Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (10 Items)

april june

Pas de bol pour april june…

Écrit par

L’environnement sonore envoûtant de l’artiste madrilène april june oscille entre la nuit, la densité et les lueurs d’un crépuscule éternel. Ses chansons suivent des voies mélodiques avec des chants pensifs, des nuances sombres et une fascination pour la nostalgie alimentée par la culture pop des années 80 et 90. La musique capture la vague d’émotions propres aux jeunes adultes en entraînant l’auditeur dans une exploration narrative de l’amour, de la passion, du désir, de l’intimité et de ses nombreuses facettes compliquées. Avec une forte connexion émotionnelle, la collection de morceaux d'april june permet à ses auditeurs d'échapper aux limites de la réalité et de trouver leur propre chemin vers la découverte de soi.

april june annonce la sortie de son second Ep « Baby's out of luck again » le 2 août 2024. En attendant, le morceau-titre est paru sous forme de single, et il est disponible en clip ici

Réalisé par Marco Braia, il peint une toile musicale enchantée qui rappelle les paysages cinématographiques des années 70. Inspiré par les guitares acoustiques arpégées de Stevie Nicks dans « Blue Denim » et par la nostalgie de Lana Del Rey dans « Blue Banisters », le titre fait écho à la mélancolie réfléchie que l'on retrouve dans les films d'Eric Roemer tels que ‘My Night At Maud's’ (1969) et ‘Le Beau Mariage’ (1982). Célébrée pour ses paysages sonores romantiques et nostalgiques, april june tisse des mélodies réfléchies mêlant magnifiquement glamour vintage et sentiments contemporains, offrant un aperçu sincère de temps révolu…

 

June Road

June Road souffle sur les braises

Écrit par

Après avoir gravé un premier Ep intitulé "Landscapes", fin septembre 2022, June Road est parti en tournée européenne à l'invitation du mythique groupe anglais Marillion. Le 28 avril dernier, il a sorti un premier single baptisé "Wish I could Stay" qui évoque les sensations que le groupe a pu connaître en tant qu'artistes : jouer dans des Zéniths et vivre cette tournée incroyable, hors norme pour un projet aussi neuf.

Un titre qui, comme le premier single, "Stay Warm", paru en février, figure donc sur son second Ep "Embers" qui signifie ‘braises’, comme une métaphore sur la chaleur des moments, des rencontres, des expériences et des souvenirs nés de cette tournée magique !

"Stay Warm" est à voir et écouter ici

June Road

Les paysages sonores de June Road…

Écrit par

June Road, c'est tout d'abord l'histoire d'une rencontre au Royal Albert Hall de Londres entre deux musiciens que rien ne prédestine. Elle, Maia Frankowski est belge et violoniste à l'Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie. Lui, Harry Pane est anglais, compositeur, et rencontre un certain succès sur la scène folk britannique.

Le coup de foudre passé, c'est ensuite la fusion de leurs deux univers musicaux qui donnera naissance, à Bruxelles, au projet June Road. Un projet indie folk qui se concrétise en quelques mois et prend la forme d'un premier Ep intitulé "Landscapes".

Entre invitation à l'évasion et appel des grands espaces, l'univers de June Road arpente des chemins balisés par des artistes comme Ben Howard, Fleet Foxes, Sarah Jarosz ou Fleetwood Mac.

Le premier single, « Seize the Day », petite pépite folk americana, dévoile des lignes d’horizon et offre déjà un beau panorama sur leurs multiples sensibilités. Un single que le duo a décidé de réaliser en live session, tout comme les titres « Glow » et « Little Bird »…

La vidéo de la live session de « Seize the Day » est à voir et écouter

 

Valerie June

Quand charismatique rime avec électrique…

Écrit par

En 2013, Valérie June publiait son quatrième elpee, « Pushin’ against a stone », un disque unanimement apprécié par la critique. Cette jeune femme à la coiffure de poupée vaudou y chantait, d’une vois nasillarde, des compos profondément enracinées au Sud des USA. Quatre ans plus tard, après avoir conquis un large public et écumé les salles de concerts (notamment en première partie de Norah Jones), elle nous propose son nouvel opus. Intitulé « The Order of Times », il est paru en mars dernier, et se révèle musicalement plus fouillé, mais également davantage éclectique. Et elle est venue le défendre ce mercredi 4 mai, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles…

Pour accueillir l’artiste, l’AB est en configuration assise. Comme au théâtre, quoi ! Vers 21 heures, les retardataires prennent place sur leurs sièges, juste avant que les lumières ne s’éteignent. Directement, le drummer s’installe derrière ses fûts et imprime une solide rythmique, bientôt appuyée par le reste de la troupe. Qui implique un bassiste (NDR : il se plante à ses côtés), ainsi qu’un guitariste et un pianiste (NDR : ils optent pour l’autre flanc). Au bout de quelques secondes, Valérie June grimpe sur l’estrade. Parsemée de paillettes, sa tenue est dorée, scintillante même. Elle s’installe au centre, empoigne son banjo et attaque « Man done Wrong ». Il faut cependant attendre deux morceaux avant qu’elle ne se lâche complètement. En adaptant son dernier single, « Shakedown », dans une version plus électrifiée et vivifiante. Il n’en faut pas plus pour enthousiasmer la foule. De plus en plus à l’aise, elle commente les lyrics de ses morceaux et évoque ses origines à travers un ancien titre, baptisé « Tennessee Times ». Ses musicos sont manifestement bien rôdés à l’exercice du ‘live’. Ce qui lui permet de jongler entre toute une série d’instruments, dont la guitare (acoustique, électrique), le banjo ; mais également les styles. Que ce soit le folk, la country, le blues ou le gospel. Mais le plus intéressant procède du traitement des compositions, bien plus électrique. Aussi lorsqu’elles adoptent un profil davantage blues/rock, voire garage, on ne peut s’empêcher de penser à l’influence exercée par Dan Auerbach, le leader de Black Keys, en compagnie duquel elle a d’ailleurs bossé. En outre, elle parvient à libérer toute sa sensualité en exécutant quelques pas de danse, pendant « Two Hearts ». Elle n’oublie pas de nous accorder « Somebody to love », une excellente compo qui figurait sur son précédent long playing. Au bout d’une petite heure, toute l’équipe quitte la scène…  

Et quand Valérie y revient, c’est pour étaler toutes ses capacités vocales. Elle clôt alors la soirée, flanquée de ses musicos –qu’elle n’oublie pas de présenter– par « Astral Plane ». Une véritable apothéose, au cours de laquelle elle bondit aux quatre coins de l’estrade. Un flux d’énergie qui déclenche une véritable ovation au sein de l’auditoire.

Il a fallu quelques années avant que l’artiste, alors timorée en ‘live’ (NDR : comme lors de son set accordé au Botanique, en 2013), se révèle enfin une véritable showwoman. En électrifiant son répertoire, mais aussi en affichant un charisme, qu’on ne lui connaissait pas…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Valerie June

L’année de la Méduse ?

Écrit par

Ce samedi 16 novembre, Valérie June revenait au Botanique, à l’Orangerie très exactement, quelques mois seulement après s’être produite à la Rotonde. L’une des révélations féminines de l’année est parvenue à conquérir tant le public féminin que masculin, grâce à son album « Pushin’ Against a Stone ». Ce n’est donc pas étonnant que le Bota affiche une nouvelle fois ‘complet’ ce soir.

Pour assurer sa première partie, la demoiselle a emmené un groupe issu du Missouri dans ses valises : le Ben Miller Band. Leur country-blues est une parfaite mise en bouche. Un avant-goût de l’atmosphère sudiste qui va baigner la salle, toute la soirée. Aussi, lorsque le trio vide les lieux, après avoir accordé un set irréprochable, la température est déjà montée de quelques degrés.

Lorsque la native de Memphis (NDR : c’est dans le Tennessee) monte sur l’estrade, un fan lui adresse un ‘I love you’ évocateur. Faut dire que la jeune femme possède plusieurs cordes à son arc. Outre son talent de chanteuse et de musicienne, Valérie June Hockett est vraiment charmante. Luxuriante, en forme de méduse (NDR : référence à l’une des trois Gorgones, dans la mythologie grecque), sa chevelure impressionne. Elle est vêtue d’une robe pailletée et d’un pantalon qu’elle ôtera au cours du concert, sans doute accablée par la chaleur qui règne dans la salle. Elle est soutenue par deux musiciens qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Le premier se charge des fûts. Le second est partagé entre guitare, violon et violoncelle. Quant à l’Américaine elle passe aisément de la guitare acoustique à l’électrique ou du banjo à la mandoline. Enfin, son timbre nasillard est en tous points pareil à celui de l’elpee. Pendant, une heure et dix minutes, elle va interpréter la majorité des plages de son dernier opus, tels que les magnifiques « You can’t be told » ou encore « Somebody to Love », mais également de nouvelle chansons. Elle fait cependant l’impasse sur les compos qui nécessitent un line up plus étoffé, à l’instar du morceau gospel « Wanna be on Your Mind ». Entre chaque titre, outre les remerciements habituels, Valérie June prend le temps de discuter avec son public, racontant des histoires de famille, … Elle partage son plaisir d’être sur scène et le public est aussi réceptif que ravi.

Toujours dans le même état d’esprit, après le concert, elle improvise une séance d’autographes, et n’hésite pas à tailler une bavette avec l’un(e) ou l’autre mélomane. Quelle belle humilité pour une artiste aussi talentueuse !  

(Organisation Botanique)

 

June Bug

This is the story of…

Écrit par

Délicieuse insecte mélomane, la Lilloise June Bug débarque armée de son ukulélé et soutenue par ses Storytellers bicéphales. En l’occurrence, Beryl et Flox ; respectivement préposés à la guitare (ou au banjo) et à la contrebasse. Le folk de cette drôle de petite bête est atteint par ce léger grain de folie qui lui permet de se démarquer de la très nombreuse concurrence qui sévit au sein de ce créneau. Marchant sur les traces de Kimya Dawson, Emily Loizeau ou The Rodeo, leurs compos sont fraiches et drôles à la fois ! Sans prise de tête ou pose inutile à la Soko... « This is the Story of… » constitue le premier elpee du trio français ; et leurs anecdotes fragiles (« Not Perfect »), rigolotes (« I Hate You »), légèrement mélancoliques (« Here with You ») ou plus entraînantes (« Just Another Day »), mais toujours bancales et charmantes donnent vraiment envie de les suivre jusqu’au bout de leur histoire… 

 

Terry ‘Big T’ Williams and Wesley ‘Junebug’ Jefferson

Meet me in the cotton field

Écrit par

Terry Williams est né en 1960. A Clarksdale. Il a ensuite passé sa jeunesse dans la plantation de Farrell. A 12 ans, il est déjà placé sous la protection des Jelly Roll Kings (Frank Frost, Sam Carr et Big Jack Johnson). Son existence a été très mouvementée. Son addiction à la drogue lui a valu un séjour de six longues années au sein du pénitencier de Parchman Farm. Heureusement, à sa sortie, Morgan Freeman le catapulte comme directeur musical de son club Ground Zero, à Clarksdale. Il ouvre ensuite son propre club. Un juke joint situé à quelques dizaines de mètres du fameux carrefour ‘Crossroads’. Il a également enseigné au sein du Delta Blues Museum. Pour y dispenser des programmes éducatifs. Il a milité au sein d’une multitude de formations. Et sa toute dernière répond au patronyme de Big T Review Band.

Il a enregistré cet album en compagnie du bassiste/chanteur Wesley Jefferson. Il est également issu de Clarksdale. Un disque paru sur le label Broke & Hungry de St Louis. Son précédent opus, "Hellhounds in my shadow", remonte à 2002. Edité chez Stand on the Ocean, il avait reçu le concours de son Big T's Band. Quant à Wesley, il est âgé de 62 ans. Il est originaire de Coahoma County et pratique le blues depuis les 60’s.

"Meet me in the bottom" ouvre l’opus. Jefferson chante ce ‘field holler’, a capella. Pas de doute, nous sommes bien plantés dans le berceau du blues. Il Interprète d’une voix fatiguée  "Pocketful of money". Lee Williams siège derrière la batterie. Big T joue de ses six cordes en toute discrétion. Terry prend le relais aux vocaux pour attaquer son "Incarcerated blues". Sur cette plage autobiographique, ses accords sont acoustiques, mais également métalliques ; à cause du recours à une national steel. Pour le traditionnel "CC Rider", Lee est revenu aux drums. Big T a rebranché l'amplification pour sa gratte. Il chante d’un timbre grave, qui semble tout aussi las que celui de Wesley. Il est vrai que le long fleuve tranquille, qui s’écoule aussi paresseusement, juste à côté, ne prête guère à l’accélération des tempos. Jefferson chante son "The wreck". Il manifeste plus de puissance pour déclamer ses mots ; et le résultat est probant. Howlin’ Wolf transita autrefois par Clarksdale. Terry lui rend hommage, en chantant "The wolves are howling". Caractérisée par ce riff hypnotique répété à l’infini, cette compo est manifestement inspirée par ce musicien célèbre. Big T reprend le micro pour se farcir "Let's go down to Red's". Une référence au club. Il en profite pour citer tous les musiciens qui s’y sont produits. La cover du "Catfish blues" constitue la meilleure plage de l’elpee. L'intensité et le sens dramatique inondent la voix de Williams. Ses cordes sont largement amplifiées et accentuent encore le mal-être qui plombe cette plage. La voix et la démarche me rappellent même quelque part Jimi Hendrix. Et surtout sa manière d'aborder la pureté du blues. En y injectant bien moins d'artifices sonores, bien entendu! Le titre maître mérite également une mention particulière. Wesley y parle de sa jeunesse, de son père qui travaillait dans les champs de coton… Big T interprète en solitaire une version très primaire du "Can’t be satisfied" de Muddy Waters. Sa voix et sa sèche. De bonne facture, cet opus de downhome blues s’achève comme il avait commencé ; c'est-à-dire dans une interprétation a capella. De "Blues is like the river". Une nouvelle fois, Jefferson se charge de cet exercice de style. Une complainte qui aurait pu être reprise en chœur. Par les travailleurs des champs au début du siècle dernier, quelque part du côté de Clarksdale…

 

June Of 44

In the fishtank

Six titres sur le mini album de June of 44, formation qui cherche à combiner le rock aventureux, le jazz expérimental et l'ambient évanescente. Six titres exclusivement instrumentaux qui naviguent à la croisée des chemins de Tortoise, Tangerine Dream et de Trans Am...

 

June’s High

Summersault

Cette formation néerlandaise, issue d’Amsterdam très exactement, affiche une sensibilité musicale tellement proche de celle des groupes insulaires contemporains, qu’elle pourrait aisément émarger au mouvement britpop. A l’instar d’Oasis, de Travis et surtout de Gene. Faut dire que le chanteur Jan Willem Marchal possède une voix dont les inflexions sont partagées entre celle de Martin Rossiter et de Denny Laine (Moody Blues). Mais le plus curieux, chez June’s High, procède de cette faculté à passer de la pop basique à l’easy listening, un peu comme Divine Comedy. Pourtant, le quintette atteint son meilleur niveau lorsqu’il parvient à fusionner ces deux styles. A l’instar des remarquables « Serene » et « Lately ». Le groupe s’autorise même une aventure dans le grebo (Pop Will Eat Itself, Ned’s Atomic Dustbin) sur le sautillant « Worried ». A suivre de très près !
 

 

June

I am beautiful

Flanqué d'un nom pareil, il aurait été dommage de repousser la chronique de cet opus à juillet. D'autant plus que ce disque respire une certaine fraîcheur. Pour ne pas dire une fraîcheur certaine. Empruntée tour à tour à Lush, Throwing Muses, Veruca Salt, Sugarcubes, les Slits, Superchunk ou Archers of Loaf. Faut dire que la formation compte pour personnages centraux, une chanteuse et une guitariste. Les trois kids se partageant la seconde râpe, la basse et les drums. Un disque qui peut se révéler tantôt torturé, complexe ou intimiste démontrant, chez ce quintette une force créative hors du commun, même si parfois elle en devient oblique. "I am beatiful" constituerait apparemment le premier album du quintette, un morceau de plastique qui a bénéficié du concours de Jim Rondinelli (Sloane, Urge Overkill, Jayhawks) à la production.