Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Jordan Ward

Funk, soul & r’n’b…

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Agé de 28 ans, Jordan Ward est originaire de Saint-Louis, dans le Missouri. Cette star américaine de la soul et du r’n’b a entamé sa carrière comme danseur professionnel et notamment dansé pour Justin Bieber et Becky J., avant de se lancer dans la musique. A ce jour, il a publié deux elpees, « Valley Hopefuls » en 2019 et « Forwards » en 2023.

Hétéroclite, multiracial et multigénérationnel, le public est majoritairement constitué de fans d’origine anglo-saxonne qui vont mettre l’ambiance, longtemps avant le show de Jordan. Surtout les filles…

C’est son programmateur, Kato, qui assure le supporting act. Deux ordinateurs sont installés sur une table, en fond de scène. De petite taille, l’artiste maitrise parfaitement son sujet en mixant des morceaux de soul, r’n’b, électro, techno et même drum’n’bass. Idéal pour chauffer la foule avant la tête d’affiche…

Jordan Ward grimpe sur les planches. Il a de longs cheveux coiffés en dreadlocks, est vêtu d’un pantacourt et d’une veste en jeans et est chaussé de souliers en cuir à semelles assez épaisses. Il est uniquement soutenu par Kato, son programmateur, qui se sert des mêmes ordinateurs. Et pas besoin de chœurs féminins, ils sont exécutés par ses fans qui connaissent toutes les paroles des chansons par cœur.

Dès le premier titre, le groovy « IDC », Jordan occupe tout l’espace scénique. Sa voix est claire, sucrée et suave. Parfois, elle me fait penser à celle de Jay-Z.

Il accomplit, de temps à autre, des pas de danse sur la pointe des pieds… comme une ballerine. Très interactif, notamment avec le public féminin qui ne cesse de faire grimper la température dans la salle, il est rayonnant, déborde d'une énergie chaleureuse et libère des ondes positives qui lui semblent familières. D’ailleurs ses textes traitent de sa vie de famille, de sa jeunesse, de son amour pour la danse et des problèmes de drogue chez ses proches.

Il n’en oublie pas ses hits, « Lil Baby Crush », « Ok/Hibachi », « Zoom Zoom » et bien-sûr « Holding Me Back » ainsi que « White Croc », des titres qui figurent sur ses deux opus.

Chaque fois que Jordan s’adresse à l’auditoire, entre les chansons, les applaudissements pleuvent de partout.

Jordan accordera un rappel de deux morceaux, « Letsgoski » et « Gangoo », au sein d‘un climat sémillant et propice à la danse.

Un set funky, soul et r’n’b de 60 minutes. C’était court mais excellent. On regrettera simplement l’absence de véritables musicos.

(Organisation Ancienne Belgique)

Sass Jordan

Rebel moon blues

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Née en Angleterre d'une mère britannique et d'un père français (NDR : en l’occurrence Albert Jordan), Sass est chanteuse. Elle est à peine âgée de 3 ans quand sa famille s'établit au Canada, du côté de Montréal. Très jeune, elle s’intéresse à la musique. Son premier opus, "Tell somebody", est paru en 1988, sur le label Atlantic. En 1992, elle forme un duo avec Joe Cocker pour chanter "Trust in me", un morceau qui a servi de B.O. pour le film "Bodyguard". En 2002, elle interprète le rôle de Janis Joplin dans la comédie musicale "Love, Janis". Si jusqu’alors, elle pratiquait du rock, à 57 ans, elle a décidé d’enregistrer un album de blues. L'enregistrement et la production sont signés Jeremy Darby, un Anglais qui a bossé, dans le passé, notamment pour Caravan, Joe Jackson et… Lou Reed. Lors des sessions, elle a reçu le concours de son backing group, The Champagne Hookers.

Le long playing s’ouvre par une superbe reprise du "Leaving trunk de "Sleepy John Estes. La voix de Sass est éraillée, rauque même ; mais elle dispose d’une fameuse réserve de puissance. Sur ce morceau, elle est épaulée par le brillant harmoniciste Steve Marriner (NDR : ce musicien qui a décroché à 6 reprises l'oscar du meilleur souffleur au pays de l'érable milite au sein du band canadien Monkeyjunk). Il est toujours au poste sur la seconde plage, "My babe", un canon de Willie Dixon, traduit en hit, dès 1955, par le légendaire Little Walter. En outre Chris Caddell s’y distingue sur son dobro. Excellent ! "One way out" est une compo écrite 60 ans plus tôt par Elmore James et Sonny Boy Williamson II. Elle figurait au répertoire de l’Allman Brothers Band. La nouvelle version s'inspire manifestement du jam band floridien, les deux gratteurs et le pétillant harmoniciste Marriner conjuguant leurs efforts à l’unisson. L’adaptation du r&b "Palace of the King" de Leon Russell et Don Nix est respectueuse du titre originel. Autre cover, le "Too much alcohol" de J.B Hutto. Une parenthèse roots exceptionnelle, poignante, magnifiée par la slide de Caddell. Et c’est la reprise du classique "Still got the blues" de Gary Moore qui clôt cet excellent opus…

Jordan Patterson

The back on Track Recording Project

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Originaire de Kitchener-Waterloo (NDR : c’est dans l'Ontario au Canada), Jordan Patterson est chanteur, harmoniciste et compositeur. Dès son plus jeune âge, il s’intéresse aux souffleurs légendaires, dont James Cotton, Paul Butterfield et Mark Wenner (Nighthawks). Il transite par Edmonton, en Alberta, où il fonde son band, J.P and the Heaters. Il s'installe ensuite à Washington, D.C., où il rencontre Bobby Parker et Bobby Rush, deux personnages qui seront déterminants pour la suite de sa carrière. Jordan enregistre son premier album en 1996, "Give me a chance". Il embraie l’année suivante par "Whirlwind". Il retourne ensuite chez lui, au Canada, et prend une longue pause sabbatique. Il ne revient d’ailleurs dans le parcours qu’en 2014. Et "The back on Track Recording Project" constitue son premier long playing depuis son retour. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de son backing group, en l’occurrence le drummer Benjamin Rollo, le bassiste, Mark McIntyre ainsi que les guitaristes Darryl Romphf et Bobby Thompson. Jordan signe les dix plages.

"Favourite boy" met le feu aux poudres. Le tempo est entraînant. Jordan possède une fort bonne voix. Toujours prêtes à éclater, les deux guitares sont incisives. En outre, l’harmonica est brillant. "Can we fall in love again" est une superbe ballade, un r&b indolent au cours duquel Scott Galloway siège derrière l'orgue. La mélodie est bien construite. La voix transpire le vécu. Tout comme le backing vocal assuré par Miss Skyler Jordan. Les accords de gratte sont à la fois plaisants et déterminés. Patterson souffle dans sa musique à bouche, en puissance, à la manière de James Cotton, tout au long du Chicago shuffle, "She's cool". Particulièrement efficaces, les deux grattes apportent une coloration rock à l’ensemble. Imprimée sur un mid tempo, "You're my girl" est certainement une des meilleurs compositions, un soul/blues que chante Jordan, bien épaulé par Skyler, d’une voix chargée de passion, alors que les deux sixcordistes se distinguent à nouveau. Comme pour "Living without your love", à travers leurs riffs ; un blues rock classique tapissé par l'orgue de Galloway.

Lors de son come-back en 2014, Patterson avait publié un Ep 4 titres. Les quatre plages sont incluses, mais sous des versions reliftées. Dont le blues/rock "Play my song", caractérisé par un superbe envol de l'harmonica, un morceau qui bénéficie de la participation du guitariste canadien notoire, Shawn Kellerman. Tout comme pour "Heartbreaker". Imprimée sur un mid tempo et dominée par les cordes, cette compo ne manque pas de charme. "Do you believe", ensuite. Une plage différente, aux colorations pop, à laquelle Galloway tapisse l’ensemble de son l'orgue. Jordan souffle une dernière fois dans son harmo sur "Don't take me down". Et remarquablement ! Enfin, l’elpee s’achève par un superbe blues lent, "If you’d help me", un titre plus classique à l’intensité dramatique réminiscent du Chicago Southside, cher à Muddy Waters. Un retour réussi pour Mr Patterson.

 

Jordan Officer

Blue Skies

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Ce chanteur/guitariste montréalais aura 40 ans fin 2016. Il a joué de nombreuses années au sein du backing band de la chanteuse de jazz, Susie Arioli. Jordan est un musicien qui privilégie l’esthétique. Il aime teinter son jazz de blues, country et rock. "Blue Skies" constitue son troisième opus solo, un disque tout au long duquel il met l’accent sur sa voix, en adaptant des titres d'artistes qu'il apprécie tout particulièrement. C'est du côté de Los Angeles qu'il a cette fois puisé son inspiration et son énergie.

Jordan attaque d’abord une chanson issue de la plume de Tom Waits, "Blue skies". Le climat est intimiste. Le dépouillement délibéré. Une sèche imprime le tempo aux côtés de la basse  de Sage Reynolds. Amplifiées les cordes sont limpides et chargées de sensibilité ; en outre, elles libèrent des sonorités exceptionnelles. En compagnie de sa moitié, Genevieve, il chante le tendre "Got you on my mind", un succès récolté il y a des lustres, par des spécialistes du swamp pop louisianais, Cookie and the Cupcakes mais également The Big Three Trio. Et à nouveau, cette plage se sert d’un quota de notes strictement nécessaires. La voix douce et harmonieuse colle parfaitement au subtil "It's you I love", un morceau de jazz écrit par le duo néo-orléanais Dave Bartholomew et Fats Domino. La cover du "Chains of love"de Sam Cooke (NDR : il en avait réalisé un hit !) baigne au sein d’un climat flemmard. Toujours aussi parcimonieuses, les cordes de gratte sont créatives et lumineuses. L’adaptation du classique de Leroy Carr, "How long blues", est légère. Le swing est omniprésent. Et on a parfois l’impression que l’artiste joue juste devant vous. Tout comme pour "That's for me", un titre que Louis Armstrong interprétait, il y a plus de six décennies. La version du "Than she kissed me" de Phil Spector, que les Crystals avaient transformé en tube est à la fois originale et surprenante. Et celle du méconnu "When the deal goes down" de Bob Dylan, bien ficelée. L’opus recèle deux petites perles instrumentales : "Night Flight" et "Takin' off". Cet album est un pur bonheur!

 

Jordan Officer

I'm free

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Agé de 37 ans, Jordan Officier nous vient de Montréal. Chanteur, compositeur et guitariste, le Canadien a déjà reçu un Prix Juno pour le meilleur album de jazz vocal, publié en 2010. Une récompense attribuée à son premier elpee commis en solitaire, "Jordan Officer". Pour enregistrer "I'm free", il a déménagé temporairement à New York. Lors des sessions, il n’a reçu le concours que d’une section rythmique. Aux drums, le plus souvent Charley Drayton (ex-Herbie Hancock, Johnny Cash, Neil Young) et parfois Tony Mason (ex-Joan Osborne, Norah Jones, Bo Diddley). A la basse, Andy Hess. Le tracklisting recèle huit compos originales et, en finale, deux reprises.

"At least I've got the blues" ouvre le long playing. Une perle. Jordan avoue que, s'il aime le  jazz, la country et le rock'n'roll, il éprouve un réel plaisir à en revenir aux sources, le blues. Un dialogue d’une grande pureté et particulièrement raffiné s’établit entre l’artiste et ses cordes. Les percus de Tony Mason sont bien mises en exergue tout au long de "A night of fun", une piste qui véhicule des accents latinos. La voix est nonchalante et le jeu de gratte très rythmique. Blues indolent, dépouillé, le titre maître rappelle T-Bone Walker voire, sous un angle plus contemporain, Ronnie Earl, un morceau au cours duquel on ressent profondément le feeling de l’artiste. "When we were just two" adopte le Diddley beat, mais sous un format très léger. Les cordes et les drums de Mason font ici bon ménage. Pour exprimer au mieux ses émotions, Officer choisit le plus souvent le dépouillement extrême, notamment à travers son jeu de cordes. La section rythmique balise à la perfection "I'm all alone". Exercice de style, "Jackie's tune" conjugue virtuosité et mélodicité. Une piste qui navigue à nouveau dans un climat proche de Ronnie Earl. Jordan chante "Two will do". Mason produit un léger swing proche du bebop, sur ce titre jazz. Intimiste, "Life just showed me" opère un retour au blues traditionnel. Le jeu de guitare est d’une grande limpidité. Superbe ! Le long playing s’achève par deux reprises. Tout d’abord "Ain't nobody's business", un blues lent popularisé par Freddie King. L’intensité dramatique de cette version traduit la sensibilité d'écorché vif de l’artiste. La finale est instrumentale. "Hang 'em high" me fait penser à une B.O. de western ; finalement pas tellement éloignée de l’esprit d'Ennio Morrricone, même si le morceau est davantage contaminé par le blues et le surf. Un album remarquable !

 

Jordan

Oh No ! We Are Dominos

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Faites exploser les verrous de la bienséance, préparez vous pour des danses funestes. Armez vos esprits de souffre et soyez prêts à hurler dans le cimetière des vanités. Ne sentez-vous pas cette odeur de bakélite brûlée ? Que des mouvements compulsifs s’emparent de vos membres et laissent s’échapper des cris incontrôlables. Voici qu’apparaît Jordan. Soyez préparés a des convulsions, où votre corps ne retiendra pas ses désirs et vous guidera au dehors des méandres de la tristesse, pour vous projeter au centre d’une bacchanale à la limite de l’inavouable. « Oh No ! We Are Dominos » a de quoi susciter des heures de réflexion après écoute. Des questions existentielles, sur les émotions et leurs impulsions. C’est que le combo français n’y va pas par quatre chemins. Enregistré à Montréal, « Go back to the Gym Kid » était autoproduit. Quoique monté à l’arrache, cet Ep ne manquait pas d’allure. D’ailleurs, le trio parisien est était très fier.

Sur ce deuxième disque, un elpee, il démontre que ses premières compositions n’étaient pas le fruit du hasard. Il a été produit et mixé par Jay Pellicci (Deerhoof, Subtle, Erase Errata,…) et c’est à San Francisco, qu’il a pris forme. Ces gourous du son ont de l’énergie et quelques kilomètres de fil à retordre dans les armoires ; en outre, ils semblent ne pas vouloir gaspiller la marchandise. Parfaitement corrosifs et boostés à l’irrévérencieux, ces 10 missiles de +/- 150 secondes de moyenne s’enchaînent et percutent, sans aucun scrupule, nos esprits confus. Tels des vampires du son, Jordan est venu sucer l’âme de la pop gentillette, de l’electro dansante et du punk irrévérencieux, pour ensuite déposer le tout dans un calice, où nos lèvres une fois posées, damneront nos âmes pour l’éternité. On vous aura prévenus.

 

Jordan Fields

Moments In Dub

DJ basé à Chicago mais de réputation internationale, Jordan Fields sort enfin son premier album, après des années de bourlingue à travers le monde et quelques maxis signés sous divers pseudonymes (Surreal Fields, Tropical Underground, Club Orchestra,…). " Moments In Dub " regorge évidemment de bombes dance-floor (" Paradise Garage " et " We Can Make It " en priorité), mais aussi de titres plus downtempo, comme ce " Soho Loungin " tout en douceur, parfait pour " comater " après s'être trop défoulé. Au rayon des influences, on retrouve Larry Levan, Dave Clarke, voire Roger Sanchez, bref que du beau monde… Mais c'est quand Fields se lâche que l'on passe les meilleurs moments, avec par exemple ce " What You Want " coté hip hop - une tentative étonnante de la part d'un DJ connu avant tout pour ses matraquages de BPMs. Pas mal pour un début, et peut-être le signe d'une renaissance du côté de chez Mo'Wax… On peut toujours rêver.