La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Alber Jupiter

Le crépuscule d’Alber Jupiter…

Écrit par

Le duo kraurock Alber Jupiter a sorti son nouvel elpee, "Puis Vient La Nuit", ce 5 avril 2024, alors que le label Mrs Red Sound réédite son premier.

Formé à Rennes en 2017, le duo instrumental basse-batterie s’inspire autant de la scène krautrock berlinoise des années 70 que de l'univers du post-rock pour modeler un paysage sonore aérien unique. Sa rythmique motorik se balade entre des delays plaintifs et des reverbs intergalactiques. La magie opère immédiatement ! On reconnait l'inspiration de Neu!, Föllakzoid ou encore Godspeed You! Black Emperor mais on entend quelque chose de singulièrement différent.

Alber Jupiter avait gravé, en 2019 un premier album aux allures de bande sonore de film de science-fiction. Intitulé "We Are Just Floating in Space", le disque amorçait le décollage du groupe vers les routes d’Europe, en ouverture de pontes du rock psychédélique international comme Föllakzoid, Camera, Acid Mothers Temple ou Minami Deutsch. Le tandem attire alors l’attention de festivals prescripteurs de la scène heavy psyché comme le festival les Trans Musicales de Rennes qui le programme cinq soirs d’affilée en décembre de la même année.

2020 aurait dû continuer sur la même lancée puisque la formation était à l’affiche du festival hollandais le Roadburn, mais la crise COVID en a décidé autrement. L’arrêt brutal des concerts a néanmoins permis la composition et l’enregistrement d’un second opus à travers lequel il poursuit son exploration psychédélique. Un looper, quelques pédales et le voyage devient sans limites ! La basse se transforme en guitares, violons hallucinés, cris, nappes éthérées ou distorsions. Des synthés qui font parfois leur apparition, viennent compléter une palette sonore déjà riche et amener le groupe vers de nouvelles contrées.

"Daddy's Spaceship" est en écoute ici

Jupiter & Okwess

Kin Sonic

Écrit par

Pour enregistrer son deuxième elpee, Jupiter & Okwess a de nouveau reçu le concours de Damon Albarn, le leader de Blur, mais également de Warren Ellis (impliqué chez Dirty Three, Nick Cave & The Bad Seeds et Grinderman), ainsi que de Robert Del Naja, le ‘3D’ de Massive Attack. Ce dernier est également responsable de l’artwork de la pochette.

Fruit de multiples rencontres et influences accumulées au coeur de centaines de voyages à travers le monde, Jupiter nous invite à goûter et savourer sa nouvelle recette : l’Okwess (‘la bouffe’ en langue kibunda). « Kin Sonic » cherche donc à transcender le patrimoine inexploré de la musique congolaise en la plongeant dans le grand bain de l’univers contemporain. Et l’alchimie est parfaite. En résulte de véritables transes musicales rythmées par la rumba, les percus ethniques et les vibrations électro urbaines.

Pour lancer sa tournée d’été, Jupiter & Okwess a consacré un clip pour « Ofakombolo », un hymne à la fête, tourné dans les rues de Paris sous les regards hallucinés des passants devant la tornade sonore congolaise (à voir ici).

 

Jupiter Bokondji

Je n’ai pas voulu faire de la musique, c’est la musique qui m’a appelé…

Écrit par

Jupiter Bokondji est né en 1965, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. En compagnie de son groupe, Okwess International, il tourne sur le continent africain, dès le début des nineties. C’est au moment où il se forge une belle popularité, que la guerre civile éclate dans son pays. Pour échapper à la violence, certains membres du combo se réfugient en Europe, mais Jupiter, revient au bercail. Ce qui va accroître sa popularité. Ainsi, en 2006, il figure dans le documentaire ‘Jupiter’s dance’. Il attire alors l’attention des producteurs et musiciens occidentaux. Il est ainsi invité à participer à l’‘African Express tour’, en 2013 et publie son premier elpee “Hotel Univers”, en mai de la même année, aux Iles Britanniques, sous la houlette de Damon Albarn.  

L’édition 2015 du Couleur Café a été marquée par une invasion de musique reggae et urbaine en tous genres. Heureusement, un vent frais est venu souffler sur le festival. Il a été apporté par Jupiter Bokondji et son Okwess International, grâce à un mélange entre tradition congolaise, funk, rock et soul issue des 70’s. Un style qu’il a baptisé ‘Bofenia rock’ et qui lui permet de dispenser des messages sociopolitiques engagés au gouvernement de son pays, mais également d’inciter ses concitoyens à mieux développer leur talent tout en exploitant au mieux leur potentiel. Et c’est en toute décontraction qu’il répond aux questions de Musiczine…

Okwess International, c’est un drôle de nom pour un groupe ?

Okwess est un mot kibunda, un dialecte parlé dans le Bandundu, une province de la République du Congo. Il se traduit en français par nourriture. Et cette bouffe est internationale.

Pour concocter ton album, tu as reçu le concours de Damon Albarn. Ce qui t’as aussi permis d’assurer la première partie de Blur à Paris et à Londres. Comment s'est opérée ta rencontre avec ce grand monsieur de la Britpop ?

C’est suite au documentaire cinématographique, ‘La Danse de Jupiter’ que j’avais réalisé. Les  musiciens de Blur s’y sont intéressés et sont venus me voir au Congo ; et en même temps, ont voulu découvrir ce qui se passait sur la scène musicale. Nous étions alors en 2007 ; et c’est ainsi que tout a commencé…

Tu t’es produit au Roskilde de Danemark récemment. En fait, c’est la troisième fois que tu figures à l’affiche de ce festival. Une raison ?

C'est incroyable là-bas, les organisateurs sont très chauds à l’idée de nous inviter. Ils me contactent régulièrement. Peut-être aussi parce que j’apporte de la chaleur à leur programmation. En fait, j’y ai déjà participé à quatre reprises, dont une fois au sein du collectif  'Africa Express' (NDR : l’Africa Express a été fondé au Royaume-Uni en 2006 par Damon Albarn, le journaliste Ian Birrell et le producteur musical Stephen Budd). J’y ai vécu une formidable expérience. Elle m’a permis de rencontrer de remarquables musiciens et de me nourrir l’esprit...

Comment expliquer le succès de ton album, « Hotel Universe » ?

Sans doute, parce que le public ne s’attendait pas à écouter ce type de musique. Au Congo, il est passionné de rumba. Aussi, il imaginait sans doute que j’allais perpétuer cette tradition. Et j’ai ouvert la porte à un autre univers. Inédit. Qui suscite d’autres vocations. Tout en renouvelant la musique congolaise. 

Dans ton pays, la nouvelle génération te surnomme le ‘Général Rebelle’. Une raison ? Es-tu devenu punk dans l'âme ?

Pas seulement ! On me baptise également 'espoir de la jeunesse' ou 'troubadour'. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce que ma vision des événements est différente. Que je me suis rebellé contre les aînés. Il appartient à la nouvelle génération de réécrire l'histoire du Congo et celle de sa culture. Tout ce que nos parents ont raconté, c'est de la foutaise !

Te sens-tu proche de Staf Benda Bilili, Kasai All Stars ou Konono ?

Staf Benda Bilili sont des potes. Ils regardent vers le futur. Je leur ai filé un coup de pouce, parce que leur démarche est proche de la mienne. Qu’elle s’inscrit dans le cheminement que j’ai tracé. Quant à Kasai All Stars et Konono, ils jouissaient déjà d’une certaine notoriété avant moi.

L’évolution du Congo constitue-t-elle une source principale de ton écriture ?   

Encore et toujours. Mais le Congo, c'est un monde nouveau et fertile. Pourtant, il n’est encore nulle part. Il est nécessaire de réécrire son histoire. J’y vis et je dispose de toutes les sources d’inspiration utiles et nécessaires pour y contribuer. La diversité du peuple congolais, c’est sa richesse…

Tu sembles apprécier la soul, donc les cuivres. Une raison ?

Ces instruments sont une valeur ajoutée à ma musique. Ils lui apportent du poids. A Kinshasa, 14 personnes militent dans mon backing group : section de cuivres, percussions et choeurs. Malheureusement, toute cette équipe ne m’accompagne pas en tournée, pour des motifs budgétaires. Je n’y emmène que six musiciens. C’est un problème, je l’avoue… 

Ton père était diplomate en Allemagne. Tu y as donc vécu pas mal de temps. Ce n’est qu’en 1980 que tu es retourné dans ton pays natal. Tu sembles y avoir retrouvé rapidement tes racines...

En rentrant au Congo, je me suis intéressé à la musique traditionnelle. En Allemagne, j'écoutais James Brown, Jackson Five, Boney M et toute la production occidentale. En fait mon parcours est un peu bizarre. Dès ma tendre enfance, mon esprit a été rapidement imprégné de mysticisme ; car guérisseuse, ma grand-mère m’emmenait aux cérémonies. En revenant au pays, j'ai retrouvé, dans ma chambre, un tam-tam qu’elle m’avait laissé. Elle m’a ainsi transmis son pouvoir. J’ai commencé à en jouer, et c’est alors que ma vie a pris un nouveau tournant. Car ensuite, j’ai commencé à me produire lors des obsèques et des mariages. Mon père n’acceptait pas cette situation et a voulu me renvoyer en Europe. Alors, j’ai quitté la maison familiale et j’ai commencé à dormir dans la rue, les maisons abandonnées ou les immeubles en construction. Et même dans les demeures des défunts. C’est à partir de ce moment que j’ai entamé un long périple à travers le Congo, tel un enfant impatient de découvrir la musique traditionnelle. Au Congo, on compte plus de 450 ethnies. Et chaque ethnie est divisée en sous ethnies. Quand je suis revenu du Vieux Continent, j’étais aussi curieux qu’un petit blanc décidé à se documenter sur la culture congolaise. C'est ainsi que j’ai compris qu’elle était immensément riche et inépuisable.

Te sens-tu investi d’une mission ou te considères-tu simplement comme un explorateur de sons ?

J'ai une mission à remplir. Et je l’accomplis en me produisant à travers le monde. Il y a toute une génération qui me soutient. Ce qui me réconforte. Je n’ai pas voulu faire de la musique, c’est la musique qui m’a appelé…

Un artiste comme Peter Gabriel est parvenu à populariser la musique africaine et à lui donner une visibilité internationale. Comme par exemple lorsqu’il a lancé Youssou N'Dour. Que penses-tu de son initiative.

Tous les chemins mènent à Rome…

D’origine angolaise, le kuduro commence à récolter un certain succès en Occident. Est-ce un exemple à suivre ?

Je ne connais pas le kuduro ; néanmoins, un tel engouement me réjouit. Et je ne peux qu’encourager ce type d’initiative. Les racines du monde sont africaines. Je ne suis pas le seul à le penser. S’intéresser à sa musique traditionnelle est donc fondamental. Un acte qui reflète une pensée positive… 

Jupiter Coyote

Lucky day

Écrit par

Allman Brothers Band, Doobie Brothers, Lynyrd Skynyrd, Toto et surtout les Eagles, toute une panoplie de formations qui doivent certainement hanter les nuits de ce quintette yankee. Jupiter Coyote (NDR: rigolez pas, mais chaque fois que je tape la première partie de ce nom, je remplace inconsciemment le t par un l!), aurait dû naître au cours des seventies. Sa sensibilité mélodique est finement sculptée dans un rock carré, sudiste, sophistiqué, privilégiant les harmonies de guitares jumelées, un peu comme si inconsciemment, il essayait de retrouver la formule magique de « Hotel California ». Mais le charme est rompu depuis bien longtemps!...