ d’un morceau. Passé l’intro de « Hurt no more », exécutée par les cordes, Jonathan débarque à son tour. Il va se consacrer à la gratte semi acoustique (NDR : une Gibson) ou se réserver le piano à queue (NDR : un Yamaha de couleur noire). La ligne de basse, à la limite de la rupture, claque. Directement, la musique plonge dans la soul old school, une soul soulignée par des chœurs atmosphériques aux accents afro-américains. Ruben se dirige vers son piano pour attaquer « Mountain ». Ses musicos se mettent à siffler et pris au jeu, les spectateurs les imitent.  Sur un léger filet de sèche, Jonathan chante de sa voix de crooner, la ballade « Lost », avant de retourner derrière les ivoires pour interpréter le très profond « The Stars Are Out ». Enrichi généreusement de cordes, « Rosario » baigne dans le trip hop, un morceau au cours duquel Ruben revient épauler Jeremiah, de sa gratte semi-acoustique. Dépassant allègrement les 7 minutes, Deadweight » est une pure merveille. Cordes (violons, violoncelles, et guitare électrique) nous entrainent au cœur d’un tourbillon psychédélique. Un grand moment ! « The Birds » est hanté par Nick Drake. La voix de Lady Linn, invitée ce soir, et les chœurs des choristes soutiennent celle de Jeremiah tout au long d’« Afraid To Lose ». Et si le set s’achève par « Good Day », le rappel va nous réserver deux classiques, « Wild Fire » et « Hapiness ».

Setlist : « Hurt No More », « Mountain », « Lost », « The Stars Are Out », « Rosario », « Deadweight », « How Half-Heartedly We Behave », « The Birds », « No-One », « Gold Dust », « Foot Track Magic », « Shimmerlove », « Afraid To Lose (avec en guest Lady Linn) », « U-Bahn (It's Not Too Late For Us) », « Good Day ».

Rappel : « Wild Fire », « Hapiness ».

(Organisation : Botanique)

Jonathan Jeremiah

Oh Desire

Écrit par

Jonathan est auteur/compositeur/interprète. Chanteur également. Il possède une voix de baryton irrésistible. Un crooner dans l’esprit de James Taylor, Frank Sinatra, Scott Walker, John Martyn ou Elvis Presley. Et puis il excelle à la guitare, dont il a appris à jouer depuis l’âge de 5 ans.

L'histoire de Jonathan est marquée par la conquête perpétuelle de son inspiration. Jonathan est parti aux States pour vivre son 'Américan Dream'. De New York à Los Angeles, il a parcouru les grandes plaines. Ses chansons, il les a écrites sous un arrêt de bus ou dans un pub à burgers. Un peu déçu de ce voyage initiatique, il rentre dans son île natale et enregistre son premier opus, A Solitary Man », qui paraît en 2011. L'album est très bien accueilli par la critique et le public. Son deuxième, « Gold Dust », est publié en 2012. Et il est savoureux.

« Oh Desire », son troisième, est sorti en mars dernier. Les sessions se sont déroulées au sein du studio londonien de Ray Davies des Kinks.

Jonathan est un amoureux des cordes. On avait déjà pu le remarquer sur ses œuvres précédentes. Aussi, après avoir bénéficié du concours de l’ex-Suede Bernard Butler, il a reçu celui du London Heritage Orchestra. Songwriter redoutable, Jonathan est aussi à l'aise dans la ballade folk que sur des titres orchestrés.

Deux instrumentaux ouvrent et clôturent l’LP : « One » et « Thirteen », des plages enrichies par les arrangements de cordes du London Heritage Orchestra. Plus country, le titre maître nous replonge au cœur des grands espaces de l’Ouest américain. « Rising Up » et « Phoenix Ava » sont contaminés par la soul. Tout comme « Smiling », qui aurait pu sortir d’une session inédite d'Otis Redding. « Rosario » baigne dans le trip hop. Accrocheuse, « Wild fire » est une chanson pop sise aux confins des univers de Nick Drake et Cat Stevens. Le L.H.P. illumine le second single « Arms », une piste paisible et langoureuse (voir la vidéo ici).

« The Birds » et « Walking On Air » sont deux morceaux atmosphériques. Jolie ballade folk, « The Devil's Hillside » rend hommage à ses parents. Anglo-indien, son père lui a communiqué le goût de la soul et Irlandaise, sa mère, celui de la musique celtique.

« Oh Desire » est un disque soigné au cours duquel Jonathan parvient à faire passer ses émotions à travers ses chansons. Un bien bel album !